TISSU MUSCULAIRE
relia).
Myoblastes d'une
dinale et transversale, et se raccourcissent en même temps qu'elles s'élargissent.
Chez beaucoup de Cœlentérés1 on trouve des couches de cellules, où une partie seulement de chacune de celles-ci parait transformée en fibre contractile ; ce sont des portions profondes de plasma, qui se changent eu libres musculaires délicates, ou en réseau de libres, tandis que le corps des cellules (myoblastes) en continuité avec eux et <pii les produit, remplit d'autres fonctions et d'ordinaire porte des cils vibraliles (fig. 53). Eu égard aux ressemblances que ces myoblastes présentent avec, une membrane épithéliale, on donne à la couche qu'ils constituent le nom d'épithélium musculaire (fig. 54). Dans une période de développement plus avancée , la plus grande partie du plasma de la cellule se transforme en substance musculaire contractile; parfois, la cellule tout entière s'allonge en fibre.
On dislingue deux formes de tissu musculaire, qui diffèrent au point de vue morphologique, aussi bien qu'au point de vue physiologique, les muscles lisses, ou fibres-cellules contractiles, et les muscles striés.
Le premier de ces tissus présente des cellules fusiformes aplaties ou rubanées, isolées ou disposées en couches, qui réagissent lentement sous l'influence des nerfs, qui entrent peu à peu en contraction et s'y maintiennent un certain temps. La substance contractile parait le plus souvent homogène, parfois aussi légère-
Fig. 54. — Epithélium musculaire d'une Méduse Aurélia).
. — a, fibres musculaires lisses isolées.
agment d'une artère; 1, couche externe de tissu çonjonctif; 2, couche moyenne formée par des fibres lisses; 5, couche interne dépourvue de noyaux.
ment striée en long. Les muscles lisses sont très répandus chez les Invertébrés chez les Vertébrés, ils forment les parois de nombreux organes (vaisseaux, conduits excréteurs des glandes, parois de l'intestin (fig. 55).
1 On les a appelés à tort des cellules neuro-musculaires, car il n'est pas possible de démontrer qu'elles aient un rapport quelconque avec la formation des cellules ganglionnaires.
Le muscle strié se compose de cellules, plus souvent de faisceaux primitifs nucléés. 11 est caractérisé par la transformation totale ou partielle du protoplasma en une substance striée transversalement, formée d'éléments particuliers (disques, sarcous éléments), qui ont la propriété de réfracter doublement la lumière, et par un liquide interposé entre eux à réfraction simple (fig. 56). Physiologiquement il est caractérisé par une contraction brusque, qui suit immédiatement l'irritation, ce qui rend cette variété de tissu musculaire très propre à exécuter des mouvements énergiques (muscles du squelette des Vertébrés). Dans le cas le plus simple, les fibrilles striées sont produites dans la profondeur des myoblastes, qui constituent une lame épitbéliale continue (épilbélium musculaire) audessus de cette couebe de fibres (Méduses et ... „„ ,.'„■ , ru , Siphonophores). Chez les animaux supérieurs
Fi;?. 56.— a, fibrille; b, libre musculaire '
striée (faisceau primitif) d'un Lézard avec ils se développent aux dépens d'une masse de des terminaisons nerveuses. protoplasma plus considérable, aux dépens
de la cellule presque tout entière. Il est rare que les cellules n'aient qu'un noyau et restent isolées, de manière qu'une seule puisse constituer un muscle tout entier (muscles de l'œil des Daphnies). D'ordinaire les faisceaux primitifs se forment par fusion de plusieurs cellules placées bout à bout. Les noyaux sont tantôt appliqués contre le sarcolemme, parfois dans une couebe périphérique de protoplasma finement gral ' "X * ; nuleux; tantôt ils sont disposés en série longitudi-
nale suivant l'axe du tube, séparés par du protoi plasma non contractile. Les faisceaux primitifs
s'accolent les uns aux autres, sont réunis par du tissu conjonctif et forment des faisceaux muscui laires plus ou moins considérables, dont les libres i i ~ - suivent la direction générale du faisceau primilil
(muscles des Vertébrés). Enfin, il peut se faire que les cellules simples, aussi bien que leurs dérivés, se ramifient (cœur des Vertébrés), tube digestif des Arthropodes, etc.) (fig. 1)1).