‹ Traité de versification françaiseChapitre 180 sur 212 · N0TE · texte numérisé non relu

N0TE

Cette manière de s'exprimer avait vieilli du taoïpi iê Louis XIY. Cependant on Ty trouve encore, surtout dans b style familier :

T'ai-jt pas là-dessus ouvert cent fois mon cour? mol. Dis-tu pas qu'on t'a dit qu'il s'appelle Valère? id. Seront- ils point traités par vous de téoiéraires? la ro!iT Eh bien 1 lui cria-t-elle , avais-je pas raison ? id. Esther, que craignez- vous? suis-je pas votre frère? aie. Les yeux pouvent-ils pas aisément se méprendre? ... Sais-je pas que mon sang, par ses mains répandu , etc. id.

C'est encore là une des licences du style marotique que les poètes ont conservée :

Serait-ce pas Apollon delphien? aouss.

Serait-ce point la nymphe de cette onde? volt. Viendra-t-il pas me demander sa grâce? u>.

16* Autrefois le verbe plaire prenait après lui l'infinitif, sans qu'il fût nécessaire d'intercaler la prépositi(m de. Nous avons un reste de cette construction dans la formule judiciaire : Plaise à la cour m' octroyer. Au xvi* siècle cette eUipse était encore d'un usage général :

Et d'une peine au feu toute contraire Lui platt user, marot.

Un cas y a dont te plaira me croire, rabblàis. 11 me déplaît par trop vous avoir fait attendre. PYaaAc.

Plus anciennement le régime indirect de plaire se construisait sans la préposition à, et Ton disait ; Plaise^vaus, c'est-àdire jru't/ vous plaise, Ëx. :

Encor les en verrai , si Dex plaist, repentir, (aou.) Plaise-toi par desr^us nous mettre Ton œil de grâce et de pitié*.

Aux paroles que je veux dire Plaise-toi l'oreille prêter, marot.

Une foule d'autres verbes se construisaient pareillement avec l'infinitif sans préposition. Voici les principaux : prier, supplier, permettre, commander, convenir, entreprendre, s'ef-

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