Heures de Nostre^Dame
forcer, craindre^ jurer, permettre, cùmmencer, etc. Je ne remonte qu'à J. Marot :
Ont entrepris faire telle vengeance, i. marot.
Ainsi craignant perdre d'honneur le los...
Jurèrent lors garder en tous endroits, id.
Me conviendra lui livrer les assauts, marot.
Vous suppliant l'avoir pour excusée...
Et il permet mes brebis venir pattre...
Et leurs chevaux leur commande atteler...
Contraignit lors toutes s'en retourner...
Aucunes fois Loyse s'avisoit
Les faire seoir, id.
Commande au temps, père de vérité,
Découvrir tout, du bellat.
Je vous délaisse , et promets ne sentir
Dorénavant un autre repentir...
A la oour de bonne heure il convient commencer, id. Puis dea mains, et des pieds, et des veines s'efforce Le retirer sur Teau. ronsard.
Cel archaïsme est passé dans quelques vers du xvu* siècle :
Attends de ma bonté qu'il me plaise tout dire, coaif. Je ne crains point faillir, quoi que ma muse die. théoph. Mais que lui sert? il convient tout payer, la font.
\T Notre ancienne langue pouvait supprimer de, lorsque oette préposition , placée entre deux substantifs, fait la fonction du génitif latin. Les traces de cette ellipse se retrouvent dans de vieilles locutions : V Hôtel-Dieu, le Ccurs-la-Reine, rue des Fossés Monsieur le Prince, etc. Ex. :
Ou ert à VRostd-Dieu porté, (r. db la rosb.) Par le sang Dieu, je ne sais comme, (pathbun.) Née de Pincrérie, fille U roi Guias. (albxandrb.) Mais le mari la dams, qui s'en éloit allé, (iubinal.) Robes , or et argent pour l'amour Dieu donnèrent, (ib.)
On trouve bien peu d'exemples de cette ellipse au xvi* siècle :
Jadis conçue au cerveau Jupiter, j. marot. Et trop plus furieuse que la masse UercuUs\ id.