Fam. ïxodidae (fig. 655)1. Miles en
Fig. 654. — Femelle do Symbiotes equi, prête pondre (d'après Mégnin).
Fig. 635. — Pièces buccales d'Ixodes (d'après A. l'agenstecher). — iî, rostre; Kf, chélicères; Kl, palpes maxillaires; B', première paire de pattes.
général grosses, aplaties, à pièces buccales disposées pour piquer et pour sucer le sang, à bouclier dorsal solide, respirant par des trachées. Deux stigmates derrière la quatrième paire de pattes, au fond de deux fossettes. Les lobes des mâchoires garnis de crochets formant un rostre allongé; palpes à trois articles, épais, obtus et appliqués contre le rostre. Dans le rostre, stylets exsertiles, à article terminal denté et recourbé en crochets (griffes des chélicères). Pattes longues, multiarticulées, terminées par deux crochets, parfois aussi en même temps par une ventouse. Dans quelques cas deux yeux. Glandes salivaires développées.
Argas Latr. Corps ovale, en forme de bouclier. Palpes maxillaires à quatre articles,
1 G. Gêné. Memoriaper sei'vire allastoria naturelle degli Issodi. Mem. délia Acad. di Torino, 2e sêr., vol. IX. — Ph. J. Millier, Ueber die Begattung und Fortpflanzung der Ixoden. Germar Magaz. derEntom., vol. Il, p. 278. — Koch, Systematische Vebersicht ùber die Ordnung der Zecken. Archiv fur Naturg., vol. X, p. 277. — C. Heller, Zur Ànatomie von Argas persicus. Wien, Sitzungsber., vol. X\\. 1858. — A. Gerstaeckér, Argas reflexus Latr. Ein neuer Parasit des Menschen. Virchow Archiv.. vol. XIX. — A.. Pagenstecher, Beitràqe zur Anatomie de?- Mitben. Leipzig, 18G0 et 1861.
ACARIENS
cylindriques. Pattes dépourvues de ventouses. A. reflexus Latr. (Rhynckoprion columbae Herm.), sur les Pigeons, accidentellement sur l'Homme. A. per'sicus Fisch., redouté à cause, de ses piqûres. Ixodes Latr. Palpes maxillaires renflés en massue. Pattes avec des ventouses et deux griffes. Vivent en libertésur les végétaux, principalement sur le bord des bois; les larves et les femelles se fixent sur les Reptiles el les Vertébrés à sang chaud, où elles vivent en parasites; elles aspirent une telle quantité de sang que leur corps acquiert bientôt un volume relativement énorme. Pendant l'accouplement, le mâle, beaucoup plus petit, est placé sur le corps de la femelle, la tête tournée vers la partie postérieure de cette dernière. /. ricinus L. /. reduvius Deg. /. nigua Deg., Surinam, etc.
0. Fam. Phytoptidae (fig. G56)1. Céphalothorax court, abdomen allongé, annelé, pattes à cinq articles, terminées par des soies et des griffes ou par un organe adbésif. Les deux paires de pattes postérieures rudimentaires, parfois même réduites à de simples mamelons portant des soies. Phytoptus. Causent par leurs piqûres des galles ou d'autres difformités sur les végétaux. Des Mites du genre Dendroptus Cram. [Tarsonemus Caneslr.) pénètrent dans les cellules de Phytoptus.
7. Fam. Trombididae-. Corps mou, coloré de teintes très vives, en général non divisé en régions distinctes. Chélicères styliformes ou terminées par une griffe, rarement en forme de pinces. Palpes ordinairement à quatre articles conformés comme des pattes avec une griffe terminale. Pattes longues, lourdes, conformées pour marcher, terminées par des griffes et des pelottes adhésives. En général deux yeux. Respiration trachéenne. Trachées aboutissant d'ordinaire (Trombidinae) à deux stigmates situés à la base des chélicères. Courent sur le sol ou sur les plantes. Larves à six pattes, parasites ; se nourrissent tantôt de sucs végétaux, tantôt du Fig. 656. — Femelle de sang des Insecles sur lesquels elles se sont fixées (Asloma). Phytoptus vilis, prise Jetranychus Léon Duf. (Tetranychinae). Stigmates impairs sur le
sur une ieuiilc de , n , , ,
vigne (d'après H. Lan- aos- Kostre avec des crochets en hameçon rappelant celui des
dois). — Ov, ovaires; Ixodides. Chélicères styliformes. Palpes maxillaires à quatre articles,
A, anus; Go, orifice avec une j'or(e g-rj('fe. peux yeux. Les deux paires antérieures de
troisième et quatriè- Pattes tr^s éloignées des deux postérieures. T. telearius L. (Trom-
me paires de pattes, oïdium tiliarum Herm.). Vit à la l'ace inférieure nés feuilles de tilleul
et possède des filières, qui débouchent sur les palpes. Les mites
à six pattes décrites sous le nom de Lepltts autumnalis sonl probablement des larves de
Tetranychus. T. crisiatus Dug. T. caudutus Dug., etc.
Erythraeus Latr. [Erythraeinae) . Chélicères avec de longues griffes en forme de sabre. Lobes maxillaires \<'lus. Palpes libres et grands. Pattes ambulatoires longues, surtout les dernières. E. parietinus Herm.
Trombidium Latr. (Trombidinae) (fig. (iô7). Les deux stigmates sur la face interne des chélicères. Chélicères avec de courtes grilles. Palpes maxillaires grands avec un appendice. Surface du corps veloutée. Des yeux. Pattes ambulatoires, longues, terminées par deux griffes et deux appendices sétaués. Les larves (Astoma) sont parasites sur les Insectes et les Araignées. T. holoxericeum L. T. tinctorium Fabr. Rhaphignathus Dug. Rhyncholophus Dug. Smaridia Latr. Megamerus Dug., etc.
1 Outre Landois, Fr. Lôw, etc., voyez principalement : W. Thomas, Nova acta Leop. Car. t. XXXVIII. — Iil., AeltereundneuereBeobachlunqenùberPhytoptacecidien, Giebel's Zeitschrift,
- E. Weber, Veber die Spinnmilbe, etc. 22 Jahresbericbt des Vereins fur Naturkunde. Mannheiin. 1800. — P. Mégnin, Mémoire sur les métamorphoses des Acariens en général el eu particulier sur celles des Trombidiens. Ami. se. nat. 1870. — P. Cramer, Grundzùge sur Systematik der Milben. Archiv fur Naturg. 1877. L'auteur divise les Trombidides en huit familles! — II. Henkin. Beitrâge zur Anatomie, Entwickelungsgeschichte und Biologie von Trombidium fuliginosum. Zeits. fur wiss. ZooL, t. XXXVII. 1882.
ACARIENS. 775
s. Fam. Hydrachnidae1. Acariens aquatiques. Acariens globuleux ou allongés, à couleurs souvenl vives, munis de deux ou quatre yeux et de chélicères en forme de grilles ou de stylets. Palpes maxillaires avec des crocliets ou des soies sur l'article terminal. Pattes natatoires longues à article de la hanche large et, sauf chez les Limnochares, munies de soies dont la longueur augmente d'avant en arrière. Respiration trachéenne. Deux stigmates cachés entre les pattes antérieures. Quelques tonnes sont dépourvues de trachées (Atax). Les larves à six pattes avec un gins rostre sont parasites sur les Insectes aquatiques et sur les Lamellibranches.
Limnochares Latr. [Limnocharinae). Palpes à cinq articles à peine plus longs que le rostre conique qui est formé par la soudure des chélicères el de la lèvre inférieure. Chélicères à article terminal subulé. De petites ventouses près de l'orifice sexuel. Rampent avec leurs pattes ambulatoires au fond des eaux stagnantes. L. holosericeus Latr. (aqua- ^^^5*1^). licus L.). A l'état de larves sur les Gerris et les Hydromeira.
Et/lais Latr. (Eylainae). Corps aplati, dépourvu de ventouses. Rostre court. Chélicères courtes avec une griffe terminale mobile. Quatre yeux.Pattes longues et grêles, la quatrième dépourvue de soies. E. extendens 0. Fr. Mùll.
Hydrachna 0. Fr. Mùll. (Hydrachninae). Lèvre inférieure allongée en un rostre. Palpes maxillaires avec un appendice latéral en forme de griffe sur le quatrième article. Chélicères styliformes. Yeux très écartés. H. cruenta 0. Fr. Mùll. //. globulus Herm. Larves sur les Nèpes.
Atax Fabr. {Hygrobatinaé). Rostre court. Palpes très longs, dépourvus de pinces, avec le quatrième article particulièrement allongé. Chélicères en forme de griffe. Deuxième article de la première paire de pattes avec des crochets et une soie rigide. Deux yeux. De nombreuses ventouses autour de l'orifice génital. Vivent dans l'eau ; en partie parasites sur les Lamellibranches. A. crassipes 0. Fr. Mùll. A. ypsilophorus Ronz. Avec de nombreuses ventouses, vit sur les Anodontes [Limnochares Anodontae Pfeilf., Hydrachna concharum Vogl). A. Bonzi Clap. Avec cinq paires de ventouses, dans la cavité palléale des Unios. Arrenurus Dug. Palpes courts, en massue, à article terminal subulé. Extrémité postérieure du corps allongée et rétrécie. Chélicères avec des griffes. A. viridis Dug. Diplodontus Dug. Palpes à cinq articles, très grêles et terminés par une pince. Chélicères avec une longue griffe bidenlée. D. scapularis Dug. Hydrochoreutes Koch. Limnesia Koch. Nesaea Koch., etc.
9. Fam. Oribatidae. Corps revêtu de téguments durs cornés, présentant souvent sur le dos des appendices latéraux aliformes. Chélicères rétracliles. Palpes maxillaires longs, à cinq articles, à articles basilaires soudés pour former une lèvre. Pattes avec une ou plusieurs griffes. Respirent, au moins à l'âge adulte, par de courts tubes remplis d'air, dont les stigmates, très éloignés les uns des autres, sont situés dans la région antérieure du corps. Ovovivipares. Les larves à six pattes sont semblables aux larves de Tyroglyphes et possèdent comme celles-ci deux appendices sur le thorax. Vivent de substances végétales.
Hoplophora Koch. Corps avec un bouclier antérieur mobile, un grand bouclier dorsal et un bouclier ventral. Pattes placées à la partie antérieure du corps et recouvertes comme les pièces de la bouche par le bouclier antérieur. Pas d'yeux. Deux stigmates sous le bouclier latéral donnent entrée dans les trachées. //. contractais Clap. (Phthiracarus Perty, //. nitens Nie). S'enfonce dans le bois de pin pourri; pendant le jeune âge, muni de huit pieds, semblable aux Acarus. Oriha tes Latr. (Notaspis Herm.). Les parties latérales du céphalothorax saillantes. 0. alatus Herm., sous la mousse. 0. agilis Nie. Nolhrus Koch.
1 C. J. Neumann, Om Sveriges Hydrachnider. Kongl. Svenska AkademiensHandlingar., t. XVII, K' 5. Stockholm, ls'80.
PYGNOGONLDES.
Se dislingue des Oribates par l'absence d'ailes latérales au céphalothorax. N. castaneus llerm. Pelops Koch. Cepheus Koch. Leiosoma .Nie.
10. Fam. Bdellidae. Corps allongé. Rostre nettement séparé du reste du corps ; un étranglement entre les deux paires de pattes antérieures. Chélicères aplaties terminées par des griffes. Les palpes grands, à cinq articles, antenniformes. Deux à six ocelles. Pattes ambulatoires puissantes, terminées par deux petites griffes. Rampent sur le sol humide. Bdella Latr. Palpes antenniformes avec de longues soies rigides. Article terminal large. D'ordinaire quatre yeux. B. vulgaris II. B. longicornis L. B. coerulipes Dug. Scirns Herm. Article terminal du palpe acuminé, dépourvu de soies, à extrémité en forme de griffe. S. selirostiïs llerm. S. elaphus Dug. Linopodes Koch. Pattes antérieures très allongées.
Le genre Cheyletus Fum.
Rob. doit former une famille spéciale. Palpes maxillaires allongés en bras préhensiles.
vV-'N) Chélicères styliformes cachées dans un rostre conique. Pattes ambulatoires avec des griffes et des lobes adhésifs.
A la suite des Acariens nous placerons le petit groupe des PYGNOGO- MDES ou PANTOPO-
DES, qui ne renferme qu'un petit nombre de genres et d'espèces'. Rangé jadis par Milne-Edwards et Krôyer parmi les Crustacés, on s'accorde assez généralement depuis à le placer entre les Acariens et les Araignées, quoique les animaux qui le composent posà la présence d'une paire
Fig. G.'iS. — Ammothea pygnogonoides. — Da. Prolongements de l'estomac dans les membres (d'après de Quatrcfages).
sèdent un plus grand nombre de membres, grâce de pattes accessoires portant les yeux.
Le corps de ces petits organismes marins, vivant et rampant lentement au milieu des algues et des plantes de la mer, rappelle sous plus d'un rapport, et principalement par l'atrophie de l'abdomen, les Lémodipodes (fig. &&). Il se
1 Krôyer. Bidrag lil Kundskab om Pygnogoniderne. Naturhist. Tidsskrift. N. R. I, 1811. — Id., Om Pygnogodernes Forvandlinger . tbid., vol. III, p. 299. — Quatrefages, Mémoire sur l'organisation des Pygnogonides. Ann. se. nat., 5e sér., vol. IV, 1845. — YV. Zenker, Untersuchungen iïber die Pygnogoniden. Archives de Minier, 1852. — A. Krohn, Ueber das Hen und den Blutumlauf der Pygnogoniden. Archiv fur Naturg., vol. XXI. — A. I'hilippi, Ueber die Neapolitanisciien Pygnogoniden. Ibid., vol. IX. — G. Ilodge, Observ. on a species ofPygnogonon, etc. Ann. of nat. hist., 3e scr., vol. IX, 1862. — Id., List ofthe British\Pygnogonidea. Ibid., vol. XIII. — A. Dohrn, Ueber Entwickelung und Bauder Pygnogoniden. Jeu. Naturw. Zeitschr., vol. V, 1870. — Semper, Arbeiten aus dem zool. Institut. VV'ùrzburg, 1874. — G. Cavanna, Stuclic e ricerche sui Ptcnogonidi. Firenze, 1877. — A. Dorhn, Nene Untersuchungen ûber Pygnogoniden. Mittheilungen aus der zool. Station in Keapel. 1878. — Id., Die Pantopoden des Golfes von Neapel und des angremenden Meeresabschnitten. Leipzig, 1881.
PYGNOGONIDES. 777
prolonge à l'extrémité antérieure en un rostre conique, à la base duquel s'élèvent des appendices en forme de pince correspondant aux chélicères des Arachnides, et au-dessous des palpes semblables a des pattes ou également en forme de pinces (palpes maxillaires). Sur les côtés, le corps, assez long, donne naissance à quatre paires de pattes longues, composées de sept à neuf articles, dans l'intérieur desquelles est contenue une partie des organes internes, et terminées par des griffes. Le nombre de ces pattes est l'argument (pie l'on a fait valoir pour prouver que les Pygnogonides étaient des Arachnides. Cependant on trouve, non pas uniquement chez la femelle comme on le croyait jadis, mais, d'après des recherches récentes, toujours aussi chez le mâle, avant la première paire de pattes et plus rapprochée de la ligne médiane, une autre paire accessoire de pattes servant à porter les œufs, de telle sorte que le nombre des paires de pattes est de sept, si cette paire d'appendices ovifôres est réellement une paire de pattes appartenant à un anneau spécial. Cependant à priori il n'est pas invraisemblable qu'elle corresponde seulement à des appendices formés ultérieurement, en quelque sorte comme une seconde branche d'une paire de pattes déjà existante. Partout l'abdomen est réduit à un petit tubercule, à l'extrémité duquel est placé l'anus. Quant à l'organisation interne, on rencontre un système nerveux très développé, qui se compose du cerveau et de quatre à cinq ganglions, pressés les uns contre les autres. Au-dessus du cerveau, sur un mamelon du dos, sont placés quatre yeux munis de corps réfringents. Un caractère particulier des Pygnogonides, c'est que les pattes contiennent des prolongements du canal digestif et des glandes sexuelles. Il n'y a pas d'organes spéciaux pour la respiration, mais il existe dans la règle un cœur avec deux ou trois paires d'orifices et une courte aorte. Le tube digestif droit et étroit, auquel aboutit l'œsophage également étroit, contenu dans le rostre, porte de chaque côté des prolongements très longs et aveugles, qui pénètrent dans les pattes jusque dans les derniers articles. Les testicules et les ovaires sont situés de même dans la moitié inférieure des pattes et s'ouvrent sur l'article de la cuisse ou de la hanche.
Les œufs sont portés, jusqu'au moment de l'éclosion, par le mâle (fig. 659), dans des sacs maintenus contre le thorax par la paire de pattes accessoires, ou bien sont déposés sur des Polypes hydraires (Gegenbaur) chez lesquels certaines formes jeunes vivent en parasites, suivant Hodge (Phoxichilidiitm). Le vitellus, après segmentation totale, donne naissance, chez les Pijgnogonum et les Achelia, à un embryon à six pattes, qui dès le début a assez de ressemblance avec l'embryon Nauplius des Copépo- F des. La larve , quand elle vient d'éclore, munie d'yeux en littorale. Àè, paire de forme d'A', diffère cependant d'une larve Nauplius, de sorte MUneS Edwards). '' ' qu'il n'est pas possible de rapporter les trois paires de membres terminés par des griffes aux deux paires d'antennes et aux mandibules des Crustacés. La première paire de membres, placée sur les côtés du rostre, se termine par des pinces, les deux paires suivantes, dont la dernière correspond aux appendices ovifères, par de longues soies. Dans les phases suivantes du développement apparaissent les unes après les autres les quatre paires de pattes qui manquent encore, tandis que les paires de membres déjà existantes subis-