LEE
sont occupés dans ces derniers temps qui réunit lescinq centresambulacraires
qui regardait le vaisseau orangé si Tiedemann comme l'anneau © t admis que les troncs nerveux, qui renferment des cellules entourent un canal sanguin divisé par une
Fig. 390. — Coupe verticale à travers le péristome de l'As{eracanthion rubens pratiquée suivant la ligne médiane d’un rayon. — W, anneau aquifère; Wr, vaisseau aquifère radiaire ; B, anneau sanguin ; J, canal périhémal
hrs interne ;| E, canal périhémal externe; N, anneau nerveux; dr, nerf radiai-
% ice. re; Fp, épithélium; Mh, membrane buccale; Bi, couche de tissu conpérihémal, jonctif; VS, cloison verticale ; QS, cloison transversale; HS, cloison hori-
zontale du canal périhémal; 4, a, ouvertures dans la cloison verticale ;
É lequel on K!, K?, première et deuxième vertèbre du bras; Mi, M°, les deux mus-
au-dessous ae cles transversaux inférieurs de la. première vertèbre ; M5, muscle trans-
versal de la deuxième vertèbre (d'après H. Ludwig).
(h hélium superfi-
at des cils (sur un plateau cuticulaire), une couche épaisse de fibrilles
ongitudinalement, mêlées çà et là avec des cellules, et traversée par
reux prolongements verticaux et en bâtonnet de l'épithélium (Lange,
bu 390). H. Ludwig considère seulement la couche profonde de fibres
longitudinales avec les cellules ganglionnaires qu’elle contient, comme l’appa= reil nerveux ; la couche externe de cellules avec les fibres de soutien consti tuent, suivant lui, un épithélium de revêtement indifférent; on peut se demander s’il n'existe pas dans cet épithélium, entre les cellules de soutien, de nom: breuses cellules nerveuses, comme dans le système nerveux ectodermique des Méduses. De nouvelles recherches sont nécessaires pour élucider ce point im. portant. Pour Hoffmann et Greeff la couche cellulaire tout entière faisait partie intégrante du ruban nerveux, mais ils admettaient en outre, entre lés cellules. allongées et la cuticule ciliée, un épithélium pavimenteux, dont la présence est contestée par W. Lange et H. Ludwig. Par contre W. Lange considère comme centres nerveux deux plaques cellulaires allongées, qui s 'éterdént dans toute la. longueur du bras, mais qui, suivant H. Ludwig, ne sont pas autre chose que À des épaississements épithéliaux de la paroi du canal périhémal. | On considère comme organes du tact des appendices ambulacraires ténesil| formes, qui existent chez les Astérides et les Ophiurides en nombre simple à Vex- % trémité des bras, et qui sont revêtus d'une couche de cellules en bâätonnets, allongées (probablement en partie un épithélium nerveux), les tentacules des Holothuries et les pieds tactiles pédicellés des Spatangides. 1] existe des yeux chez les Oursins (?) et les Astérides. Les taches oculaires des Synapta doivent-elles être regardées comme : des organes des sens? C’est ce qui est encore dou- | teux. Chez les Cidarides il existe au pôle apical, sur des plaques particulières (plaques ocellaires), cinq saillies tentaculiformes, auxquelles aboutit un nerf. d Les yeux des Acléridés sont les mieux connus. #2 me Dr: Ehrenberg, qui les a découverts, a montré. que ce quants de l’Astropecten auran- Sont des taches pigmentaires rouges, situées à la. Vets EaDrEs A lmckel), face inférieure des rayons, à l'extrémité du sillon ambulacraire, immédiatement au-dessous des tentacules terminaux. Ils nt l'as! pect de petites éminences pédicellées, dont la surface convexe, formée par une simple cornée, recouvre un grand nombre d'yeux simples coniques (80-200) (fig. 391). En réalité ces massues oculaires sont composées des mêmes cellules: de soutien allongées, qui constituent le revêtement du ruban nerveux, dont. portion terminale épaissie fait partie de l'œil; chaque œil simple est formé des cellules allongées renfermant du pigment rouge, limitant un espace co que. Dans cet espace se trouvent, au-dessous d’une lentille réfringente, de p bâtonnets, auxquels aboutissent probablement des fibres nerveuses. Les ax de ces petits yeux semblent être dirigés vers un point commun, qui er à peu près au centre de l'œil composé. ; Baur a décrit cinq paires de vesicules auditives à origine aèd cinq nerfs diaux des Synapta.
La reproduction est principalement sexuelle. La séparation des sb règle. Les Synapta, et suivant Metschnikoff, l’'Amphiura squamata sont Si hermaphrodites. La structure des organes reproducteurs est du reste enti ment semblable chez le mâle et la femelle, de telle sorte que si la coul néralement blanchâtre des spermatozoïdes, et rougeâtre ou jaune brun des
ne suffit pas pour faire reconnaître le sexe, l'examen microscopique seul peut £ conduire. Il n'existe point de différences sexuelles, soit dans la forme extérieure du corps, soit dans la forme de certains organes; et, comme il n’y a pas d'accouplement, les fonctions de génération se boijait en général à l’élabo- “ration et à l'expulsion des éléments sexuels. Les œufs et les spermatozoïdes ne se rencontrent, à quelques exceptions près, que dans l’eau de mer, en dehors du corps de l'animal; rarement la fécondation a lieu dans l'intérieur de l’individu- “mère, comme par exemple chez les Amphiura vivipares et chez les Phyllophorus na. Le nombre et la position des organes génitaux correspondent le plus vent à la symétrie rayonnée, cependant on rencontre sous ce rapport pluieurs exceptions.
Chez les Oursins réguliers cinq ovaires ou testicules lobës, composés de tubes rates, terminés en ot de-sac, sont situés dans les rayons intermédiaires, sur le dos, accolés à la face interne du test; leurs canaux excréteurs débouchent au dehors par cinq orifices (pores génitaux), percés dans les plaques interradiales
Fig. 392. — Organes génitaux d’un Echinus. — Ad, Fig. 393. — Fragment d’un inintestin terminal ; G, glandes sexuelles, reposant terradius d’une Étoile de mer sur les plaques interambulacraires. (Solaster) avec les glandes sexuelles (G) et les groupes de pores (plaques criblées) des téguments dorsaux (d’après J.Mül-
ler et Troschel).
5 génitales), qui sont disposés en cercle au pôle apical (fig. 392). Chez
les Spatangides irréguliers, le pore génital postérieur {fait toujours défaut, et
le nombre des pores ainsi que des organes génitaux correspondants est 4, 3 ou même 2.
Chez les Astérides, il existe aussi cinq paires de glandes sexuelles, disposées de la même façon entre les rayons; mais elles s'étendent parfois plus ou moins loin dans les bras, et sont alors divisées en plusieurs groupes présentant chacun un
canal excréteur et un pore particuliers. Par suite, on rencontre chez les Astérides dans chaque espace interradial, sur la face dorsale, plusieurs orifices pour l'ex- pulsion des produits sexuels, dans tous les cas au moins au nombre de deux, auxquels aboutissent les deux canaux excréteurs (fig. 393). Greelf avait cru que chez les Astérides les plaques génitales (plaques criblées), connues déjà de Mül- ler et de Troschel, faisaient également communiquer le sang contenu dans les . Maisseaux génitaux avec lu de mer ; mais H. Ludwig a démontré récemment
9% TRAITÉ DE ZOOLOGIE. — 2° ÉDIT. ar
que cette opinion était complètement erronée. Il est vrai qu’il existe des rappo remarquables entre les vaisseaux sanguins génitaux et les sacs glandulair puisque ces vaisseaux ont des rapports étroits avec la paroi de ces derniers constituent autour de chacun d’eux un sinus sanguin. Mais chaque pore géni ne communique qu'avec un canal glandulaire plus ou moins court, qui est. canal excréteur de tout un groupe de ces sacs. L'épithélium de ces sacs ovarie. ou testiculaires produit les œufs et les filaments séminaux. Chez les Ophiurides il se’développe autour de l’estomac dix glandes sexuelles | lobées, composées de’ tubes aveugles, dont les produits sont également expul au dehors par l’ intermédiaire de canaux excréteurs qui s'ouvrent sur la face we trale dans des sillons situés entre les bras. Les organes génitaux des Crinoïdes | présentent de grandes analogies avec ceux des Astéries el des Ophiures. Che: l’Antedon ce sont cinq petites arborisations, qui commmencent dans le disque, se divisent chacune en deux troncs principaux et se prolongent dans les bras où elles envoient à droitefet à gauche des branches dans les pinnules. Les branches terminales seules, situées dans les pinnules, sécrètent.les produits sexuels, les troncs restant stériles. Chez d’autres Crinoïdes il est possible. que les troncs fussent fertiles, qu’ils ne se prolongeassent pas dans les bras, mais fussent limités au disque ou calice (Cystides). Chez les Holothuries, les organes sexuels sont réduits à une seule glande ramifiée dont le canal excrêteur débouche sur le côté dorsal non loin du pôle antérieur, en dedans du cycle formé Ge les nus cules (fig. 386). + Il est rare que le développement des Échinodermes soit directe en dé héent C animaux présentent des métamorphoses compliquées et passent par des états vaires, dont la symétrie bilatérale est caractéristique. Le premier mode de dév loppément se rencontre chez les Holothuries et chez quelques Astéroïdes, qui sont vivipares (Amphiura' squamata), ou qui pondent un petit nombre de gros œufs. et qui les gardent pendant leur développement dans une chambre incubatrice« Partout du reste l'embryon, au sortir de l'œuf, est cilié. Grube a découvert à un Oursin vivipare (Anochanus sinensis), qui présente, au pôle apical, au-desso d’un gros pore génital simple, une chambre incubatrice remplie d'embryon À. Agassiz a également fait voir récemment que certains Spatangoïdes à ambulacres postérieurs profondément enfoncés, tels que les Hemiaster, gardent le progéniture dans la cavité ainsi formée et protègée par des piquants saill (comme l'avait déjà du reste observé en 1845 Philippi pour l'H, cavernosus)
sont vivipares.
Dans les cas les plus habituels de métamorphoses compliquées, caract
sées par la présence de larves bilatérales, le vitellus se transforme une segmentation totale en un embryon sphérique, dont la paroi cell entoure une substance centrale claire (noyau gélatineux, N. Hensen), porte à sa surface des cils vibratiles très ténus (fig. 394). Quand l'embr a quitté les membranes de l'œuf, il se forme sur un point déterminé, &
de sa paroï, comme l’a montré Krohn, et plus récemment Al. Agassiz chez racanthion, une fossette, qui s'enfonce de plus en plus et qui se transf en même di Hu la. larve s ‘allonge, en une cavité qui S ‘étend le legs Il
Fr
Suivant Hensen, de la paroi cellulaire de ce canal digestif primitif partent des cellules, qui émigrent dans la substance gélatineuse, originairement homogène du corps (voyez le développement des Méduses et des Cténophores). Parfois ces cellules apparaissent en très grand nombre, ont une forme arrondie, et remplissent en partie le tissu intermédiaire.
Metschnikoffcrvit qu'elles constituent les éléments d'où proviendront la peau et le