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cavité d'invagination ainsi formée n’est que transitoire, elle disparaît bientôt. En effet, la masse des cellules sombres fait bientôt saillie au dehors, en même temps qu'elle s'accroît, et l'embryon est alors ovale. La moitié de son corps est constituée par les cellules cylindriques flagellées, l'autre moitié par les grosses cellules sombres. Au milieu se trouve la cavité de segmentation (fig. 265). Puis la couche de cellules flagellées s'aplatit, et le diamètre équatorial de la larve s'agrandit. La larve a la forme d’une lentille plan-convexe, dont le bord est entouré par une rangée de seize à dix-huit grosses cellules sombres (fig. 267). Tandis que les | cellules flagellées s’invaginent dans l'intérieur de la masse des cellules ‘sombres, les cellules marginales se replient
Lo
Fig. 266. — Larve libre. La moitié supérieure du corps Fig. 267. — Larve libre, dont la couche de cellules fla- - (entodermique) est formée de cellules flagellées al- gellées s'est complètement invaginée dans la couche
longées, la moitié inférieure (ectodermique), de des cellules granuleuses. — à, cellules flagellées inva-
grosses céllules granuleuses (d’après Fr. E. Schulze). ginées; €, cellules granuleuses de l’ectoderme ; b, cel- , lules granuleuses marginales formant le bord de la
bouche de la gastrula (d’après Fr. E. Schulze).
en dedans et limitent l'orifice de la larve, qui est maintenant devenue une gastrula. Les cellules flagellées viennent tapisser la face interne des cellules sombres, les cellules marginales rétrécissent de plus en plus l'orifice d'invagination, et enfin la larve se fixe par la bouche de la gastrula sur un corps étranger quelconque (fig. 268).
Les cellules marginales ferment complètement la bouche de la gastrula, et émettent en dehors des prolongements hyalins, irréguliers et visqueux, qui servent à fixer la larve.
Pendant que la cavité d'invagination
se clôt de la sorte, les cellules, qui Fig. 268. — Coupe verticale d'une larve après que l’inva-
- tapissent en dedans sa paroi; de- S£ination a eu lieu. —ez, ectoderme à cellules granu-
. 1 ÿ % 4 leuses devenues amiboïdes ; en, entoderme formé par Mennent plus courtes, plus réfringen- les cellules claires ciliées, invaginées; &, cavité de tes, et leurs fla ; : la gastrula ; b, cellules marginales amiboïdes bordant é : gellums disp araissent. la bouche de la gastrula et fixant la larve sur les corps Les cellules sombres qui revêtent, étrangers (d'après Fr. E. Schulze).
à l'extérieur, le corps, deviennent plus claires, et en dedans se continuent insen-
siblement avec une substance hyaline, constituant une couche transparente, in-
termédiaire entre les deux couches cellulaires. C’est dans son intérieur qu'ap= … paraissent, disposés tangentiellement, les spicules calcaires, qui viennent ensuite se loger dans la couche extérieure, ou même font librement saillie au dehors. La larve s'accroît ensuite perpendiculairement à la surface basilaire ; elle a l'aspect d'un cylindre. Les cellules externes se multiplient et leurs limites disparaissent. A l'extrémité libre du corps se forme l’oscule et sur la paroi latérale se mon= trent de petits trous ronds, les pores. En même temps sur les cellules eylindriques internes apparaissent les flagellums, ainsi que la collerette caractéris- | tique. Enfin, de là paroi de la cavité centrale tubulaire et primitivement simple partent des diverticulums tapissés par les cellules à collerette, qui se changent … en canaux radiaires, et la larve a ainsi revêtu successivement tous les carac- M tères spécifiques du Sycon (Sycandra) raphanus (fig. 269). Les cellules eylin- = driques flagellées constituent l'entoderme, les grosses cellules sombres constituent l’ectoderme, et de !
celui-ci dérive secondairement le mésoderme. ARE La question de savoir si l'on doit considérerles Éponges comme des individus simples ou comme des colonies d'individus, se résout dans un sens entièrement différent que jadis, où certains natura- .
listes pouvaient considérer les cel- M lules amiboïdes comme autant « d'individus. Malgré l'autonomie relativement considérable des cel- « lulesdes Éponges, cependant l'exis : tence d'éléments très divers dont « Fig. 269. Lo Sycon raphanus. — 0, oscule; SE COMPOSE le corps, les phéno- L P, pores inhalants (d’après Fr. E. Schulze). mènes vitaux et la reproduction À démontrent que les espèces pourvues d'un système de canaux simple et d'un « seul oscule sont monozoïques, tandis que celles qui offrent plusieurs oscules sont polyzoïques. 0. Schmidt a, le premier, insisté avec raison sur cette distinction, qui est encore essentiellement confirmée par les analogies existant entre M les Polypes et les colonies de Polypes avec lesquels les Éponges offren des rapports si étroits. store A l'exception du genre Spongilla, toutes les Éponges sont marines. Les Épor ges cornées, ainsi que les Halisarcines et les Chalinides, vivent dans les ea peu profondes, tandis que les Hexactinellides ne se plaisent que dans les grandes profondeurs. On rencontre dans des formations géologiques diverses, prinei ment dans la craie, les restes fossilisés d'Éponges, qui diffèrent de la pl des espèces actuelles. Par contre, les Hyalonèmes, que l’on ne trouve que dans mers profondes, concordent tellement avec les espèces éteintes, qu'elles F sent en être les descendants directs. Plusieurs des principaux groupes remo jusqu’à l'époque paléozoïque, où principalement les Lithistides et les He