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FÉÉE
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Fig. 457 — (d’après R. Leuckart).
ceptacle séminal. En arrière de ces deux orifices mâle et femelle, et à une assez distance, se trouve un troisième orifice, celui de l'utérus qui, replié e de rosette au milieu de l'anneau, produit une figure particulière. Près du bord térieur des segments, les conduits excréteurs des vitellogènes et des germigènes que les cellules de la glande coquillère viennent se déverser dans la portion in étroite et repliée de l'utérus. En arrière de la rosette de l'utérus, et en partie ent: circonvolutions est située la glande pelotonnée, et sur les côtes les glandes latéral
Bothriocephalus latus
CESTODES.
lément. État vésicnlaire représenté en général par un. scolex enkysté. l Bothriocephalus Brems (fig. 457). Corps du Ver ru= bané segmenté. Tête avec deux fossettes latérales et. sans crochets. Ouvertures génitales sur le milieu de la face ventrale. Phases larvaires le plus souvent chez les Poissons. B. latus Brems. Le plus grand des Vers « rubanés parasites chez l'Homme, mesurant de 24 à 30 pieds de long, principalement en Russie, en Pologne, en Suisse et dans le midi de la France. Les anneaux mûrs sont plus larges que longs (environ 10-19 millimètres de largeur sur 3-5 millimètres de long); ils ne se détachent point séparément, mais par groupes plus ou moins nombreux. Les anneaux postérieurs parais— sent plus étroits et plus longs. Tête en massue avec 2 fossettes en forme de fente. Les portions latérales des … anneaux renferment dans leur couche corticale une. quantité de petits amas de granules (fig. 458 et 459). Ce sont les vitellogènes dont le contenu débouche . moyen des canaux jaunes dans la glande coquillière glande pelotonnée). Les orifices génitaux sont situés l’un derrière l’autre, au milieu des anneaux. L’antérieur, plus grand, appartient à l'appareil mâle, et par suite à la dernière portion musculeuse du canal défé= rent, qui est renfermé dans la poche du cirre, et qui en se déroulant au dehors constitue le cirre ou pé= nis. Ce canal déférent, immédiatement avant son entrée dans la poche du cirre, forme une dilatation sphérique musculeuse vésicule séminale?), devie ensuite sinueux, suit l'axe longitudinal de l'anmi contre la face dorsale et se divise en deux branch Chacune d'elles reçoit les canalicules excréteurs (cana efférents) des vésicules testiculaires, qui rempli les parties latérales de la couche moyenne, L'a femelle conduit dans un vagin, placé en arrière d poche du cirre, fréquemment rempli de sperme, se dirige presque directement en arrière, sur | médiane de la face ventrale et qui débouche canal court et étroit dans le conduit excrét germigène. Il remplit en même temps le rôle
CESTODES. | 479
chricht). Ces dernières sont, suivant Eschricht, des germigènes ou ovaires, tandis que pour Leuckart elles représentent des vitellogènes; la glande pelotonnée (ovaire de Leuckart), amas de cellules piriformes, est regardée par Stieda, comme une glande coquillière
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. 458, — Face ventrale d'un anneau mr de Bo- Fig. 459. — Face dorsale du même anneau (d'après Somthriocephalus latus pour montrer les organes gé- mer et Landois). — T, vésicules testiculaires; Va, . nitaux (d'après Sommer et Landois). — Ch, poche canal déférent ; Ut, utérus; V, ovaire.
du cirre; Va, vagin: Sd, glande coquillière; Ov,
ovaire; Ut, utérus: vitellogène. Dst
opinion qu’adoptent aussi Landois et Sommer. Les œufs se développent le plus souvent dans Veau, et s'échappent de la coque par une ouverture située au pôle supérieur et fermée ;-"} une sorte de couvercle. L'embryon est revêtu d’épithelium vibratile, au moyen duquel ] peut se mouvoir librement un certain temps dans l’eau. Plus tard il subit une mue, se débarrasse du revêtement ciliaire tout entier (fig. 460). Il est probable d’après éla que les phases postérieures de l’évolution se passent » dans quelque animal aquatique. Mais quel est l'hôte dans . lequel l'embryon hexacanthe se transforme en scolex, | de quelle manière cette transformation a-t-elle lieu? ‘est ce que nous ignorons. Il en est de mème de la queson de savoir comment ce Ver rubané parvient dans homme, malgré les recherches de Knoch, qui soutient il y arrive directement sans passer dans le corps d’aun autre animal. B. cordatus Lkt. Tête grosse, cordi- Fig. 460. — Larve de Bothriocerme; pas de cou filiforme; dépôts de corpuscules cal- Dose l'Éperlan (d'après R. » caires dans le parenchyme. Long d’environ trois pieds.
: Dans le tube digestif de l'Homme et du Chien au Groënland. B. proboscideus, dans le canal digestif du Saumon. B. punctatus Rud., dans les Poissons de mer. Il existe aussi des Bo- * thriocéphales, dont les œufs ont plusieurs enveloppes et qui au sortir du corps de la . mère renferment déjà un embryon entièrement développé mais non cilié.
… Schistocephalus Crepl. Tête fendue de chaque côté, avec une ventouse. Corps segmenté. solidus Crepl., vit à l'état sexué dans le canal digestif des Oiseaux aquatiques, très veloppé dans la cavité viscérale de l'Épinoche. Triaenophorus Rud. Tête non distincte ec deux ventouses peu développées et avec deux paires de crochets tridentés. Le corps est pas segmenté extérieurement. Orifices génitaux latéraux. T. nodulosus Rud., dans le nal digestif du Brochet, non développé et enkysté dans le foie des Cyprins.
5. Fam. Lieuzrmas. (Pseudophyllidae). Pas de ventouses proprement dites ou seulement deux ventouses peu développées ; tantôt munis, tantôt dépourvus de crochets. Corps non ségmenté ou à segments courts, mais plusieurs appareils génitaux. Vivent dans la cavité viscérale des Poissons osseux et dans le tube digestif des Oiseaux. Ligula Bloch. Corps rubané, non segmenté. L. simplicissima Rud., dans la cavité viscérale des Poissons et
480 CESTODES.
dans le tube digestif des Oiseaux aquatiques. L. progloths G. Wag., dans le gros intestin du Scymus. Urifice sexuel mâle marginal. L. tuba v. Sieb., dans le tube digestif ” Tanches.
D’après les recherches de Donnadieu sur la Ligule, de l’œuf entouré d’une coque ca caire et chitineuse sort un embryon hexacanthe, recouvert de cils vibratiles, qui émigre dans le tube digestif des Poissons d’eau douce. De là il passe dans la cavité viscérale et en s’allongeant et se segmentant peu à peu, en acquérant deux ventouses et des organes. sexuels se transforme “directement en Cestode. Mais ceux-ci n “engendrent des produits
sexuels qu'après que la Ligule a émigré dans le tube intestinal d’un Oiseau aquatique.
Les testicules vésienlaires déverseraient leur contenu dans les lacunes du parenchyme, d’où il passerait dans des tubes séminaux. Les œufs nés dans deux ovaires, pénétrant dans un utérus en forme de ballon y seraient fécondés, s’y entoureraient d’une coque, et = seraient expulsés à l'extérieur par l’orifice de l'utérus, situé au milieu du pus supérieur de chaque anneau. à
4. Fax. TerraryNemipar. Tête munie de # trompes protractiles portant des Léna 4 Ouvertures génitales latérales. Vivent dans le jeune âge enkystés dans les Poissons osseux et à l’état de Ver sexué dans le canal digestif des Raïes et des Squales. Des scolex contenus … dans la vessie natatoire ont été décrits : ‘Anthocéphalus Rud. (Floriceps Cuv.). Tetrarhynchus S Cuv. T. lingualis Cuv., vit dans le jeune âge dans les Plies, et à l’état adulie dans le canal digestif des Galeus, Spinax, Raja. T. Letrabothri ium van Ben. T. longicollis, minutus van Ben., etc.
5. Fam. TerraPayzuidar. Tête portant quatre ventouses très mobiles qui sont soovéit | armées de crochets et de pièces chitineuses. Corps non segmenté, proglottis se détachant L: isolément. Orifices génitaux latéraux, vivent dans les Squales. 14
41. Sous-Fam. Phyllobothridae. Ventouses sans crochets, ni piquants. Echineibothrium van 1 Ben. Les quatre ventouses longuement pédiculées, portent des branches transversales E. minimum dans le canal digestif du Trygon et du Raja; sont importés par des Gam marines. Phyllobothrium van Ben. Les quatre ventouses sont sessiles, crénelées s leur bord externe, très mobiles et semblables à des feuilles plissées. P. lactuca van, Ben., dans le tube digestif du Mustelus vulgaris. P. thridax van Ben, dans le tul digestif du Squatina angelus. On a trouvé des Phyllobothriums enkystés dans les Dau phins. Anthobothrium van Ben. Les 4 ventouses ont la forme de calices portés sur pédoncule long et protractile. A. cornucopia van Ben., fréquent dans le tube digest du Galeus canis. A. musteli van Ben., dans le tube digestif de plusieurs Squales.
9. Sous-Fam. Phyllacanthinae. Ventouses armées chacune de 2 ou 4 crochets chitine Acanthobothrium van Ben. Chaque ventouse est armée de deux crochets réunis à leur base, bifurqués à leur sommet. À. coronatum Rud. Dujardinii van Ben., dans Squales et les Raies. Calliobothrium van Ben., chaque ventouse avec deux paires crochets simples recourbés, non bifurqués. C. Eschrichtii, Leuckartii van Ben. One bothrium Blainv. Chaque ventouse avec deux crochets simples fixés sur une lam en forme de fer à cheval. 0. uncinatum Rud., chez les Squales.
lci se placent les Diphyllides, dont 6n pourrait faire une famille particulière avec
genre Echinobothrium van Ben., dont la tête porte 2 ventouses avec un même nombre trompes armées et dont le cou est couvert de piquants. E. typus van Ben., dans la
6. Fam. GarYoPHYLLAFIDAE. Corps allongé, non segmenté, à bord antérieur dépourvu de crochets, muni de huit vaisseaux aquifères longitudinaux ondulés. reil sexuel simple. Le développement est une mélamorphose ‘simplifiée. Le corps du semble représenter le scolex uni au proglottis. Caryophyllaeus Rud. C. mutabilis dans le tube digestif des Cyprinoïdes: La forme jeune vit peut-être dans le Tubifez lorum, s’il est vrai qu'il ressemble à l'Helminthe observé par d’Udekem. Dans ce Ver second parasite découvert par Ratzel et récemment étudié par R. Leuckart, qui Cestode sexué (présentant encore un appendice portant des crochets embryonnair chigetes Sieboldii Lkt. Deux ventouses peu développées et un appendice caudal.
1. Fam. Ampsrmmmag. Corps ovale, en forme de feuille, semblable à un Trématode,
avec une ventouse à l'extrémité antérieure du corps. Appareil sexuel mâle semblable à celui des Bothriocéphales. Vitellogènes se rapprochant davantage de ceux des Trématodes. Amphilina! G. Wag. En avant, une ventouse rétractile. Bord du :orps pouvant se replier sur la face ventrale. Orifice sexuel mâle à l'extrémité postérieure du corps. L'utérus - s'ouvre près de la ventouse et le vagin plus latéralement et rapproché de l'extrémité pos- . térieure du corps. 4. foliacea Rud., vit dans la cavité viscérale de l’Accipenser. Amphipty- ches G. Wagn. (Gyrocotyle Dies.). En avant, une ventouse non perforée. Bords du corps plissés. A. urna G. Wag., dans le tube digestif des Chimaera.
EE. TREMATODES®. TRÉMATODES
Vers plats parasites, à corps inarliculé, le plus souvent foliacé, rare-
; | ment cylindrique, présentant une bouche el un tube digestif bifurqué dépourvu d'anus. Souvent un organe de fixation venträl.
On a comparé morphologiquement les Trématodes, dont le nom est tiré de la présence de une ou plusieurs ventouses, aux proglottis des Ténias, et on les a considérés comme des proglottis d’une organisation supérieure, pourvus d'une bouche, d’un canal digestif et d'appareils de fixation particuliers. Mais il est plus exact, pour rapprocher ces deux groupes de Platodes, de prendre pour point de départ un genre de Cestodes, tel que le genre Caryophyllaeus, dont le corps ne
1 Voyez, outre G. Wagener, Loc. cit., W. Salensky, Ueber den Bau und die Eñtwickelungsgesichte der Amphilina. Leitschr. für wiss. Zool., T. XXIV, 1874. 2 Voy. A. v. Nordmann, Mékrographische Beiträge zur Kenntniss der wirbellosen Thiere, Berlin, 1832.—C. G. Carus, Beobachtungen über Leucochloridium paradoæzum, ete. Nov. Act. Acad. Leop., vol. XVII, 1835. — De Filippi, Mémoire pour servir à l'histoire génétique des Trématodes, m. R. Adac. d. Torino, 2 sér., 1, vol. XV, 1854, et Ann. sc. nat., 4° sér., vol. II, 1854, II, 1. XVE, 1855, et LE, vol. XVIII, 1857. — De la Valette Saint-Georges, Symbolæ ad Trematodum lutionis historiam. Berolini, 1855. — Moulinié, Résumé de l’histoire du développement des Trématodes. Mém. Institut genevois, 4855. — Pagenstecher, Trematodenlarven und Trematoden. Heidelberg, 1857. — G. Wagener, Beiträge sur Entwickelungsgeschichte der Eingeweidewürmer. aarlem, 4857. — Id., Ueber Gyrodactylus elegans, Muller's Archiv., 1860. — Id. Redien und orocysten. Ibid. — Diesing, Revision der Myzelminthen. Sitzungsber. der Wiener Akad., vol. XII, 1828, et vol. XXXIIE, 1859. — Van Beneden, Mémoire sur les vers intestinaux. Paris, 1861. Nan Beneden et Hesse, Recherches sur les Bdelloides ou Hirudinées et les Trématodes ma- . Aves 4 suppléments, 1863-1865, Brux2lles. — R. Leuckart, Die menschlichen Parasiten, % éd., t: II, 1882. — Stieda, Ueber den angeblichen Zusammenhang der männlichen und weiblichen … Organe bei den Trematoden. Muller’s Archiv. 1871. — Blumberg, Ueber den Bau des Amphi- … sloma conicum. Dorpat, 1871. — V. Willen:oes-Suhm, Helminthologische Notizen. Zeitschr. für wiss. Zool., vols. XIX, XX, XXI et XXII, 1869, 1871 et 1875. — E. Zeller, Unétersuchungen ueber de Entwicklung und den Bau von Polystoma integerrimum. Ibid., vol. XXII, 1872. — Id., Un- Lersuchungen über die Entwicklung des Diplozoon paradoæum. bid. — Id., Ueber Leucochloridium parodozum und die weitere Entwicklung dessen Distomenbrut. Ybid., vol. XXIV, 1874. —Id:, Weiterer Beiträge zur Kenntniss der Polystomeen. bid., Tom. XX VIL. 1876. — Ch. S. Mi- — not. Un Dislomum crassicolle. Memoirs of the Boston society of natural history. Boston, 1878. — À. Lang, Untersuchungen zur vergl. Anatomie und Histologie des Nervensystems der Plat- …helminthen, WL. Ueber das Nervensystem der Trematoden Mittheil. Zool. Station Neapel. T. ll, 1880. — F. Sommer, Die Anatomie der Leberegels, Distomum hepaticum. Leitschr. für wiss. Tool. T. XXXIV, 1880. — R. Leuckart, Zur Entwickelungsgeschichte des Leberegels. Archiv. für Na- turg. 48 Jahrgang, 1882.
présenté pas de segmentation, et auquel il suffirait d'ajouter une bouche, un tube digestif et un seul appareil génital pour obtenir l'organisation d’une Douve; … et effectivement il existe certaines formes, qui présentent une structure tout à fait analogue, comme l'Amphilina (Monostomum foliaceum) et l’Amphiptyches, qui forment la transition entre les deux ordres. Aussi comprend-on qu'on ait ballotté ces formes de passage entre l’un ou l’autre groupe. C'est ainsi que « G. Wagener et Salensky considèrent l'Amphilina, dont la ventouse rappelle la ven- 4 touse antérieure des Trématodes, comme un Cestode, à cause des rapports que l'organisation de ce parasite présente (en particulier dans l'appareil mâle) avec celle des Bothriocéphalides, tandis que Grimm et d’autres le placent, de même que l’Amphiptyches, parmi les Trématodes. j Le corps, nettement individualisé par suite de son organisation supérieure, n’atteint jamais une longueur pareille à celui des Cestodes ; il reste d'ordinaire court, ovale et n'est jamais annelé. La substance fondamentale est constituée ici aussi par une masse de tissu conjonctif cellulaire, qui forme souvent la plus grande partie du corps tout entier et qui dans beaucoup de cas, par exemple chez Le Distomum hepaticum, se compose de grosses cellules pressées les unes contre les autres. La peau et son revêtement musculaire présentent les mêmes particularités que chez les Cestodes; on y trouve assez fréquemment des glandes cutanées unicellulaires accumulées en certains endroits, particulièrement à la ventouse orale. ë ne La bouche est située à l'extrémité antérieure du : corps, d'ordinaire au fond d'une petite ventouse, . de la ventouse orale, que nous venons de men- . OPEL RL tionner (fig. 461). Elle conduit dans un pharynx L La Valette). — Ex, tronc du système MusCuleux, puis dans un œsophage plus ou moins SAR ne do 0. allongé, qui se continue avec un tube digestif bi- : ; touse abdominale; P, pharynx; D, furqué, fréquemment ramifié. Les deuxbranches de « De ce la bifurcation sont terminées en cul-de-sac et sont tapissées d'épithélium. Dans certains cas aussi la paroi intestinale paraît contractile et par conséquent contient des fibres musculaires. L'appareil exeréteur consiste en un réseau de vaisseaux très fins répandus dans tous les organes, qui, suivant Fraipont, auraient leur origine dans les lacunes du parenchyme entr les cellules conjonctives, et en deux gros troncs latéraux qui débouchent au pôle postérieur dans une vésicule contractile commune. Son contenu est un liquide aqueux renfermant des concrétions granuleuses, un produit d'exerétion probablement analogue à l'urine des animaux supérieurs. Les vaisseaux sanguins et les organes respiratoires font complètement défaut. Le système nerveux se compose d’un double ganglion, situé sur l'œsophage, d'où partent, outre plusie petits nerfs,deux troncs latéraux dirigés en arrière (fig. 462). Malheureusem on n’a pas encore prouvé partout histologiquement leur nature nerveuse, comm l'ont montré les recherches récentes sur les Polystomiens, où il a été impo
sible de découvrir des centres nerveux. Des taches oculaires munies de corps réfringents existent parfois chez les larves en voie d'émigration. Les organes locomoteurs sont représentés, outre l'enveloppe musculo-cutanée, par des organes .. de fixation, tels que des ventouses et des crochets, dont le nombre, la forme et
ventrale, tantôt près de la bouche, Distomum, . tantôt à l'extrémité postérieure, Amphistomum. Cependant cette grosse ventouse peut aussi
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près Sommer). — 0, ouverture buccale;
VA cerveau; /n, nerfs ongitudinaux internes; sn, nerfs lon- D, branche ramifiée du tube digestif; gitudinaux externes; dn, nerfs longitudinaux dorsaux; wg, S, ventouse abdominale; T, testicules ; vésicule contractile et tronc du système aquifère. Dr, ovaire; Do, vitellogènes; Ov, ovi-
ducte ou utérus.
manquer, Monostomum. Les Polystomiens ectoparasites se distinguent au contraire par une armature beaucoup plus puissante, car ils possèdent, outre deux … petites ventouses sur les côtés de la bouche, une ou plusieurs grosses ventouses và l'extrémité postérieure du corps, qui peuvent encore être renforcées par ‘des baguettes chitineuses. Enfin il existe surtout des crochets chitineux, particu- .… lièrement deux assez considérables entre les ventouses postérieures sur la ligne médiane.
Les organes sexuels mâles et femelles sont, à de rares exceptions près, unis sur le même individu (fig. 463). D'ordinaire les deux orifices génitaux
sont situës sur la face ventrale, non loin de la ligne médiane, à côté ou derrière l’un de l’autre, et assez rapprochés de l'extrémité antérieure. À l’orifice mâle fait suite la poche du cirrhe, sac qui entoure la portion terminale protractile d canal déférent (cirre), qui se divise ensuite en deux rameaux pour aboutir « deux gros testicules simples ou multilobés. Le prétendu troisième conduit déférent, qui, d’après de Siebold, va d'un testicule à l'appareil femelle et qui permettrait ainsi une fécondation directe sans accouplement, a été considéré par Stieda comme un vagin (canal de Laurer), qui s'ouvre à l'extérieur sur la face dorsale, mais qui n’a aucun rapport avec les testicules. Cependant chez certaines formes (Polystomum) il existe certainement, à côté du canal copulateur simple ou double, un canal de communication de ce genre. Les organes femelles u sont composés d’un vagin très-sinueux, qui sert en même temps d'utérus, et de glandes qui sécrètent les différentes parties de l'œuf, et qui, comme chez les . Cestodes, se divisent en un germigène, deux vitellogènes, et parfois encoré en une glande coquillière particulière. La première glande, le véritable ovaire, produit l'œuf primitif et constitue un corps rond, situé en général en avant des testicules, les autres sont des tu- M bes ramifiés, qui remplissent les parties latérales du corps et sècrètent la substance vitelline. Celle-ci ren- « contre, à l'origine de l’utérus, les œufs primitifs et « entoure chacun d'eux en quantité plus ou moins con- M sidérable. Les œufs ainsi constitués sont environnés en M outre de membranes résistantes, provenant de la sécré-. . tion de la grande coquillière. La fécondation a lieux ; nie M TS avant que la coque se soit formée, car on trouve des — 4, embryon cilié et libre; spermatozoïdes dans la portion initiale de l'utérus © b, le même contracté avec r : : 4 l'ébauche du tube digestif(p) dans un réceptacle séminal qui lui est surajouté. et un amas de cellules (0) œufs s'accumulent souvent en masse considérable dan qui formeront plus tard la .
glande sexuelle; Ex, appareil toute l'étendue de l'utérus et y subissent même les pha cilié du système aquifére. ses du développement embryonnaire. La plupart Trématodes sont ovipares, un petit nombre seulement sont vivipares. “4 Les jeunes une fois éclos, ou bien (la plupart des Polystomiens) possèdent forme et l'organisation des individus adultes, ou bien présentent les phéno mènes de la génération alternante ou de l'hétérogonie liés à des métamorphost compliquées (Distomiens). Dans le premier cas, les œufs ont une taille rel fivement considérable et se fixent dans le milieu habité par l'individu qui les produits ; dans le second, les œufs, beaucoup plus petits, arrivés dans des ” lieux humides, généralement dans l’eau, laissent échapper, au bout d'un te plus ou moins long, des embryons contractiles (fig. 464), tantôt nus, tan ciliést, qui cherchent à émigrer dans un nouvel animal, d'ordinaire dans u Mollusque, où ils perdent leurs cils, et entrent dans une nouvelle phase de. évolution. Le plus souvent ils possèdent déjà l’ébauche de l'appareil aquifère, :
1 Comme le fait remarquer avec raison R. Leuckart, les Dicyémides, que Kd. v. Beneden sidère comme des Mésozoaires, ainsi que les Orthonectides récemment étudiés par Giard E. Metschnikoff, qui ne présentent pas, pendant la phase où elles se reproduisent, une organ tion supérieure aux embryons des Trématodes, rappellent les larves de Distomes, |
| rarement une ventouse avec une ouverture buccale et un canal digestif. Dans ce . nouvel hôte, les embryons se transforment en sacs germinatifs simples ou ramifiés en Sporocystes (sans bouche, ni tube digestif, fig. 465), ou en Rédies (avec une bouche et un tube digestif, fig. 466), dont le contenu deviendra une nouvelle nération de Vers'. Ces sacs germinalifs sont des nourrices qui produisent par germes ou des spores des Cercaires, ou même des grand'nourrices? qui enlrent une génération de sacs germinatifs d'où proviendront les Cercaires. Ces ières, que l’on considérait jadis, par erreur, comme des espèces distinctes, e sont pas autre chose que des larves de Distomes qui souvent ne parviennent ns le milieu où elles se transformeront en Vers sexuëés qu'après une double
nigration active et passive. Munies d'un ap-
sgrandesressemblanec les Distomes adul-
taux. Sous cette forme elles 1bandonnent le corps de
nourrice (souvent par
meuvent librement | l’eau, tantôt nageant, jt rampant (fig. 467).
y rencontrent un nou-
Fig. 467. — Cercaire devenuelibre. — 0, bou-
située au
Fig. 455. — Sporocytes, Fig. 466. — Rédie de provenant d’un em- Distomum. — 0, bryon de Dislomum, bouche; Ph, pha-
animal aquatique (Mol- >, Ver, larve d’Insecte, >, Poisson, Batra- ), pénètrent dans ses 18, aidées des mouve-
rempli de Cercaires(€.).
B, aiguillon d’une Cer- Caire.
ryax; D, tube digestif; Ex, appareil excréteur; C, Cercaires.
che milieu de la ventouse orale; S, ventouse abdominale; D, tube digestif ; Ex, appareil excréteur,
ments énergiques de leur appendice caudal, et après l'avoir perdu s’entourent d'un kyste. Les larves provenant d’un Mollusque se répandent ainsi
r différents animaux, et la Cercaire munie d’une queue se change en jeune Distome enkysté et dépourvu encore d'organes sexuels, qui sera transporté passivement avec la chair de son hôte dans l'estomac d'un autre animal, qui de là, délivré de son kyste, arrive dans l'organe déterminé (intestin,
ie urinaire, ete.}, où il achèvera son développement. Il existe donc en général trois hôtes différents, dont les organes logent les différentes phases du développement des Distomes (sac germinatif, forme enkystée, animal sexué). * Le développement de ces germes exige de nouvelles recherches.
* Dans la Cercaria cystophora du Planorbis marginatus, les grand’nourrices sont des Sporoeysles et les nourrices les Rédies.
Le passage de l’un de ces hôtes dans un autre a lieu, tantôt par des migrations actives (Embryons, Cercaires), tantôt par transports passifs (formes enkystées). Cependant il peut se produire dans certains cas des modifications dans ce schéma … général de l’évolution, des complications aussi bien que des simplifications. Les embryons (Monostomum flavum et M. mutabile) font plus que de perdre des cils pour se transformer en sacs germinatifs, ils se comportent plutôt comme une larve Pluteus par rapport à un Échinoderme. Ils portent déjà le sac germinatif dans leur corps comme un parasite constant (fig. 468), et, arrivés dans un Mollusque, les cils vibratiles, les taches oculaires, les papilles tactiles, les organes d'exerèlion se détruisent et il ne reste que le sac germinatif central. Dans d’autres cas, le développement se simplifie par la disparition du deuxième hôte intermédiaire et de la phase enkystée. Et alors, tantôt les Cercaires produites par les nourrices émigrent directement dans l'hôte où elles se transformeront en É Distomes sexuës, par exemple la Cercaria macrocerca, qui émigre des Sporocystes situés sur les branchies du Pisidium et du Cyclas dans la vessie urinaire de la Grenouille pour s’y transformer en Distomum cygnoides, tantôt les Cercaires vont s'enkyster dans des plantes, tantôt enfin la génération engendrée par le sporocyste est dépourvue d’appendice caudal et re-. présente le jeune Distome qui après émigration passera dans un autre hôte, deviendra individu sexué ! sans passer par la phase d’enkystement; ce cas se | : présente, comme Zeller l'a montré récemment pour Fig. 468. — 1. Embryon de Di- ]es larves du Leucochloridum. Gélles-ci sont dépour- M plodiscus subclavatus. D, tube ; . À LEURS digestif; Ex, système aquifére Vues de l’appendice caudal des Cercaires et présentent M (d'après G. Wagener). — 2. Em- ]a conformation des jeunes Distomes avec lébauche bryon de Monostomum muta-
bile. P, taches de pigment; des organes génitaux et la peau mince et stratifiée à R, rédie (d’après v. Siebold).
—— va PE TT 1:
Sitinr
SA
la place du kyste. Les Oiseaux insectivores avalent … avec les tentacules vermiformes du Succinea amphibia une partie du Leucochloridium et de sa progéniture, qui se transforme dans l'intestin du nouvel hôte en Distomum macrostomum (holostomum des Rallides). Il y a aussi de jeunes Distomes non enkystés, qui ne deviennent jamais sexués dans le milieu où ils habitent, tels que de petits Distomes dans le cristallin et dans le corps vitré des animaux supérieurs ainsi que dans le tissu gélatineux des Cœlentérés, et au « contraire on a observé des exemples (Gasterostomum gracilescens dans des kystes de l'Égrefin, Distomum agamos des Gammarines) de Distomes enkystés qui arriven à maturité sexuelle et produisent des œufs probablement après s'être ets eux-mêmes. |
Enfin il faut encore mentionner des Cercaires marines appartenant au genre Distomum, qui, comparables à un roi de Rats, sont unies entre elles par l'extré= mité renflée de leurs appendices caudaux, et forment des masses globuleuses de: filaments nageant librement dans la mer. Elles sont produites par des Rédi sacciformes dans des Gastéropodes marins, et émigrent probablement après le séparation dans la substance gélatineuse de Méduses, de Siphonophores, de { nophores, et s'y transforment en petits Distomes asexués.
Re
DISTOMIENS. | 187
La génération alternante des Distomes, qui dérivent probablement de Turbellariés planariformes, phylogénétiquement s'explique d'une autre façon que par exemple la génération alternante des Méduses. Les sacs germinatifs et demême les Cercaires ne doivent pas être considérés comme des formes primaires, mais comme des formes d'adaptation simplifiées etsecondaires. Les Sporocysteset les Rédies, restés très en arrière des individus sexués par la forme et l'organisalion, ont subi dans l'ébauche des organes sexuels, c’est-à-dire des cellules ectodermiques (peut-être une sorte de pseudovarium), un développement particulier, et ont acquis la faculté de produire agamogénétiquement une nouvelle génération aux dépens des cellules de leur germigène, tandis que leurs descendants, se rapprochant davantage de l'organisation des individus sexuës, ont développé des organes transitoires nécessaires à leur développement. Dans tous les cas cette tentative d'explication, surtout si on la rapproche du développement des Cestodes, est beaucoup plus naturelle que l'hypothèse que le sac germinatif a représenté jadis la forme
primaire sexuée, ou était plus rapprochée de la forme ancestrale que l'organisme des Distomes.