‹ Traité de versification françaiseChapitre 77 sur 212 · I. Tflfif« â !■ Sa da toliani^ !■ nni^ )H. t \«yv<lieoie «A · texte numérisé non relu

I. Tflfif« â !■ Sa da toliani^ !■ nni^ )H. t \«yv<lieoie «A

4" modèle.

Tircis, il faut penser à faire la relraite : La course de nos jours est plus qu'à demi faite ; L'âge insensiblement nous conduit à la mort ; Nous avons assez vu sur la mer de ce monde Errer au gré des Qots notre nef vagabonde : Il est temps de jouir des délices du port, bacan.

Si je ne loge en ces maisons dorées

Au front superbe, aux voûtes peinturées

D'azur, d'émail et de mille couleurs:

Mon œil se plait aux trésors de la plaine

Riche d'œillet, de lis, de marjolaine,

Et du beau teint des printanières fleurs, desportbs.

Les lois de la mort sont fatales Aussi bien aux maisons royales Qu'aux taudis couverts de roseaux; Tous nos jours sont sujets aux Parques: Ceux des bergers et des monarques Sont coupés des mêmes ciseaux, bagan.

Remarque. Quelquefois le sixain se fait sur deux rimes :

Dans leur course vagabonde Les mortels sont entraînés, Frêles vaisseaux que sur l'onde Battent les vents mutinés.

Et dans l'océan du monde Au naufrage destinés, volt.

Dans les champs que l'hiver désole Flore vient rétablir sa cour ; L'alcyon fuit devant Ëole; Éole le fuit à son tour :

Mais sitôt que l'Amour s'envole, Il ne connoit plus de retour, bouss.

2* modèle.

Vers alexandrins et vers de dix syllabes. Ce mélange est rare.

■aei que. cinq ans, ton audace effrontée,

• ailes de cire ain étoiles monliîe.

noces et rois Bit osé délier :

tune L'appelle au rang de sea viciimee;

iel, accusé de supporier tes crimes,

It râiolu (le sejusliBer. halii.

3' 'iiixk-k.

lexandrîns et vers de huit syllabes. 1

com- ^H

B en soDttrùs-muItipUées.

ipe fuil, dites-vous ; c'est lui qui noua convie

T promplemenl les douceurs de la vie :

lir est douteux, le présent est certain ;

1 rapidibi d'une courte bornée.

■s^ons assez sfkrs de notre déclinée ,

Pour la remellre au lendemain? «ofss.

4' modAe.

enant que l'hiver diïsole les campagnes,

neige blanchit près, forints el montagnes.

be au laboureur l'espoir de ses moissons;

» fleuves gelés sont durs comme des marbres ,

El qu'on vuiiaux branches des arbres

Pendre le crislal des glaçons, malu.

5' modclc.

eil qui nous luil, le monde entier l'appelle

• aUresnombreux dont l'Olympe étincelle.

El cher-d'Œurr<> du Tout-PuissanL

donc le plus grand dos (lambeaux de la terre,

plus élevé dans les champs du lonnerrc*?

6' tiMlfle.

htter ma douleurje no sais que choisir :

9mc* k lrouv«< di^Ji djni I^ Fotiulne. Vlcu.r lliigi

iiout l'i.lTiv

1 une rlair uiovuliiii' ii> rxniiiii'iin-ni.-iii ri ii»<- rim

riilniuiii'' 3

234 GHÀPirai XYi.

Le chant des roeeignols, le bruit d'une fontaine ,

Rien ne charme mon déplaisir.

J*en parle si souvent aux nymphes de la Seine,

Que je ne donne pas loisir Aux échos d'alentour de prendre un peu d'haleine.

M"* DMOOUliK

Mais la douce Prière, aux lèvres gémissantes.

Étendant ses mains suppliantes, Suit la rapide Injure, au regard efiflaré : Elle baisse ses yeux de pleurs toujours humides; Ht, près de Jupiter portant ses vœux timides,

Désarme l'Olympe irrité*, lb bion.

. 8* modèle.

Vertu, dont le trésor est si haut et si char» Caché le plus souvent au faite d'un rocher Devant lequel on voit cent et cent précipices;

Mais la vertu n'a point d'écueils ,

Et c*est au milieu des cercueils Qu'elle lève la tète et trouve des délices, d'aubkuit (fils)

9* modèle.

Parfaits dans le petit, sublimes en bijoux.

Grands inventeurs de riens, nous faisons des jaloux.

Élevons nos esprits à la hauteur suprême

Des fiers enfàns de Romulus :

Ils faisaient plus cent fois pour des peuples vaincus

Que nous ne faisons pour nous même. volt.

40' modèle.

Amour a cela de Neptune,

i. Otto suncc aTiit déjà été employée ptr le poète Pavillon :

Un liquide cristal qui , sortant de sa source.

S'écoule d'une prompte course, l'n éclair, dont on voit la brillante clarté nisparottre à nos yeux aussitôt qu'elle est n6e , Peuvent seuls exprimer la triste destinée

De votre fragile beauté.

DES STANCBS. 235

Que toujours à quelque infortune

Il faut se tenir préparé.

Ses inBdèles flots ne sont point sans orages; Aux jours les plus sereins on y fait des naufrages, Et, même dans le port, on est mal assuré, malh.

44* modèle.

Seigneur, dans ta gloire adorable

Quel mortel est digne d'entrer?

Qui pourra, grand Dieu, pénétrer

Ce sanctuaire impénétrable', Où tee saints inclinés, d'un œil respectueux Contemplent de ton front l'éclat majestueux? aouss.

42' modèle.

Louez Dieu par toute la terre,

Non par la crainte du tonnerre

Dont il menace les humains, Mais parce que sa gloire en merveilles abonde, Bt que tant de beautés qui reluisent au monde

Sont les ouvrages de ses mains, malh.

43* modèle.

Que le choc afllreux des tempêtes

Des rochers renverse les tètes. Que l'univers ne soit qu'un théâtre d'horreur :

Autour de Sion immobile

Le Jourdain coulera tranquille, La paix habitera la cité du Seigneur, la mottb.

44* modèle.

Déjà la lune en pâlissant

Fuit devant le soleil naissant, Et le sommeil encor n'a fermé ma paupière.

Pour moi seulement sous les cieux La nuit est sans repos et le jour sans lumière, Ausaitét que Qoris s'éloigne de mes yeux*. DBSiuaBTS.

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