‹ Traité de versification françaiseChapitre 60 sur 212 · Voyez, à la On du volume, la note · texte numérisé non relu

Voyez, à la On du volume, la note

I ÏRRS DR DIFl-ÉRF.NTF.S MRSLRES, 185

I.e vers de dix syllabes convient également au\ épilres, contes, ballades, rondeaux, élégies, épigrammes , stances , odes , chansons , satires et sonnets.

QoelqQea poèmes didactiques du sviii* siècle sont écrits en cette mesure.

VoIUiire l'a aussi employée dans pluaioura comédies : peut-être a-t-elle plus de naturel et se rapprocfie-t-elle davantage de la conversation'; mais Molière, suivant les traces de ses devanciers, avait adopté et

^ consacré pour ce genre le vers alexandrin. I $ 3. VBBS M HBUF STLI.<tBBS.

Quoique le vers de hp»/" syllabes soit peu usité, et que les traités de versification n'en disent presque rien , nous n'avons pas hésité à le rétablir à sa place , parce qu'il nous paraît très- harmonieux. On le trouve particulièrement dans des pièces destinées à la mu- «iquc.

II a une césure obligée après le troisième pied ; Belle Iris, | maigri- voiro eourrcui, Si jsmsis voua revenez à vous, Vous rirez, el j'engage ma foi Qu'auuilAl vous reviendrez à moi. cjurleval- Od ne se doute guère que Racine ait fait des vers (le neuf syllabes. Il y en a cependant quelques-uns dans son Idylle sur la Pai.r :

Dec«S lieux ] l'éclal et les atlraiU,

. Les Grr<i cl in Latins se M'rMiiiMil {lour \e Jlaioguf ili> la u^nc noii i]u iiTs «pique, inili d'un mèlrc plus roiirl, auquel noirr déca-iyHilM oiid »uci bleu. D«n* Ira pn>nili-rs IrinpK dp iioire ih^lire, on pmptoyall er* <1* huit nylbhn.

18Q CBAFITBB XIY.

Ces Qeurs odorantes,

Ces eaux bondissantes,

Ces ombrages frais Sont des dons I de ses mains bienfaisantes. De ces lieux | l'éclat et les attraits Sont les fruits de ses bienfaits.

On lit encore les suivants dans Voltaire :

Des destins la chaîne redoutable Nous entraîne à d'éternels malheurs ; Mais l'Espoir, à jamais secourable, De ses mains viendra sécher nos pleurs.

Dans nos maux il sera des délices, Nous aurons de charmantes erreurs; Nous serons au bord des précipices, Mais l'Amour les couvrira de fleurs.

Voici un fragment de chanson cité par MarmoDtel :

Venge-moi d'une ingrate maîtresse, Dieu du vin, j'implore ton ivresse :

Un amant se sauve entre tes bras.

Hâte-toi, j'aime encor, le temps presse; C'en est fait si je vois ses appas.

Molière fournirait aussi quelques vers de cette mesure ; Péranger en a fait usage dans deux de ses chansons ^

Nous retrouvons encore une fois dans ce vers Thémistiche de Talexandrin^ avec son accent ^nal qui est de rigueur y et son accent intérieur qui est mobile.

Remarque. Sedaine a fait quelques yiers de neuf syllabes coupés après la quatrième :

Je n'aimais pas { le tabac beaucoup :

J'en prenais peu, | souvent point du tout; Mais mon mari | me défend cela.

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