I. La BMMiie d'Hercule
Toute semblable aux filles Jupiter, makot. Que je prenois en la maisoa mon père, iD.
NOTE 24 (page 127).
L'abbé d'Olivet, traitant un point de la question, celui des voyelles nasales , contient un passage trop précieux pour que je ne le cite pas presque en entier :
u 11 me reste à parler de Teffet que font certaines terminaisons sourdes ou nasales, lorsqu'elles se trouvent devant un mot qui commence par une voyelle, comme dans ce vers :
Âh ! j'attendrai longtemps, la nuit est loin encore.
» Je commence par dire que cette observation ne regarde pas ceux qui écrivent en prose ; car la prose souffre les hiatus, pourvu qu'ils ne soient ni trop rudes ni trop fréquens... Mais il s'agit ici de ce qui doit être permis dans les vers. C'est aux poètes à examiner si , dans le choc des syUabes dont nous parlons , il n'y a pas cette sorte de cacophonie que Ton doit appeler hiatus , puisqu'elle ne peut être sauvée ni par l'élision, ni par l'aspiration. Je vais donc leur remettre sous les yeux ce que feu M. l'abbé de Dangeau, excellent académicifn,a parfaitement bien remarqué dans son Discours des voyelles, savoir : que nos cinq terminaisons an, en, in, an, un, sont des sons simples, et de véritables voyelles, dont par conséquent la rencontre avec d'autres voyelles fait des bàillemens qui ne sont pas supportables dans le vers.
« Remarquez, dit-il, ce qui arrive à ceux qui récitent sur « le théâtre ou qui veulent chanter. Quand un musicien ^XKh M dru chanter ce vers :
Âh! j'attendrai longtemps, la nuit est loin encore.
« il fera tout ce qu'il pourra pour éviter le bâillement : ou il « prendra une prononciation normande , et dira , La nyit est « loin-n-encore ; ou il mettra un petit ^ après loin, et dira, « La nuit est loing encore; ou il fera une petite pause entre