ORGANES DE LA CIRCULATION
particulièrement ses parties périphériques, fini, dans les cas les plus simples (Cœlentérés), pourvoient à la circulation (diverticulums gastro-vaseulaires des Polypes, canaux des Méduses et des Ctènophores). Ce (pie l'on désigne chez ces animaux sous le nom de tube stomacal, est une invagination de la paroi du corps saillante dans la cavité gastrique centrale, et servant à l'admission des aliments. Organes de la circulation. — Quand il existe un tube digestif distinct, le liquide nourricier ou chyle pénétre à travers ses parois dans le parenchyme
Fi, 76 - Daphnie. C, cœur simple, montrant l'orifice du coté gauche; /), tube digestif; î, appendice hépatique;. A, anus; C, cerveau; 0, œil; Sd, glande du test; Br, chambre incubatrice.
environnant (Vers parenchymateux), ou dans la cavité générale qui s'est développée entre l'enveloppe du corps et le canal intestinal ; transformé en sang, il remplit cette cavité et tient d'ordinaire en suspension des globules, éléments cellulaires qui se sont développés dans l'organisme. Dans cette cavité générale ou dans le système de lacunes qu'elle présente, la circulation du sang est d'abord très irrégulière et dépend des mouvements généraux du corps produits par l'enveloppe musculo-cutanée [Ascaris) ; parfois ce sont les oscillations, le jeu de certains organes, tels par exemple, que le tube digestif (Cyclops), qui font progresser le sang. C'est à un degré plus élevé seulement qu'apparaissent les premières traces des centres d'impulsion; le trajet parcouru parle sang se revêt en certains endroits d'une paroi musculaire, et ces parties sont autant de cœurs pulsatiles, comparables à des pompes aspirantes et foulantes, qui en-
Retiennent un courant continu. Tantôt le cœur a la forme d'un sac pourvu de deux ouvertures latérales et d'une ouverture antérieure (Daphnia, Calanus). tantôt la forme d'un vaisseau divisé en chambres et muni de nombreuses ouvertures paires [Insectes, Apus) (fig. 76). D'ordinaire chaque chambre possède à gauche et à droite une fente transversale, formée par des valvules disposées comme des lèvres, par laquelle pénètre le sang (tig. 77).
Du cœur, organe central de la circulation, partent des canaux nettement
limités, ou vaisseaux sanguins, qui très souvent chez les Invertébrés font place à des lacunes dépourvues deparois propres. Dans le cas le plus simple, ces vaisseaux sont représentés par les trajets que parcourt le sang à sa sortie du cœur, et qui se revêtent d'une paroi propre (Copépodcs marins, Calanella, fig. 78). A un degré d'organisation plus élevé, non-seulement ces vaisseaux efférents ont une structure plus complexe, mais encore certaines parties du système lacunaire, principalement dans le voisinage du cœur, s'entourent d'un revêtement membraneux et se transforment ainsi en vaisseaux, qui ramènent le sang dans le sinus péricardique, d'où il passe dans le cœur par les orifices veineux (Décapodes, Scorpionides, fig. 79). D'autres fois (Mollusques); le vaisseau afférent aboutit directement au cœur; on distingue alors dans ce dernier, outre le ventricule, une oreillette dans laquelle se déverse le sang (fig. 80). Les vaisseaux qui partent du cœur et qui emmènent le sang portent le nom d'artères, les vaisseaux qui le ramènent, caractérisés chez les animaux supérieurs par leurs parois flasques, sont appelés veines. Entre la terminaison des artères et l'origine des veines, est la cavité viscérale qui fonctionne comme un sinus sanguin, ou un système de lacunes,
Fi-f. 77. — Mâle de Branchipus stagnalis. Rg, cœur ou vaisseau dorsal à plusieurs chambres; />, intestin; .1/, mandibules; Sd, glande du test ; Br, appendice branchial de la onzième paire de pattes; T, testicule.
Fig. 78. — Cœur d'un Copépodc (Calanella), avec son artère ascendante A; Os, orifices; V, valvules à l'orifice artériel ; M, muscle.