‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 6 sur 243 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES. — QUANTITÉ SYLLARIQUB. — VERS DE · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES. — QUANTITÉ SYLLARIQUB. — VERS DE

DIFFÉBENTES MESURES.

La poésie est Fart d'écrire en vers.

Un vers est un assemblage de mots arrangés suivant certaines règles fixes et déterminées.

La versification enseigne les procédés particuliers à chaque langue pour construire les vers.

Les vers français diffèrent de la prose en trois points :

1*" Us ont un nombre limité et régulier de syllabes ;

2^ Ils se terminent par la rime, c'est-à-dire par une consonnance pareille qui se trouve au moins à la fin de deux vers ;

3^ Ils n'admettent pas Vhiatus^ c'est-à-dire laren-

I. Noos sommes de Tavls des grammairiens qid pensent, contre l'autorité de beaucoup de bons auteurs et de 1* Académie , que Vh de ce mot devrait être

contre de deux voyelles doDt Tune finit un mot et Vautre commence le suivant, comme fu es ^ fat eu. Ve muet est seul excepté.

Une syllabe est proprement la réunion d'une ou de plusieurs consonnes avec une ou plusieurs voyelles, comme la, il, les, nous, jeu, prix, etc. ; mais, par extension, le mot syllabe est pris pour synonyme de voyelle : ainsi Ton dit que le mot Ara a deux syllabes.

Puisque les vers français ont un nombre fixe de syllabes, il faut apprendre, avant tout, à compter les syllabes des mots qui y figurent ou qu'on veut y faire /entrer. Scander un vers, c'est le subdiviser successivement en toutes les syllabes dont il se compose.

Toute syllabe compte dans le corps du vers , même r^ muet final, à moins qu'il ne soit suivi immédiatement d'une voyelle ou d'une h non aspirée. Exemples : Vhom-me-vient; les homrmes-heu-reux. Mais Ton scandera : L'Aomme-a-drot7; Vhomme-heu-reuœ. Dans ce cas. Te muet final se perd, ou, suivant l'expression propre, il s'élide. On dît encore qu'il y a élision de Ve muet.

Il faut avoir bien soin de rétablir, en scandant, les syllabes muettes que la rapidité de la prononciation ne fait pas ressortir dans le langage familier : feui'lle-ter , Urnepe-ti-teru-se, Il faut aussi diviser deux voyelles qui se suivent, quand elles ne forment pas une diphthongue : Vous avou-ez, un di-amant, une acti-on.

Dans les imparfaits et les conditionnels , les trois

aqi>irée,et quMl faudrait écrire le htafti«. Cuvier ne prononçait Jamais autreiBMt Cette prooondAtioB fait du mot une lieureuse onomatopée. D'aUleurs i'aiMdocie Mt pour elle i on dit i Ci*ett 14 le hit, et non pas Vhie*

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