‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 167 sur 271 · CLASSE GEPHYREI', SIPUNCULACEA. GÉPHYRIENS · texte numérisé non relu

CLASSE GEPHYREI', SIPUNCULACEA. GÉPHYRIENS

TVr.s- marin* le plus souvent cylindriques, sans segmentation extérieure. munis d' mie /rompe eu général rêtractile, d'une bouche située à V extrémité

(inférieure du corps on ventrale, d'une chaîne ganglionnaire ventrale, d'un rallier œsophagien et fréquemment d' un cerveau. Sexes séparés.

Par leur forme extérieure, les Géphyriens ressemblent tellement aux Holothuries, que pendant Longtemps on les avait placés dans le même groupe. Comme chez celles-ci, le corps eslle plus souvent allongé et cylindrique, et présente du reste de nombreuses particularités. Ils vivent dans la mer, dans de grandes profondeurs, dans le sable et la vase, sous les pierres. Ce qui les distingue nettement des Holothuries, c'est l'absence de formations calcaires dans la peau et d'appareil ainbulacraire. A ces caractères négatifs s'ajoute la présence d'un anneau œsophagien uni à un ganglion cérébral, et d'une chaîne ventrale qui envoie à droite et à gauche de nombreux nerfs. Cependant les Géphyriens diffèrent aussi des Annélides par la simplicité de cette chaîne ventrale, qui ne présente point de distance en distance de renflements ganglionnaires, mais qui est revêtue dans tout son parcours par une couche externe de cellules gan-

1 Grube, Versuch einer Anatomie des Sipuiiculus nudus. Miiller's Archiv, 1837. — Quatrelages, Mémoire sur VÊchiure. Aun. se. nat. , 5e sér., vol. VII, 1847. — Schmarda, Zur Naturgesc/i/chte der Atlria. Denckschrift der 'Wiener Akad., vol. III, 1852. — Lacaze-Uulhiers, Recherches sur la BoneUie. Ibid. 4e sér., vol. X, 1858. — Diesing, Révision der Rhyngoden. Sitzungsber. der Wiener Acad., vol. XXXVII, 1850, — W. Keferstein et E. Ehlers, Zootogiiche Beitrâge. Leipzig, 1861. — E. Ehlers, Uebcr die Gattung Priapulus. Zeitschr. fur Wiss. Zool., vol. XI, 1861. — Id., Ueber Halicryptus. Ibid. — Keferstein, Beitrâge zur Kenntniss der Gattung Phascolosoma. Zeitschr. fur Wiss. Zool., vol. XII, 1862. — Id.,, Beitrâge zur anatomischen und tystematfschen Kenntniss der Sipunculiden. Ibid., vol. XV, 1S65. — A. Schneider, Ueber die Métamorphose der Actinotrocha branchiata. Muller's Archiv, 1862. — Quatrefages, Histoire naturelle des Annelés. vol, II, Paris, 1865. — Jourdain. Comptes rendus, vol. LXIV, 1867. -^ Al. Brandt, Anatomisch-histologisc/ie Untersuchungen ùber den Sipunculus nudus. St.-Pétersbourg, 1870. — Greeff, Ueber die Organisation der Echiuriden. Marburger Sitzungsberichte, 1874. — Selenka, Eifurchung und Larvenbildung von Phascolosoma elongatum. Zeitschr. fur Wiss. Zool., vol. XXV, 1875. — Kowalewsky, Schriften der Naturf. (iesellschai't zu Kiew, vol. V. — H. J. Théel, Etudes sur les Géphyriens inermes, etc. Stockholm, 1875. — Id , Recherches sur le Phascolion Strombi [Mont.). Kongl. Svenska. Vetenskaps Akademicns Handlingar. T. XIV. N. 2. 1875. — C. Hatscliek, Ueber Entwickelungsgeschichte des Echiurus, elc. Wien. 1880. — J. W. Spengel, Beitrâge zur Kenntniês tler Gephyreen. I. Mittheil. ans der zoologischen Station zn Neapel. 1879. — Id. Zeitschr. lûrWiss. Zoologie. T. XIV. 1881.

Voyez aussi les mémoires de Quatrefages, Diesing, Semper, M. Millier, Grube, Schmidl, Jourdain, elc.

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glionnaires et qui contient un canal central. La chaîne ventrale est renfermée dans un vaisseau sanguin, placé immédiatement au-dessous du vaisseau ventral dans la couche interne défibres musculaires annulaires (Krohn, Greeff). Comme organes des sens, il faut mentionner des taches oculaires qui reposent, chez quelques Siponculides, directement sur le cerveau et des papilles cutanées, auxquelles aboutissent des nerfs. Il est difficile de considérer comme des organes du tact des vésicules arrondies, placées sous la peau chez les Siponcles (glandes cutanées suivant Keferstein et Ehlers), d'après cette seule raison qu'elles communiqueraient avec des nerfs. Il est plus vraisemblable d'attribuer à la trompe et aux tentacules une sensibilité tactile. On a cependant démontré la présence de papilles tactiles chez les Êchiures (Salensky, Greeff).

Par sa structure la peau est très analogue à celle des Vers. La couche cuticulaire épaisse repose sur une matrice cellulaire, et paraît parfois froncée,

marquée de plis transversaux et longitudinaux, mais sans qu'il y ait jamais une véritable segmentation; le derme formé de tissu conjonctif est également épais et renferme de nombreux follicules glandulaires qui débouchent au dehors par des pores percés 0\ dans 1'épiderme. Au-dessous se trouve l'en-

[j "T".^" \ - \ veloppe musculo-cutanée très développée,

-*\. ■' (llu est régulièrement composée d'une cou-

\-'% \ ehe supérieure de fibres annulaires, et d'une

c^ ^ couche inférieure de fibres longitudinales

v V rOv larges, réunies aux premières par des ana-

\ c\v^ / A stomoses en forme de réseau, et qui produit

^-. les stries et les plis de la cuticule. Au-des-

^ sous encore une couche interne de fibres an- ^^ A nulaires. Il peut ainsi exister dans la peau Fig. oi2. — Jeune Echiurus vu par la face deux soies en forme de crochet à l'extrémité

ventrale (d'après Hatschek). — 0, bouche à la ... , ■ • • j • »

base de la t.ompe: se, commissure œsopha- antérieure, dans le voisinage des orifices

gieane;BS, cordon ventral; A, anus; H,cro- seXuels (Échiurides), ainsi que deux soies cliets. , , ,, , ... . •

en stylets a 1 extrémité postérieure du corps

(fig. 512). Ces soies concourent à la locomotion. Presque partout la portion antérieure est allongée en trompe, qui. tantôt est immobile, tantôt peut être rétractée par de's muscles spéciaux; elle est parfois armée de papilles ou de crochets cornés. A la base de la trompe, sur la face ventrale (Échiurides) ou à son extrémité (Siponculides), se trouve l'ouverture buccale, entourée dans ce dernier cas de tentacules ciliés. A la bouche font suite un pharynx parfois également armé de dents et un tube digestif recouvert en dehors et en dedans de cils, et qui, en général plus long que le corps, décrit plusieurs circonvolutions dans l'intérieur de la cavité viscérale. La tube digestif présente différentes glandes annexes. L'anus, d'ordinaire dorsal, est souvent très rapproché de l'extrémité antérieure du corps (fig. 515).

Le système vasculaire, qui communique probablement avec la cavité viscérale, se compose de deux troncs longitudinaux, l'un dorsal, accompagnant, comme

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