‹ Traité de versification françaiseChapitre 155 sur 212 · RIMES REDOUBLÉES · texte numérisé non relu

RIMES REDOUBLÉES

C'est pour vous un amusement :

Vous rimez pour vous satUfaire;

Tandis que le pauvre Voltaire,

Esclave maudit du parterre,

Fait sa besogne tristement .

Il barbotte dans réiément

Du vieux Danchet et de La Serre :

Il rimaille éternellement,

Corrige, efface assidûment,

Et le tout, messieurs, pour vous plaire.

Nous citerons encore une pièce du même genre , en réponse aux détracteurs de Zaïre. On remarquera toutefois qu*à la fin le poète manque à la symétrie :

Plus d'un éplucheur intraitable M*a vétille, m*a critiqué ; Plus d'un railleur impitoyable Prétendait que j'avais croqué Et peu clairement expliqué Un roman très-peu vraisemblable Dans ma cervelle ft> briqué ; Que la fin n'est pas raisonnable ; Môme on m*avait pronostiqué (^e sifflet tant épouvantable, Avec quoi le public choqué Régale un auteur misérable.

Cher ami, je me suis moqué

De leur censure insupportable :

J'ai mon drame en public ris<{ué,

El le parterre favorable,

Au lieu du sifflet, m'a claqué.

Des larmes ont même offusqué

Plus d'un œil, que j'ai remarqué

Pleurer de l'air le plus aimable.

Mais je ne suis point requinqué

Par un succès si désiriible ;

r.ur j'ai, comme un autre, marqué

Tous les déficit de ma fable.

Je siiis qu'il eit indubitable

Que, pour former œuvre parfait

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