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ORDRE LINGUATUODA1. LEVGLATULIDES

Arachnides parasites, à corps allongé, vermiforme, annelé, présentant deux paires de crochets autour de la bouche dépourvue de mâchoires, et à respiration non trachéenne.

L'aspect vermiforme du corps et le mode de vie parasite des Lingualulides avaient conduit les anciens naturalistes à placer ces animaux parmi les Vers intestinaux, avec lesquels ils présentent aussi des analogies dans leur développement (fig. 67)9). La connaissance plus approfondie de leurs embryons, pourvus de deux paires de pattes, conduisit à penser que ces organismes étaient des Arthropodes, opinion que confirma pleinement l'étude de leur organisation interne et de leur développement. Et comme les embryons, malgré leurs pièces buccales rudimentaires, se rapprochent surtout des formes jeunes des Mites, il nous semble naturel de considérer les Linguatulides comme des Arthropodes acariens, qui, par suite d'une métamorphose régressive, présentent la forme et le mode de vie des Vers et constituent de la sorte le trait d'union entre les Vers intestinaux et les Arthropodes.

Leur corps allongé, parfois aplati, mais toujours nettement divisé en anneaux,

1 Ûulre les mémoires de Owen, Schubart, Diesing, voyez : Van Beneden, Recherches sur l'organisation cl le développement des Linguatules. Ann. se. nat. 3e sér.. t. XI. — R- Leuckart, Dau und Entwiclielungsgeschichte der Pentastomen. Leipzig et Heidclberg, 1860.

764 LINGUATULIDES.

est formé en grande partie par l'abdomen, qui a pris un accroissement énorme,

tandis que le céphalothorax a subi une réduction correspondante, ce que du reste

semble démontrer la forme du corps des Démodex. Les pièces de la bouche font

complètement défaut à l'état adulte. Les quatre crochets ré-

tractiles fixés sur de petites pièces de chitine correspondent

aux griffes des deux dernières paires de pattes, car les deux

paires de pattes de la larve, que nous avons considérées

k comme paires antérieures, disparaissent pendant le déve-

| loppement. Le système nerveux est composé uniquement

I d'un renflement nerveux silué au-dessous de l'œsophage et

| dune bandelette transversale située au-dessus à la place

( du cerveau. Des nerfs qui en partent, un seul, qui se dis-

ijjÊi tribue aux papilles placées à l'extrémité antérieure du corps,

3m paraît être sensoriel (nerf antennal de R. Leuckart). Les

■■M yeux, les organes de la circulation et de la respiration font

Sri!! défaut. Le tube digestif est un canal simple situé sur la li-

ilf gne médiane. L'orifice buccal, placé au fond d'un infundi-

Ml) bulum musculeux, donne entrée dans un court œsopbage;

l'anus s'ouvre à la partie postérieure du corps. Les glandes

cutanées sont très nombreuses et très développées. Mâles et

femelles se distinguent par une différence de taille considé-

/ rable et par la position des orifices génitaux. Chez le mâle,

qui est remarquablement plus petit que la femelle, cet orifice

est placé en arrière et à peu de distance de la bouche ; chez

AA la femelle il est situé à l'autre extrémité du corps près de

FiLf. f',39. — Pentastomum ,, , . , , ... ; , , ,

denticuiatum, forme 1 anus. Les ovaires et les testicules sont des glandes impaires

jeune du /'. taenioides. ^oni l'extrémité antérieure se continue avec deux canaux

— 0, Bouche; Hf, les ■ ,., , , . . i ,,

quatre crochets; d, excréteurs qui débouchent de chaque cote de 1 œsophage.

tube digestif; a, anus. ^ux canaux déférents sont annexés deux organes copulateurs. A chaque oviducte fait suite un long vagin qui fonctionne plus tard comme matrice.

A l'état adulte les Linguatules vivent dans les voies respiratoires des animaux à sang chaud et des Batraciens. Les recherches de Leuckart nous ont fait connaître l'histoire complète du développement du Pentastomum taenioides, qui habite dans les cavités nasales et dans les sinus frontaux du Chien et du Loup (fig. 640). Les embryons encore contenus dans l'œuf sont déposés sur les plantes et de là passent dans l'estomac d'animaux herbivores, Lapin, Lièvre, rarement dans l'estomac de l'Homme. Délivrés alors des enveloppes de l'œuf, ils traversent les parois du tube digestif, arrivent dans le foie et sont entourés d'un kyste, dans lequel ils subissent comme les larves des Insectes une série de changements et de nombreuses mues. Au bout de six mois, ils ont déjà atteint une grandeur considérable et présentent les quatre crochets buccaux, et leurs téguments sont divisés en nombreux anneaux finement dentelés. A cel état ils étaient jadis désignés sous le nom de P. denticuiatum. Après avoir percé leur kyste, ils émigrent de nouveau; ils traversent le foie et, s'ils existent en grand nombre, ils causent la mort de leur hôte; dans le cas contraire, ils s'en-

ACARIENS. 765

tourcnt encore d'un kyste. Si, à cette époque, ils sont portés, avec la chair du

Gel

Fig. 610.— Formes larvaires du Pentastomum taenioides (d'après R. Leuckart).— a. Embryon encore renfermé dans l'œuf, — b. Embryon avec les deux paires de pattes en crochet ///"' et Hf". — c. Larve extraitedufoieduLapiQ. G.Ganglion; />, tube digestif ; Hd, glandes cutanées. — d. Larve plus âgée. 0, Bouche; l>, tube digestif; .1, anus; G, ganglion; Gd, glande génitale.

Lièvre ou du Lapin, dans le pharynx du Chien, ils pénètrent dans les voies respiratoires et dans l'espace de deux à trois mois deviennent sexués.

Fa m. Pentastomidae. Pentastomum Rud. P. taenioides Rud. 80-85 mm. Mâle long seulement de 18-20mm. P. multicinctum Harl.Dans les poumons du Naja haje. P. proboscideum Rud. Dans les poumons du Roa. P. constrictum v. Sieb. Enkysté dans le jeune âge dans le t'oie des nègres en Egypte.

ACARINA'. ACARIENS, MITES

Arachnides à corps ramassé, à abdomen sondé avec le céphalothorax, munies de pièces buccales disposées pour mordre ou pour sucer, respirant souvent par des trachées.

Le corps des Acariens, généralement petit, a une forme ramassée et est inarticulé; en effet, la tète, le thorax et l'abdomen sont confondus en une masse commune (fig. 641). Parfoisla séparation des deux régions antérieures, rarement aussi des régions postérieures, est indiquée par un sillon. Les téguments, formés de chitine, présentent un plissement onduleux et très délicat, peuvent être en différents points épaissis de manière à constituer des bandes symétriques ou

1 Treviranus, Vermischte Schriften anal, und phys. Inhaltes. Gôttingen, 1816. — 0. Fr. Millier. Hydrachnae, etc. 1781. — A. Dugès, Recherches sur l'ordre des Acariens en général et des familles des Trombidié», des Hydrachnés, etc., en particulier. Ami. se. nat.. 2° sér., t. I et II.— II. Nicolet, Histoire naturelle des Acariens. Oribatides. Archives du Muséum, vol. VII. — Dujardin, Mémoire sur' les Acariens. Ann. se. nat., 3° série, t. III. XII et XV. — R. M. Bruzelius, Beskrifning bfver Eydrachnider, etc., Lund. 1854. — E. Glaparède, Studien an Acariden. Zeitschr fur wiss. Zool., t. XVIli. L868. — P. Méguin, Les parasites et les maladies para ùtaires. l'avis. 1880. —G. Haller, Die Milben aïs Parasitai der Wirbellosen insbesondere der Arthropoden. Halle, 1880.— M., Zur Kenntniss der Tijroghjphen und Verwandten. Zeitschr. fur wiss. Zool., t. XXXIV.

ACARIENS

de grosses lamelles, et portent aussi par places des soies et des poils. Les pièces de la bouche ont une forme excessivement variable ; elles peuvent servir aussi

Fig. 641. — Mâle adulte île l'Atax Bonzi, vu parla face dorsale (d'aprèsE. Claparède). — Kt, palpes maxillaires ; G, cerveau; Oc, yeux; T, testicules; N, glande en forme d'Y; D, tube digestif; Hd, glandes cutanées; A, anus.

bien pour mordre que pour sucer. Les chélieères sont par conséquent tantôt des stylets rétractiles, tantôt des griffes ou des pinces didactyles saillantes. Dans le premier cas les lames cornées basilaires de la paire de palpes maxillaires constituent le plus souvent un cône ou suçoir, tandis que les palpes courts et composés d'un petit nombre d'articles l'ont saillie latéralement. Il peut aussi exister en outre une soie rigide impaire (lèvre inférieure) et des soies paires (Gamasides) , Les quatres paires de pattes présentent également une conformation très variable; elles peuvent être en effet conformées pour ramper, pour se cramponner, pour marcher ou pour nager. Elles sont en général terminées par deux soies ou deux griffes, parfois aussi en même temps par une sorte de pelote 'vésiculeuse destinée à servir d'organe adhésif, et chez les formes parasites par de petites ventouses pédiculées.

Le système nerveux est réduit à une petite masse ganglionnaire représentant le cerveau et la chaîne abdominale. Les yeux manquent ou sont simples et au nombre d'une ou de deux paires. Le canal digestif est fréquemment pourvu à sa partie antérieure de glandes salivaires, qui débouchent clans la cavité buccale ou sur les chélieères (fig. 642). Il émet de chaque côté un certain nombre d'appendices aveugles que l'on considère comme le foie, et qui peuvent se bifurquer. La fente anale longitudinale est presque toujours située sur le ventre au voisinage de l'extrémité postérieure. Chez beaucoup de Mites une glande dorsale en forme d'Y, débouche probablement dans la partie terminale du tube digestif. Il existe aussi quelquefois deux tubes de Malpighi latéraux (Gamasides), qui doivent être considérés comme des organes urinaires, et on a de plus démontré

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-A7 St

*. 642. — Anatomie Je VIxodes ruinas (d'après Al. Pagenstecher). — G, Cerveau; SpO, glandes salivaires; Dg, leurs canaux excréteurs; D, diverticulums du tube digestif; 4, anus: .Y, organe uiinairc; Tr, faisceau de trachées; SI, Stigmate.

ACARIENS. 767

la présence de glandes dans différents points de la peau. Le cœur et les vaisseaux sanguins manquent chez toutes les Mites. Le sang avec les nombreux globules qu'il contient baigne directement les organes. On n'a pas non plus observé d'organes de la respiration chez de nombreuses formes parasites; chez les autres Acariens il existe des trachées (parfois seulement à l'étal sexué), qui sont disposées en forme de touffe autour d'une seule paire de stigmates placée d'ordinaire entre la troisième et la dernière paire de pattes, ou parfois derrière celle-ci. Les stigmates peuvent aussi être situées à la base des elyilieères, et même entre les pattes antérieures [Myobia). Chez les Mites aquatiques, qui sont dépourvues de trachées (Atax Bonzi), on rencontre des vésicules très délicates qui servent peut-être à la respiration. Chez ['Atax ypsilopkarus, Glaparède a décrit sous la peau du dos un système de canaux ténus et transparents.

Les Mites ont toujours les sexes séparés. Les mâles se distinguent ordinairement par leurs membres, qui sont plus forts et diffèrent un peu de forme, ainsi que par la conformation du suçoir et du corps tout entier. On observe souvent chez eux, dans le voisinage de l'orifice sexuel, des ventouses, organes qui peuvent aussi se rencontrer chez la femelle. Le mode de nutrition et le genre de vie peuvent être aussi différents dans les deux sexes (Ixodes). L'appareil sexuel mâle se compose d'une ou de plusieurs paires de testicules et d'un canal vecteur commun, muni souvent d'une glande accessoire et dont l'extrémité aboutit fréquemment à uU pénis qui peut faire saillie hors de l'ouverture génitale (fig. 643). Chez la femelle, on rencontre des ovaires pairs. qui seraient exceptionnellement dépourvus de conduits excréteurs chez ÏAtaxÇi). Dans la règle, ces conduits sont courts, se réunissent pour constituer un oviducte commun pourvu d'une glande accessoire ou d'un réceptacle séminal et qui vient déboucher en avant et loin de l'anus, parfois, entre les pattes postérieures (fig. 644).

ig. fliT,. — Appareil génital mâle de VArgas (d'après Al. Pagenstecher). — T, Testicules; Vd, canaux déférents ; Dr, prostate; Go, orifice génital.

Fig. i;ii.— Appareil génital femelle de VArgas (d'après Al. Pagenstecher). — Ov, Ovaires; Od, oviductes; U, utérus; Dr, glandes annexes.

ACARIENS

Il paraît exister chez les Sarcoptides un deuxième orifice sexuel en arrière, qui reçoit le sperme pendant l'accouplement et le conduit dans le réceptacle séminal. Les Mites sont toutes ovipares et ovovivipares. Les œufs sont pondus isolément et déposés sur des corps étrangers. Ils paraissent n'être jamais renfermés dans des sacs communs.

Le développement embryonnaire a été suivi par Van Beneden et en dernier lieu par Claparède. Sur les œufs de Tetianyclius telearius apparaît d'abord à la périphérie une cellule nucléée, à prutopla>ina granuleux et dépourvue de membrane. Cette cellule se comporte pour ainsi dire comme vitellus formatif et produit par segmentions successives un blastoderme périphérique et formé d'un seul feuillet. Plus tard, ce blastoderme présente plusieurs feuillets; il s'épaissit sur la face ventrale ainsi qu'au pôle céphalique et au pôle caudal et constitue la bandelette ventrale primitive, qui est divisée en protozoonites par des plis transversaux peu marqués. Pendant ce temps au-dessous du chorion se différencie chez beaucoup d'Hydrachnides (Atax), mais pas chez les Tetrcmyehus, une membrane très mince et anhiste, évidemment une membrane embryonnaire, comme celle que nous avons vue se former d'une manière analogue chez les Crustacés. Tandis que l'extrémité antérieure de la bandelette primitive s'élargit pour constituer les lobes céplialiques, du côté du ventre apparaissent, sous la forme de petits mamelons, les ehélicères, les palpes maxillaires et les trois paires de pattes antérieures. L'œsopbage, l'estomac et l'intestin avec le vitellus qu'ils contiennent commencent à se séparer du blastoderme, les yeux se montrent et la membrane de l'œuf, se déchirant, se détache complètement de l'embryon. Celui-ci, chez les Acariens aquatiques, reste cependant entouré par la membrane embryonnaire, qui s'est considérablement distendue par l'introduction de l'eau, et se trouve ainsi en quelque sorte dans un second œuf (deutovum). Dans le liquide qui baigne l'embryon, et que Claparède regarde comme étant du sang, nagent de nombreux petits corps doués de mouvements amiboïdes (haemamibes). A cette période, se constitue un suçoir par le rapprochement et la soudure des mandibules et des palpes; des soies et des poils apparaissent aux membres et sur le corps, le centre nerveux devient visible et les yeux acquièrent une lentille réfringente. Par

épaississement des téguments apparaissent sur le suçoir, sur le dos et sur le ventre, des lames réunies par de minces membranes intermédiaires. L'embryon, en se mouvant, déchire ses enveloppes et rampe sous la forme d'une larve munie de six pattes. Presque toutes les Mites abandonnent l'œuf, pourvues également de trois paires de membres (fig. 645) (deux seulement chez quelques-unes)1. A partir de ce moment, elles revêtent des formes très différentes, subissent une métamorphose liée à des mues et mènent sou vent une vie fort différente de celle de l'animal adulte (fig. G46). Chez Y Atax Bonzi, par exemple.

Larve d' Hydrachna.

1 Quelques-unes ne présentent pas de deutovum dans leur évolution.

ACARIENS

deux formes larvaires se succèdent; sous la première forme, la larve possède un corps mince et allongé, a des mouvements rapides, puis, après avoir nagé librement pendant un temps assez court, pénètre dans le (issu i\i'^ branchies des Lamellibranches, et bientôt, en s'accroissant considérablement et en distendant sa membrane cùticulaire molle, revêt la forme d'une sphère. L'accumulation sous la cuticule de liquide aqueux rempli d'hsemamibes est si grande, que les pattes sonl refoulées dans l'intérieur de la sphère comme de petites masses véiculaircs, et la larve présente d'autant plus facilement l'aspect d'une nymphe que l'enveloppe des pieds disparaît parfois complètement. Plus tard, la trompe, les palpes et les trois paires de pattes, auxquelles s'ajoute une quatrième paire, font de nouveau saillie, la membrane enveloppante se rompt et il en sort une nouvelle larve pourvue de huit pattes. Elle offre déjà une grande ressemblance avec l'animal adulte sexué, mais ne possède qu'un nombre inférieur de ventouses (quatre au lieu île dix) à l'extrémité postérieure, et, après avoir erré pendant un court espace de temps çà et là, pénètre de nouveau dans le tissu des

branchies; Les phénomènes que nous avons décrits lors de la première phase larvaire se répètent, l'animal acquiert ses organes génitaux et s'échappe de la membrane qui l'enveloppe, à l'état sexué et muni de courts membres et de dix ventouses. Le genre de vie des Miles est extraordinairement varié. La plupart vivent en parasites sur les plantes et les animaux, dont ils pompent les sucs. D'autres vivent en liberté, les unes dans l'eau, les autres sur la terre, et se nourrissent de petits animaux, ou sont accidentellement parasites; souvent le même animal mène alternativement une vie libre et une vie parasitaire, changeant ainsi de mode d'existence, quand il passe de la forme larvaire à la forme adulte.

'. 646. — Pupe A'hydrachna. — A'/', chélicêres; Kt, palpes maxillaires; Oc, yeux; /', pattes.

I. Fam. Dermatophili ' . Petites Mites à corps vermiforme, à abdomen allongé et annelé (fig. 647). La tête, confondue avec le thorax, possède un suçoir muni de stylets et de palpes latéraux Inarticulés. La partie inférieure du céphalothorax est partagée par une crête longitudinale et par quatre paires de crêtes transversales qui en partent, en régions, sur la partie extérieure desquelles sont insérées les huit pattes rudimentaires Inarticulées armées chacune de quatre griffes. Pas de trachées. Les jeunes sortant des œufs, dont la segmentation a lieu dans l'intérieur du corps de la mère après la ponte, sont des larves munies de six pattes, à abdomen mince très allongé, qui devient

1 Outre les mémoires anciens de Henle, Berger, Simon, Wilson, YVedl., etc., voyez: Leydig. Ueber Haarsackmilben und Kràtzmilben. Archiv fur Naturg. 1859. — L. Landois, Ueber den llaarbalgparasilen der Men.sc/ien. — P. Mégnin, Mémoires sur le Démoder folliculorum. Journal de l'Anat. et de la physiol. 1877. — J. Gsokor, Ueber Haarsackmilben und eine neue Varietât derselben béi Schweinen. Verhandl. K. K. zool. bot. Gesellscli. Wien, Vol. 29, 1879

Fig. 647. — Dem à x folliculorum fortement grossi. A7, palpes maxillaires (d'après Mégnin).

ACARIENS

beaucoup plus court et plus épais lorsqu'apparait la quatrième paire de pattes après la mue. Vivent dans les glandes sébacées et les follicules pileux de l'Homme et des animaux et peuvent occasionner cbez l'Homme des pustules d'acné, cbez les Chiens, quand ils sont développés en grand nombre, une maladie cutanée.

Demodex Owen (Macrogaster Miesch., Simonea Gerv.). D. folliculorum Sim. Erichs. On a trouvé ce même parasite chez différents animaux domestiques (Chien, Chat, Cheval, Bœuf), ainsi que chez le Renard et la Chauve-Souris.

2. Fam. Sarcoptidae (Acaridae) i . Petites Mites à téguments mous, de forme très ramassée, dépourvues d'yeux et de trachées, munies de courtes pattes, composées d'un petit nombre d'articles, dont le dernier porte une ventouse pédiculée ou une longue soie (fig. 648). Les pièces buccales sont formées d'un rostre avec des chélicères en forme de

pinces et des palpes maxillaires placés latéralement. Les mâles, plus petits, ont la peau du ventre renforcée par des pièces de chitine ; chez les Sarcoptes, avec de petites ventouses pédiculées même sur les dernières paires de pattes,

Fig. 648. — Femelle de Sarcoptes scabiei vue par la face dorsale (d'après GuddenJ.

Fig. 6i9. — Mâle de Sarcoptes scabiei vu par la face ventrale (d'après Gudden).

ils possèdent souvent de grosses ventouses à l'extrémité postérieure du corps (fig. 649). Femelles avec une vulve destinée à l'accouplement et un réceptacle séminal. Deux sacs glandulaires munis de pores ont été à tort considérés comme des organes de respiration. Vivent sur la peau des Vertébrés à sang chaud ou dans son épaisseur, et causent la maladie de la gale, qui peut se transmetre par contagion d'un animal à un autre.

Sarcoptes Latr. Téguments épais munis de papilles dorsales coniques, d'épines et de poils. Rostre large et court avec des palpes triarticulés. Pattes à cinq arlicles; les deux paires antérieures terminées par des ventouses pédiculées, la troisième et la quatrième paire, chez la femelle (fig. 650), avec de longues soies; chez le mâle, la quatrième paire porte aussi une ventouse pédiculée. Les femelles creusent dans l'épidémie des sillons profonds à l'extrémité desquels elles se tiennent, et par leurs piqûres causent les

1 Outre les anciens ouvrages de Degeer, Tlaspail, Hertwig, etc., voyez : E. Hering, Die Krâtsmilben der Thiere. Nova acta Acad. nat. curios., vol. XVIII, 1838. — Bourguignon, Traité entomologique et pathologique de la gale de l'homme. Mém. présent. Acad. des se, vol. XII, Paris. 1852. — A. C. Gerlach, Krâtze und Râude, entomologisch und klinisch bearbeitet. Berlin, 1857' — Simon, Ueber eine in den kranken und normalen Haarsackcn des Menschen lebende Milbe. Arcliiv. fur Anat. und Phys., 1842. — Furstenberg, Die Kràlzmilben des Menschen und der Thiere. Leipzig. 1861. — Delafond et Bourguignon, Traité pratique d'entomologie et de pathologie comparée de la psore ou gale, etc. Paris, 1802. — Gudden, Beitrag zur Lehre von der Scabies. Wûrzburg, 1863. — P. Mégnin, Revue et Magasin de Zoologie, 1877 et 1878.

ACARIENS

démangeaisons de la gale. Les mâles se tîennenl plus près de la superficie. Les larves, munies de six pattes, subissent plusieurs' mues (fig. 651). S. scabiei Deg. Acarus de la gale. S. suis Gerl. (canis). S.

er//u Gerl. S. c«/i lier.

(caniculi), etc.

Dermatodectes Gerl.

[Dermatokoptes Furst.).

Corps oblong avec deux appendices postérieurs.

Rostre allongé avec des chélicères en forme de pinces allongées Pattes assez longues. Article terminal de la troisième paire de pattes chez la femelle portant deux longues soies, ainsi que celui de la quatrième paire de pattes à l'époque de l'accouplement.

Plus tard la femelle les remplace,aprèsunemue, par une ventouse pédiculée. Mâles avec toutes les pattes portant des ventouses pédiculées, et

vuc Fig. 051. — Larve de Surcoptes scabiei (d'après

Fig. 650.— Femelle de Sarcoptes scabiei par la face ventrale (d'après Gudden).

Gudden). Kf, chélicères; B", troisième paire de pattes.

avec l'extrémité postérieure du corps munie de deux ventouses. 'Face dorsale dépourvue de papilles. Ne s'enfonce pas dans la peau. D. commutas Furst. (D. cqui lier., D. bovis Gerl., D. ovis Gerl.). Symbiotes Gerl. (Dermatophagus Furst.). Se distingue des Dermatodectes par ses ventouses vésiculaires et courtement pédiculées et par ses pinces, beaucoup plus courtes et épaisses. Vivent sur l'épiderme. S. equi Gerl. (fig. 052, 655 et 654). S. bovis Her. Sur la peau de l'Homme on a trouvé le Dermatophagoides Scheremetewskyi Bogd.

Les genres Dermaleichus Koch., Myocoptes Clap. s'en éloignent considérablement; ils se rapprochent des Gamasides et devraient former une famille à part.

Myocoptes Clap. (Dermaleichus Koch, e. p.). Suçoir formé d'une lèvre maxillaire avec les palpes uniarliculés. Chélicères triangulaires, à extrémité recourbée vers le bas. Pattes longues à cinq articles, les deux paires antérieures grêles, avec des ventouses et des soies crochues, les deux postérieures transformées en crampons (chez le mâle la quatrième paire est diflérente). M. musculinus Koch., sur la Souris. Dermaleichus Koch1. Corps aplati, souvent allongé, à abdomen très long. Palpes courts à cinq articles; pattes à cinq articles, à ventouses en forme de cloche, presque sessiles. Mâles avec des ventouses et la troisième paire de pattes modifiée. D. passerinus De Geer, etc., espèce vivant principalement sur les Oiseaux.

5. Fam. Tyroglyphidae -. Mites du fromage. Forme allongée, à suçoir long, conique,

1 Buchholz, Bemerkungen ueber àne Arten '1er Gattung Dermaleichus. Dresden, 1869. — G. Ilaller, Revision der Gattung Dermaleichus. Zeitschr. fur wiss. Zool., t. X\X. — G. Ganestrini, Nuove specie de/ génère Dermaleichus . Atti 11. tstit. Ve.n. di se. vol. V, 5e. sér. 1879. — G. Haller, Ueber rien Dau der Vôgelbewohnenden Sarcoptiden [Dermaleichidae). Zeitschr. fur wiss. Zool. t. XXXVI, 1881.

2 Ch. Robin, Mémoire zoologique et anatomique sur diverses espèces d'Acariens de 'n famille des Sarcoptides. Bull. Soc. imp., Moscou, 18130. — Fumouse et Robin. Mémoire anatomique et zoologique sur les Acariens des genres Cheylelus, Glyziphagus et Tyroglyphus. Journal de Panât, et de la physiol., vol. IV, l.xijT. — Donnadieu, Recherches anatomiques, etc.. sur le genre

ACARIENS

avec des chélicères en forme de pinces et des palpes triarticulés. Pattes à cinq articles, assez longues, terminées par des griffes. Sillon transversal entre la deuxième et la

troisième paire de pattes. De petites ventouses de chaque côté des lèvres cornées de la fente génitale femelle. Des sacs excréteurs sur les deux côtés du ventre. Quittent l'œuf à l'état de larves munies de six

Fig. 652. — Mâle du Symbiotes equi (Charioples spathiferus) vu par la l'ace ventrale. HG, ventouses (d'après Mégnin).

Fig. 653. — Jeune femelle de Symbiotes equi à l'époque de l'accouplement (d'après Mégnin).

pattes. Les mâles, quelquefois aussi les femelles, avec de grosses ventouses sur les côtés de l'anus, décrits parfois, lorsque leur suçoir est rudimenlaire et dépourvu de mâchoires, comme des espèces d'Hijpopus. Vivent sur des matières végétales et animales.

Tyroglyphus Latr. Caractères de la famille. T. siro Gerv. et T. loncjior Ger. (Acarus siro Aut.). Mite du fromage. T. farinae Deg. T. entomophagus Lab. T. siculus Fum. Roh. T. laevis Deg., sur les Bourdons. Rhizoglyphits Clap. La femelle présente aussi des ventouses sur les côtés de l'anus; sa troisième paire de pattes est transformée en un fort crampon. Rh. Robini Clap., sur les racines.

Genres voisins: Homopus Koch., Glyziphagus lier. (Gl. cursor Gerv. Gl. prunorum Her.). Gl. fecularum Guér., sur les pommes de terre. Une série d'espèces iïHypopus, parasites sur différents Insectes, ont été décrits par Dujardin, sous les noms de H. alicola (Abeilles), H. muscarum [Acarus muscarum, arvicola, etc., Degeer.).

On doit considérer le genre Myobia v. Heyd. comme le représentant d'une famiile spéciale, se rattachant aux Acariens et rappelant les Echiniscus parmi les Tardigrad.es. Des trachées. Suçoir avec des chélicères en forme de stylets et de courts palpes; la première paire de pattes est un crampon court et épais. Différences sexuelles très marquées. Les larves passant par les phases de deutovum et de tritovum. il/, musculi Schr.

4. Fam. Gamasidae1. Parasites chez les Insectes, les Oiseaux et les Mammifères, avec des chélicères en forme de pinces et des palpes maxillaires articulés libres et saillants. Des trachées. Pas d'yeux. Deux canaux de Malpighi sur les côtés du corps. Pattes

Trichodactyle. Ann. se. nat., be sér., vol. X. — Ch. Robin et Mégnin, Mémoire sur les sarcoptides plumicoles, Journal de l'Anat. et de la Physiol. 1877. 1 Voy. P. Mégnin, Journal de l'Anat. et de la Physiol., vol. II. 1873.

ACARIENS

poilues, terminées par des griffes et une ventouse vésiculaire. Larves à six pattes. Gamasus Latr. Corps coriace. Lèvre divisée en trois (lèvre inférieure et lobes maxillaires). Article terminal descinq articles qui composent les palpes, très petit, acuminé. Pattes antérieures plus longues que celles du milieu. G. coleoptratorum L. G. marginatus Herin. G. crassipes Henri. Dermanysttis Dug. Corps mou. Chélicères différentes dans les deux sexes. Palpes à cinq articles, à article terminal très petit. D. vespertilionis Dug. D. avium Bug. Ces Acariens se communiquent aussi à l'homme. Pteroptus Dut'. Corps mou, aplati, palpes maxillaires à cinq articles, article terminal long, ovale. Les deux paires de pattes postérieures épaisses, éloignées des antérieures, tournées en dedans. Pt. vespertilionis Ilerm.

Le genre Listrophorus Pag. peut êlre regardé comme représentant une famille spéciale. Corps allongé, mandibules rudimentaires. Mâchoires transformées en un organe de fixation. L. Leuckarti Pagenst., sur les Hypudaeus .

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