IV PRÉFACE
Je dois dire uo mol du système d'orthographe que j*ai suivi. Une grande difficulté se présentait à moi ; j'avais à citer des poêles appartenant à tous les âges de notre langue. Je n'ai pas cru pouvoir reproduire à la lettre les textes anciens. Je dirai d'abord, pour ma justification, qu'à part les publications faites par des hommes spéciaux, qui ont transcrit exactement (quelquefois trop exactement) des manuscrits des xii% XIII* et xiv* siècles, aucun livre moderne n'ofire cette fidélité. Sans remonter bien haut, je ferai remarquer que nulle édition, fût-elle faite avec le plus grand soin et le plus grand luxe, n'a conservé l'orthographe de Boileau et de Racine. J'ajouterai que la suppression des accents, de l'apostrophe et du trait d'union, le maintien de certaines lettres surabondantes ou de certaines voyelles que d'autres ont remplacées aujourd'hui, obscurcissent beaucoup les vieux textes pour le commun des lecteurs. Je ne devais pas oublier que la majorité de ceux auxquels mon livre s'adresse ne sont pas versés dans la connaissance de notre ancienne langue. J'espère donc que les amateurs mêmes de nos vieux monuments littéraires me pardonneront d'avoir, non pas tout écrit à la moderne, mais pris un moyen terme, pour aider à l'intelligence de vers détachés, et pour éviter de trop multiplier les notes explicatives.
TRAITE
PREIHIERE PARTIE.