homètre, mot grec qui signifie d'égale mesure
5. Cette règle est assez nouvelle : on peut ne pas Tobserver dans les couplets, qui sont destinés à la musique.
DBS STANCES. 249
ours par une rime masculine S elles commencent par une rime féminine.
4* Elles ont nécessairement les rimes croisées. Quelquefois deux rimes plates sont mêlées à des rimes croisées.
S"" Si une stance n*est pas isometrey on n'y emploie généralement que deux mesures différentes.
6* Il faut éviter que la rime qui termine une stance offre une consonnance à peu près semblable à la rime du vers suivant; comme si une stance finissait par le mot imprévu j et que la suivante commençât par le mot vue.
Les stances 9 depuis celles de quatre vers jusqu'à celles de dix, peuvent être très-variées , et par le mélange des rimes et par les différents mètres qu'elles reçoivent. On peut même dire qu'il n'y a pas de bornes, sous ces deux rapports, à la liberté du poëte, pourvu toutefois que les règles générales soient respectées. Malherbe et Rousseau ont sans doute employé les combinaisons les plus harmonieuses; mais ils ne les ont pas épuisées. On a tenté de nos jours quelques heureux essais. L'oreille est ici le juge souverain •
I. « Depuis Malherbe, à qui nous devons notre rhythmc lyrique, la phrase nëtriquc de Tode doit toujours être terminée, comme Test dWdinaire la Phrase musicale, par un vers masculin, repos naturel à Toreille, et qu*elle ne rouve pas dans une rime féminine, à cause de Vc muot et de la syllabe sans râleur. Il n'y a guère d'exception que dans les stances de quatre tétramètres, |iii forment du moins des mesures égales, et ne tiennent pas Toreille dans la 4tsp^nsion. » (La Harpe, Cours de Littf^rahire, t. Xll, p. 333.;
220 CHAPITBB XVI.
S 4. TERCBT8.
Malgré quelques tenlativeB faites au xti* siècle pour introduire dans notre poésie des stances , proprement dites , composées de trois vers \ le lercei o'a point été adopté par Tusage.
Mais si le tercet ne forme pas individuellement un modèle de stances , il est assez fréquent dans le genre lyrique *.
Nous voyons dans VEsther de Racine :
TOUT LE CHOECB.
Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats : Non, il ne souffrira pas Qu'on égorge ainsi Tinnocence.
UNE iSHAÉLms seuU,
Eh quoi 1 diroit Timpiété, Où donc est-il ce Dieu si redouté, Dont Israë'I nous vantoit la puissance?
Et dans une cantate de Rousseau :
Quel bonheur 1 quelle victoire!
Quel triomphe ! quelle gloire 1 Les Amours sont désarmés.
Jeunes cœurs, rompez vos chaînes :
Cessons de craindre tes peines Dont nous sommes alarmés.
Voici encore un fragment pris dans un opéra de La Motte :
Ici la k>eauté, Esclave et sans armes Dompte la fierté.