Voyei la note à la lin du volume
2. Nous le verrons plus loin admis dans la stance de six vers et dans cell < de dix.
DES 8TAMCS8. 221
Ici la beauté
Venge par sea charmes
Sa captivité !
Ici quelquefois Le pouvoir suprême Cède à d'autres lois.
Ici quelquefois
De nos maîtres même
Nos yeux sont les rois.
S 2. STA!«CE Dl QUATEB VIES.
quatrain, comme les autres stances» peut n emr que des vers de même mesure.
4*' modèle.
Des dons les plus rares Tu combles les cieux ; Ceat toi qui prépares Le nectar des dieui.
I«a céleste troupe Dans ce jus vanté Boit à pleine coupe L'immortalité, aousé.
mètre aussi court se trouve assez rarement : il eut surtout pour la musique. Les vers de sept ^esy de huit» de dix et de douze, servent frément à cette stancc :
Ruisseau peu connu, dont l'iau luuie D^ns un lieu sauvage et couvert, Oui, comme toi, je crain!^ la fouie; t>>mme toi, j'aime le firseit.
ItuiMoau, sur ma peine pa^M*e
Kais rouler l'oubli dot» douleurs.
Bt ne laisse dans ma pensée
Que ta paix, tes flots et tes fleur», ikcis.
Telle autour d'Ilion la mort livide et blèniic Moissonnoit les guerriers de Phrygie et d'Argos, Dans ces combats affreux où le dieu Mars lui-même De son sang immortel vit bouillonner les flots.
D*un cri pareil au bruit d*une armée invincible
Qui s'avance au signal d'un combat furieux,
Il ébranla du ciel la voûte inaccessible,
Et vint porter sa plainte au monarque des dieux, bovss.
%* modèle.
Dans les stances précédentes; les consonnances masculines et féminines se succèdent alternativement. On peut aussi mettre au deuxième et au troisième vers des rimes de même nature : dans ce cas» si une stance commence par une rime masculine, la suivante commencera par une rime féminine^ etain^i de suite :
Quel plaisir de voir les troupeaux, Quand le midi brûle Therbette, Rangés autour de la houlette, Chercher le frais sous les ormeaux I
Puis, sur le soir, à nos musettes
Ouïr répondre les coteaux.
Et retentir tous nos hameaux
Du hautbois et des chansonnettes I cuauuic.
Vous qui parcourez cette plaine, Ruisseaux, coulez plus lentement; Oiseaux, chantez plus doucement; Zéphyrs, retenez votre haleine.
Respectez un jeune chasseur
Las d'une course violente.
Et du doux repos qui Tenchante
Laissez* lui goûter la douceur, bocss.
Reiriarque. Les deux modèles précédents se mélaO' gent assez souvent dans le geure simple. Ces noO'
DBS 8TA1ICI8. 223
«Iles stances soDt irrégulihres^ mais comoce elles
ont faciles et coulantesi il faut de l'attention pour
'apercevoir de Tirrégularité :
Madame, un héros dettmcteur, S*il ett grand, est un grand coupable ; J*aime bien mieux un fondateur :
L'un est un dieu, Tautre est un diable.
Didon, que j'aime tendrement, Sera célèbre d'âge en Age; Mais quand Didon fonda ùirtbage, Cest qu'elle avait beaucoup d'argent.
Si le vainqueur de l'Aesyrie*
Avait eu pour surintendant
Un conseiller du parlement,
Nous n'aurions point Alexandrie*, volt.
S* mocMe.
Vers alexandrins et Ters de dix syllabes. Ce méinge est rare. Ex. :
Nous t'implorons, Seigneur; tes bontés font nos armes ;
De tout péché rends-nous purs A tes yeux ; Fab que, t*ayant chanté dans ce séjour de larmes.
Nous le chantions dans le repos des cieux. aAc.
4* wodéU,
Vers alexandrins et vers de huit syllabes. Ce méunge se fait de beaucoup de manières.
Trop heureux qui du champ par son père laissé ^Bul parcourir au loin les limites antiques, Sans redouter les cris de Torphelin chassé
Du sein de ses dieux domestiques' 1 nouas.
1 «m ftM «oér d*Mitfcs exemples de ce quiirain dam Rouf lU : Ut. Il, ^ II. ^Mlrf«o^ pteimire PkUaméU» elode 11, LûUn qui parlm§9
l Otte etHMe tt trouve drfgÉ daas Cawsiift
224 GHAFinE XVI.
5* fnodéiê.
Guide notre âme dan ta route; Rends notre corpa dodie à ta divine loi; Remplia-notta d'un espoir que n'étiranle aucun doute, Et que jamais Terreur n'altère notre foi. bac
6« moièU.
Réservez le repos à ces vieilles années
Par qui le sang est refroidi; Tout le plaisir des jours est en leurs matinées : La nuit est déjà proche à qui passe midi. malh.
7* modèle.
Peuples, élevez vos concerts ; Poussez des cris de joie et des chants de victoire :
Voici le roi de l'univers Qui vient faire éclater sa puissance et sa gloire, aocss.
8* modèle.
Où courez-vous, cruels! quel démon parricide
Arme vos sacrilèges bras?
Pour qui destinez-vous Tappareil homicide
De tant d'armes et de soldats *? aouss.
9* modèle.
El vous, héros de Salamine, Dont Téthys vante encor les exploits glorieux, Non, vous n'égalez pas celte auguste ruine,
Ce naufrase victorieux *. le bbun.
i. (xirnciUc s'est scni plusieurs Tels de celte stance, qu*on voit Ui^ji ^^ Tliéopiiile.
^. Celte sUnce se trouve déjà dans Théophile et dans Conieilic. lue i»^ Gonieilic a remplacé l'alexandrin par le décasyllabe :
Depuis qu'un malheureux adieu Rendit vers vous ma flamme criminelle, Tout l'univers, prenant votre querelle, Contre moi conspire en ce lieu.
40* modèle.
^ou8, son peuple, apprenez qu'il est roi, qu'il est maître, Que tout empire est sous le sien, Que sa parole a fait tout naître, fit que sa main, sans nous, nous a formés de rien. gosn.
44* modèle.
^eu, notre souverain, tout-puissant et tout bon, ^Uiear de la nature et maître du tonnerre.
Que la gloire de ton saint nom ^ ^8t rendue admirable aux deux bouts de la terre ! gosn.
42* modèle.
Qu'un autre, d'une âme insensée, ^^ vieillisse, en plongeant ses yeux dans l'avenir : Moi, je rajeunis ma pensée Par les charmes du souvenir, lk brun.
43* modèle.
Que loin de nouâ les fils d'Ëole Promènent les pâles soupçons ; Buvons, amis : l'heure qui vole Nous conseille, en fuyant, de vider nos flacons, le brun.
4i' modèle.
Oh ! que votre bonheur vous doit remplir de joie, Vous tous qui craignez le Seigneur, Qui ne marchez que dans sa voie, Et lui donnez tout votre cœur! cohn.
45* modèle.
Je l'avouerai, Seigneur, votre juste colère Ne peut avoir pour moi trop de sévérité ;
Mais ne me corrigez qu'en père.
Et non pas en maître irrité, corn.
46* modèle.
Vers alexandrins et vers de six syllabes. Ce mé-
l^Dge présente aussi beaucoup de variélés.
Les troupeaux rassurés broutent l'herbe sauvage ; Le laboureur content cultive ses guérets ; Le voyageur est libre, et sans penr du pillage Traverse les forêts, nouas.
47* modèle.
Ne mêlez rien de lâche à vos hautes pensées ;
Et par quelques appas Qu'il demande merci de ses fautes passées, Imitez son exemple à ne pardonner pas. malh.
48* modèle.
Mais elle étoit du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin ; Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin *. malh.
49« modèle.
Par ses lois souveraines L'esclave est affranchi, Le maître est dans les chaînes.
Le riche est indigent, le pauvre est enrichi *. lb fiang.
Vers de dix syllabes et vers de six :
Heureux celui qui près de toi soupire ; Qui sur lui seul attire ces beaux yeux, Ce doux regard et ce tendre sourire !
Il est égal aux dieux, delilui.
Remarque. De ces dififérents modèles, les plus usités sont 9 outre les stances isomètres, les numéros 7, 16 et 18.
Nos vieux poètes présentent encore d'autres mo-