‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 87 sur 243 · Voyez U note à la fin du volume · texte numérisé non relu

Voyez U note à la fin du volume

f9p cnÀPiTBs iLiy.

Se dissipe et &'évanout7. rouss.

Les Satyres tout hors d'ba/etn« Sur leurs thyrses entrelaces, id.

Cette mobilité de l'accent ou deg accents intérieurs donne une grande variété à ce vers. Une oreille délicate sentira toutefois quand un accent sera mal placé. Ainsi dans ce vers :

Quand je te redirai ce chant.

la premier accent, rejeté trop loin, produit de la

dureté.

Deux accents consécutifs choquent également :

Ma foi, je ne mentirai jâ. varot.

Comme dans les vers de douze et de dix syllabes , Taccent porte quelquefois sur un e muet :

Âh 1 sans un de j'aurais dû nattre. BéRANGsn.

Enjambement. — Dans ce vers, comme dans ceux dont nous avons parlé jusqu'ici, le mot de la rime ne doit pas être étroitement uni avec celui qui commence le vers suivant, comme on le voit dans ces exemples :

Veux- tu savoir à quelle fin

Je t'ai mis hors des œuvres miennes ?

Je l'ai fait tout exprès, afin

Que tu me mettes hors des tiennes, haeot.

Car d'être mis au catalogue

Des poètes, ah 1 ce n'est pas,

Comme tu pensois, petit cas. id.

Crois plutôt que jamais les cieux

Ne regardèrent favorables

L envie, et que les envieux

Sont toujours les plus misérables», motin.

Ces deux derniers rejets ne seraient permis que si le vers était complété par un nouveau membre de phrase :

Despoétesles plus fameux...

V envie a l'œil louche et hagard.

Marot pratique quelquefois dans ce vers, comme dans celui de dissyllabes, renjambenjent de quatre syllabes^; mais ici les poëtes postérieurs n'ont pas suivi son exemple , comme dans Tautre cas.

Nous retrouverons le vers de huit syllabes quand nous parlerons des stances.

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