‹ Traité de versification françaiseChapitre 82 sur 212 · I. l.-iuu · texte numérisé non relu

I. l.-iuu

246 CHÀPITftK XVI.

Chantez-nous ces ctntiqaes saints Qu'apprit Sion de ses prophètes.

Ce discours accrut nos douleurs ; Il vint de honte nous oonfondrCi Et dans notre transport, nous n*y pûmes répondre Que par des soupirs et des pleurs* oodbau.

9* modèle.

Il a fui devant nous, pour retarder sa perte,

Ce peuple usurpateur de l'empire des eaux ;

A peine, pour combattre, ont paru nos vaisseaux ;

Il laisse au loin la mer déserte ; Des Français menaçans Timage le poursuit; Il fuit encor, caché sous de lâches ténèbres,

Et dans ses ports jadis célèbres»

Il court de son salut rendre grâce à la nuit* «ntiKT.

10* modèle.

Alexandrins et vers de six syllabes :

Durant que son bel œil ces lieux embellissoit, L*agréable printemps sous ses pieds florissoit ; Tout rioit auprès d'elle, et la terre parée

S'étoit énamourée.

Ores * que le malheur nous en a su priver. Mes yeux , toujours mouillés d'une humeur * continue, Ont changé leurs saisons en la saison d'hiver, N'ayant su découvrir ce qu'elle est devenue, bégnier.

S'il advient quelquefois qu'outre ma volonté , Du logis où je suis j'abandonne la porte, Je chancelle à tous pas d'un et d autre côté, Tant l'excès du malheur hors de moi me transporte. Je ne parle à personne et chemine incertain,

Comme il plaît à ma rage; Si quelqu'un me rencontre, il me prend tout soudain

Pour un mauvais présage, dbsportes.

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