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Le grain anglais vaut o gr. o

l’intervalle entre l’inspiration et l’expiration (Kiimbhaka) détermine la longévité (r).

La suppression de l’expiration constitue le Prânâyâma et amène la mort ; c’est par cette pratique que le Yogi atteint V Ashtasidhi {\es huit consommations dont nous parlons beaucoup plus loin) et prétend ainsi vaincre la mort.

C’est la pratique journalière des Brahmanes, mendiants qui aspirent à l’hivernage humain improprement désigné parfois dans beaucoup d’auteurs : Y oga ; cet hivernage ne constitue qu’une des nombreuses branches de la Yoga.

La suspension des mouvements respiratoires (Prânâyâma) ou du moins la prolongation de l’intervalle respiratoire (Kumbhaka) a, d’après un auteur anglais Viewordt, un effet remarquable sur la quantité d’acide carbonique contenue dans l’air expiré.

I. Nous devons expliquer ici les termes sanscrits relatifs à la respiration et qui reviendront souvent sous notre plume.

Les termes Pâraka désigne l’inspiration, Rechaka l’expiration et Kumbaka, l’intervalle de temps compris entre l’inspiration et la respiration, intervalle qui, nous venons de le dire détermine la longévité.

L’objet de l’air inspiré (Pâraka) est dénommé Apâna et celui de l’air expiré (Rechaka) est nommée Prâna, qui constitue la vitalité humaine. La cessation d’une expiration constitue la mort, et sa rétention, la Vie. — Cf. — Glossaire des termes sanscrits in Livre des Respirations, i vol. in-ia, Paris, H. Chacor- NAc et chez H. Daragon.

TRAITÉ BE YOGA

Voici ce que dit cet auteur (i) : « J’ai fait quatre séries d’expériences pour déterminer jusqu’où allait cette influence sur la quantité d’acide carbonique qui sort des poumons. Dans la première série, il a fermé la bouche et s’est tenu le nez pendant un certain temps variant de vingt secondes à un maximum de soixante , qu’il ne peut dépasser ; il a fait ensuite une inspiration aussi profonde que possible, puis a suspendu le mouvement respiratoire pendant un intervalle plus ou moins long au bout duquel, il a fait la plus profonde expiration possible. Il a pu prolonger cette expérience jusqu’à soixante-dix, quatrevingts et même cent secondes.

Dans la troisième série, il a fait une inspiration ordinaire avant de suspendre les mouvements respiratoires et après avoir amené cette suspension jusqu’à trente-neuf secondes, il a fait une expiration ordinaire.

Dans la quatrième série de ses expériences, il a cherché à déterminer à quelle période, après l’arrêt des mouvements respiratoires, la quantité d’acide carbonique contenue dans les poumons et dans l’air est égale ; il a trouvé que cette condition se produisait au bout de quarante secondes.

« Il a disposé les résultats des trois premières séries d’expériences en plusieurs tableaux montrant,

I. In Theosophist, dans une étude du D'' N.-C. Paul, numéros de septembre 1880.

d’une part, la différence entre la quantité absolue et la quantité pour cent de l’acide carbonique contenue dans l’air expiré à différentes périodes après la suspension des mouvements respiratoires dans les conditions qu’on a désignées ; et, d’autre part, les quantités analogues quand les mouvements respiratoire se produisent de la façon normale.

« Dans la première série d’expériences, la quantité pour cent d’acide carbonique contenue dans l’air expiré, après que les mouvements respiratoires avaient été suspendus pendant vingt secondes, était plus élevée de 1,^3 que lorsque ces mouvements avaient lieu normalement. Mais la quantité absolue de gaz dans l’air expiré à 5,33,445 pouces cubes par minute ; par jour 994,199 grains de carbone.

« Quand il n’y a qu’une respiration par minute, la quantité pour cent d’acide carbonique dans l’air expiré peut être évaluée à 6,42 et la quantité absolue à 1,9581 pouces cubes par minute ; par jour, 351,9244 216 grains de carbone.

« Dans la seconde série d’expériences, où il commençait par une inspiration aussi pi’ofonde que possible suivie, après la suspension des mouvements respiratoires d’une profonde expiration, la quantité d’acide carbonique formée dans les poumons pendant les quinze premières secondes, était un peu plus forte qu’elle ne l’aurait été, si les mouvements

respiratoires avaient été suspendus pendant quatrevingt-quinze secondes, elle diminuait jusqu’à 14,07 8 pouces cubes, par jour, 244,83 grains de carbone, au bout de cent secondes, la quantité 0/0 d’acide carbonique était de 3, 08 au-dessus de la quantité normale dans la respiration ordinaire.

« Dans la troisième série d’expériences, l’acide carbonique dans l’air expiré au bout de trente secondes dépassait de i, 565 0/0 la quantité normale. Quand les respirations étaient au nombre de 2 par minute, la proportion d’acide carbonique dans l’air expiré était de 5,65 0/0.

« Le nombre normal des respirations est de 12 par minute. Le volume moyen de chaque respiration est de 3o,5 pouces cubes anglais (i) et la proportion d’acide carbonique est normalement de 4,i ojo par volume. Il ressort évidemment de ces expériences que la quantité absolue d’acide carbonique qui sort des poumons dans un temps donné est moindre dans l’expiration retardée que dans l’expiration normale ; tandis que la proportion de l’acide carbonique pourcent, est plus grande dans, l’expiration retardée que dans l’expiration normale. »

L’exhalation de l’acide carbonique par les poumons est matériellement diminuée par la prononciation inaudible et fréquente de certains mots, tels que Aum, Bam, Ram, etc., etc. ; la proportion inaudible

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