‹ Traité de versification françaiseChapitre 158 sur 212 · La Jinalo de ce mol ne saurait élrc brève · texte numérisé non relu

La Jinalo de ce mol ne saurait élrc brève

2, PaMinior, les Recherches delà France, t. L p. f»Kf:.

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UiUherbe, qui les rt'iiiiictil en hoiiiieur. Lu pioscription dont il Tut longtemps frappé vient certainement de ce qu'on s'inmginait qu'il demandait essenliellemeiU une succession nionoriiiie. Ce préjugé ne pesait pas sur le vers de dix syllabes, qui lé^aa concurremment avec celui de huit.

E. Pasquier u noté ces phases de l'alexandrin ' : « Et quimt aux vers de douxe syllabes, que nous appelons alexandrins, combien qu'ils proviennent d'une longue ancienneté , loulcsfuis nousen avions perdu l'usage. Car lorsque Marot en insère quelques-uns dedans ses Épigramnies ou Tombeaux, c'est avec celte susciîption : Vers alejrandrins, comme si c'eust esté chose nouvelle et inaccoustumée d'en user, parce qu'à toutes les autres, il ne baille poiut ccâte touche. Le premier des nostres qui les remit en crédit, fui Baïf en ses Amours de Francine, suivy depuis par Du Bellay au livre de ses Regrets, vt par Ronsard en ses Hymnes, et finalement par Du Barlus, qui semble l'avoir voulu renvîer sur tous les autres en ^es deux Semaines. »

C'est par exception, et dans des morceaux peu étendus, ^ que le système monorime fut appliqué au vers de huit syU flibes. Ou trouve en ce genre des chansons dans le Romancero rançais et dans le Recueil de M. Le Roux de Lincy. Ttla avait lieu surtout au W siècle. Alain Chartier a cuiué une pièce de vingt-trois octosyllabes monoriuips, inli- ' tulée Eipérunce, dont voici quelques-uns : Duijime qui est né âur la terre t'uible comme un vaisseau Je lerre, Hall ei vil, et Iravuilleel erre, Pour sa biuiiheureté acquère; Qui est aiis au monde en graol serre, Aia» qu'en ces lices de guerre;

^K La citair r<'[neul et si renferre, elc.

H Ltil ri/ de fortune et raison, par Marlin Lcfranc , contient ^K Mpl strophes monorimes. J'en citerai une ;

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