On volt Ici le repos après le quatrième vers
i. Pour la régularité, 11 faudrait transposer les deux dernières rimes.
236 CHAPITRE XTI.
45' modèle.
Peut4tre, en vous parlant d'un feu Dont Tardeùr vous touche si peu ,
Je vous ai ramené quelque image effacée,
Et par mon innocent et funeste entretien, Un autre tourment que le mien Vous est tombé dans la pensée. mtsnADB.
46* modèle.
Source de bonheur et de peine, Beauté, chère aux mortels, ah ! ne sois pas trop vaine
D*un charme frêle et passager.
Par une longue tyrannie
Ne tourmente point le génie :
De Tenvieuz Saturne il peut seul te venger, u mim.
47* modèle.
Que sert à mon esprit de percer les abîmes Des mystères les plus sublimes , Et de lire dans l'avenir?
Sans amour ma science est vaine, Gomme le songe dont à peine Il reste un léger souvenir, rac.
48* modMe,
Ton nom est saint et redoutable ; Heureux qui l'adore et le craint !
C'est cette crainte secourable Qui forme le sage et le saint :
D'un cœur par elle inébranlable La gloire doit survivre au soleil même éteint, la motte.
49* modèle.
Vers alexandrins et vers de six syllabes :
Voilà quel fut celui qui t'adresse sa plainte. Victime abandonnée à l'envieuse feinte»
De sa seule innocence il fut accompagné; Toujours persécuté, mais toujours calme et ferme;
DE» STAWCES. 237
Lu, mircbargu de juurs, naapiraol plus qu'au leruie A leur nombre iisgigné. BOtiss.
30' niwWe.
Soucis, relircz-¥ou9; Taile^ place à la joie, Misérable douleur dont neus sonuiies la proie ;
Nos vœui sont exauces.
Les vertus de la reine et les bontés célestes Uni Tait évanouir ces orages fiincîtes, El dissipé les vents qui nous ont menacés, halii.
0 sagesee éternelle, a qui cet univers Doit le nombre intint des miracles divers Qu'on voit également sur la terre et sur l'onde :
Mon Dieu , mon créateur, •,lue la magoiliccDce élonae tout le monde 1 ICt que le ciel est bas au prix de ta hauteur! malii.
22' mixlcle.
A I aspect des vaisseaux que vomit le Bosphore , Sous un nouveau Xerxés Télbys croit voir encore .Vu travers de ses flots promener les foréls ; lit le nombreux amas do lanci>s hérissées,
Contre le ciel dressées, %ile les épis qui dorent nus guérels. nuiss.
33* mmUle.
Je n'jrois point, des dieux profanant la relraili: , Dérober au Destin, (éméraire interprète,
Ses augustes secrets ; le n'irois point chercher une amante ravie , Et, la lyre à la main, redemander sa vie
Au gendre de Cérès'. nouss.
I. mic «lAOcc rsl , aiiul ijuv la |iri<cf>l<<iitr, iiitp ilcs plus liaruiuiilviisn i-l <3 plu* nsilëciL Un U Uwwc MU dnii!) Malbcrlw ri iluii!> llunurit. Ce liil-tl par une rlniG Kuiliiliic. Au xvr Aigrir, ou tx cotislrul»)! lussl am um t«n décuTllabcs, Vdjci, 1 1* fiu du ti^unxs, la note SO.
238 GHAPITHE XVI.
24* modèle.
Enfin la patience et les soins que j'ai pris
Ont selon mes souhaits adouci les esprits
Dont rinjuste rigueur si longtemps m'a fait plaindre.
Cessons de soupirer :
Grâces à mon destin, je n'ai plus rien à craindre,
Et puis tout espérer, malh.
25' modèle,
0 toi, qui d'un clin d'œil sur la terre et sur Tonde Fais trembler tout le monde,
Dieu , qui toujours es bon et toujours l'as été :
Verras-tu concerter à ces Ames tragiques Leurs funestes pratiques ?
Ne tonneras4u point sur leur impiété? malb.
26* modèle.
La terre en tous endroits produira toutes choses; Tous métaux seront or , toutes fleurs seront roses,
Tous arbres oliviers; L'an n'aura plus dliiver , le jour n'aura plni d^ombrs,
Et les perles sans nombre Germeront dans la Seine au milieu des grayiers. kaui.
27* modèle.
L'ambition guidoit vos escadrons rapides ;
Vous dévoriez déjà, dans vos courses avides.
Toutes les régions qu'éclaire le soleil :
Mais le Seigneur se lève; il parle, et sa menace Convertit votre audace En un morne sommeil, aouss.
28* modèle.
Ministres de la nuit, en vain votre furie TAche de m'accabler : tous les jours de ma vie Sont es' mains de mon Dieu, père de vérité :
L DâQsles.
DES STANCEt».
Le jour est mon refuge,
I El j'aurai pour monjuge |«t souverain , le temps, l'éternitt. d'aubiuni [Bis).
29* vuxiele.
de l'équaleur et des antres de l'Ourse , ■te impétueux emporleot dans leur course Hges épais, I'ud à l'autre opposés.
II Et landia qu'ils ^'unisgeoi, Lee foudres retentissent De leurs Haocs embrasés*, volt.
30' iitodèk.
Km, laissons-nous vaincre après tant de combats, I épouvanter les ombres de la-bas
De mon visage blême;
Bt sans nous consoler, U Bn à des jours que la Parque eUe-même
A regret de filer, malh.
31< modèle.
.rayons bienfaisans, quelles sources divines tbre de Juda raniment les racines,
Bl lui donnent des Fruits?
Une tige plus belle
Remplace et renouvelle
Ses rejetons détruits. i-B fr*nc.
rque. Les modèles les plus usités Bonl les i&omètres et les numéros 3, 11, 19, 22,
(Oëtes du xvi' et du xvii' siècle coostruisaient M aixaios avec de petits vers', lesquels ue la admis aujourd'hui que dans les chansons.
1^ a plusleun Tolï cniplu)^ cc(l« tuucv , Uout j« ne t pÉus le» iioftfs uitériauri, à ta On du loiume. ta nou «u*
240 CHAI^lTAE Xf I.
§ 5. 8TA1IGI DB SBPT VKES.
La stance de sept vers , appelée quelquefois sepiawj est composée d'un quatrain et d*un tercet, ou duo tercet et d'un quatrain. Celte dernière distribution esl moderne.
Le cas le plus fréquent est celui de la stance isomètre '.
4" modèle.
C'est ainsi que du jeune Airide On vit réloquente douleur Intéresser dans son malheur Les Grecs assemblés en Àulide, Et d'une noble ambilion, Armer leur colère intrépide Pour la conquête d'Uion. bodss.
2* modèle.
Suspends tes flots, heureuse Loire,
Dans ce vallon délicieux ;
Quels bords t'offriront plus de gloire
Et dos coteaux plus gracieux ?
Pactole, Méandre, Pénée,
Jamais votre onde fortunée
Ne coula sous de plus beaux cieux *. gakssei
3« modèle.
Monte, écureuil, monte au grand chêne, Sur la branche la plus prochaine
1. Celte stance est fort ancienne. Voyez la noie k la On du \oltiiiie.
2. Ronsard a employé ce type, en commençant |)ar une riuic niasculu>< •
ou allez-vous, filles du ciel, Grand miracle de la nature?
Où allez-vous , mouches & miel ?
Clicrclier aux cliamp» vulrc pâture ' Si vous voulez cueillir le» fleurs n'odcur diverse et de couleun^ , Ne volez plus àj*aventure.
DES S-IADCES.
Oui plie el Iremble t
Cii^ogne, aux vieilles [ours licléle,
Ob vole ! el monte à tîre-d'aile
De l'ëgliiM à la ciladelle,
Du haut clocher au grand donjon . v. hugo. i' mudéU.
Ib'ilesteaiiitet purletraiisporidu poêle, i il voit en espoir, bravant la mort muette, ïjrige des temps la gloire revenir!
M âges futurs, de sa hauteur sublime Wnche, écoutant son lointain souvenir ; inum, comme un poids Jeté dans un abime, It un écho faible au fond de l'avenir '. v. huco. 6' modèle.
de huit syllabes et vers alexandrins :
Ainsi que la vague rapide O'uQ torrent qui coule à grand bruit Se dissipe ets'évanouil Dans le sein de la lerre huniJde , Uu comme l'airain enllammé t-'ail tondre la cire Huide KMillonoe a l'aspect du brasier allumt' '. Hotrss.
UKt, roi des rois: venez, juge suprême.
Faire éclaler votre courrou\
Cuulre l'oi^ueil et le blaspliëme
De l'impie armé contre vous.
îeu de l'univers est le Dieu des vengcauces : Oavoir et le droit de punir les offenses
N'appartient qu'à ce Dieu jaloux, aouss.