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ORDRE

SIPHONOPHORAE '. SIPHONOPHORES, ACALÈPHES HYDROSTATIQUES

Colonies d'Hydroïdes libres, polymorphes, composées d'individus polypoïdes nourriciers, de filaments préhensiles et de bourgeons sexués méduso'ùles, présentant souvent des vésicules natatoires, des boucliers et des tentacules.

Morphologiquement, les Siphonophores sont intimement unis aux colonies d'Hydroïdes, mais beaucoup plus qu'elles ont le caractère d'individus simples

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SIPIIONOPHORES.

par suite du polymorphisme très développé de leurs appendices polypoïdes et

médusoïdes. Les fonctions de ces derniers ont des relations si intimes les unes avec les autres et sont si essentielles pour la conservation de l'ensemble, que l'on peut pbysiologiqueraent considérer chaque Siphonophore comme un organisme simple et ses appendices comme des organes. Ajoutons encore que la génération sexuée médusoïde ne présente qu'une autonomie peu marquée, puisque ce n'est qu'exceptionnellemenl {VelelUdez) qu'elle se transforme en Méduses libres.

Au lieu d'une colonie fixée et ramifiée, ces animaux présentent une tige libre contractile (hydrosome), non ramifiée, rarement pourvue de branches latérales simples, souvent renflée à son extrémité (pneumatophore) , contenant une vessie aérienne (fig. 555). Dans toutes les espèces, l'axe de la tige est creusé d'un canal, dans lequel le liquide nourricier est continuellement mis en si, il-,-; Efe, ecto- mouvement par la contrac

g. Ô33. — Schéma d'une Physophori le.

derme; En, enloderme; Pu, pneumatophore; S/', bourgeon ^ ili t-é de la paroi et l'action

d'une vésicule natatoire; D, bouclier; G, bourgeon sexuel; T,

tentacule; Sk, filament préhensile; P, Polype nourricier; 0, sa de Clli-

bouche; Nk, bouton urticant.

vibratiles. La vessie aérienne, qui souvent est unie seulement au renflement de la tige qui la contient par des cloisons rayonnantes, et qui peut parfois acquérir des dimensions considérables

Schriften zoologischen Inhalts. I. IFeft. YVicn, 1874. — Id., l'eber Halistema tergestinum n. sp., nebst Bemerkungen ùber den feinen BauderPhysophoriden.krheti.en ausdemzool. Institut der Univers. Wien, t. I. 1878. — Id., Agalmopsis Utricularia, eine neue Siphonophore des Miltelmeeres. Ibid. t, II. 1879. — E. Ikeckel, Zur Entwickelungsgeschiçhte der Siphonophoren. Eine von der Utrechter Gesellschaft fur Kunst und Wissenschaft Gekrônte Preischrift. Utreclit, 1869. Stuart, Veber die Entwickelung der Medusenbrut von Velella. Arcliiv fur Anat. und Physiol., 1870. — I». E. Millier, Jagdtagelser over Nogle Siphonophorer . Naturhistoriek Tidskrift, 3 H., vol. VII, avec un résumé en français. Kjobenliavn, 1871. — E. Melschnikoff, Studien ùber die Entwicke* lung der Medusen und Siphonophoren. Zeitschr. fur wiss- Zool,, vol. XXIX, 1874. — Th. Studer Analyse dans Archiv. de Zool. expérim., t. VII. 1879.

(Plu/salies), joue le rôle d'appareil hydrostatique. Elle' sert, chez les espèces donl la tige est longue et spiralée (Physophorides), principalement à

maintenir la colonie dans une position verticale; une ouverture située à soiv sommet permet à son contenu gazeux de s'échapper librement.

Sur la tige à symétrie bilatérale et contournée en spirale des Physophorides, on distingue ((dans), au-dessous de l'épithélium èpidermique, une couche de fibres mjjsçulaijçs transversales assez grêles et qui restent en communication avec les cellules de l'ectoderme. Au-dessous se trouve une couche épaisse de larges rubans musculaires longitudinaux, auxquels la tige doit sa grande contractilité ainsi que sa torsion en spirale. Ils revêtent les surfaces latérales des lamelles radiaires qu'émet la lamelle de soutien, dont la structure est hyaline et plus ou moins fibrillaire. A la face inférieure de ce squelette de nature conjonctive s'étend une couche de libres musculaires annulaires grêles, tapissée elle-même par le revêtement épithélial cilié, ou entoderme du canal central. La lame squelettique hyaline forme un bourrelet, longitudinal saillant (ligne ventrale), qui correspond à un épaississement de la tige, sur lequel se développent les bourgeons (formés eux-mêmes de deux couches, ectoderme et entoderme). Les appendices, produits sur le côté ventral de la tige par ces bourgeons et dont la cavité gastrique communique avec le canal central, se présentent partout au moins sous deux formes : 1° sous la forme d'individus polypoïdes nourriciers accompagnés de filaments préhensiles, et 2" sous la forme de bourgeons sexuels médusoïdes. Les Polypes nourriciers (bydranthes, gastrozoïdes), appelés aussi Polypes ou tubes en suçoir, sont de petits tubes courts, munis d'une ouverture buccale, qui ne présentent jamais de couronne de tentacule s, mais portent toujours à leur base un long filament préhensile. On distingue d'ordinaire sur le corps de ces Polypes quatre parties situées l'une derrière l'autre :/une extrémité libre, très contractile, la trompe ;vûn segment moyen, ventre, présentant en dedans des bandes hépatiques fortement saillantes, l'estomac v/un segment basilaire (bourrelet ectodermjque) épais, e#cnfin le pédoncule,, d'ordinaire court, à la base duquel naît le filament préhensile. La paroi du Polype présente les mêmes couches que la paroi de la tige, bien que sous une forme quelque peu simplifiée. Les lamelles radiaires de la lamelle de soutien y sont fort peu développées; elles sont recouvertes par une couche musculaire longitudinale dans la profondeur de l'ectoderme. La face interne de la lamelle est séparée de l'épithélium entodermique vibratile par une couche de fibres musculaires annulaires délicates. L'entoderme présente principalement dans le segment moyen des bourrelets longitudinaux au nombre de six à douze (bourrelets hépatiques), dont les cellules sont composées d'une couche périphérique de protoplasma visqueux, dans laquelle se trouve le noyau, et d'une masse centrale liquide. Elles renferment des amas de granules verts ou bruns, qui semblent jouer un rôle dans la digestion. Le segment basilaire renflé est caractérisé par un épaississement de l'ectoderme renfermant des cjhjhobhisles ayant subi des modifications spéciales. La trompe, excessivement mobile, est pourvue à son orifice de nématocystes.

Le filament préhensile, de nature musculaire, entièrement développé, atteint une longueur considérable; contracté, il s'enroule en spirale. Il est rare qu'il soit simple, le plus souvent il porte de nombreux filaments secondaires qui sont

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