Au contraire , on lit dans Boisrobert
J*Bperçii8 Fréminot assis Près d'Àpelifi et de Zcuxis.
LICENCES d'orthographe. 89
Remarque. On a quelquefois retranché Vs de remards. Cette hardiesse» ou plutôt cette incorrection, ne doit pas être imitée :
Et passe sans retour du plaisir au remord.
Du remords aux douleurs, des douleurs à la mort*, delille.
Dans un petit nombre de mots, le poëte peut à volonté conserver ou supprimer Ye muet final.
1"* Ainsi l'on écrit encore ou encor :
Que vous in*ayez séduit, et que je souffre encore
D'être déshonoré par celle que j'adore, corn.
Étudions enfin, il en est temps encore;
Et, pour ce grand projet, tantôt, dès que l'aurore, etc. boil.
Et moi, ce souvenir me fait frémir encore.
On vouloit m'arracber de tout ce que j'adore, rag.
Et tant d'autres encor me dévoient avertir, malh. Ce qu'il a fait pour elle, il peut encor le faire; Il peut la garantir encor d'un sort contraire, corn. Tandis que, libre encor, malgré les destinées, etc. boil. Non, vous n'espérez plus de nous revoir encor. Sacrés murs, que n'a pu conserver mon Hector 1 rac. Mais, à vous dire vrai, ce n'est pas eficor tout. mol. Rien ne nous presse encor de changer de retraite, la font. Contre elle encor, madame, il vous reste des armes, volt.
2** Zéphyre et zéphyr * :
Les plus aimables fleurs et le plus doux zéphyre
Parfument l'air qu'on y respire, qcinault.
4. Avant DeliUe , Voltaire avait donné I*exeniple de cette suppression; mais
c'était dans un conte :
Qu'il en avait an irèa-pieux remord; Puis il reçut aa sentence de mort.
2. L* Académie' établit une distinction subtile entre la signification de ces deux mots. Elle admet avec aussi peu de fondement une diOéreoce d*ortliograpiie : xéphire et zéphyr, — En citant, Je n*ai pas voulu remonter au delà du siècle de Louis XIV ; mais Je dirai que les deux formes sont très* fréquentes dans Ronsard, qui les emploie indllTéremment.
90 GUAPITBE VIII,
Vos fleurs ont embaumé tout l'air que je respire; Toujours un aimable zéphyre Autour de vous va se jouant, la roirr.
J'implorais, j'espérais le retour du %éphyre ;
Mais il m'apporte encor les feux que je respire, st.-lambert.
Les rayons d'un beau jour naissent de ton sourire,
De ton souffle léger s'exhale le zéphyre. dblillb.
Sur les flots aplanis zéphyre souffle à peine, pariyt.
Revint sans amener les fleurs et les zéphyrs '. quin.
Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr *. la pokt.
Et la troupe de Flore, et celle des zéphyrs.
De nos humbles pasteurs partagent les plaisirs. RoinB.
Dont Flore et les zéphyrs embellissaient les bords, volt.
C'est lorsque le printemps, précédé des zéphyrs.
Des monts chargés de fleurs appelle les ptoisirs. st.-lamb.
Quand Borée aux zéphyrs déclare enfin la guerre, le brou.
Première remarque. Jusqu'au milieu du xvifsièciei les poètes avaient la faculté d'écrire avecque, pour avec*. Cette licence se trouve encore une fois dans une satire de Boileau^ et une fois dans la seconde tragédie de Racine; mais, avant la fin du xvii" siècle, elle tomba entièrement en désuétude.
Deuxième remarque. Pour la désinence des noms propres traduits du latin, il faut, en général, suivre Tusage. Cependant les poëtes ont quelquefois à leur disposition une double inflexion ; par exemple : Claude ou Claudius, Mécène et Mécénas, LélitAS et Lélie, Porsenne et Porsenna^ etc. Ex. :
Je crois ce qu'on m'a dit: vous aimez Viriathe. corn. Le grand Viriathus, de qui je tiens le jour. id.