Les poètes s'y sont trompés plus d'une fois
Rien qne votre parente , es\r$lU ïion de ces lieux. coaN . Autour de non ctievet étend une ailé hideuse. Rsqnard.
Me montrer à la cour, je hasardois ma tête. cobn. Et le teint plus jauni que de vingt ans de hàle. boil. Malheureux, j'ai servi de héraut à ta gloire, bac. Je jure hautement de do U voir JamaîB. mol.
Dans la Henriade, Voltaire aspire 1'^ de Henri ^; mais dans La Fontaioe ce mot reçoit Télision :
Louis près de Henri tous les deux les appelle, volt. Du magnanime Henri qu'il contemple la vie. la font.
2° L'élision de Ye muet est exigée danp le corps du vers , quand cet e est précédé d'une voyelle accentuée, comme vie, joie, risée , vtie^f etc. Ex. :
Rome entière noyée au sang de ses enfans, cobn. Hector tomba sous lui, Troie expira sous vous. bac.
Par conséquent, les joies, les destinées, ih voient, ils prient, renfermant un e muet que les consonnes finales ne permettent pas d'élider, ne peuvent être placés qu'à la fin d'un vers.
Remarque. Dans notre ancienne poésie , cet e muet pouvait être suivi d'une consonne : alors il comptait pour une syllabe ", ce qui était d'une extrême dureté, et altérait sensiblement la bonne prononciation. Malherbe introduisit la réforme sur ce point, comme
Très-maavais gîté; hormis qu'en Banalise, la font. Aurait rendu, comme eus i leur dieu même haïssable, tolt.
La Harpe signale la même erreur dans deux vers de Plorian :
Armés d'hoyaux, de pics, etc.
Koire liivrt hors d'haleine, etc.