I. Voyex ci-dessus, p
S. Et aussi par Bernard, dans on chœur de démons :
Brisons toos nos (érs ; Ebranlons la terre ; Embrasons les airs ; Qu'au feu du tonnerre Le foa des enfers Déclare la guerre.
Brisons tous dos fers.
BARHONIE lUlTATIYl
La Fontaine a dit, dans sa fable du Vieillanl e( *Ane :
Il y lâche sa bêle; et le grison se rue Au travers de l'tierba menue, Se vautrant, grattant et Trottaot, Gambadant, chantant et broutant.
5° Quand on voudra peindre des objets riants , gracieux, on choisira des syllabes d'une prononciation niante :
Telle qu'une bergère, au plus beau jour do fêle , De superbes rubis ne charge point sa léte, Et, SBDS mêler à l'or l'éclat des diamons, Cueille en un champ votsiases plus beaux ornemens. BorL. Il donne aui Qeurs leur aimable peinlurei Il Tait naître et mûrir les fruits :
Il leur dispense avec mesure Et la chaleur des joars et la fraîcheur des nuits: Le champ qui les reçut les rend avec usure, hac. Le poêle rapproche quelf|iiefoi3 dans le même re deux efFetâ qui contrastent :
Fait des plusaees chardons ries lauriers et de* roses, boil.
On remarquera avec quel art la douceur du sccund imislicbe est opposée à la dureté du premier. J'aime mieui un torrent qui sur la molle arène Dans un prâ plein de Heurs lentement ee promiine. Qu'un torrent dAbordé qui, d'un cours orageux, Houle plein de gravier sur un terrain fangeui. noiL. ' Racine le fils, qui a écrit sur XlUirmonie imitutive , a prouvé qu'il savait joindre l'exemple au préceple. On lit dans son poOme de /« Heligion :
La branche en long* étl)il«cede au bras qui i'arrache; Par le ter tuçonnée, elle allonge la hache : L'homme, avec son recours, non iam un ion); virurl, Ébranle et lait tomber l'atbre dunt elle sort ; Bl, tandis qu'au fuseau lu luititi obéissante
152 CHAPITBE XIII.
Soie une nain légère, une main plus pesante Frappe à ccnips redoublés renclume qui gémit. La Urne* mord Tacier, et Toreille en frémit.
Ces. vers présentent aussi Tharmonie imitative du rhythme, dont nous parlerons bientôt.
Le même poète dit, dans son ode sur V Harmonie:
Par quel art le chantre d'Achille * Me rend-il tant de bruits divers?
Il fait partir la flèche agile, Et par ses sons sifQent les airs.
Des vents me peint-il le ravage?
Du vaisseau que brise leur rage Éclate le gémissement; Et de Tonde qui se courrouce Contre un rocher qui la repousse Retentit le mugissement...
Par la cadence de Virgile Un coursier devance Téclair.
Souvent, prêt à suivre Camille, Comme elle je me crois en Tair.
Du bœuf tardif que rien n'étonne, Et qu'en vain son maître aiguillonne, Tantôt je presse la lenteur ; El tantôt d'un géant énorme La masse lourde, horrible, informe, M'accable sous sa pesanteur.
Nous terminerons par un morceau célèbre que deux de nos poêles ont traduit de Pope * :
Que le style soit doux lorsqu'un tendre zéphyre « A travers les forêts s'insinue et soupire; Qu'il coule avec lenteur quand de petits ruisseaux Roulent tranquillement leurs languissantes eaux.