CLASSE RHIZOPODA1. RHIZOPODES
Protozoaires sans membrane d'enveloppe, dont le parenchyme sarcodaire émet des prolongements et montre des courants de granulations. Parfois une vacuole pulsatile, en général une coquille calcaire ou un squelette siliceux.
La substance qui constitue le corps de ces animaux, dont le test était désigné,
longtemps avant qu'on les connût, sous le nom de Foraminifères ou de Pohjthalames, est du sarcode libre, qui n'est entouré d'aucune enveloppe (fig. 197).
Le parenchyme riche en granulations, parfois aussi en pigments, doué d'une contractilité lente ou rapide, contient de petits espaces remplis de liquide ou vacuole* et émet de larges prolongements mobiles, ou des filaments très fins de nature visqueuse , réunis parfois en réseaux , des Pseudopodes, qui servent à faire mouvoir l'animal et à lui procurer de la nourriture. On y observe souvent des courants lents, mais
Fig. 197. — Fragment du corps sarcodaire de VActinosphxrium Eichhornii vu en coupe optique, d'après Hertwig et Lesser. IS. noyaux dans la substance médullaire distincte de la couche corticaie remplie de grosses vésicules. Au centre des pseudopodes on voit un lilament axial.
1 Voy. D'Orbigny, Tableau méthodique de la classe des Céphalopodes, Ann. se. natur., 1826
— Dujardin, Observa lions sur les Rkizopodes, Comptes rendus, 1855. — Ehrenberg, Ueber noch jets zahlreich lebende Tkierarten der Kreidebildung und den Organismus der Polythalamien, Abhandl. der Akad. zu Berlin, 1859. — Max Schulze, Ueber den Organismus der Polythalamien, Leipzig. 1854. — kl., Ueber das Protoplasma der Rhizopoden und Pflanzenzellen, Leipzig, 1865.
— Kôlliker, Icônes histologicse, vol. I, Leipzig, 1865. — Reichert. Ueber die contraktile Substanz und ihre Rewegungserscheinungen, etc., Monàtshefte der Berliner Akademie, 1865. el Schriften der k. Akad. zu Berlin, 1866. — E. Hseckel, Ueber den Sarcodekôrper der Rhizo-
réguliers, do granulations, de la base vers le sommet et réciproquement, dont la cause doit être attribuée aux particules environnantes de sarcode. On rencontre tous les passages entre les formes extrêmes des pseudopodes, de sorte qu'ils ne fournissent aucun caractère tranché, dont on puisse se servir pour diviser ces êtres. Les noyaux se montrent très fréquemment, principalement dans les formes qui habitent l'eau douce; dans ces derniers on a démontré aussi leur existence, au nombre d'un ou de plusieurs dans le protoplasma des Foraminifères marines, ainsi que des Radiolaires. Rarement on rencontre une ou plusieurs vacuoles contractiles dans le sarrode, par exein- N — __ pic chez les Difflugia, les Actinophrys, les Ar-
cella, formes qui se rapprochent, par cette diffé- I''r
renciation de leur structure, des Infusoires (fîg. 198).
Dans quelques cas seulement, comme chez les Amibes, les Protogenes , les Protomyva, les Mvxastrum, les Actinophrys, la masse du corps
. ,, Fig. 198. — Amœba{J)actijlosphsera)voly-
resie entièrement nue, sans membrane d enve- podias d'après Fr. e. 'sdmize. N, nu-
loppe ni kystes. La plupart du temps le sarcode d<:'us; Po> vacuole i1lllsaiileséciète des humiations calcaires ou siliceuses solides; ce sont tantôt de fines aiguilles ou des piquants creux, qui sont disposés en rayonnant à partir du centre d'une manière régulière, ou une sorte de squelette treillissé, hérissé de piquants et d'épines {Radiolaires) (fîg. 199), ou enfin des coquilles simples ou cloisonnées à parois percées de trous et à grandes ouvertures ( Foraminifères, fig.
200). C'est à travers ces ouver- - ra-
tures et les pores de ces petites / \.
coquilles que A. d'Orbigny, / \
trompé par leur ressemblance avec celle des Nautiles, etc., avait pris pour des coquilles de Fig. 109. — Heliosphaera echinoides (d'après E. Haeckel).
Céphalopodes, que les expansions du sarcode s'étendent au dehors. Variant continuellement de forme, de grosseur et de nombre, tantôt ils se présentent sous
poden, Zeitschr. fur wiss. Zool., 18135. — Ici.. Monographie der Mourrai. Jenaische Zeitschrift, vol. IV, 1870. — kl., Die Radiolarien, Berlin, 1862. — R. Hertwig, Zur Histologie der Radiolarien, Leipzig, 1875. — kl. Bemerkungen zur Organisation und systematischen Stellung der Foraminiferen, Jen. Zeitsch., t. X.— kl. Studien iiber Rhizopoden. Ibid . , t. XI. — A. Korolneff, Etudes sur les Rhizopodes, Arch. de ZooL.expéri., t. VIII. 1880. — J. Leidy, Freshioater Rhtzopods of Nord-Amerika. Washington, 1819. — Biitschli, Protozoa, vol 1 de Bronn, Klassen und Ordnungen des Thierreiches, 2e édit. — 11. S. Brady, yole on some of the Reticularian Rhizopoda of the Challenger expédition, in Quart. Journ. microsc. Se, vol., XIX, 1870
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l'aspect de filaments très fins, tantôt ils se réunissent pour constituer des réseaux
délicats. Ces Pseudopodes, par leurs lents mouvements de reptation sur des objets
g. 200. — Miliola lenera avec des réseaux de pseudopodes (d'après Max Schulze).
solides, fonctionnent comme organes de locomotion, tandis qu'en entourant de petits organismes végétaux, tels que les Bacillaires, et en les l'amenant jusque dans l'intérieur du corps, ils capturent la proie, qui doit servir de nourriture. Dans les formes qui ont une coquille, la préhension et la digestion des substances alimentaires ont lieu à l'extérieur dans les filaments et les réseaux périphériques, ear chaque point de la surface peut fonctionner, jusqu'en un certain sens, comme une bouche et comme un anus pour rejeter les particules non assimilées. Les Rhizopodes vivent principalement dans la mer et contribuent puissamment par l'accumulation de leurs coquilles à la formation du sable marin et au dépôt d'assises épaisses, ainsi que le prouve le grand nombre d'espèces qu'on retrouve dans différentes formations.
On les partage en trois ordres : les Foraminifnes, les He'liQZoatres et les Radiolaires