‹ Traité de zoologieChapitre 109 sur 434 · RADIOLAIRES · texte numérisé non relu

RADIOLAIRES

rules huileuses), qui rendent la capsule centrale opaque. Les alvéoles de | couche gélatineuse disparaissent, les cellules jaunes se divisent en petits g nules jaunes et incolores et les colonies tombent au fond de l'eau. Quand t les zoospores se sont ainsi formés dans la colonie, et que les pseudopodes tracapsulaires sont rentrés dans la masse, les capsules centrales crèvent et k contenu, constitué par une quantité innombrable de zoospores, devient lib Le zoospore se présente sous la forme d'un corps ovale, acuminé en ava pourvu d'un long flagellum, d’un cristal de forme spéciale et de granules a peux. La partie antérieure homogène du corps est presqué entièrement for par le noyau. Il existe aussi une seconde forme de zoospore dépourvue de crista dont le développement est précédé par l'accumulation de noyaux qui s pie : sent autour de la sphérule huileuse et deviennent polyédriques. Puis « raissent dans chacun d’eux des granules graisseux provenant son ME la sphérule huileuse, qui disparait. Chacun d’eux se transforme en un zoospa réniforme, pourvu d'un gros noyau, de nombreux granules graisseux et d'un long flagellum. Ces zoospores représentent tantôt des Macrospores, tantôt d Microspores. Peut-être s'agit-il ici de la formation de cellules sexuelles destir à se conjuguer. Les Collozoatres et les Sphærozoaires se comportent de la manière. L'organisme se résout en une masse de cellules mobiles qui se « loppent chacune, d’une façon encore inconnue, en un nouveau Polyeyttari Chez les Collides, qui possèdent dans la capsule centrale, comme les Te sicolles, une capsule interne, c’est-à-dire, suivant R. Hertwig, un gros noyau | différencié et souvent tout autour de nombreux petits noyaux homogènes, Schneï der a également fait connaître de petits corps mobiles, dont le mode de fo tion et les rapports avec la capsule centrale n'ont pas encore été démontrès l'observation. Probablement les deux types de Radiolaires, que Hertwig 0] l'un à l’autre, ne sont pas aussi nettement tranchés, car la capsule in ou noyau très différencié, paraît n'être qu'un degré de développement p élevé du noyau homogène unique et primitif des Thalassicoles, et suiva t1 circonstances peut produire aux dépens de sa substance nucléaire les pt noyaux de la capsule centrale, qui dans la formation des zoospores se: portent comme les noyaux des Polycyttariens, des Acanthomètres, ete.

D'après les recherches récentes de R. Hertwig!, il existe, outre le seul connu jusqu'ici de capsule centrale pourvue d’une membrane percée régulière sur toute sa surface de pores, deux autres types, dont l’un particulier aux tides et aux Acanthodesmides; il est caractérisé par ce fait que les pores localisés dans une région limitée, et l’autre par la présence d'une s membrane, qui, outre une ouverture principale située sur un mamelon saïll l'extérieur, possède encore deux autres ouvertures accessoires au pôle opp: type se rencontre dans toutes les formes, dont le squelette est composé # Qu et de piquants creux (Aulacantha, Aulosphæra, Cœlodendrum).

On rencontre aussi, comme chez les Héliozoaires, un filament axial dans dopodes, et chez certains Discides un flagellum sarcodaire et enfin gélatineux contractiles.

mr mm

L Sitrurgsberiehté der Jen. Gesellschaft für Medicin und Naturwissenschaften, mai, 1

THALASSICOLLES. Re

Les Radiolaires sont essentiellement des animaux marins, ils nagent à la surface de la mer, mais peuvent aussi s'enfoncer dans les couches profondes. Ce sont des animaux pélagiques, mais ils n'habitent point, comme le croyait Ehrenberg, les plus grandes profondeurs de la mer. Ehrenberg a fait connaîtreun grand nombre de Radiolaires fossiles, par exemple, dans les marnes crétacées de quelques points des côtes de la Méditerranée (Calta- . nisetta en Sicile, Zante et Egine en Grèce, et surtout dans les roches des Barbades et de Nicobar, où elles constituent des formations considérables). Des échantillons

de sables marins provenant de grandes profondeurs contiennent aussi de nombreux

tests de Radiolaires.

Thalassicollea. Thalassicolles (Collides £. Heck.)

Animaux isolés. Le squelette manque ou se compose de quelques spicules épars autour de la | capsule centrale, oud’unlacistrès là- chedespiculesetde bâtonnets unis irrégulièrement en- tre eux. Jamais le squelette ne pénè- tre dans la capsule centrale (fig. 220).

A. Fax. TuaLassr- cozmmæ. Pas de squelette. Thalassi- … colla Huxley. Capsule centrale sphérique, avec une capsule in- - terne et une couche extérieure d’alvéoles.

Th. pelagica Wæck., nucleata Huxley. Thalassolampe E. Hæck., sarcode dépourvu SybEtt d'alvéoles. Myxobra- : Fig. 220. — Thalassicolla pelagica (d'après E. Hæckel.) chia E. Hæck., sarcode présentant des prolongements en forme de bras; alvéoles nom breuses autour de la capsule centrale, M. rhopalum E. Hæck.

2. Fam. Tmarassospuzrwz. Le squelette est formé de nombreux spicules non réunis entre eux, tangents à la capsule centrale. Physematium Mülleri Schneider. Thalassosphæra morum E. Hæck.

3. Fam. Auzacanrmpz. Les différentes parties du squelette sont; les unes tangenles centrale, les autres disposées comme des rayons. Aulacantha scolymantha ck.

216 | POLYCYSTINES.

4. Fax, Acanraonesmpz. Squelette. formé par un lacis de spicules régulièrement ë unis entre eux. Acanthodesmia, Placiacantha, Lithocircus, etc.

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