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ORDRE

FORVMIMFERA1. foramiivifères

Rhizopodes dépourvus de capsule centrale, à test ordinairement calcaire, percé d'une grande ouverture ou de nombreux pures pour le passage des pseudopodes.

La coquille, qui peuJ faire aussi défaut, est formée en général par du carbonate

de chaux, uni à , ,

une matière organique; tantôl elle ne présente qu'une seule

chambre, munie

ordinairement d'une grande ouverture ( Monothalames] (lig. 20î]7 tantôl elle en présente plusieurs, disposées à la suite les unes des au-

Fitr. 2i>l. — l)if/hi(iia Fig. 202.— Rolalia veneta, avec une Diatomée prise «Unis le réseau des oblonga [d'après pseudopodes (d'après Max Scfoulze),

Stein .

très dans un ordre déterminé, et qui toutes communiquent entre elles par des trous percés dans les cloisons de séparation [Polythalam.es] (fig. "102). La texture

1 Williamson, On the récent ForaminiferaofgreatBrilain, Londres, Ray Society, 1858. — W.B. Carpenier, Introduction to the study of the Foraminifera, London, Ray Society, 1802 — Reuss

200 FORAM1NIFERES.

et la structure entière de la coquille sont plus importantes que sa division en chambres, caractère dont on ne peut pas se servir dans la classification de ces animaux. Tantôt elle est opaque comme de la porcelaine, tantôt transparente comme du verre, ou bien formée de particules de sable très fin unies par lin ciment organique, ou par des spicules d'Épongé. A côté d'une grande ouverture par laquelle le contenu sarcodaire fait saillie, se trouvent fréquemment sur toute la surface des pores plus ou moins fins pour les Pseudopodes; parfois aussi (Nummulites) la substance de la coquille est traversée par un système compliqué de canaux ramifiés. Les portions du sarcode contenu dans les différentes chambres communiquent aussi entre elles par des ponts, des filaments, qui traversent, les canaux et les grandes ouvertures des cloisons (fig. 200).

Les propriétés de la substance dont le corps est formé, le mode de mouvement et de nutrition, présentent à peu de chose près les traits caractéristiques que nous avons déjà décrits pour l'ensemble des Rhizopodes. Le corps mou est formé de sarcode indifférent et renferme parfois des collections de liquides sous forme de vacuoles, plus rarement, comme clans les espèces d'eau douce, de vacuoles contractiles. Les pseudopodes, qu'émet la masse du corps, sont très variables et présentent toutes les transitions depuis la forme d'appendices lobés, jusqu'à celle de prolongements grêles réunis en réseaux délicats, ou disposés comme des rayons sans connexion entre eux. Aussi les divisions proposées par les anciens auteurs, d'après la présence ou l'absence des vacuoles pulsatiles (JeanMùller) aussi bien que d'après la nature des pseudopodes (Carpenter, Lobosa, Reticularia), sont-elles fort peu tranchées. Chez les Rhizopodes d'eau douce on a depuis longtemps démontré la présence de noyaux dans l'intérieur du sarcode, et on a cru que c'était là \n\ caractère qui les distinguait entièrement des Foraminifères marines, mais récemment, comme on devait du reste s'y attendre, ce prétendu caractère différentiel a été renversé à son tour. Max Schulze avait déjà découvert des noyaux dans les Gromies et R. llerlwig a fait voir que chez les Miliolides et les Rolalines apparaît dans le jeune âge un noyau, suivi de plusieurs autres, à mesure que l'animal s'accroît. De même Fr. E. Scbulze à constaté la pjfci'sence d'un gros noyau chezlss Entolosenia et les Polystomella ; et il. Ilertwig en a vu également un, mais plus différencié, dans la Globigerina echinoides (Hastigerina Murrayi, fig. 205).

La reproduction de ces animaux nous est très imparfaitement connue. Cependant il n'est plus guère douteux que le noyau joue un rôle dans le phénomène de la reproduction, qui est précédée par sa division en plusieurs fragments. On a souvent observé, principalement dans les formes d'eau douce, la conjugaison et l'enk\sleinent. Parmi les Foraminifères marines, St. Whrigt a observé la mul-

Eniwurf einer systematische Zusammenslellung der Foraminiferen, Sitzungsber. (1er \!> id. der Wissenschaft. Wien. 1861. — SI. Wright, On the reproductive Eléments of the Uhizopoda, Ann. ofnat. hist., 1861. — Parker and Joncs, On the nomenclature of the Foraminifera, Ann. .•mil Magaz. of nat. hist., 1858-1865. — M. Schulze, Ueber Polytrerha miniaceum, Arcli. lia' Naturg., XXIX. — Parker and Joncs, On some Foraminifera from the Norlh Atlantic and Arctic Océans, etc., Philos. Transact. roy. Soc, 1800. — Brady, The Foraminifera ofthe lidal rivers. \nnaU and Magaz. oi nat. hist. i, VI, 1871. — R. llertwig und Lesser, Ueber Uhizopoden und den&elben nahe stehenden Organismen. Arch. fur mikros. Anat, t. X. Supplementheft, 1874. — Fr. E. Schulze, Rhizopodenstudien, 1 à VI. Archiv lia- mikrosk. Anat. XXIII

FOKAMINIFERES.

yoi

tiplication du Spirillina vivipara, et Max Schulze celledes Miliola et des Rotalina. Le premier genre produil îles jeunes à une seule chambre, les autres des jeunes à trois chambres, qui naissent

ig. c2(ir>. — Globigerina (Jlasiigerina) Murrayi. Exemplaire pélagien péché avec les piquants et les pseudopodes étendus, s, la coquille; a, le manteau d'alvéoles qui l'entoure comme chez les Radiolaires (d'après Bùtschli).

tous formés. Probablement ils se développent, d'après les recherches de Whrigt, dans des œufs dans l'intérieur des chambres.

Suivant Pourlalès les Globigérines seraient les descendants des Orbulines, car les coquilles de ces dernières renferment une Globigérine fixée à l'intérieur par de fins spicules. Krolm a aussi fait une observation anologue, et Max Schulze croit pouvoir affirmer que VOrbulina n'est pas autre (luise que la dernière chambre devenue libre" d'une Globigerina.

Carpenter ne partage pas l'opinion de Pourtalés et considère les Orbulines comme un genre autonome. Enfin, Seraper a trouvé une Nummulite (peut-être Orbitolites), dontle contenu des chambres marginales se transforme en un animal à une seule chambre, autour duquel se développent, en spirale irrégulière de nouvelles chambres.

Malgré leur petite taille les coquilles de ces organismes si simples ont une grande importance, car elles sont accumulées en nombre incalculable dans le sable du fond des mers (Max Schulze calculait que l'once de sable du môle de Gaële en contenait environ 1 million et demi!), ou dans d'autres formations, particulièrement dans la craie et dans les couches tertiaires, où elles ont contribué pour une grande part à la formation des roches. Déjà dans les roches très anciennes du terrain laurentien au Canada, au-dessous du système silurien, on rencontre des corps que l'on a considérés comme des Foramiuifères fosstfes, et qui seraient alors les plus anciens de tous les restes d'animaux aujourd'hui connus. On les a décrits sous le nom d'Eozoon canadense1, et on les a retrouvés j depuis en Allemagne cl en Ecosse. Il est très probable que ce ne sont point de véritables organismes. Les noyaux siliceux formés par les Polytbalames sont très fréquents dans les assises Siluriennes et Devoniennes. Les formes les plus remarquables par leur taille colossale sont celles des Nummulites, qui ont donné leur nom à des couches puissantes de craie. Un calcaire grossier du bassin de Paris, qui fournit une excellente pierre à bâtir, renferme le Triloculijm trkjoniila [calcaire à Milioles). Quelques formes vivent dans l'eau douce, urt plus grand nombre déjà dans l'eau saumàtre, dans laquelle se sont acclimatées de nombreuses

1 Voy. Carpenter, On the structure and a [faillies of Eozoon canadense, rroceed. roy. Soc, 181U. Carter a élevé des doutes sur l'animalité de l'Eozoon. Carpenter a de nouveau soutenu •juc cet organisme était un foraminifère [Ann. andMag.ofnat. hist., 1874), et Max Schulze s'est aussi prononcé dans le même sens.

202 AMŒBIENS.

Foraminifères marines. La plupart sont marines, et se meuvent en rampant sur le fond de la mer. On rencontre aussi flottant à la surface des flots des Globigérines, des Orbulines et des Pulvulines. Le fond de la mer est aussi recouvert dans les grandes profondeurs d'une faune très riche en Rhizopodes (W. Thompson. Carpenter) et particulièrement en espèces de petite taille appartenant à différents genres, principalement à la famille des Globigérines. Par l'accumulation constante de leurs coquilles, elles constituent de nos jours des formations sédimentaires analogues aux anciennes assises delà craie. Un des résultats de l'exploration des mers profondes qui avait excité une grande surprise, c'était que le fond de la mer est recouvert sur de vastes étendues d'une masse visqueuse, albuminoïde, à laquelle M. Huxley a donné le nom de Bathybius Hseckeli. Les corps calcaires, Diseolithes et Coccosphères, qu'elle renferme, étaient regardés comme une sorte de squelette produit par elle. On croyait avoir découvert dans le Bathybius la fameuse gelée primitive (Urschleim) d'Oken. Mais malgré. toutes les recherches que l'on a faites dans les profondeurs des différentes mers pendant l'expédition du Challenger, il n'a pas été possible de retrouver le Bathybius, de sorte qu'il est fort possible que ce soi-disant organisme ne soit autre chose qu'un dépôt de sulfate de chaux. La boue dans l'eau douce cache de grosses masses de proloplasma, auxquelles Greeff, qui les a découvertes, a donné le nom de Pelobius ; il est probable que ce sont des plasmodies de Myxomycètes.

Max Schulze divise les Foraminifères, d'après le nombre et la disposition des chambres, en Monothalam.es et Polythalames (Soroïdes, Rhabdoïdes, Hélicoïdes). Carpenter attachant, comme Beuss, plus, d'importance à la structure du test, dislingue parmi les Foraminifères à coquille les Perforés elles Imperforés, suivant que celte dernière est percée ou non de trous; à côté viennent se ranger les formes d'eau douce. Les recherches approfondies de Carpenter, entre autres résultats intéressants, ont montré ce fait important pour la théorie Darwinienne, que des types très différents sont des termes extrêmes d'une série de formes intermédiaires, qu'il n'est pas possible d'y distinguer des espèces et que les genres que l'on peut établir ne sont que des types généraux dépourvus de tout caractère tranché. La seule classification naturelle de cette masse chaotique de formes si variées serait peut-être une disposition qui exprimerait la direction particulière et le degré de divergence d'un petit nombre de types représentant les familles principales. Les études de Carpenter ont aussi montré d'une manière évidente la continuité génétique, qui existe entre les Foraminifères des terrains successifs et les espèces actuelles, et fait voir que la configuration des types de Foraminifères n'a fait aucun progrès depuis l'époque paléozoïque jusqu'à nos jours.

Amœbscf ormes1. Amcebiens

Rhizopodes amiboïdes d'eau douce pourvus fréquemment d'une vacuole contractile, tantôt nus, tantôt entourés d'une coquille à une seule loge (Monolbala-

1 Voyez, outre les ouvrages de Ehrenberg, l'erly. Dujardin, Carpenter, Hseckel, etc., Auerbacli, Ueber die EinzeUighe.it der Amœben, Zeitsehr. fur wissensch. Zoul., vol. VII, 1850. — Claparède

AMŒBIENS. 203

mes). Le parenchyme du corps est forme d'une substance fluide 1res granuleuse, entourée d'une couche claire et visqueuse et renferme un ou plusieurs noyaux. Les pseudopodes sont tantôt des prolongements larges lobiformes ou digités, tantôt filiformes, plus ou moins ténus, qui exceptionnellement peuvenl se confondre à leurs points de rencontre de façon à constituer des réseaux.

En général il y a dans le parenchyme une ou plusieurs vacuoles contractiles; unis il n'esl pas possible d'établir une distinction tranchée entre des vacuoles et «les lacunes pulsatiles. Il est de même tout aussi impossible de séparer ces animaux des Monades. Jadis on avait, à l'exemple de Jean Miiller, séparé des Foraminifères les formes pourvues de vacuoles pulsatiles el on en avait fait un groupe spécial avec les Actinophrides (Sphygmica). La couche périphérique visqueuse émet des pseudopodes ordinairement larges, digités, quelquefois ténus et rayonnants. Parfois, connut1 chez les Petâlopus les pseudopodes ne partent que d'un seul point du corps; dans d'autres cas, on observe à côté des pseudopodes, qui fonctionnent comme organes locomoteurs, un appendice courte! ('pais, muni d'un flagellum servant d'organe préhensile (Podostoma). Le sarcode forme fréquemment «les tests (Arcella, Pseudochlamys) ou des coquilles, composées de particules étrangères cimentées les unes avec les autres (Difflugia, Echinopyxis). Souvent la reproduction est asexuelle et réduite à une simple division. On observe aussi la conjugaison entre deux ou plusieurs individus. Faut-il regarder comme une reproduction sexuelle la division, observée par Carter chez les Amœba princeps et villosa, et par Greeff chez YAmœba terricola, du noyau en petits corps sphériques qui se transformeraient en jeunes Amibes ? C'est ce qui est au moins douteux. Quoi qu'il en soit, ces petits corps ont la signification de germes qui deviennent libres sous cet état, ou déjà transformés en jeunes Amibes.

1. Fam. Amœbidje (lig. 204 et 205). Les formes nues se laissent difficilement distinguer

des Champignons, desMyxomycétes, etc. , qui passent dans leur développement par l'état amiboïde. Protamœba E. Ilœck. De nombreuses formes d'eau douce ont été décrites par Ehrenberg, Dujardin, Auerbach, Carter, etc., sous les noms de A.

princeps = villosa, radiosa, crassa,

-Pv

Fig. 20-4.— Amœba [Protogenee) porrecta (d'après Max Schulze). Fig. 203. — Amœba [Dactylosphxra]

polypodià (d'après Max Schulzej.

et Lachmann, Études sur les Infusmres et les Rhizopodes, 18JK et 1859. — R. Greeff, Ueber einigein derErde lebende Amœben und andere Rhizopoden, kreh. fur mil». Anat. , vol. II, 1*130 — Archer, Onsome freshwater Rhizopoda, new or Utile nown, Quarter!. Journ. ofmicr. Soc. 1869, 1*70. — R. Hertwig, Veber Mikrogromia socialis, eine Colonie bildende Monothalamie

204 AMŒBIENS.

bilimbosa, quadrilineata, etc. Certaines Amibes se rencontrent dans la terre et dans le sable. Dans ce cas, leur couche extérieure hyaline présente une plus grande consistance; A. tcrrkola Greeff, dans la terre, sous la mousse, a la forme d'un corps polyédrique présentant des appendices rigides et des enfoncements profonds. Le petit mamelon particulier, qui s'y développe parfois, est regardé comme un organe de lixalion. On le rencontre aussi dans des Amibes vivant dans l'eau, A. villosa (Wallich), forme de VA. princeps (Carter). On trouve encore dans la terre .1. granifera, gracilïs, à mouvements vermiformes et à mamelon portant un disque, organe de lixalion. 11 faut en rapprocher lePelobius Greeff, que l'on rencontre dans l'eau douce. Hyalodiscus Hertw. Less. Corps discoïde, se mouvant par contractilité régulière de toutes ses parties. Pigment rouge ou brun dans la niasse centrale et le noyau. //. rubicundus Hertw. Less. Dactylosphœrium. Leptophrys Hertw. Less. Corps irrégulier, entouré de lobes et de prolongements, terminés par des pseudopodes ténus, non ramifiés. Nombreuses vacuoles et nombreux noyaux. Leplophrys elegans Hertw. Less.-

Petalopus Clap. Lach., corps nu, n'émettant que sur des points déterminés des pseudopodes se divisant en filaments tenus. P. diffluens Clap. Lach.

Podostoma Clap. Lack., corps nu, pseudopodes et appendice court portant un flagellum.

2. Fam. Arcellid.œ. Corps avec de nombreux noyaux et des vacuoles pulsatiles, recouvert d'une coquille solide en forme de bouclier, dont la face plane présente une ouverture centrale. Pseudopodes digités, lobés.

Arcella vulgaris Ehrbg. Surface de la coquille chagrinée. .1. [Pyxidiculà] oprercùlala Ehrbg. Reproduction par conjugaison. Après la conjugaison naissent dans le protoplasma des germes qui se meuvent à la manière des Amibes et sortent de la coquille. Ils renferment une vacuole pulsatile et un noyau; on n'a pas suivi leur développement jusqu'à la formation de la coquille.

Arcellina Du PI. Coquille avec plusieurs ouvertures. A. marina Du PI. 11 existe aussi des genres qui présentent des spicules calcaires pressés les uns contre les autres.

Pseudochlamys Clap. Lach. Coquille aplatie, flexible. Pseudopodes digitiformes, homogènes. Ps. patella Cl. Lach. Ici se placent les genres Amphizonella Arcli. et Cochliopodium Hertw. Less.

5. Fam. Difflugiid*: (fig. 206). Corps recouvert d'une coquille oblongue incrustée de corps étrangers ; un noyau et des pseudopodes larges et filiformes. D. proteiformis Ehrbg. D . acropodia Hertw. Less. Plusieurs espèces vivent dans l'eau saumàtre.

i. Fam. Plagiophryidje. Coquille homogène; pseudopodes filiforï mes, parfois ramifiés.

Plagiophrys Clap. Lach. Coquille membraneuse, peu flexible. Novau simple. Pas de vacuoles contractiles. PL sacciformis Hertw.

Lecythium Hertw. Less. Coquille mince, non flexible. Noyau sim-

\,s ~J. 1 pie. L. hyalinum Hertw. Less. Trinema Duj. Coquiile rigide, ventrue

^fgllsF au p0ie abora] . ouverture latérale, noyau et nucléole et trois vacuoles

Fig. 206. — Vifflu- pulsatiles. 7>. acinus Duj.

gia oblonga (d'après

si, in .

5. Fam. Euglyphid^; (fig. 207). Corps sarcodaire avec des pseudopodes filiformes, qui

des sùssen Wassers, Archiv fur mikrosk. Ànat., vol. X, Supplément, 1874. — R. Greeff, Pclomyxa palustris [Pelobius , ein amœbenartiger Organismus des sùssen Wassers, ibid., vol. X, 1874, p. 51; de plus les mémoires de Carter et Wallich, F. E. Schulze et Herlwig. — 0. Biitschli, Zur Kenntniss der Fortpflanzimg bei Arcella vulgaris Archiv fur mile. Anat., vol. XL

RETICULARIA.

peuvent se ramifier. Coquille comme formée à l'extérieur de plaques hexagonales. Nucléus et vacuoles pulsatiles.

Euglypha Duj. Coquille en forme de bouteille, à ouverture terminale. E. alveolata Duj. E. globosa Cari. Genre voisin : Cypkoderia Scblumb. C. margaritacea Scblumb.

6. Fam. Pleurophbyid*:. Corps sarcodaire à pseudopodes filiformes. Coquille ovale formée de particules siliceuses.

Pleurophrys Clap. Lach. /'/. sphœrica Clap. Lach.

7. Fam. Diplophryd,/e. Corps à pseudopodes filiformes. l'n noyau et des vacuoles contractiles. Coquille ouverte aux deux extrémités. Diplophrys Archeri Bark. Amphitrema

Arc h.

Euglypha glob< ertwig et Lcsser).

Reticalaria

Rhizopodes ordinairement marins, à pseudopodes très fins, rayonnants, visqueux, formant des réseaux et présentant clans leur intérieur des courants de granulations. Rarement nus (Lieberkûhnia), ou entourés d'une capsule à une seule loge (Gromia), présentant le plus, souvent une coquille polythalame. Pas de vacuoles de pulsatiles.

i. groupe, imperforata. La coquille ne présente pas de pores, mais une grosse ouverture simple ou en forme de crible, par où sortent les pseudopodes.

1. Fam. GROMiDic *. Corps à coquille, membraneuse, chitineuse; Gromia oviformis Duj. ; Lieberkiihnia Wageneri Clap. Lachm., forme d'eau douce. Corps entouré d'une enveloppe très mince, à peine membraniforme, interrompue en un seul point pour livrer passage aux pseudopodes. Ici se rapportent quelques formes dépourvues d'enveloppe, que l'on ne peut pas directement entacher aux Amœbieiis. Protogenes promordialis E. Hseck. Peutêtre faut-il y joindre aussi les formes décrites par M. Uoeckel sous les noms de Protomyxa aurantiaca et de Myxastrum radians, et alors les plus simples des Rhizopodes présenteraient un mode de reproduction analogue à celui des Monades. Le Myxodictyon sociale de tfceckel, qui forme des colonies, rappelant les Radiolaires composées, semble aussi appartenir a cette famille.

2. Fam. MiLiOLiDiE(fig. 208). Coquille ayant l'apparence de la porcelaine, à une ou plusieurs chambres. Cornuspira M. Sch., coquille en forme de disque aplati, analogue à celle d'une Planorbe, avec une grosse ouverture à l'extrémité de la paroi. C. planorbis. Miliola. M. Sch. (Miliolites Lam.), coquille différant de celle des Cornuspira en ce que chaque tour de la spire est plus ou inoins allongé aux deux extrémités opposéeset divisé par un étranglement. Autour d'une chambre sphérique centrale sont rangées symétriquement des chambres latérales, dont la dernière est la plus grande et se termine par une ouverture. D'Orbigny a établi, d'après la disposition des chambres, les genres Uniloculina, Biloculina, Triloculina, Quinqueloculina, Spiroloculina, etc., M. cyclostoma IL Sch.

\V. Archer, Résume of recru! contributions to our Knowledge of freshwater Uhizopoda, p. 1-i. Quarteri. Journ. ofmikros. Science, 1876 et 1877.

RETICULARIA.

Quelques formes d'eau saumàtre ont une enveloppe chitineuse au lieu de coquille, comme Quinqueloculina fusca.

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Fig. 208. — Miliola tenera (d'après Max Schulzc).

Les autres genres qui rentrent dans cette famille sont : Nubecuîaria, Vertebralina, Peneroplis, Spirulina, Orbiculina, Alveolina, Orbilolites, etc.

5. Fam. Lituolidje. Coquilles formées par des particules étrangères unies par un ciment organique. Trochammina incerta [Spirillina arenacea Williamson) Carp.; TV. inflatu Rrady, l'orme d'eau saumàtre, à coquille chitineuse. Les autres genres sont : Lituola, Valvulina, ainsi que les grosses Foraminifères du sable, Parkeria Carp., Loftusia Carp., Batellina Carp. Quelques formes contiennent des spicules d'épongés, Squamulina scopulina et varians Cart.

2. groupe. PERFORATA. Ln coquille, le plus souvent calcaire, est percée d'une infinité de petits pores pour laisser sortir les pseudopodes, et renferme fréquemment un système de canaux étroits très compliqué. Jamais de vacuoles pulsatiles.

1. Fam. Lagenida:. Coquille cannelée, à grande ouverture entourée d'un bord dentelé. Lagena Williamson, en forme de bouteille avec une ouverture terminale; L. vulgaris;

Nodosaria d'Orb. La coquille, allongée, est formée de segments disposés en série rectiligne, et séparés les uns des autres par des étranglements. Comprend des formes passant les unes aux autres, que l'on a réparties en plusieurs genres : N. hispida (Dentalin, Vaginula, Dimorphina, Lingulina, Frondicularia, Polymorphina), etc.

2. Fam. Globigerinid^: (fig. 209, 210 et 211). Coquille hyaline percée de gros pores. Ouverture simple en forme de l'ente.

RETICUL\MA.

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Rotcrfia venela (d'après Max Schulze).

Les formes à une seule chambre sont : Orbulina d'Orb. , g Spirillina Ehi ., Oveolites Lam.

Les formes à plusieurs chambres sont réparties dans trois sous-familles :

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