CLASSE
HYDROMEDUSÆ', POLYPOMEDUSÆ. HYDROMÉDUSES
Polypes et colonies de Polypes, sans tube buccal interne, pourvus d'une k cavilé gastro-vasculaire simple et donnant naissance à une erroise médusoide sexuée ou à des Méduses libres.
Nous comprenons dans ce groupe les petits Polypes et les colonies de Polypes, M ainsi que les Méduses, qui appartiennent au même cycle de développement qu'eux et qui représentent la génération libre, sexuée, tandis que le Polype ne représente plus alors que la nourrice. Et, bien que les Polypes de. ce groupe soient très inférieurs aux Anthozoaires par la taille et la structure, cependant, | si l'on’ considère l’organisation élevée des Méduses, auxquelles ils donnent nais- à sance et qui représentent la forme sexuée, on ne peut leur assigner le rang le plus inférieur parmi les Cœlentérèés proprement dits. IL n’est pas. douteux mx plus que les Polypes Médusaires et les Polypes Coralliaires n'aient une soi commune, dont ils sont partis en suivant une voie divergente. Ge point de dépa commun suppose non seulement la présence des deux mentale cellulaires t + de la couche intermédiaire, mais aussi la présence des tentacules et de cloisons ; (probablement au nombre de quatre) ainsi que de loges gastriques, et permet d'en faire dériver les formes analogues au Scyphistoma, qui offrent tous les traits principaux des Méduses. Des Hydroïdes, tels que nos Polypes d'eau douce ou tels que les Protohydra, ne sont certainement pas des formes primitives, mais des formes qui ont éprouvé un développement régressif; par contre leur reproduction par des œufs et des cellules spermatiques, simples proditits de | l’ectoderme, pourrait correspondre à un mode primitif.
Les Polypes possèdent en général une structure plus simple que cell des an thozoaires et sont aussi beaucoup plus petits. Leur cavité gastro-vasculaire n'est pas divisée en loges périphériques par des cloisons, et, à quelques rares excep: tions près (S/ylastérides, fig. 299), ils ne présentent point de squelette ca
1 Outre les ouvrages déjà cités de Ehrenberg, Dana, etc., voyez, Péron et Lesueur, Tableau caractères génériques et spécifiques de toutes les espèces de Méduses, etc. Ann. du Muséum, t.X Paris, 1809. — Eschscholtz, System der Acalephen, Berlin, 1829.—Lesson, Histoire nature: Zoophytes, Paris, 1843. — Th. Huxley, Memoir on the anatomy and affinities -of the M Phil. Transact., London, 1849. — L. Agassiz, Contributions of the Natural history of the States. Acalephæ. Nol. WI, 4860; vol. IV, 1862. — E. Hæckel, System der mem te Iahn. 1880 et 1881. is
caire solide, analogue à un polypier. Quand il existe des formations squelettiques, ce sont dans la règle des produits de sécrétion plus ou moins cornés de l'épiderme, qui revêtent, sous la forme de gaines délicates, l’axe et ses ramifications, et forment parfois autour des Polypes des logettes caliciformes (fig. 500). Le mésoderme est réduit à une mince lamelle hyaline (Polypes hydroïdes, Siphonophores) , qui sert de soutien aux parties molles. Ces forma-
RCE
Fig: 299. — Coupe verticale à travers un des cyclo- Fig. 300. — Branche d’une colonie d'Obelia gelati- Syslèmes de zooïdes d’une colonie mäle déçal- no0sa. — 0, orifice buccal d’un Polype nourricier cifiée d'Allopora profunda. — DZ, dactylozoïi- dont les tentacules sont étalés ; ‘M, bourgeons des; P, sacs des dactylozoïdes séparés par des médusoïdes sur un Polype prolifère; Th, gaine pseudo-cloisons; Z, gastrozoïde avec 12 tentacu- en forme de cloche (thèque) d’un Polype nourriles; de larges canaux naissent à la base du zooï- cier. de et communiquent avec les canaux basilaires des cyelo-systèmes des zooïdes adjacents ; GZ, sac du gastrozoïde ; DZ', dactylozoïdes des cyclo-systèmes adjacents ; G, gonozoïdes (d’après H. N.
Moseley).
tions offrent le caractère du tissu cuticulaire homogène et ne renferment jamais d'éléments cellulaires. ‘
Cependant ces caractères morphologiques, qui les distinguent des Anthozoaires, ne sont nullement tranchés et l’on trouve entre les deux groupes des formes de transition. En effet, d'une part le cône buccal extérieur, qui existe presque constamment, correspond au tube buccal invaginé des Polypes Coralliaires, de l'autre on rencontre dans beaucoup de cas les premières traces de cloisons et de loges dans la cavité gastro-vasculaire. Chez les Polypes Hydroïdes, qui habitent sur les Éponges, tels que les Stephanoscyphus, on rencontre, tout comme aussi chez les
Polypes Scyphistoma, qui engendrent des Méduses, quatre bourrelets gastriques longitudinaux qui ne sont pas autre chose que des cloisons rudimentaires: JL M faut ajouter aussi que chez les Hydrocoralliaires, que l’on considérait jusqu'ici comme des Polypes Coralliaires (Milléporides et Stylastérides!, fig. 299), le squelette épithécal prend un grand développement, et par incrustation calcaire devient un polypier dur semblable à celui des Madrépores et peut même contribuer pour une grande part à la formation des récifs de Coraux Le cc fig. 301). |
La Méduse est sans contredit, morphologiquement, la forme d'organisation la plus élevée, d'autant plus qu'elle représente l'individu sexué arrivé à maturité, tandis que le Polype préside aux fonctions de la vie végétative (fi ig- 309). Le L: Polype est fixé; c'est lui qui produit la Méduse, qui est libre, et qui dès l'ori-. # gine semble n'être qu'un organe destiné à la reproduction. Arrivée à un. degré d'organisation plus élevée, la Méduse remplit aussi les fonctions rte pis :
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HD + 301. — Groupe de zooïdes de Fig. 302. — Méduse devenue libre de l'Obelia gélatt, Millepora nodosa. — Au centre nosa, encore dépourvue d'organes génitaux. g; vésile zooïde à bouche A (gastrozoïde). cules auditives. entouré de cinq zooïdés dépourvus de bouche B (dactylozoïdes); 0, bouche; C, tentacules ; d, polypier (d’ après H. N. Moseley).
point de départ nes, et finit, en se cs directement, par n'avo plus aucune relation avec le Polype (Geryonia, Pelagia). Souvent les Polyl € et les Méduses restent unis entre eux dans la même colonie, réduits à un d tout à fait inférieur de différenciation morphologique, et ressemblent, les miers, à des appendices polypoïdes qui ont la forme de petits saes dépourvus tentacules, et sont chargés de digérer les matières alimentaires, ou bien jo le rôle de nourrices par rapport aux individus sexués, ou bien encore se à capturer les aliments, ou à protéger la les autres ressemblent,