‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 271 sur 271 · SOUS-ORDRE Terebrantia. Térébrants · texte numérisé non relu

SOUS-ORDRE Terebrantia. Térébrants

Femelles avec un oviscapte ou une tarière (terebra), qui fait librement saillie à l'extrémité postérieure de l'abdomen et qui parfois peut être rentrée clans l'intérieur du corps.

A. phytopkaga. Abdomen sessile. Trochanters à deux anneaux. Larves phytophages, semblables à des chenilles.

1. Fam. Tenthredinidae1. Antennes pluriarticulées, non coudées, épaissies à la pointe, souvent peclinées chez le mâle. Abdomen sessile, formé de huit anneaux, pourvu d'une courte tarière à la face ventrale. La tarière se compose d'un fourreau à deux valves et de la tarière proprement dite, qui à son tour consiste en une pièce dorsale ou gorgeret et en deux soies ventrales dentelées en scie. Lobes des mâchoires inférieures séparés; languette à trois divisions profondes. Tibias antérieurs garnis de deux épines. Les larves pourvues de neuf à onze paires de pieds, rarement de trois, ressemblent à des chenilles. Les femelles déposentleurs œufs sous l'épiderme des feuilles; la piqûre provoqueunartlux de suc végétal qui, pénétrant par imbibition dans l'œuf, en augmente le volume. Les larves éclosesse nourrissent de feuilles, vivent souvent en société pendant le premier âge et se transforment en nymphes dans un cocon. Elles se distinguent des chenilles par le grand nombre de pieds, et par les deux ocelles de leur tête cornée. Quelques larves vivent dans des galles de saules grosses comme une noisette. Ncmalus populi Klg. A', gallavum Klg.

Cimbex Oliv. Corps grand et fort. Antennes courtes, en massue, composées de cinq à sept anneaux. Ailes avec deux cellules radiales et trois cellules cubitales. Larves pourvues de vingt-deux pieds. C. femorata L. (variabilis Klg.). Larves grandes, vertes, rayées de sombre, vivant sur les saules, les bouleaux, et se transformant en nymphes dans un cocon solide. Abra Leach. A. sericea L.

Hylotoma Fabr. Antennes à trois articles, avec un article terminal très long, qui chez le mâle est couvert de poils comme une brosse. Ailes avec une cellule radiale et quatre ou trois (Ptilia) cellules cubitales. Larves sur les arbres à feuilles caduques. //. rosaruni Fabr.

1 Klug, Die Blattwespen nach ihren Gattungen and Arten zvsammengestellt. Mag. der fiesellsch. naturf. Freunde, vols. II, VII et VIII. — Dalilhom, Conspectus Tenthredinum, Siricidum, etc. Scandinaviae. Havnise, 1835. — Hartig, Die Familial der Blatwespen und Holzwespen. lierlin, 1837. — Ratzeburg, Die Forstinsecten, vol. III. — Fallen, Fôrzôk (il/ upstallning och beskrifningadeï Sverige fundne Artcr of Tenthredo. Vetensk. Sk. Nya. Handliiig. Vols. XXVIII et

TIMBRANTS. 957

Nematus Jur. Antennes à neuf articles. Une cellule radiale. Lfs deux nervures récurrentes partent de la deuxième cellule cubitale. Vivent sur les pins. JV. ventricosus Kl». Larves sur les groseilliers à maquereau. Les œufs se développent parthénogénétiquement. N. abietum. Dolerus et Emphytus Klg. avec deux cellules radiales et trois cellules cubitales.

Tenihredo L. Anlennes formées de neuf à onze articles. Ailes avec deux cellules radiales et quatre cellules cubitales. Larves pourvues de vingt àvingt-deux pattes. T. Scalaris Klg., sur les saules. '/'. (Athalia) spinarum Fabr. Larves se tenanl sur le Colza, rarement sur les roses. '/'. (Sçlandria) cerasi L. T. [Alantus) nigerrima Klg., sur le Irène.

Lophyrus Latr. Anlennes dentelées, formées de dix-sept à vingt-deux articles, pectinées cbez le mâle. Ailes offrant une seule cellule radiale et quatre cubitales. Larves possédant vingt-deux pieds. /.. pini. L.

Lyda Fabr. [Pamphilius Latr.). Antennes sétacées, composées de dix-neuf à trente-six articles. Abdomen ovalaire aplati. Ailes offrant deux cellules radiales et quatre cubitales. Tibias des pattes postérieures munis de trois épines latérales. Larves munies, outre les pieds tboraciques cornés, d'un crochet corné au-dessus de l'anus; vivent ensemble et opèrent leur transformation dans la terre, sans cocon. L. betulae L. L. campestris Fabr. Xyela Daim. (Mastigocera Klg.). Tarière proéminente et antennes à treize articles.

Tarpa Fabr. Anlennes à quinze ou dix-huit articles. Tibias postérieurs munis seulement de deux épines latérales. T. plagiocephala Fabt.

2. Fam. Uroceridae ' . Antennes non coudées, filiformes, pluriarliculées. Tibias antérieurs munis d'une épine terminale. Abdomen cylindrique ou aplati, à neuf anneaux, présentant la première plaque dorsale fendue et une tarière ordinairement longue et très saillante. Cette dernière consiste en deux lamelles latérales et trois stylets dentés en scie et pouvant s'écarter l'un de l'autre. Larves pourvues de trois paires de pattes seulement. Les femelles percent le bois pour y introduire leurs œufs ; dès que ceux-ci sont éclos, les larves percent l'arbre à leur tour et s'enfoncent plus avant. Elles ont une vie relativement longue.

Cephus Fabr. Antennes à vingt-deux articles, épaissies au bout. Abdomen comprimé latéralement. Ailes offrant deux cellules radiales et quatre cubitales. Palpes maxillaires longs, à six articles. Palpes labiaux à quatre articles. C.pygmaeus L. Larve nuisible au froment.

Sirex L. Antennes longues formées de seize à vingt-quatre articles. Palpes labiaux rudimentaires, à un ou deux articles. Ailes offrant deux cellules radiales et trois ou quatre cubitales. Abdomen cylindrique chez la femelle, déprimé chez le mâle. S. gigas L. S. juvencus L.

Ori/ssus Latr. Antennes à dix ou onze articles, insérées immédiatement au-dessus des mandibules. Palpes maxillaires longs, à cinq articles. Palpes labiaux à trois articles. Ailes offrant une cellule radiale et deux cubitales. Abdomen ovale, allongé, pourvu d'une tarière fine comme un cheveu. 0. vespertilio Fabr.

B. gallicola - . Abdomen pédicule. Ailes à nervures moins nombreuses. Larves vermiformes, apodes et dépourvues d'anus, vivant principalement dans les cellules des plantes. La reproduction par hétérogonie parait très répandue;

1 L. Dufour, Recherches analomiqucs sur les Hyménoptères de la famille des l'rocérales. Ann. se. nat., i sér., t. I.

- Th. Hartig, Ueber die Familie der Gallwespen. Germar's Zeitschr. fur Entomol., t. H, III, IV. 1840-18i3. — G. Mayr, Die Einmiethler der mitteleurop. Einchengallen. VerhandL zool. bot. Gesellsch. Wien, 1872. — ld., Die Gênera der Gallenbewohnenden Cynipiden. W'ien, 1881. — Adler, Beitrâge sur Naturgeschichte der Cynipiden. Berl. entoin. Zeitscln-. 1*77. — H., Legeapparât und Eierlegen der Gallwespen. Ibid. — ld., Ueber den Generationswechsel der Eichm- Gallwespen. Zeitschr. fur wiss. Zool., t. XXXV, 1881; traduit par Liclitensteiu sous le titre : Les Cynipides. Paris, 1881.

958 TEREBRANTS.

on effet, des générations souvent aptères se reproduisant par parthénogenèse alternent avec les individus sexués ailés. Suivant Adler, les femelles de Neurotherus fumipennis (génération d'hiver parthénogénétiqûe) produisent des galles, d'où sortent les individus mâles et femelles du Spathegaster albipes. Biorkiza optera est la génération aptère parthénogénétiqûe de YAndricus. Les Aphilothrix radicis et Aphilothrix Sieboldii ont des rapports semblables, le premier avec YAndricus noduli, le second avec YAndricus testaceipes. Enfin il en serait de même pour le Dryophanta scutellaris et le Trigonaspis crustalis.

1. Fam. Cynipidae. Antennes non coudées, filiformes, longues, formées do treize à seize articles; mâchoires à lobe large, membraneux et à palpe formé de quatre à six articles. Ailes antérieures avec une cellule radiale et deux à trois cellules cubitales peu nettement délimitées. Thorax bombé. Abdomen d'ordinaire court, comprimé latéralement, avec les anneaux postérieurs rentrés dans les deux antérieurs. Tarière située sur la face ventrale, généralement rentrée, composée d'une gaine à deux valves et de trois soies recourber-, qui représentent les différentes parties de l'aiguillon des Abeilles. Une glande, identique àlaglande à venin des Porte-aiguillons, joue le rôle de glande cémentaire, une seconde glande sert à graisser les parties chitineuses. Les femelles perforent les plantes et versent un liquide* qui détermine un afflux considérable de sucs végétaux produisant les galles, dans lesquelles une ou plusieurs larves apodes trouvent leur nourriture. Certaines de ces galles, notamment relies d'un chêne asiatique (Q. infectoria), contiennent de l'acide tannique et sont employées dans l'industrie. On ne connaît jusqu'à ce jour, dans beaucoup d'espèces, que les femelles dont les œufs se développent par parthénogenèse. Un grand nombre de larves sont parasites des Diptères et des Pucerons.

Cynips L. Antennes à quatorze articles, dont les sept ou huit derniers sont plus courts et épaissis. Palpes maxillaires à cinq articles. Palpes labiaux à trois articles. Thorax bosselé et velu. Cellule radiale des ailes antérieures lancéolée. Premier segment abdominal très-grand. Les femelles produisent des galles par leur piqûre. C. quercus foliiL. Produit les galles sphériques des feuilles de chêne. C. gallae tinctoriae Oliv. Produit la galle du levant sur le Quercus infectoria, employée pour la fabrication de l'encre. C. corticis L. Rlwditcs Hrtg. Rh. rosae L. produit le bédégar; se reproduit par parthénogenèse. Biorhiza optera Fabr. Andricus Hrtg., etc.

Les genres suivants sont tous parasites :

Synergus Hrtg. Antennes à quatorze ou quinze articles. Palpes maxillaires à cinq articles. Palpes labiaux biarticulés. Partie latérale du thorax et base du premier anneau abdominal finement striés. Ailes antérieures avec une cellule radiale courte et large. Les femelles déposent leurs œufs dans des galles. S. vulgaris Fabr.

Figites Lalr. Antennes à quatorze articles chez le mâle, à treize articles chez la femelle. Palpes maxillaires à cinq articles. Palpes labiaux à trois articles. Deuxième anneau de l'abdomen très-grand. Cellule radiale très-large. F. scutellaris Latr. Parasite des larves de Sarcophaga.

Ibalia Lalr. Corps très-allongé. Abdomen long, en forme de couteau. Pattes postérieures très-fortes. Semblable aux Ichneuinons. Antennes à quinze articles chez le mâle, à treize chez la femelle. Cellule radiale très-longue et étroite. /. cullellator Latr.

C. ENTOMOPHAGA i . Abdomen pédicule. Femelles pourvues d'une tarière saillante libre. Larves apodes et dépourvues d'anus, généralement parasites d'autres Insectes.

1 Gravenhorst, ïchneumologia europaea. 5 vols. Vratislaviae, 1829, — Ratzeburg, Die lchncumonen der Forstinsecten. Berlin, 1844-1852. Vol. I, II et III.

TIMBRANTS. 05»

1. Fam. PTEROMALiDAEi'ib.."'.»")1. Hyinénopt ères d'ordinaire très-petits, à couleurs vives. Antennes coudées, formées de six à quinze ail ides. Ailes antérieures ot'franl seulement une nervure marginale antérieure 1res nettement marquée el poinl de nervure récurrente. Palpes maxillaires à quatre articles. Palpes labiaux à deux ou trois articles, abdomen à sept articles chez le mâle, à sis chez la femelle. Tarière quelquefois située très-loin de l'extrémité <le l'abdomen [Chalcidines). Les larves sonl parasites de toutes sortes de larves d'Insectes, même d'autres parasites, el subissent nue suite de métamorpboses compliquées liés remarquables. Chez un Platygaster, parasite des larves de

Cécidomyes, la première for le la larve rappelle les Copépodes el encore plus les Rôti-

fères, el a été même rapprochée par Ganin des formes larvaires de Cyclops (tig. 743). Elle présenteun grand segment céphalique, pourvu de deux petites antennes el de deux grands pieds munis de -rifles, ei cinq anneaux rétrécis postérieurement, donl le dernier se termine par un appendice caudal fourchu. Après la mue, apparaîl la deuxième forme larvaire qui est libre; le dernier segment abdominal avec son appendice fourchu el la segmentation du corps ont disparu, et la larve éprouve des changements remarquables qui rappellent les états embryonnaires de l'œuf des Insectes. Il se l'orme une bandelette primitive avec des lames latérales à la région céphalique, ainsi que les rudiments des glandes sexuelles, de l'œsophage el des glandes salivaires. Une nouvelle mue produit une troisième forme de larve, qui possède un corps formé de quatorze segments articulés, de petites mandibules crochues, des' trachées, un corps adipeux et des disques imaginaux. La larve mue encore une troisième l'ois et se transforme en pupe dans sa dernière peau. Le développement des Teleas est identique.

Pleromahis Swed. Antennes plus longues chez le mâle. Thorax généralement écailleux. Abdomen presque sessile, Fig. 797. — Platygaster (d'après pourvu d'une tarière cachée. Tibias postérieurs munis Ganin).

d'une épine terminale. VI. puparum L. ]'t. bimaeulatus Spiu.

Teleas Latr. Antennes à douze articles, insérées immédiatement au-dessus de la bouche, à fouet légèrement courbé. Abdomen indistinctement pédicule. Pattes postérieures dont l'article coaxl est épaissi. T. clavicornis Latr. T. terebrans Ratzbg.

Platygaster Latr. Antennes plus longues du double que la tète, formées d'ordinaire de dix articles, et présentant une longue tige et un long fouet épaissi à l'extrémité. Palpes maxillaires biarlieulés. Ailes dépourvues de nervures. Couleur noire. Pt. nodico'rnis Nées. Pt. contorticornis Ratzbg.

Perilampus Latr. Antennes courtes, à onze articles. Thorax présentant des fossettes. Abdomen court, ovalaire, sessile. Couleur métallique. /'. auratus Daim,

Euryloma 111. Antennes à neuf ou dix articles. Abdomen brièvement pédicule. Palpes maxillaires à cinq articles. Palpes labiaux à trois articles, E. nodularis Daim. Chalets Fabr. Leucaspis Fabr., etc.

2 F.vm. Braconidae'-. Antennes longues, d'ordinaire pluriarliculées. Ailes offrant une nervure récurrente, et deux ou trois cellules cubitales. Première cellule cubitale séparée de la cellule discoïdale. Palpes maxillaires à cinq ou'six articles. Palpes labiaux à trois ou quatre articles. Abdomen souvent formé seulement de trois à quatre segments. Chassent principalement les larves de Coléoptères qui vivent dans le bois mort.

1 Outre Spinola. Pahlbom, Gravenhorst, Ratzeburg, voyez : Itohemnn, Skandinaviska, Pteromaliner. Vet. akad. Handl. 183t>et 1835. — F.Walker, Monograpkia C/ialciditum. Entom. Mag.Vol. 1 à y. — G. Newport, Un the anatomy and developement of certain Chalcididae and Ichneumonidae Transact. Lin. Soc. Vol. XXI. — A. Fôrster, Beitrâge zur Monographie der Pteromalinen. Aachen, 1842. — Id., Hymenopterologische Studien. 2° Heft. Aachen, 1836. —Ganin, Beitrâge zur Kenntniss der Entwickelungsgeschichle beiden Insecten. Zeits. fûrwiss. Zool. Vol. XIX. 1869. — Mayr, Die europâischen Torymiden biol. und system. bearbeitet. Verhandl. der zool. Gesell. zu Wien,

- C. W'estmael, Monographie der Bracomdes de Belgique. Bruxelles. 1X33.

Aphidius Nées. Tête inclinée. Antennes formées de douze à vingt-quatre articles. Mésothorax très bombé. Abdomen pédicule. Se nourrit principalement de Pucerons A. rosarum Nées. A. aphidivorus Ratzbg.

MicrogasterLa.tr. Antennes longues, à dix-huit articles. Tète présentant un vertes étroit et de grands yeux très ciliés. Nervure radiale imparfaite. Abdomen sessile. M. glommeraius L., etc.

BraconFabr. Bouclier céphalique profondément échancré ; une ouverture ronde se trouve entre lui et la mâchoire. Vertes large. Antennes pluriarticulées. Deuxième cellule cubitale longue. Abdomen sessile, à base rétrécie. Tarière saillante, souvent longue. Br. impostor Scop. Br. palpebrator Ratzbg.

5. Fam. Ichneumonidae ' . Antennes longues, pluriarticulées. Ailes antérieures avec deux nervures récurrentes. La première cellule cubitale confondue avec la cellule discoïdale située derrière, la deuxième très-petite, quand elle existe. Abdomen composé de cinq segments au moins, pourvu ordinairement d'une tarière saillante.

Ichneumon Grav. Corps fort et élancé. Deuxième cellule cubitale pentagonale. Scutellum plat. Abdomen licitement pédicule et allongé. Tarière cachée. /. incubalor L. I. stimulator Grav. /. [Trogus) lutorius Ratzbg.

Tryphon Grav. Antennes de la longueur du corps. Deuxième cellule cubitale petite, triangulaire ou atrophiée. Abdomen presque pédicule, un peu comprimé latéralement et pourvu d'une tarière très-courte. Tr. nigriceps Grav.

Cryptas Fabr. Antennes et pattes très-longues et grêles. Abdomen linéaire, lancéolé chez le mâle, pédicule, ovale allongé chez la femelle. Tarière saillante. Deuxième cellule cubitale pentagonale. Cr. cyanator Grav. Hemilelcs Grav. H. fulvipes Grav.

Pimpla Fabr. Antennes grêles, au plus de la longueur du corps. Deuxième cellule cubitale distincte. Abdomen très-allongé, bombé en dessus, sessile, pourvu d'une tarière saillante, libre. P. flavipes Grav. P. (Ephialtes) manifestator L.

Opliion Fabr. Antennes longues, formées souvent de plus de soixante articles. La première cellule cubitale reçoit les deux nervures récurrentes. Abdomen pédicule, comprimé latéralement. Oph. luteus L.

4. Fa m. Evaniadae-. Antennes à seize articles au plus. Abdomen articulé à la partie antérieure du métathorax, et pourvu d'une longue tarière souvent saillante. Ailes antérieures offrant une cellule radiale distincte et une à trois cellules cubitales. Ailes postérieures à peu près dépourvues de nervures.

Evania Fabr. Ailes offrant une cellule cubitale. Abdomen très-court, à pédoncule grêle, articulé au bord antérieur du métathorax, dépourvu de tarière saillante. E. appendigaster L.

Foenus Fabr. Ailes offrant deux cellules cubitales. Abdomen très-long, élargi postérieurement, pourvu d'une tarière capillaire. F. jaculalor L.

Aulacus Jur. Ailes offrant trois cellules cubitales. Abdomen articulé au milieu du métathorax. A. striatus Jur.

Aculeata. Porte-aiguillons

Un aiguillon venimeux rétractile perforé et des glandes vénénifiques chez la femelle. Abdomen toujours pédicule (pétiole). Antennes d'ordinaire à treize articles chez les mâles, à douze articles chez la femelle. Larves apodes et dépourvues d'anus.

1 Nées ab Esenbeck, Hymenopterorum Ichneumonibus affinium nionographiae. 2 vols. Stultgartiae, 1834.

- J. 0. Westwood, On Evania and somc allied gênera of Hymcnopterous Insects, Transact. Entom. Soc, t. III.

I. Fam. Formicidae (fig. 798)1. antennes c lées, présentant souvent dm le mâle

une très courte tige, souvent épaissies à leur extrémité. Mandibules fortes. Lèvre inférieure munie d'une petite languette membraneuse el de palpes labiaux à deux ou quatre articles. Ailes avec une cellule cubitale. Canal digestil avecun gésier garni de hunes de chitine plus ou moins complexes et offrant des modifications, dont on peut se servir dans la classification. Le premier segment abdominal porte i u deux .'cailles.

Les Fourmis vivent en société et constituent de petits Liais composés de mâles et de

-ci oflivnl ni

rolbor,

soul de laille

femelles ailés et d'ouvrières aptères. Celle; médiocre el forment la portion

la plus nombreuse de la communauté. Elles se divisent encore, d'après la grosseur de la tête el de leurs mandibules, en ouvrières

proprement diles et en soldats.

Comme les femelles, les ouvrières, qui ne sont que des femelles avortées, sont munies d'une glande vénénifique, dont elles versent la sécrétion acide (acide formique) dans les blessures qu'elles l'ont avec leurs mandibules.

L'aiguillon venimeux se compose essentiellement des mêmes parties que celui des Abeilles, mais chez les Formica et les genres voisins il reste rudimentaire et parait presque complètement soudé avec les anneaux de l'abdomen, de sorte qu'il ne représente plus qu'une sorte d'appareil de soutien pour l'extrémité du canal excréteur du réservoir à venin. Les pièces delà gaine ainsi que celles du gorgeret, qui proviennent des disques invaginaux de l'avant-dernier anneau, sont considérées comme dérivant de la paire d'appendices divisée de cet anneau. Les stylets sont complètement rudimentaires. 11 existe aussi une glande correspondant à la glande sébacée de l'aiguillon des Abeilles. Parfois (Dolichoderinae) on trouve aussi deux glandes anales, qui sécrètent une matière visqueuse, très odorante. Les aiguillons venimeux acquièrent un grand développement chez les M y r mica (Myrmicines), les Ponera (Ponérines) et autres genres, et servent

ig. 708. — Formica (Camponolus) herculeana. a, Femelle. b, Mâle, c, Ouvrière. — Formica rufa. d, Larve, e, Nymphe dans son cocon (œuf de Fourmi), f el g, Nymphes débarrassées du cocon.

1 P. II uber, Recherche* sur /es mœurs des Fourmis indigènes, (ienève, 1810. — La treille, Histoire naturelle des Fourmis. Paris, 1802. — A. Fôrster, Hymenopterologische Studien. Ie partie, Aachen, 1850. — Fr. Smith, Essay on the gênera and species <>[ Brilish Formicidae. Transact Entom. Soc, 2e sér., vol. III et IV. — Id., Catalogue of Hymenopterous insects in the coll. of the Brit. Muséum. London, 1856. — Nylander, Synopsis des Formicides de France et d'Algérie. Ann. se. nat., 4e sér., vol. Y. — Id., Adnotationes in monographiam formicarum borealium Europae. Act.Soc. scient. Fennicae. Vol. II et III. — Mayr, Formicina austriaca. Wien, 1855. — Id., Ungarn's Ameisen. Peslh, 1857. — Id., Die europâischen Formiciden. Wien, 1861. — là.,Myrmecologische Studien. Wien, 1862.— Id., Formicidarum index synon. Vindobonœ, 1863. — Id., Myrmecologische Beitrâge. Wien, 1866. — II. Forel, Les Fourmis de la Suisse, Zurich, 1874. — Id., Dcr Gif/apparat und die Analdrûsen der Ameisen. Zeitschr. fùrwiss. Zool.,t. XXX. Suppl. — Id.. Éludes myrmécologiques en 1878 et 1879. Dullet. de la Soc. Vaud. des se. nat. 2, 5. Vol. XV, 1878. et vol. XVI, 1879. — G. Emery et A. Forel, Catalogue des Formicides d'Europe. Schaffhouse, 1879.

— C. Emery, Saggio di un ordinamento naturelle dei Myrmicidei e considei'azioni sulla filogenese dcl Formicke. Bull, entom. liai., ami. IX. — H. Dewitz, Veberden Bau und die Entwicklung des Slachcls bei den Ameisen. Zeistclir. fur wiss. Zool., t. XXVIU. — II. C. Mac Cook, On the architecture and habits of the cutting ant of Texas [Alla fervens). Ann., of .Nat. Ilist. 5" sér., vol. III. Philadelphie, 1879.— Id., The Natural Eistory of the agricultural uni of Texas (Pogonomyrmex barbatus). Acad. of Nat. Se. of Philadelphia. 1879. — Id., The honey-ant of the garden of the gods and the Occident anlsofthe American plains (Murmecocijstus melliger). Philadelphia. 1881.

— J. Lubbock, Anls, Bées ands Wasps. London, 1882. Traduit en français. Paris, 1885. ■

alors d'armes offensives. Le réservoir ou vessie à venin avec son appareil glandulaire est conformé suivant deux types déjà décrits par Meinert; l'un d'eux (vessie à coussinet) est caractéristique des Camponotines. Dans ce cas une bonne partie du tube glandulaire l'orme un paquet de circonvolutions appliqué contre la paroi externe de la vessie à venin. Dans le second type, beaucoup plus commun (vessie à bourrelet), le tube glandulaire l'orme une petite masse pelotonnée qui refoule la paroi de la vessie à venin au pôle supérieur et fait saillie dans l'intérieur de cette dernière.

Les constructions des Fourmis sont des galeries ou des cavités, qu'elles pratiquent, soit dans le bois vermoulu, soit dans la terre, au-dessus de laquelle elles élèvent des monticules arrondis. Ces Insectes n'emmagasinent point de provisions d'hiver, car les ouvrières qui, seules avec la reine, passent la mauvaise saison dans la profondeur de leurs demeures, tombent dans une sorte de sommeil hivernal. Au printemps éclosent les œufs, dont les larves sont élevées avec le plus grand soin par les ouvrières qui les appâtent et les défendent. Ces larves se changent en pupes (œufs de Fourmis) dans des cocons ovalaires faits de soie molle, et se développent les unes en ouvrières, les autres en Insectes sexués pourvus d'ailes, que nous apercevons dans le courant de l'été et qui s'accouplent dans l'air. Suivant Dewilz, les ailes proviennent aussi, chez les larves des ouvrières, de disques marginaux; mais elles disparaissent plus lard. Après l'accouplement, les mâles périssent, les femelles perdent leurs ailes et sont ramenées par les ouvrières dans la fourmilière pour y pondre leurs œufs, ou vont avec une partie des ouvrières fonder de nouvelles colonies.

Dans les contrées tropicales, les Fourmis entreprennent souvent des excursions en nombre immense. Elles peuvent devenir de véritables fléaux lorsqu'elles s'abattent dans les maisons et détruisent toutes les provisions. Sauba au Brésil {Atta cephalotes). Certaines larves (Oecodoma) sont particulièrement nuisibles aux plantes et aux jeunes arbres, dont elles dévorent les feuilles. Quelques espèces pourtant se rendent utiles en faisant la guerre aux Termites et autres Insectes nuisibles, tels que les Blattes, jusque dans la demeure de l'homme. D'autres, en particulier les Eciton, sont carnassières et détruisent des colonies entières de fourmis. Enfin, il en est (F. rufa, rufescens, fourmis amazones) qui envahissent les fourmilières pour s'emparer des larves, qu'elles élèvent ensuite clans leur propre colonie pour en faire des esclaves. L'activité psychique relativement supérieure, dont sont doués ces Insectes, a été établie d'une manière incontestable par les observations de P. Iluber, de J. Lubbock, etc. On ne met plus guère en doute aujourd'hui que les Fourmis n'aient de la mémoire, ne puissent se reconnaître entre elles, échanger des communications et s'encourager au travail commun. Elles entretiennent des Pucerons comme nous faisons des vaches laitières, transportent des provisions dans leurs demeures, construisent des rues, élèvent des tunnels, même sous de grands fleuves, marchent au combat en colonnes régulières et sacrifient bravement leur vie pour la communauté. On peut citer aussi, par opposition aux traits de brigandage des litats à esclaves, les rapports d'amitié qui existent entre les Fourmis et d'autres Insectes habitués de la fourmilière : tels sont les Myrmécophiles (Larves de Cetonia, Myrmecophila, le nombreux petits Coléoptères et leurs larves). La nourriture des Fourmis est végétal autant qu'animale; elles affectionnent particulièrement les sucs doux et sucrés des plantes, les fruits et les excréments (?) des Pucerons. (Suivant Iluber et Forel, les cornicules de ces derniers sécréteraient de la cire.) 11 n'est pas jusqu'aux cadavres des animaux grands et petits qu'elles ne dévorent en peu de temps, n'en laissant que les partie, solides.

1. Sous-Fam. Gamponotinae (Formicinaé). Aiguillon tout à fait rudimentaire. Vessie à venin à coussinet. Nymphes dans des cocons.

Camponotus M. Le premier anneau de l'abdomen présente une écaille lenticulaire. Formica L. F. rufa L. F. fusca L. F. sanguinea Latr. F. herculeana L. F. liquiperda Fabr. Lasius Fabr. L. niger L.

2. Sous-Fam. Dolichoderinae. Aiguillon excessivement petit. Vessie à venin à bourrelet. Deux glandes anales. Pétiole simple. Nymphes toujours nues.

Dolichoderus Lund. D. quadripunctatus L. Tapinoma Foerst. T. erraticum Latr.

5. Sous-Fam. Ponerînae. Aiguillon bien développé. Pétiole simple, nodiforme. Abdomen étranglé entre le deuxième et le troisième anneau. Nymphes renfermées dans un cocon. Ponera contracta Latr. D'autres espèces habitent les tropiques. P. foetens Fabr.

4. Sous-Fam. Myrmicinae. Aiguillon bien développé. Pétiole avec deux anneaux nodiformes. Nymphes toujours nues. Myrmica rubraL, Strongylognathus testaceus Scbenk. Myrmecina Lalreillei Curt.

Cryptocerm Latr. Genre voisin, dont les espèces habitent dans les branches creuses. Les ouvrières grandes, à tête énorme, sont toujours oisives; leur fond ion est ignorée. C. clijpealus Fabr.

5. Sods-Fam. Dorylinae. Pétiole compost' d'un ou.de deux anneaux. Aiguillon venimeux bien développé. Yeux à facettes seulement chez les mâles.

Alla Fabr. (Typhlatta). A. cephalotes Fabr., Amérique du Sud.

Typhlopone oraniensis Latr.

Eciton Lalr. Ouvrières à grosse tête et à petite tête. Les premières ■offrent chez beaucoup d'espèces de très longues mâchoires. Vivent de rapine. E. hamata Fabr. fi, legionis haies, Brésil.

2. Fam. Chrysididae ' . Guêpes dorées. Corps d'un brillant métallique, coloré de vert, de bleu ou de rouge-cuivre. Antennes coudées", à tige courte et à treize articles. Ocelles apparents. Palpes maxillaires à cinq articles. Palpes labiaux à trois articles. Trochanters simples. Ailes antérieures offrant une cellule cubitale non fermée en dehors. Abdomen à court pédicule, et dont les derniers segments sont rentrés pendant le repos. Les femelles pondent leurs œufs dans les nids des autres Hyménoptères, notamment des Fouisseurs, avec lesquels elles doivent à cette occasion soutenir de véritables combats.

Chrysis L. Mandibules à pointe simple. Lèvre inférieure non échancrée. Abdomen à trois anneaux, concave en dessus, offrant un segment terminal denté au bord. Ch. ignila L.

Parnopes Latr. Languette et mâchoires prolongées pour former une trompe. Palpes petits, avortés. Abdomen creusé en-dessous, à trois anneaux chez le mâle, quatre chez la femelle. P. carnea Latr.

Hcdijchrum Latr. Mandibules à trois dents. Palpes maxillaires à cinq articles; palpes labiaux à trois articles. Languette cordifornie. Abdomen presque hémisphérique, creuse en dessous, formé de trois anneaux. H. lucidulum Fabr.

Cleptcs Latr. Antennes courtes. Mandibules à trois pointes. Abdomen non creusé en dessous, ovalaire. acuminé, à cinq articles chez le mâle. CL semiaurata Latr.

5. Fam. Heterogyna- (Mutillidae, Scoliadae). Mâles et femelles très différents par leur forme, leur grosseur et la structure de leurs antennes. Antennes longues chez le mâle, courtes chez la femelle. Les ocelles existent. Palpes maxillaires à six articles. Palpes labiaux à quatre articles. Les femelles privées d'ailes, ou offrant des ailes

1 Ivlug, Versuch einer systematischen Aufstellung der bisectenfamilie der Chrysididae. Monatsber. der berl. Akad. 1839. — W. Schuckard, Description of tke gênera and species of Brilish Chrysididae. Entoin. Mag. — G. Dahlbom, Hymenoptera europaea praecipue borealia. Vol. II, Berolini, 1854. — Abeille de Perriu, Synopsis critiqueet synonymique des Chrysides de France. Ann. Soc. fini), de Lyon. 1879.

- J. 0. YVestw.ood, Illustrai ions of somr species of Australian Thynnidoeus insects. Aivli. entom., t. II. — H. Burmeister, Uebersicht der Brasilianischen Mutillcn. Ahh. der naturl. Gesellsch. zu Halle. 1854. — Id., Bemerkungen ueber den allgemeinen Bau un d die Geschlechlsuntersefuede bei den Arien der Gattung Scolia. Ibid. — II. de Saussure, Descriptions de di verses espèces nouvelles du genre Scolia. Ann. Soc. Entoin., 3 sér., t. VI.— S. Saunders, Synopsis of tlie Brilish Heterogyna and fossorial Bymenopleren. Transact. Entom. Soc, t. VII et VIII. London. 1880.

écourtées, vivent solitaires et pondent leurs œufs dans les nids des Abeilles ou d'autres insectes, sans plus s'inquiéter de la nourriture, ni des soins qu'exige leur progéniture.

Mutilla L. (Mutillidae). Femelles aptères. Pattes épineuses et velues. Antennes coudées, offrant chez la femelle un premier article très allongé. Anneaux thoraciques de la femelle soudés. Abdomen ovale allongé, il/, europaea L.

Methoca Latr. Antennes non coudées dans les deux sexes. Femelle semblable à une Fourmi. Mâle (Tengyra Latr.) offrant un abdomen long et pointu. .1/. ichneumonea Latr.

Scolia (Scoliadae). Les deux sexes ailés. Antennes du mâle longues et droites, celles de la femelle courtes et coudées. Troisième cellule cubitale, lorsqu'elle existe, petite et triangulaire. Pattes très velues et. épineuses. Se. hortorum Fabr. La larve vit en parasite sur celle du Nasicorne. Se. bicincla Ross.

Tiphia Fabr. Cuisses et tibias très courts chez la femelle. Ailes offrant deux cellules cubitales seulement, dont la première est à peu prés le double plus longue que l'autre. T. femorata Fabr.

Sapijga Latr. Antennes du mâle très peu allongées. Deuxième cellule cubitale quadrangulaire et plus petite. Pattes glabres. S. pacca Fabr., parasite de YOsmya.

4. Fam. Fossoria1. Hyménoptères vivant solitairement, pourvus d'antennes non coudées et de pattes allongées, dont les tibias sont armés de longues épines et d'aiguillons. Ocelles distincts d'ordinaire. Palpes maxillaires à six articles. Abdomen pédicule, offrant sept segments et terminé par un aiguillon venimeux lisse, dépourvu de denticules inclinées. Les femelles vivent de miel et de pollen, creusent des galeries dans le sable, dans la terre, quelquefois aussi dans le bois sec, et déposent au fond de chacune une cellule renfermant un œuf et les matières animales nécessaires pour la nourriture de la future larve. Les unes (Bembex) portent chaque jour aux larves écloses dans des cellules ouvertes une nouvelle provision de nourriture; les autres ont accumulé dans les cellules fermées une aussi grande quantité d'Insectes qu'il en faudra pour le développement des larves. Dans ce dernier cas, les Insectes ne sont pas complètement tués^nais seulement paralysés par la piqûre de l'aiguillon dans la chaîne ventrale. Quelques espèces capturent d'ordinaire des Insectes déterminés (Chenilles, Curculionides, Ruprestides, Acridiens, etc.), qu'ils domptent et paralysent de diverses façons très curieuses. Le Cerceris bubreslieiila chasse les Buprcstis, tandis que le C. Dufourii préfère le Cleonus oplithalmicus. L'Insecte saisit la tête du Coléoptère avec ses Mandibules et introduit son aiguillon venimeux dans l'articulation du prothorax avec le mésothorax jusqu'aux ganglions. Le Sphex flaripennis, qui construit trois cellules au bout d'une galerie horizontale, longue de deux ou trois pouces, chasse les Grillons. Le Sphex albiseeta s'empare des Œdipoda. Le premier, après de nombreux circuits en l'air, fond sur la face ventrale du Grillon, saisit l'extrémité de l'abdomen entre ses mâchoires, appuie ses pattes antérieures contre les cuisses postérieures, les postérieures contre la tête, et enfonce son aiguillon, soit dans les articulations de la tête, soit dans la membrane qui réunit le prosternum au mésosternum. 11 emporte avec célérité l'Insecte vers sa progéniture, le dépose d'abord non loin de l'entrée qu'il cherche, el pousse l'Insecte sans défense dans la cellule. L'Ammophila liolosericea pourvoit chacune de ses larves de quatre ou cinq chenilles, VA. sabulosa et VA. argenlata d'une seule chenille très grosse, qu'ils paralysent en introduisant leur aiguillon dans un segment médian privé de pattes. UOxybelus uniglumis pique les Diptères, mais a pour ennemis les Tachinaires {Miltogramma conica). Le Bembex vostrata nourrit ses larves avec des mouches. Il y a aussi des Fouisseurs parasites, dont les temelles pondent leurs œufs dans les cellules d'autres Sphégides, ex. : Tachijles Iricolor.

1 Outre Smith, Dahlbom, v. Siebold, etc., voyez : W. Schuckard, Essay of the indigenous fossorial Hymenopteren. London, 18Ô7. — C. Westmael, Revue critique des Hyménoptères fouisseurs de Belgique. Bullet. Acad. Belg;., t. XVIII.— L. Dufour, Observations sur les métamorphoses f/u Cerceris bupresticida. Ami. se. nat., 2° sér., t. XV. — Fabre, Observations sur les mœurs (l, v Cerceris. Ann. se. nat., 4° sér., t. IV. — Id., Recherches sur quelques points de l'histoire des Cerceris, des Bembex, etc. Ibid. 1850. — Id.. Recherches sur l'instinct et les métamorphoses des Qerceris. Ibid., t. VI.

{. Sous-Fam. Pompîlinae. Prothorax gros, allongé latéralemenl jusqu'à la naissance des ailes. Ailes antérieures offrant trois cellules cubitales. Pattes très allongées.

Salins Fabr. Corps très étroit. Prothorax échancré par derrière, presque libre. S. bioolor Fabr.

Pompilus Fabr. Palpes maxillaires remarquablement longs el pendants. Lèvre supérieure plus ou moins cachée sous le bouclier céphalique. P. viatictu L. t

2. Soos-Fam. Sphecmae. Prothorax annulaire, n'arrivanl pas jusqu'à la base des ailes. Ailes antérieures offrant trois cellules Cubitales fermées.

Bembex Fabr. Antennes courtes, coudées. Lèvre supérieure prolongée en bec. Mandibules falciformes. Mâchoires et lèvre inférieure prolongées en trompe et pourvues de palpes courts. B. rostrata L.

Cerceris Lair. antennes coudées, légèrement épaissies vers le boni. Deuxième cellule cubitale petite, pédiculée. Tibias médians munis d'un éperon. Anneaux de l'abdomen très distincts, le premier étroit. C. arenaria L. C. bupresticida Duf.

Ammophila Kirb. Antennes filiformes. Tête plus large que le thorax. Mandibules très allongées. Palpes longs et grêles. Tibias médians avec deux éperons. Abdomen offrant un pédicule bia'rticulé. La deuxième cellule cubitale, pentagonale, reçoit les deux nervures récurrentes. A. sabulosa L.

Sphe.v Fabr. Antennes filiformes. Tète de la longueur du thorax. Mandibules longues, recourbées. Abdomen offrant un court pédicule. Sp. maxillosa Fabr. Sp. Latreilli Guer., Chili.

Pclopoeus Latr. Premier anneau de l'abdomen en forme de pédicule, aussi long que le reste de l'abdomen. Cuisse longue et sinuée. Les nombreuses espèces vivent dans les pays chauds et se conduisent des nids en terre.

Ici se rattachent des genres pourvus seulement de deux cellules cubitales. Dinetus Jur., Pemphredon Latr., etc.

3. Sohs-Fam. Crabronmae. Prothorax annulaire n'atteignant pas la base des ailes. Ailes antérieures offrant une seule cellule cubitale.

Oxybelus Latr. Tète oblique. Antennes courtes, à peine coudées. Postscutellum muni de

chaque côté d'une écaille saillante, et au indien d'une forte épine. 0. uniglumis L.

La Jemelle chasse les mouches. Sur ses larves vivent les nymphes du Miltogramma

conica, Tachinaire parasite.

Crabro Fabr. Tète épaisse. Antennes courtes, coudées. Postscutellum inerme. Cr. cri-

barius L.

5. Fam. Vespidae1. Guêpes. Corps mince et lisse. Ailes antérieures étroites, repliées dans le sens de la longueur. Antennes d'ordinaire à douze ou treize articles et nettement coudées. Mandibules saillantes et obliquement tronquées. Mâchoires et lèvre inférieure souvent allongées; celte dernière munie d'une languette arrondie et épaissie et de paraglosses latéraux accompagnés de palpes à trois ou quatre articles. Palpes maxillaires à six articles. Ailes antérieures offrant deux ou trois cellules cubitales. Bord interne de l'œil profondément échancré. Vivent tantôt solitaires, tantôt en société; dans ce dernier cas les ouvrières sont aussi pourvues d'ailes. Les femelles des Guêpes solitaires construisent leurs cellules dans le sable, ou sur la tige des plantes, avec du sable et de l'argile; elles les remplissent rarement de miel, très souvent d'Insectes, tels que des Chenilles et des Araignées, trait de mœurs qui les rattache aux Guêpes fouisseuses. Les Guêpes vivant en société se rapprochent par là des Abeilles. Files fabriquent leur nid de bois, qu'elles rongent et travaillent pour le réduire en lamelles, semblables à du papier, qu'elles réunissent ensemble de manière à former des cellules régulières hexagonales.

1 II. de Saussure, Éludes sur la famille des Vespides. 3 vol. Paris. 1852-1857. -^- IL, \Iqgpgrapkie des Guêpeê sociales. Paris, lNô'2. — C. Moebius, Die tiesler der geselligen Wespen. Àbhandl. der nalurf. Gesellsch. in Hamburg., t. II. 1856. — Ch. Borne et Yv. Smith, Transactions of tue Zoolog. Soc. of I.ondon, t. VIL 1870. — Westmael, Monographie des Odynères 'le la Belgique. Ann. Soc. >"at., vol. XXX.

Des rayons, constitués par une simple couche de cellules accolées, sont suspendus aux branches des arbres, ou enfouis dans des trous du sol, ou dans des arbres creux, ou encore entourés d'un revêtement de feuilles, au-dessous duquel l'entrée reste libre. Dans ce dernier cas, l'édifice consiste intérieurement en de nombreux rayons suspendus hori zontalement, superposés comme des étages et reliés par des contre-forts. Les ouvertures des cellules, hexagonales et placées verticalement, sont dirigées en bas. Les fondements de chaque construction sont posés au printemps par une seule femelle, fécondée l'automne précédent et ayant hiverné; elle- produit, pendant le cours du printemps et de l'été, des ouvrières, qui l'aident à agrandir la construction et à élever la progéniture. Il n'est pas rare même que ces dernières, notamment les grandes formes nées en été, prennent part aussi à la ponte, et déposent des œufs qui se développent par parthénogenèse et donnent naissance à des mâles. Les larves sont nourries avec des Insectes broyés et se changent en pupes dans une coque molle, à l'intérieur des cellules closes. Les insectes parfaits vivent en général de substances sucrées et de sucs mielleux. Les femelles et les mâles n'apparaissent qu'à la fin de l'été. Ils s'accouplent en l'air. Puis les mâles périssent bientôt ; la communauté tout entière se dissout à l'automne. Les femelles fécondées hivernent sous les pierres et la mousse, pour fonder chacune l'année suivante une nouvelle colonie.

1. Sous-Fam. Masarinae. Guêpes solitaires, dont les ailes antérieures n'offrent que deux cellules cubitales. Les ailes ne se replient qu'imparfaitement.

Masaris Fjj.br. Antennes terminées par une longue massue chez le mâle, courtes et peu distinctement articulées chez la femelle. Palpes maxillaires rudimentaires. Lèvre inférieure privée de paraglosses. M. vcspiformis Fabr. Ceramius Latr. Celonites Latr.

2. Sous-Fam. Eumeninae. Guêpes solitaires, dont les ailes antérieures offrent trois cellules cubitales. Mandibules d'ordinaire étroites. Griffes des pieds dentées.

Odynerus Latr. Abdomen à court pédicule. Languette allongée, divisée en deux lobes, munie de paraglosses courts terminés par une griffe bidentée. Article basilaire des palpes labiaux allongé. 0. parietum L. Confectionne des cellules globuleuses avec du sable.

Eumenes Latr. Mandibules très longues et pointues, se croisant comme des ciseaux. Palpes maxillaires à six articles. Languette bilobée, munie de longs paraglosses filiformes, dont les deux articles basilaires peuvent être très allongés. Article basilaire de l'abdomen grêle, en forme de pédicule, beaucoup plus étroit que le second, E. coarclata Panz. Nourrit sa progéniture avec du miel. E. Saundersii West. Nourrit sa larve avec des chenilles. Pterochilus Klg. SynagrisLa.tr., Rhaphiglossus Sauss., etc.

5. Sous-Fam. Polistinae. Guêpes sociales, présentant des mâles, des femelles et des ouvrières. Mandibules larges. Ailes antérieures offrant trois cellules cubitales. Griffes des pieds simples.

Polistes Latr. Bouclier céphalique cordiforme. Mandibules courtes, à pointe dentée. Languette élargie antérieurement, fendue, beaucoup plus longue que les paraglosses. Abdomen à pédicule court. P. gallica L. Nid n'offrant pas d'enveloppe commune, et consistant en un rayon pédoncule. D'après von Siebold, la Guêpe fécondée après avoir hiverné ne produit au début que des femelles, dont les œufs ne sont pas fécondés et donnent naissance par parthénogenèse à des mâles. Polybia Lep. P. sedula Sauss., Brésil. Epipone chartaria Latr. (nitidulansYab.), Brésil. Icaria Sauss. Ischnogaster Sauss., etc.

Yespa L. Épistome tronqué, un peu échancré. Languette courte, trifide, à peine plus longue que les paraglosses. Abdomen cylindrique, à base tronquée. V. crabro L., Guêpe-frelon. Y. vulgaris L., creuse dans le sol, ainsi que Y. rufa L. Y. germanica et Y. sexanica suspendent leurs nids sur les branches.

G. Fam. Apidae. * Abeilles. Antennes moins distinctement coudées chez le mâle, plus

1 F. Iluber, Nouvelles observations sur les Abeilles. 2 vol. Paris, 1814. — W- Kiiby, Mono-

épaisses et plus courtes que chez la femelle. Tibias et tarses élargis, surtout aux pattes postérieures. Premier article du tarse cilié (brosse). Ailes antérieures ne se repliant pas. Corps velu. Les poils des pattes postérieures ou de l'abdomen sont destinés à recueillir le pollen. Lèvre inférieure el mâchoires souvenl d'uni' très grande longueur; ces dernières

formant autour de la languette une sorte de gaine, et munies seulement de palpes rudimentaires. Les Apides vivent aussi bien solitaires que réunis en société; ils plàcenl

leurs nids dans les murailles, sous terre, ou dans le creux des arbres. Us n rissenl

leurs larves avec du miel ou du pollen. Quelques-uns ne construisenl point de nid et se contentent de déposer leurs œufs dans les cellules pleines des autres Abeilles. Certaines espèces sont parasites.

1. Sous-Fam. Andreninae. Lèvre inférieure munie d'une languette courte et large; menton très allongé; palpes labiaux à quatre articles.

Prosopis Fabr. Corps petit et grêle, peu velu, presque nu. Pattes postérieures couvertes de poils seulement sur les tibias. Mandibules privées de dents au bord interne. Languette large el tronquée. Palpes maxillaires plus longs que les lobes. Ailes offrant deux cellules cubitales. Revêtent les cavités qui renferment leur progéniture d'une sorte de mucosité qui, en se durcissant, forme une cellule à parois minces (Colletés). P. annulala L.

Sphecodes Latr. Corps svelte et peu velu. Pattes postérieures très velues. Antennes noueuses chez le mâle. Languette pointue, lancéolée et velue. Lobe maxillaire court. 1). (jibba L. La larve vit dans les nids de l'Halictus.

Halictus Lalr. (Hylaeux Fabr.). Corps très velu. Pattes postérieures garnies de poils en brosse. //. quadricinctus Fabr.

Andrena Fabr. Languette triangulaire ou lancéolée beaucoup plus longue que les paraglosses. Palpes maxillaires plus longs que les lobes. Ailes offrant trois cellules cubitales. A. cingulata Kirb. A. cineraria L.

Dasypoda Latr. Languette très pointue, offrant de courts paraglosses. Corps très velu. Appareil collecteur du pollen sur les tibias et les tarses très développé. Palpes maxillaires moins longs que les lobes. Tibias postérieurs d'ordinaire très longs et velus. Ailes offrant deux cellules cubitales. D. hirtipes Fabr.

Macropis Panz. Les tibias et les tarses des pattes postérieures, garnis de courts poils en brosse, portent déjà des pelotes de pollen imprégnées de miel.

2. Sous-Fam. Nomadinae. Abeilles parasites. Corps presque nu, langue longue. Les deux articles terminaux des palpes à quatre articles sont courts. Les femelles, dépourvues de brosses à l'abdomen ou aux pattes postérieures, déposent leurs œufs dans les cellules d'autres Abeilles. Ce sont celles qui, par la structure des pièces buccales, semblent se'rapprocber le plus de la forme ancestrale.

Nomada Fabr. Corps svelte, presque nu, semblable à une Guêpe. Palpes maxillaires

à six articles. Languette longue et pointue, munie de paraglosses très-courts. Ailes

antérieures offrant trois cellules cubitales. N. ruficornis Kirb. Melecta Latr. Corps ramassé et très velu. Abdomen ovale arrondi. Paraglosses longs,

se (d'ormes. Palpes maxillaires à cinq articles. M. punctata Fabr. Epeolus Latr.

Crocisa Jur. Coelioxys Latr., etc.

5. Sous-Fam. Anthidiïnae. Appareil collecteur du pollen ventral. Languette longue. Pal-

graphia Apum Angliae. 2 vol. Ipswich, t801. — Klug. Kritische Revision der Bienengattungen . — F. Smith, Catalogue of Hymenopterous Insects in the collection of the tiritish Muséum. I. undon, 1854-1876. — V. Siebold, Wahre Parthenogenesis bei Bienen. Leipzig, 1856. — ld., Beitrâge zur Parthenogenesis bei den Arthropoden. Leipzig, 1871. — Gerstaecker, Ueber die aeographische Verbreitung und die Abànderungen der Honigbiene . Postdam, 1862. — Muller, Aflwendung der Darwin schm Lettre auf Bienen. Verh. des acad. Vereins der preuss. Rlieinlande, 187:2. — H. L. Olto Schiraedeknecht, Apidae europaeaeper gênera, species cl varietates dispositae atque descriplae. Berlin, 1882.

Voyez en outre les nombreux mémoires de Klug, Nylander, Schenk, Morawitz, F. Smith, etc.

pes labiaux à quatre articles, offrant deux articles terminaux courts. Les femelles

possèdent des soies disposées par rangées nombreuses sur la face ventrale du dernier

segment abdominal, et s'en servent pour la récolte du pollen. Antliidium Fabr. Mandibules larges, à trois ou cinq dents. Languette pointue, deux

fois plus longue que les palpes labiaux. Paraglosses courts. Palpes maxillaires

inarticulés. Ailes offrant deux cellules cubitales, abdomen court, sphérique. A. ma-

nicaium L.

Megtichile Latr. Tête très large. Lèvre supérieure longue. Lobe maxillaire long, ensi-

forme. Ventre très velu. Palpes maxillaires très courts. Inarticulés. M. argenteaL.

M. cenluncularis. M. [Chalicodomd) muraria Fabr. Osmia Panz. Corps entièrement velu. Mandibules «à deux ou trois dents. Languette

courte. Palpes maxillaires à trois ou quatre articles. 0. bicornis L. Chelostoma Lep.

4. Sods-Fam. Eucermae. Appareil collecteur du pollen ventral. Languette longue. Palpes labiaux à quatre articles, à articles terminaux courts. Face externe des tibias postérieurs très élargis et tarses chez la femelle pourvus de poils collecteurs. Vivent solitaires.

Eucera Fabr. Antennes du mâle de la longueur du corps. Ailes antérieures offrant d'ordinaire deux cellules cubitales. Palpes maxillaires à six articles. Languette presque le double plus longue que les palpes labiaux. E. longicornis Fabr. Macrocera Latr.

Anthophora Latr. Corps épais, long et très velu. Languette très longue et étroite, plus longue du double que les palpes labiaux. Ailes antérieures offrant trois cellules cubitales. Construit dans les fentes des murailles et dans le sol argileux. .A. pilipes Fabr. a pour parasite le Melecta punctata. A. hirsitta Latr.

Xylocopa Latr. Abeille perce-bois. Tète de la femelle très épaisse. Palpes maxillaires à six articles. Abdomen couvert de longs poils sur les côtés. Tibias postérieurs avec un éperon. Ailes antérieures offrant trois cellules cubitales, dont les internes sont souvent imparfaitement séparées. X. violacea Fabr. Pratique dans le bois des galeries horizontales divisées en cellules par des cloisons obliques.

5. Sous-Fam. Apînae. Abeil'es. Languette longue. Bord externe des tibias postérieurs élargis et tarses postérieurs couverts de poils épais. Les pelotes de pollen sont empilées sur la face externe glabre des tibias poslérieurs (corbeilles). Se rapprochent beaucoup des Anthidiines par la structure des ailes et des pièces de la bouche.

Bombus Latr.1. Bourdon. Corps lourd, velu .semblable à une fourrure. Tibias postérieurs munis de deux épines terminales. Palpes maxillaires petits, biarticulés. Languette plus longue que les palpes labiaux et munie de deux courts paraglosses. Les nids sont en général enfouis dans des trous, sous terre, et ne comprennent qu'un nombre assez restreint d'ouvrières, de 50 à 200, rarement 500, et une femelle fécondée. Les Bourdons ne fabriquent point de rayons et se bornent à entasser des niasses irrégulières de pollen, dans lesquelles ils déposent les œufs, et qui servent à la nourriture des. futures larves. Celles-ci pratiquent, en mangeant le pollen, des cavités cellulaires et forment ries cocons ovales, disposés irrégulièrement à côté les uns des autres. Le nid du Bourdon est fondé par une seule femelle, ayant déjà hiverné, qui vaque isolément d'abord aux soins de la progéniture. Un peu plus tard les ouvrières, devenues adultes, les partagent avec elle et pondent à leur tour des œufs non fécondés. II. lapidarius Fabr. B. muscorum L. B. terrestris III. B. horlorum L. B. hypnorum III., etc. Les genres Apalhus et Ps'llu/nis renfermenl des Bourdons parasites.

Apis L. Abeille-. Mandibules élargies au bout en forme de cuiller. Palpes maxillaires.

1 0. Schmiedeknecht, Monographie de?- in Tk&ringen vorkomnenden Arten der Hymenopterengatlungen Bombus. iea. nalurw. Zeitsehr-, t. XII, 1868. Voyez aussi les mémoires deJSriechbaumer et Delta Torre.

-F. Hulier, Nouvelles observations sur les Abeilles. Paris, 1814. — Pzierzon, Rationnelle llienenzuchl. Brieg, 1848. — A. v. Berlepsch, Die Biene und die Bienenzucht. 2" édit. Mulhouse, 1865. — J Lubbock, Ants, Bées and Wapps. London, 1882.

PORTE-AIGUILLONS. 9fi9

très petits. Ailes antérieures offrant trois cellules cubitales. Tibias postérieurs dépourvus fies deux épines terminales. Les ouwièi'es offrent des yeux latéraux séparés et des palpes maxillaires unia/ticulés. La face externe des tibias postérieurs est creusée en fossette (corbeille) et entourée de simples soies marginales; la face interne du tarse élargi est garnie de rangées régulières de poils soyeux (brosses) (fig. 799).La femelle, ou reine, offre une languette-plus courte, un abdomen allongé el est privée de brosses. Le mule, ou Faux-Boûrdbn, prése de grands yeux réunis, un large abdomen et des pièces buccales courtes; il est privé de brosses et de corbeilles, t. melli/iin L. Abeille domestique. Europe. Asie, jusqu'en Afrique. Les Abeilles mellifères fabriquent des rayons horizontaux qu'elles établissent, quand elles sont sauvages, dans des creux ou autres cavités abritées et quand elles seul domestiquées, dans des demeures préparées pour elles, soit en paille, suit en bois. La cire qu'elles emploient pour construire les rayons est, comme le miel, un produit de l'échange de la matière dans leur organisme; elle suinte en petites lamelles entre les anneaux de l'abdomen. Les rayons consistent en deux couches horizontales de cellules hexagonales, à base formée de trois plans rhomboïdaux. Les plus petites reçoivent les provisions (miel et pollen) et servent d'asile aux larves d'ouvrières; les autres sont réservées aux larves mâles et au miel seul. On aperçoit en outre au bord du rayon, à certaines époques, un petit nombre de cellules royales, grandes, irrégulières, dans lesquelles sont élevées les larves femelles. Lorsque les cellules sont remplies de miel, ou que le moment est arrivé pour les larves de se transformer en pupes, elles sont fermées par les ouvrières. Celles-ci ont soin de ménager en dessous de la ruche une petite ouverture pour y donner accès ; mais elles bouchent hermétiquement tous les autres trous ou fentes avec du propolis, de manière à ce qu'il ne puisse pénétrer le moindre rayon de lumière dans leur demeure. Nulle part ailleurs chez les Hyménoptères la division du travail n'est observée aussi rigoureusement que chez les Abeilles. Une seule reine fécondée est chargée de la ponte et peut produire en un jour plus de trois mille œufs. Les ouvrières se partagent les travaux de la ruche. Les Faux-Bourdons, qui d'ailleurs n'existent qu'au temps ''"'&• 799, ~ "■ Pattc postéde l'essaimage, et sont en très petit nombre (de 200 à 300 lie,'rt;. dïuvritre.„ dM/','s

OAnMi'imftn \ . ■ i nu'Utica. K, corbeille sur le

pour 20 000 a oO 000 ouvrières), ne participent a aucun travail. ^bia; u, premier article

Les Faux-Bourdons seuls périssent en automne; la reine du tarse portant la brosse et les ouvrières passent l'hiver dans la ruche chauffée par sur sa lace inteilic- — b-

.. i .• ,,. , • . , ■ . Brosse fortement grossie.

cette accumulation d Insectes et vivent des provisions emmagasinées. Dès le retour du printemps, la reine dépose des œufs dans les cellules d'ouvrières, puis dans celles de Faux-Bourdons. Quelques cellules royales ayant été ajoutées, elle y pond aussi par intervalles des œufs (fécondés). Ceux-ci sont, dès leur éclosion, l'objet de soins particuliers; les larves reçoivent une nourriture plus riche, la pâtée royale, et se transforment en individus femelles sexués; vingt-quatre jours sont nécessaires au développement des Faux-Bourdons, vingt à celui des ouvrières, et celui des reines n'en réclame que seize. Avant que la première jeune reine ait achevé sa métamorphose, la vieille reine abandonne la ruche, suivie (l'une partie des ouvrières (premier essaim). La nouvelle reine met aussitôt à mort toutes les autres larves royales et règne seule dans la ruche, ou, si les ouvrières s'y opposent et que le nombre des abeilles soit encore considérable, elle s'éloigne à son tour avec une partie des ouvrières, avant l'éclosion d'une autre rivale (deuxième essaim, ou jeune essaim). Bientôt après son éclosion. la jeune reine s'envole et disparait dans les airs à une grande hauteur. C'est alors que s'effectue l'accouplement, qui n'a lieu qu'une seule t'ois pendant toute la durée de la vie de la femelle, c'est à-dire environ quatre ou, cinq ans. A partir de ce moment elle a la faculté de donner naissance à des individus mâles et à des indi-, vidus femelles. Si la reine a une paralysie aux ailes et qu'elle ne puisse pas s'élever dans les airs pour s'accoupler, elle pond des œufs d'où ne sortiront seulement que des Faux- Bourdons. 11 en est de même d'une reine fécondée âgée dont le sperme, emmagasiné dans

le réceptacle séminal, est épuisé. Les ouvrières peuvent aussi quelquefois pondre des œufs de Faux-Bourdons. Les larves des ouvrières peuvent devenir des reines si de bonne heure elles sont nourries plus abondamment (pâtée royale). Les principaux parasites des ruches d'Abeilles sont : le Sphinx tète-de-mort, la Teigne de la cire, la larve du Trichodcs apiarius et le Branla coeca.

Les variétés connues de l'Abeille domestique sont : A. liguslica, Abeille italienne, et A. fasciata, Abeille égyptienne. D'autres espèces son! : A. indica Fabr., A. dorsata Fabr.

Les genres Melipona 111. (M. scutellaris Latr.), Trigona Jur. (T. lineata Les.)1 et quelques autres comprennent de petites Abeilles américaines dépourvues d'aiguillon, mais paraissent être moins rapprochés du genre Apis qu'on ne l'a cru jusqu'à présent. Une des différences les plus remarquables qu'ils présentent est le soin que prennent les ouvrières de remplir de miel chaque cellule avant la ponte des œufs et de la clore aussitôt après. La larve éclose est ainsi pourvue de toutes les provisions nécessaires (Fr. Mùller). Les Abeilles construisent aussi pour emmagasiner le miel de grands réservoirs, qui sonl entièrement différents des cellules hexagonales des Abeilles domestiques. Il en est aussi qui, comme certains Bombas, ne construisent point de nid et vont déposer leurs œufs dans celui d'autres espèces.

1 F. Smith, Trahsact. Entôm. Soc. of Loudon. 5e sér., 1. 1. — Fr. Millier etllerm. Mùller. Jahresb. zool. Section Westf. Verein. Munster, 1875. — Tomaschek, Ein Schwarm (1er amerikanischen Bienenarl Trigona lineata lebend in Europa. Zool. Anzeiger, 1880, nos 42 et 48.

mm-

Page 1