Peu
DIÉRÈSE. 425
Au point qu'Amour prend le fMM^e'. (r. db la rosr.) Et passèrent le cours de leur éage, a. chartier. En Tan de mon trentième éage*, villon.
Dès le XIV* siècle, beaucoup de ces mots avaient perdu une syllabo. A plus forte raison la synérèse se faisait-elle au xv* et au xvr :
Quand ton temps perdu tu auras,
Et desgaaté ta jeunesse, (r. de la rose.)
Jà Guidiez France avoir gaingnée. cbristinb.
Elle eût plus gaignié de s*en taire, coquillart.
L'un de son aage à peine huit et vingt, marot.
Quand tu seras à son aage venu, pybrac.
10" On prononçait pa-on (au lieu de jwin), fa-ony ia-on, La-on ou Lo-on, Sa-ône ou Sé-ône, cHyùt, etc. Ex. :
A Loon vinrent, où ert^ li roi Pépin, (garin.) La reine Gerberbe à Léum atlendeit. (rou.) Les adouba le roi de France et de Laon*. Qui II voloit tolir ses /idons par envie, (albxandrb.) Mais 0 ses paonnes^ s'en fuit en la cuisine, (ib.) Après la mi aoust, ne quier que vous en mente*, (bbrtiib.)
Tout dreit en l'ève de Séône, benoist.
En mois â^ao\kst et de juillet, (jubinal.) Il fist le paon, sa braie avala', (ib.)
Et leur dit qu*à la mi cumst
Soit appareillé, quoi qu'il coust. (r. dr colxt.)
Donques, si tu as volonté,
\. Paage, comme péage. Je donne la leçon d*un Urè»>bon manuscrit; des tkliiions ont éage, péage,
2. Voici la note de Marot : « Il fait éage trisyllabe, comme péage. Si fait le Roman de la Rose. » Néanmoins celte leçon me paraît fort douteuse : En l'an trentième de mon âge serait plus clair et selon la règle. C'est d'ailleurs ainsi que parle Guillaume de Lorris, rappelé ici {Au vingtième an de mon aage). On sait que Tédilion du Roman de la Rose donnée par Marot laisse beaucoup à désirer.