I . Un pouce cube équivaut à 16 cm
par exemple du monosyllable sacré trililtéral AUM, diminue la quantité absolue d’acide carbonique expiré dans un temps donné. Ceci constitue \eJapa de Prânava (ou Aum). Or, après l’abstinence, le Japa est la chose la plus importante. Un Dhandi (Fakir mendiant) qui répète Aum douze mille fois par jour, (ceci veut dire un grand nombre de fois) d’une voix inaudible, vit généralement avec très peu de nourriture.
Arrivé à ce point de notre étude, nous donnerons une note du Théosophist au sujet des habitudes des ascètes hindous, qui présente un grand intérêt,* la voici :
« Dans les lignes qui précèdent, nous trouvons une pleine justification des habitudes des ascètes hindous, mieux encore des saints chrétiens de toutes les époques depuis le premier siècle jusqu’à nos jours, comme nous le prouverons. Ainsi le rire de l’ignorant, du sceptique et du matérialiste devant ce qui leur semble la plus absurde des pratiques se retourne contre eux. Nous voyons maintenant que si l’ascète préfère les caves souterraines au plein air ; s’il fait, en apparence, voeu de silence et de méditation ; s’il refuse de toucher de l’argent (vœu de pauvreté) et aucun métal ; enfin, s’il passe ses jours dans une occupation qui semble souvent ridicule, celle de concentrer toute son attention sur le bout de son nez, ce n’est ni pour jouer une vaine comédie, ni par une absurde superstition ; mais parce qu’il suit une discipline phy-
sique basée sur des principes strictement scientifiques.
La plupart des fakirs, gosseins, bayragouis et autres mendiants de divers ordres, qui pullulent par milliers dans les villages et les foires religieuses de rinde, à notre époque, peuvent être et sont sans doute^ d’indignes et paresseux vagabonds, pitres modernes, qui singent les grands chercheurs des âges philosophiques du passé, et l’on ne peut guère douter que bien qu’ils imitent les postures et copient servilement les coutumes traditionnelles de leurs nobles aînés, ils ne comprennent pas plus pourquoi ils font tout cela que le sceptique qui se moque d’eux. — Mais si nous examinons de plus près l’origine de leur école et si nous étudions la Yoga Vidyâ de Patandjali, nous arrivons à pouvoir comprendre et apprécier ces pratiques en apparence ridicules.
« Si les anciens étaient moins versés dans la connaissance des détails de la physiologie que les médecins de l’Ecole de Carpentier (question encore sub judice), il est peut-être possible de prouver par contre que dans une autre direction et par d’autres méthodes, ils avaient beaucoup approfondi cette science ; autrement dit, ils étaient beaucoup plus familiarisés que nous avec ces lois occultes et exceptionnelles. On ne peut nier que les anciens de tous les pays connaissaient à fond, ce,,,^^î^^ appelons
aujourd’hui: hypnotisme, suggestion, auto-magnétisation ou trance volontaire,
La preuve en est dans ce fait que la méthode, qui vient d’être décrite, est connue par tradition et pratiquée même de nos jours par les moines chrétiens du mont Athos.
« Ceux-ci pour obtenir des Visions divines concentrent leurs pensées en fixant leur regard sur leur nombril des heures entières. Un grand nombre de voyageurs russes ont vu cette coutume en usage dans les couvents grecs, et les voyageurs d’autres nationalités qui ont visité ce célèbre ermitage, confirment cette assertion. »
11 paraîtrait que les Hindous orthodoxes sont sujets à des indigestions et des constipations par suite de la pratique de compter les grains de leur chapelet pendant des heures et des jours ; aussi n’est-il pas étonnant que plusieurs Japis renommés de Bénarès ne puissent digérer par jour plus de 248 à 252 grammes de nourriture solide qui se compose ordinairement de dâl (espèce de pois) et à'atâ (atte, ou pomme de crème).
Quand le Yogi veut augmenter la quantité d’acide carbonique contenue dans l’air expiré, il s’arrange de façon à respirer plusieurs fois le même air. Deux auteurs anglais, Allend et Pepys, prétendent que l’air qui a passé 9 et 10 fois dans les poumons contient 9, i5 0/0 d’acide carbonique. De son côté,
un autre auteur, Coathupe, nous dit avoir trouvé que la quantité moyenne d’acide carbonique contenue dans un air, dans lequel on avait confiné divers animaux à sang chaud, jusqu’à produire en eux le coma, cet air contenait 10,42 0/0 d’acide carbonique, et si on les laisse dans ce même air jusqu’à produire l’asphyxie, dans ce cas, la proportion d’acide carbonique est de 12,76 0/0.
La respiration réitérée du même air se dénomme, en sanscrit, Pranapayoga ; c’est une des méthodes les plus simples que les Yogis utilisent pour produire l’auto-trance.
Tout ce qui tend à accroître la quantité absolue de l’acide carbonique, formée dans les poumons, conduit l’organisme à absorber une quantité proportionnellement plus grande dans un temps donné. Le docteur N.-C. Paul nous dit que, pour chaque grain d’oxygène absorbé, il se produit une « décomposition de 2, 54 39 r grains de sang normal ».
L’aaimal qui respire avec une grande rapidité consomme beaucoup d’oxygène, exhale beaucoup d’acide carbonique et possède une température plus élevée que celui qui respire avec lenteur.