Radne a traité de même le mot euh
. . Eh ! laisses-moi. Euh: eub I - Reposes-vous.
56 CHAPITRE IV. DE l'hIàTUS.
vies d'une voyelle : Vh finale est considérée comme aspirée ^ Ex. :
Mon père! — Eh bien? eh bien? quoi? qu'est-ce? ^4^/ ahl quel
[ homme 1 BAC.
J*iroi8 trouver mon juge. —Ohl oui, monsieur, j*irai. id. Ah! il faut modérer un peu ses passions, hol. Tant pis. — Eh oui , tant pis : c'est là ce qui m'afflige, id.
8^ L'hiatus tel qu'il existe dans quelques locutions familières^ comme tant y a^ à tort et à travers^ etc., est quelquefois admis dans un genre de poésie simple et familier :
Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne, rac.
Je suois sang et eau, pour voir si du Japon
11 viendroit à bon port au fait de son chapon, id.
Le lendemain, tout le jour se passa
A raisonner et par-ci et par-là. la pont. S'il ne l'est en chair et en os...
Le juge prétendoit qu'à tort et à travers. On ne sauroit manquer, condamnant un pervers, id.
La règle de Thiatus, telle qu'elle est établie par Tusage général de nos poêles , peut être et a été Tobjet de critiques fondées *• Elle n'en est pas moins une des lois essentielles de notre versification.
Nous reviendrons sur cette matière quand nous parlerons de Vélisionj et plus tard de Y harmonie.
4. « A la fin des mots, Vh n*est aspirée que dans les trois interjections ah! ehl oh! suivant la grammaire de M. Tabbé Régnier. » (D*Ouvet.)
Du reste, elles sont souvent confondues Si\ec ha , hé , ho , qui ont Vh aspirée :
Ho! ho! monsieur. — Tais-tui , sur les yeux de ta tèie. kac. Hol hol le grand talent que votre esprit possède! mol.
Ho! ho! dit -il , voilà bonne cuisine, la font. Hulà ! ho! descendez, que l*on ne vous le dise. ID.
i. Voyez, à la fin du volume, la note 4.
s MUET. — ÉU8I0N. — STNÉHÈSB.
1^ Nous avons dit que Ye muet, terminant un mot et suivi d'une voyelle, ne compte pour rien dans la mesure du vers : il y a alors élision ^ Ex. :
hmène est auprès d*eUe, Ismène, toute en pleurs, La rappelle à la vie, ou plutôt aux douleurs, rag.
On scande comme s'il y avait :
hmèn* est auprès d'elV, Ismène tout* en pleurs, etc.
La poésie ne fait en cela que se conformer à la prononciation de la prose '.
L'élision de Ve muet final a lieu aussi quand le mot suivant commence par une h non aspirée :
Laisse-moi prendre haleine, afin de te louer, corn. L*argent en honnête homme érige un scélérat, roil. Plus méchant qu'Aihalie, à toute heure Tassiége. rag.
Mais elle n'a point lieu quand Yh qui suit est aspirée ' :
4. Chez nos trè»-anciens pointes , cette élision ne se faisait pas toujours, et Ve muet, suivi d*une voyelle, pouvait compter pour une syllabe. Voyex la note à la fin du volume.
). Outre Ve muet, les voyelles a et t sont quelquefois élidées : ondit j'dmf, i\l. Les vieux poètes employaient un grand nombre d*élisions d^: ce genre qui ne sont plus permises aujourd*hui. Ainsi ils disaient : m'amae, s*amie, m'amour, s'elle, pour ma amie, sa amie, ma amour, ri elle. Voyei, la fin du volume , la note 0.