CHAPITRE III
LA HATHA YOGA
La Hatha Yoga est une méthode hindoue, qui consiste à asservir sa personnalité et son corps physique dans le but d’augmenter, dans une certaine mesure, ses pouvoirs sur le corps lui-même et dans son ambiance ; la Hatha Yoga en un mot, est une réalisation de l’union entre le physique et l’astral, comme l’indique son nom. Cette méthode s’occupe exclusivement de la volonté, sans se préoccuper du moral Les principes sur lesquels elle s’appuie, qui lui servent de base, pouvonsmous dire, sont ceux-là mêmes qui régissent les éléments des plans inférieurs de la nature, et dont on peut trouver l’énumération dans tous les traités de Théosophie ; c’est pourquoi nous ne croyons pas utile de les énumérer ici.
Les procédés, par lesquels ont peut soumettre, les puissants, les hommes et les femmes en général, les Etres spirituels aussi élevés que l’homme, ainsi
que les animaux, ces procédés disons-nous sont compris, sous le titre générique de Bashi Karana.
Les procédés utilisés dans la Hatha Yoga consistent en de grandes ablutions intérieures et extérieures et en des applications fréquentes et graduelles de la volonté sur les divers organes du corps, principalement sur les organes de l’appareil respiratoire, afin de pouvoir obtenir, avec le temps, le contrôle le plus parfait possible de l’organisme physique.
Quand le résultat voulu est atteint, le Yogi peut à volonté s’abstraire de l’ambiance qui l’entoure, se libérer de son corps physique et comme son astral s’est organisé et transformé à la suite des épreuves et des longs efforts de sa volonté, le Yogi a la faculté et le pouvoir d’agir sur le plan astral, celui de lier même les deux consciences voisines et d’opérer comme sur le plan astral, dans son corps physique même.
Par l’emploi de la Hatha Yoga, le Yogi, comme résultats généraux, obtient une santé physique remarquable ; il peut éviter bien des épreuves difficiles, sauf, bien entendu, celles qui peuvent provenir de son karma ; il y a le pouvoir d’être insensible à la douleur et aux souffrances physiques ; il peut obtenir une grande longévité ; enfin il possède le pouvoir de contrôler les Entités Elémentales inférieures et d'obtenir d’elles, à volonté, sur commandement, des apports et autres phénomènes dont la
réalité est affirmée par des témoignages authentiques et par les récits de nombreux témoins.
Nous devons dire cependant, que malgré tous ces avantages matériels, le Hatha Yogi ne tire aucun profit de sa science pour son avantage moral et pour son avancement évolutif; en outre, la théosophie enseigne que les pratiques de la Hatha Yoga peuvent présenter de grands dangers pour le Yogi, même s’il a des guides capables ; aussi n’y a-t-il pas lieu d’engager les Occultistes à pratiquer la Hatha Yoga (i).
Nos physiologistes modernes croient bien à tort que l’unique but de la Respiration est d’emplir d’air nos poumons ; c’est là une grave, très grave erreur, que ne partageaient pas les physiologistes de l’Antiquité, car pour ne citer que deux grands peuples, les physiologistes hindous et égyptiens attribuaient à la Respiration un rôle beaucoup plus important.
Mais les anciens physiologistes ont encore, à notre époque, des partisans de la Doctrine qu’ils professaient au sujet de la Respiration, et nous devons déclarer que ce n’est pas chez les docteurs officiels.
Ainsi, notre ami, le docteur A. Rertrand Lauze, d’Alais, se fait par exemple une tout autre idée des phénomènes respiratoires, il partage même parfaite-
I. Ce terme désigne aussi dans une acception restreinte, lart de Respirer/ mais avec l’intention de diriger sa respiration dans toutes les parties du corps.
TRAITlê DE Ÿ06A
ment nos idées sur un point de vue tout à fait négligé par le vulgaire.
Voici, en effet, ce qu’il dit sur ce sujet intéressant : (i) « Je pense que cette fonction est plus complexe et qu’elle ne se borne point à un simple phénomène de fixation d’oxygène par le sang à la faveur de son apport par l’air dans les alvéoles pulmonaires, et au rejet de ce dernier, du résidu acide carbonique.
« Cette fonction est certainement plus complexe, car je pense que chaque aspiration favorise l’entrée et la fixation dans le sang d’une quantité, d’un nouvel élément nutritif pour le corps « la matière
!.. D'VIA-' m.
radiante ». ,
Cette matière s’introduit-elle dans le poumon, isolée, libre et indépendante des autres gaz ; ou bien a-t-elle pour vecteur l’oxygène, ou bien les petites quantités d’oxygène renforcé que contient l’air et que la science nomme Ozone ?
« Si l’oxygène est son vecteur normal ; l’Ozone doit, par sa nature même, être plus chargé en matière radiante, et cette nouvelle force nutritive nous rendrait compte plus naturellement de l’action curative bienfaisante des stations de montagnes, l’air des hautes altitudes ayant un oxygène plus pur et toujours plus chargé en Ozone .
« Considérer la matière radiante, comme un nou-
I, Journal de Magnétisme, i898, trimestre, p. 4oS,
vel élément, facteur nécessaire à l’alimentation des êtres, c’est expliquer et comprendre d’une façon rationnelle l’action du fluide magnétique, matière radiante accumulée chez des personnes qui sont en quelque sorte des piles, condensateurs vivants de matière radiante.
« La voie pulmonaire est-elle la seule porte d’entrée du nouvel aliment ?
« Tous nos organes jouissent-ils de la même puissance assimilatrice, vis-à-vis de ce nouveau facteur vital ?
« N’y a-t-il pas, dans notre cerveau, un centre plus spécialement chargé de l’accumuler, pour que de là, il s’irradie à travers tous les fibres de notre organisme ? Ne convient-il pas d’attribuer cette fonction accumulative à l’une des glandes nobles et plus particulièrement au foie, au pancréas où à la rate ? »
Nous pouvons ajouter que le docteur A. B. L. brûle, comme disent les enfants dans un certain jeu ; en effet, la glande pinéale, qui est au centre du cerveau, a une fonction dans l'acte respiratoire comme le savent les Hindous et comme nous le démontrons pages 76 et 129 de notre livre (i) où nous disons : « C’est de la masse nerveuse encéphalique que sort
I. Livre des Respirations ou Hart de respirer, 1 vol. in-i8, Paris, diverses éditions.
le pouvoir qui règle le travail alternatif des poumons. C’est de là que partent les ordres, en vertu desquels s’effectuent les changements des Tattvas, selon les diverses opérations respiratoires qui doivent s’accomplir. »
Mais les Hindous n’étaient pas seuls dans l’Antiquité à connaître ce que nous venons d’exposer, puisque les Egyptiens avaient écrit un traité malheureusement perdu, qui se nommait le Lwre des Respirations (1). De leur côté, les Hindous nous apprennent que la respiration aspire la vie (Pranâ) et la distribue à tous les membres du corps, sans exception (2).
Le corps fluidique (Susksma-Sharira) est composé de matière subtile, organisée, pourvue comme le corps physique d’un système circulatoire.
La Hatha Yoga est en un mot, un système qui a pour but de faire dominer par la volonté consciente, les instincts de l’homme.
A propos des dangers qu’on peut courir à propos de la Yatha Yoga (dangers auxquels nous faisons allusion dans la présente étude) voici ce que nous lisons
1. N’est qu’une sorte d’extrait d’un grand Traité perdu. — On faisait de ces extraits pour les placer à côté des momies.
2. La vie (Pranâ) circulaire dans le corps aithéré ou fluidique (corps subtil) Suskma-Sharira, qui n’eu existe pas moins, bien que le scalpel de l’analomisle ne puisse le disséquer.
dans le Markandaya-Pûrana : « Je vais maintenant décrire les dangers qui suivent la pratique imprudente de la Hatha Yoga. Le Yogi ignorant est atteint de surdité, d’incapacité de penser, de perte de mémoire, de mutisme, de cécité et de fièvre. Le Yogi devrait prendre du Yavaga (gruau aigre fait avec du riz) contenant une suffisante quantité de beurre fondu, devrait pratiquer la Dhârana (méditation ou concentration).
Pour guérir les affections respiratoires, il devrait retenir l’air aspiré dans les bras et la poitrine (respiration du haut des poumons) et le lancer ensuite à l’endroit où le souffle se trouve arrêté. — S’il est atteint de tremblement, il devrait penser fixement à une grosse montagne. S’il est sourd et muet, il devrait concentrer sa pensée sur le sens de l’ouïe. S’il est gravement altéré, il devrait s’imaginer qu’un fruit plein de jus ej placé sur sa langue.
C’est ainsi qu’on peut faire usage du Dhârana pour guérir les diverses affections. Si on souffre de la chaleur, il faut, par la pensée, concentrer sur soi, du froid. En plaçant sur sa tête un morceau de bois plat et en le frappant avec un autre morceau de bois, on fait revenir la mémoire. En concentrant sa pensée sur Akasa, Prithivi, Vayu, Apas et Agni, toutes les maladies causées par les Eléments sont guéries. — Si un Elémental obsède un
Yogi, il faut détruire cet élémental en méditant Vayu et Agni (i).
RAJA YOGA
Voici les premiers essais que peuvent expérimenter ceux qui seraient tentés d’accéder au premier stage de la Raja Yoga : Contrôler avant tout sa personnalité, ses actes et ses pensées ; se libérer de tous ses désirs, ainsi que des attaches et des espoirs quelconques ; faire de fréquentes méditations en les concentrant au cœur ; aimer son prochain et avoir pour lui la plus grande sympathie, etc., etc.
La Raja Yoga, la Science Royale de V Union, ne présente que des avantages sans avoir d’inconvénients, car elle constitue l’union de la Personnalité et de l’Individualité, union qu’on peut considérer comme la synthèse du progrès et qui permet à l’homme de réaliser, dans un temps relativement court, un progrès qui lui demanderait de longues années d’existence, mais pour marcher rapidement, il faut pratiquer très bien la Raja Yoga (2), avec
1. Conférer : Dictionnaire (ï Orientalisme, d' Occultisme et de Psychologie, t. I page SgS, 2 vol. in-8“, illustrés, Paris, H. Chacornac et chez H. Daragon.
2. La Raja Yoga consiste dans l’Union de Manas avec ÏAtma de la connaissance particulière et de la connaissance du
l’aide de Guides ou Instructeurs qualifiés et avoir obtenu des résultats préalablement déterminés.
Le haut enseignement Esotérique fournit les premières indications à ce sujet ; nous dirons ici seulement que, la méthode consiste essentiellement en huit parties définies, qui sont: purification extérieure, purification intérieure, tenue du corps, modes de respirations, concentration, méditation, contemplation et réalisation. On voit que les premières parties ont trait à la moralité et sont exclusives des secondes tant qu’elles ne sont pas réalisées complètement elles-même. En résumé, les résultats d’ensemble de la Raja Yoga, sont l’extension de la conscience supérieure, sa réunion (liaison) aux véhicules inférieurs, et par suite l’action intégrale sur les trois plans de l’existence humaine actuelle.
La Raja Yoga fournit donc les moyens de développer son être, de l’agrandir suivant un certain ordre et sans danger, pourvu toutefois qu’on accomplisse et qu’on poursuive son étude dans les conditions exigées et cela avec mesure, équilibre et surtout avec une persévérance inlassable.
La Raja Yoga comprend huit stages ou phases ; ce sont: Yoma, Ntyoma, Asona^ Prânâyâma, Prafhyâhara, Dhârana, Dhyâna, et SamadhT^ {Yama,* Ce terme comprend la pratique des cinq actes de contrainte suivants : Ahi^a absence de violence ou de cruauté à l’égard des créatures vivantes : Inno-
cence Universelle. — Asleya (aucune idée de vol) Satya (la vérité) Brahmacharya (chasteté) et Aparigraha (désintéressement et refus d’accepter aucun don, aucun présent.)
Sous le titre de Yama sont évidemment renfermées les plus belles maximes morales de toutes les religions.
Niyama. — Après avoir pratiqué la Yama, le Yogi pratique la Niyama sous ce dernier terme, il faut comprendre S'ancha (la pureté, la propreté individuelle) ; (le contentement, la patience
sous le coup des injures) ; Lapasja (la mortification de soi-même, la dévotion et la soi-renonciation) ; Swadhyaya (la connaissance de la nature et celle de l’âme) et Ishwara pranidhana (l’adoration de l’Etre suprême, le Créateur et le Préservateur et le Destructeur du monde).
Asana. — Attitude fixe de méditation intense ; c’est le troisième stage de la Yoga. Il a diverses âsanas ou postures dans lesquelles le Yogi est dressé à s’asseoir, tandis qu’il s’engage dans la Yoga ou dans l’art de jcéduire ou de suspendre les fonctions de la respiration et de la circulation.
De ces âsanas, les plus importantes sont Siddhâsana et Padmâsana.
Sans la pratique d’ Asana, la Yoga ne peut être pratiquée. Par la pratique d’âsana le Yogi s’assure l’immunité contre certaines maladies.
En pratiquant successivement les deux postures
Padmâsana et Gidhâsana, on peut aisément atteindre le septième, le huitième stage de la Yoga, savoir, Dhyâna et Samadhi.
Le Siddhâsana se pratique ainsi : Placer le talon gauche sous l’anus et le talon droit devant les génitoires ; fixer le regard sur l’espace compris entre les sourcils ou la place du pouvoir phrénologique : l’Individualité, et tandis que dans une attitude sans mouvement on médite sur la syllabe. Om, le mot mystérieux, la fréquente répétition inaudible de ce mot passe pour assurer la délivrance de l’existence terrestre.
La seconde posture Padmâsana se pratique ainsi : Placer le pied gauche sous la cuisse droite et le pied droit sous la cuisse gauche ; tenir avec la main droite le gros orteil droit et avec la main gauche le gros orteil gauche (les mains passant derrière le dos et se croisant l’une sur l’autre) appuyer le menton sur l’espace interclaviculaire et fixer le regard sur la racine du nez.
Le Siddhâsana et le Padmâsana sont toutes deux des postures calmes qui favorisent une circulation tranquille et une respiration lente ; assis dans ces postures, le Yogi prononce d’une manière inaudible la syllabe mystique Om et médite sur elle, dans le Dut de calmer la circulation du sang et retarder les mouvements respiratoires. En persévérant dans cette pratique, les Yogis prolongent la durée des pos-
tures sus-indiquées, et, proportionnellement à la continuation de ces attitudes, ils diminuent la quantité de leurs aliments. Ils demeurent dans des retraites souterraines (Gamphas), aprèsavoir pratiqué ces postures. Ils se nourrissent ensuite d’aliments hiber* nants.
En étudiant l’Esotérisme théosophique et en s’entourant de toutes les précautions indispensables, l’étudiant arrivera à pratiquer la. Raja Yoga dans de bonnes conditions. Ce n’est que dans ces conditions, que la donnée théosophique préconise cette haute étude, à l’aide de laquelle on peut obtenir bien des facultés supérieures parmi lesquelles la clairvoyance, la clairaudience, etc., que nous étudions plus loin.
Il existe encore d’autres Yogas, que nous ne ferons que mentionner ici.
La Bhakti Yoga ou Yoga Animiqueeslla Yoga de la dévotion extérieure.
La Yoga Vidya ou connaissances générales des Yogas.
La Laya Yoga ou Yoga Sonique, la plus importante de toutes, et qui consiste à identifier le Mental avec les sons physiques (les Vibrations), qui sont classés en dix divisions.
La Mantra Yoga consiste dans la répétition multiple d'un mot ou d’une phrase ; il ne faut pas confondre celle-ci avec la Sandia qui désigne la répétition de la même prière, et qui remonte dans l’Inde
à la plus haute Antiquité. On a écrit de très nombreux ouvrages pour démontrer l’utilité et la nécessité de ce mode de prière, qui peut avoir du bon pour les solitaires et cénobites des couvents hindous.
CLAIRVOYANCE ET CLAIRAUDIENCE
Tout d’abord définissons bien les deux termes :
La Clairvoyance est la faculté de voir la matière plus subtile que la matière physique, dénommée par les Occultistes, matière astrale, matière émotionnelle, etc.
La Clair audience esiXo. faculté d’entendre les vibrations de ladite matière.
Ces deux facultés sont en voie d’évolution chez l’homme moderne, et tous les jours voient s’augmenter le nombre des Voyants et des Auditifs.
L’organe de la vision chez le clairvo3'ant est le centre astral dénommé en Sanskrit Chakra (centre) lequel est en communication directe avec le centre de vision physique.
« Tandis que les Invertébrés, nous dit le docteur Pascal, les vertébrés inférieurs, les races humaines primitives possédaient les visions ph^'sique et astrale sans rapport entre elles, n’étant ainsi d’aucune utilité pour l’être, dont la conscience est totalement absorbée par la vie physique,, s’est complètement perdue. Mais par l'évolution, elle se rétablit
peu à peu dans de meilleures conditions ; elle suit la loi générale du progrès qui fait que, dans l’organe, les cellules du système du grand sympathique sont remplacées petit à petit par des cellules du système cérébro-spinal. Ensuite, apparaissent de nouvelles cellules, cellules-liens, qui, plus riches en matière aithérique, établissent un lien parfait entre les deux sens, le sens physique et le sens astral. »
L’homme pourra voir alors, avec ses yeux physiques, les deux mondes ; c’est ainsi que cela doit être chez l’homme développé ; telle sera la vision dans les races futures.
Ceci dit et bien compris, étudions la clairvoyance telle que l’on peut l’obtenir par la méthode hindoue, qui nous paraît assez curieuse, bien que différant peu de la méthode ordinaire employée en Occident.
Suivant ce procédé, on commence par mettre le sujet dans un état profond de sommeil hypnotique, au moyen d’une des méthodes usitée dans l’Inde, méthode que nous décrirons ultérieurement. Une fois le sujet endormi, on doit lui dire :
« Tous les muscles de votre corps sont relâchés. »
On doit souvent lui répéter cette suggestion et ajouter ensuite : « Votre cerveau est réceptif ; votre cerveau est réceptif ! »
On doit lui suggestionner aussi : « Vous pouvez voir juste et aussi distinctement avec vos yeux fermés que s’ils étaient ouverts ; vous pouvez voir
ÏRAITé DB yÔGA
à distance, à de très longues distances et décrire chaque chose que vous voyez et tout ce qui se passe . »
Alors on dirige graduellement et toujours par suggestion le sujet au point où l’on veut le conduire et à la scène que l’on désire voir et à ce moment on lui dit fortement, mais avec douceur cependant : « Voyez tel lieu ; décrivez-moi celui-ci ; attendez le moment précis où le paysage sera développé. »
Dans ce genre d’exercice, le sujet n’aperçoit d’abord que les courtes distances, mais peu à peu sa vision augmente à la suite de nouvelles expériences. On devra pratiquer celles-ci deux ou trois fois par jour ; chaque séance pourra durer une demiheure environ. L’opérateur devra tenir les mains du sujet durant l’expérience entière en regardant intensivement le milieu de son front et en outre il doit lui faire des suggestions effectives ; il devra avoir la volonté ferme de suggestionner son sujet. Il agira ainsi cinq à six fois et s’aidera de la parole.
En posant des questions au sujet, durant ce genre d’exercice, on devra le faire sur un ton bas et monotone, avec le moins de vibration vocale possible ; c’est de cette façon qu’opèrent bien des magnétiseurs occidentaux et ils obtiennent de très bons résultats ; ce sont là, les vrais, les parfaits magnéti¬
seurs.
DE LA PSYCHOMÉTRIE (l)
Le Psychomètre (la psychométrie) est un mode qui sert à mesurer la valeur de l’âme et le degré d’intel. ligence d’un individu. Tel est le sens générique, qui a été défini pour la première fois, pensons-nous, par Bonnet, mais seulement à l’état de simple question :
« Le nombre des conséquences justes, dit ce philosophe (2), que différents esprits tirent du même principe, ne pourrait-il pas servir de fondement à la construction d’un Psychomètre, et ne peut-on présumer qu’un jour on mesurera les esprits (sans jeu de mots) comme on mesure les corps. »
Il n’est pas nécessaire dirons-nous, d’inventer un instrument dans ce but, il existe et le meilleur possible, c’est l’homme, excellent Psychomèlre c’est-àdire excellent médium.
En Occultisme en effet, dans la langue Occulte, ce terme est synonyme de médiuii, de clairvoyant, c’està-dire d’une Individualité, qui dégageant de son
I . Dans ces derniers temps par suite de la découverte par M. Gayet de la sépulture de la Favorite d’Antinoüs, on a beaucoup parlé à Paris de la Psychométrie et même de grands quotidiens en rapportant la relation faite par M. Gayet au Musée des Religions, au Trocadéro, de l’emploi d’un Psychomètre ont traité de la question, par à peu près, nous sommes bien obligé de le dire...