CLASSIFICATION ACTUELLE
Articulés en Arthropodes et en Vers, on a successivement porté le nombre des embranchements fondamentaux à sept, auxquels il faut en ajouter encore deux autres, par suite du démembrement devenu nécessaire des Mollusques en trois embranchements.
De nos jours les conceptions de Cuvier ont subi d'autres changements. L'idée d'une séparation bien tranchée entre les différents embranchements sans aucune transition possible, a dû être complètement abandonnée. Des recherches plus approfondies ont prouvé qu'entre les types fondamentaux se trouvaient des formes intermédiaires, qui tendent à effacer celte ligne de démarcation infranchissable, (pie l'on croyait exister entre eux. Mais, de même que les formes de passage entre les plantes et les animaux ne sauraient effacer l'idée d'une distinction essentielle entre ces deux grands régnes des corps organisés, de même l'existence des formes de transition, dont nous venons de parler, n'affaiblissent en rien la notion d'embranchement, et ne rendent que plus vraisemblable l'existence d'un point de départ commun pour le développement des diverses séries des formes animales.
Les progrés récents de l'embryologie nous ont fait voir que, dans ces différents types, il existe des formes larvaires très voisines et que la première ébauche de l'embryon est formée de couches de tissus similaires (feuillets blastodermiques), qui indiquent des rapports génétiques.
Enfin la comparaison des faits anatomiques et embryologiques a établi de la manière la plus vraisemblable, que les types ont les uns avec les autres des rapports plus ou moins éloignés, qu'en particulier les embranchements supérieurs dérivent des Vers, qui renferment il est vrai des groupes très dissemblables, et qu'il faudra très probablement démembrer plus tard en plusieurs embranchements.
D'après les considérations qui précèdent nous pensons que le règne animal doit être divisé en neuf embranchements caractérisés de la manière suivante
Animaux sarcodaires de petite taille, sans différenciation d'organes cellulaires. Reproduction généralement asexuelle.