ORDRE PSEUDOSCORPIOÎVIDAEi. PSEUDOSCORPIONIDES
Petites Arachnides ayant V aspect des Scorpions, pourvues de deux ou de quatre yeux, à respiration trachéenne, à abdomen formé de dix ou onze anneaux, mais dépourvu d'aiguillon venimeux.
Les Pseudoscorpionides (fîg. 688) diffèrent des Scorpions non seulement par la petitesse de leur corps, mais encore par leur organisation beaucoup plus simple: par là ils se rapprochent plutôt des Acariens et des Opilionides. Par leur forme générale ils ressemblent aux Scorpions, et ont encore de commun avec eux la conformation des chélicères et des palpes. En revanche leur abdomen aplati, composé d'ordinaire de onze anneaux, n'est jamais rétréci dans sa moitié postérieure et ne possède jamais d'aiguillon, ni de glande venimeuse. Tous possèdent des organes fileurs, dont les filières sont situées près de l'orifice génital, sur le deuxième anneau de l'abdomen. Ils n'ont que deux ou quatre ocelles et respirent à l'aide de trachées, dont les stigmates, au nombre de deux paires, sont situés sur les deux premiers anneaux abdominaux. L'ovaire impair a la forme d'une glande en grappe; il se continue avec deux oviduefes, qui débouchent sur la face ventrale du deuxième anneau abdominal. Les œufs pondus restent attachés à la face inférieure de l'abdomen, et y subissent leur développement. Ils sont assez gros, entourés, outre la membrane vitelline, d'une membrane extérieure secondaire, et renferment une grande &t, quantité de deutoplasma. La segmentation est en apparence totale, mais elle est probablement superficielle et aboutit à la formation d'une vésicule blastodermique à une seule couche de cellules. Plus tard le blastoderme est composé de deux couches cellulaires. A sa surface apparaissent deux bourrelets, rudiments des palpes maxillaires; au-dessus se forme une sorte de lèvre supérieure, tandis que l'extrémité du corps, recourbée vers le ventre, représente l'ébauche de l'abdomen. Sous cette forme l'embryon abandonne les membranes de l'œuf; elle rappelle la larve Nàuplius des Crustacés. Elle reste encore attachée au ventre de la mère. On doit probablement, au point de vue morphologique, considérer les deux grands appendices comme des mâchoires; derrière eux apparaissent d'abord une, puis trois
l. AV. E. Leacli, On tlie characters of Scorpionidae, with description of the British spreies oj Chelifer and Obisium. Zool, Miscell., III. — A. Menge, Veber die Scheerenspinnen. Neueste Schriften der Naturf . Gesellsch. zu Danzig, vol. V. 1X55. — E. Metschnikoff, Entwickelungsgeschichte des Chelifer. Zeitschr. f. wiss. Zonl., i. XXI, 1X71. — L. Kocli, Uebersichlliche Darstelltmg der europ. Chernetiden. Nùrnberg, 1873. — A. Stecker. Die Entwicklung der Chthoniuseier. Sitzungsblâtter der Kônigl. Lôlim. Gesellsch. der Wiss. 4876.
Fig. 688. — Obisium Irombi dioides (règne animal) maxillaires.
SOLIFUGES.