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ANIMAUX RAYONNES

Les organes ne sont pas disposés symétriquement aux deux côtés d'un axe ; ils sont comme des rayons autour d'un centre. On ne leur voit ni système nerveux, ni organes des sens bien distincts. A peine aperçoit-on dans quelques-uns des

vestiges de circulation. Les organes respiratoires sont presque toujours à la surface de leur corps.

Cl. 1. échixodermes. . . . | Pédicellés, Apodes.

Cl. ï. vers intestinaux. | Nématoïdes, Parenchymateux.

Cl. 5. acalêphes | Simples, Hydrostatiques.

Cl. 4. POLYPES | Charnus, Gélatineux, à polypiers.

Cl. 5. ixfl'SOIres | Rotifères, Homogènes.

Pendant longtemps les vues de Cuvier, qui plus qu'aucun de ses contemporains embrassait l'ensemble des faits anatomiques et zoologiques, furent combattues par les doctrines rivales de naturalistes éminents (école des philosophes de la nature). En France, le premier de tous, Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, défendit l'idée déjà exprimée par Buffon d'un plan unique de l'organisation animale, de l'unité de composition, qui supposait l'existence d'une échelle animale continue. Convaincu que la nature emploie toujours les mêmes matériaux dans ses créations, il fonda la théorie des analogues, d'après laquelle les mêmes parties, quoique différant par leur forme et par le degré de leur développement, devaient se retrouver chez tous les animaux; en outre, il crut pouvoir conclure de son principe des connexions que les parties semblables se montrent partout dans les mêmes positions réciproques. Par le -principe du balancement des organes, il établit que tout accroissement d'un organe est lié à la décroissance d'un autre. Ce principe le conduisit à la découverte d'une méthode féconde et d'une nouvelle branche de la science, la tératologie. Mais l'illustre savant, se hâtant trop de généraliser, ne vit pas qu'en dehors des Vertébrés ses généralisations ne concordaient plus avec les faits, et amenaient à regarder, par exemple, les Insectes comme des Vertébrés tournés sur le dos, et à d'autres conclusions aussi hardies. En Allemagne, des hommes tels que Gœthe et les philosophes de la nature, Oken et Schelling, se firent les défenseurs de l'unité de composition, sans s'inquiéter beaucoup, il faut le dire, de tenir compte des faits positifs.

La théorie de Cuvier sortit enfin victorieuse de cette lutte, qui en France fut soutenue de part et d'autre avec beaucoup de vivacité et d'acrimonie, et les principes de son système trouvèrent un assentiment d'autant plus général que les résultats des travaux embryologiques de de Baer les confirmèrent pleinement. Les recherches ultérieures firent découvrir, il est vrai, dans sa classification, plus d'une lacune et plus d'une erreur, et opérer bien des changements dans les détails; mais l'idée fondamentale de l'existence des embranchements, comme les catégories les plus élevées et les plus générales du système, se maintint, et bientôt même put s'appliquer sur les résultats d'une science naissante, celle du développement des animaux.

Les plus essentielles des modifications, qu'il a fallu apporter à la classification de Cuvier ont, sans contredit, trait à la multiplication du nombre des embranchements. Déjà depuis longtemps on séparait les Infusoires des Rayonnes et on les plaçait, sous le nom de Protozoaires, à côté des quatre autres plans d'organisation. Par la division des Rayonnes en Cœlentérés et Eckinoderm.es, et des

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