L'emploi des deux prétérits n'est pas aussi ri
i. L*invorsioii , dont nou» venons de parler, est bien d<^Jà une llcenre relative A la grammaire ; mais son Importance exigeait un chapitre à part.
goureux en poésie qu'en prose. On trouve même le prétérit déûni mis pour le pluB-que-parfait. Ex. :
L*on4|B qui les reçut s'en irrita pour elles, corn.
Nos deux âmes, seigneur, feonl deux âmes romaines :
Unissant nos destins, nous uni'm^s nos haines...
Nous partîmes cinq cents; mais, par un prompt renfort,
Nous nous vimes trois mille en arrivant au port...
Je ne vous le dis point : vous vites nos adieux. lo.
Le Qot qui l'apporta recule épouvanté, rag.
Vous Vùsàtes bannir^ vous n*osez Téviler 1 id.
J*ai passé les déserts, mais nous n'y bûmes point, la font.
Dieu fit bien ce qu'il fit, et je n'en sais pas plus. iD.
Du goût) messieurs, J'en suis pourvu surtout ;
Je n'appris rien, je me connais à tout. volt.
Remarque. On trouve quelquefois dans utie ttième phrase deux modes pour exprimer un conditionnel :
Si par quelque foiblesse ils Vavoient mendiée. Si leur haute vertu ne Veut répudiée, corn. Quelque sot en ma place y serait demeuré; Il eût perdu le temps à gémir, à se plaindre, tt). S*il n'avait pas langui dans sa ville alarmée, Redoutable, en sa cour, aux chefs de son armée^ Punissant ses guerriers par lui-même avilis ; S'il eftt été terrible, etc. volt.
4* La poésie admet un verbe au singulier avee plusieurs sujets; il ne s'accorde alors qu'avec le sujet le plus rapproché. Ex. :
Après qu'entre leurs mains j'ai remis mon empire^ Pour m' arracher le jour l'un et l'autre conspiré» corn* L'obstacle qu'ils y font peut vous montrer sans peine Quelle est pour vous et moi leur envie et leur haine, ib. Une église, un prélat rn engage en sa querelle, boil. Le Carme, le Feuillant s'endurcit aux travaux... L'un et l'autre aussitôt prend part à son afTront. id. Que ma foi, mon amour, mon honneur y consente, rac. Quelle itoit en secret ma honte et mes chagrins !.«. D'où teôtfnnti ton taxe et ton itftpiété...
LIGBICGB8 M «ftUlIlÀlHK. 10T
La suite eirappartil qui v«u« «sf d«Kliaé. hac.
Ses menaces, sa voix, un ordre m*a troublée...
Ni crainte, ni respect ne m*en pu/ détacher. lo.
Ane, cheval et mule aux forêts habitait *. la font.
L'un et l'autre excès ^hoqtu, et tout homme bien sage. mol.
Celle de qui la gloire et l'ioCortune affreuse
Ae/en/iï' jusqu'à nous. yolt.
&* Dans certains cas , le poëte est libre de choisir entre l'infinitif et le participe passé :
Seigneur, quand pour l'empire on s'est vu désigner, 11 faut, quoi qu'il arrive, ou périr ou régner, corn. Tandis que mon faquin, qui se voyoit priser. Avec un ris moqueur les prioit d'excuser, boil.
Oui, reprit le lion, c'est bravement crié*, la font. Rossignols, c'est assez chanté, théoph.
ELLIPSE. — On appelle ellipse le retranchement d'un ou de plusieurs mots qui seraient nécessairea pour la régularité de la construction. 11 y a des ellipses en prose; nous ne nous occuperons que de celles de la poésie.
6"* Quand plusieurs noms ou verbes sont compléments des prépositions de, à^ il faut; en prose, répéter ces prépositions devant chaque nom ou terbe. En vers, cette répétition n*est pas nécessaire :
11 est vrai ; mais pourtant je ne suis pas d'avis De dégager mes jours pour les rendre asservis, Et sous un nouvel ustre alleTy nouveau pilote, Conduire en autre mer mon navire qui flotte, réonish.