SOUS-ORDRE Distomae!:. Distomiens
Vers munis au plus de deux ventouses, sans crochets, qui vivent en parasites dans l'intérieur des organes et se développent par génération alternante. Les nourrices et les larves vivent princi- + palement dans les Mollusques, les individus sexuës dans ra le canal digestif des Vertébrés.
Quelques espèces des genres Monostomum et Distomum 1 Rosie un dimorphisme sexuel, l’appareil sexuel mâle se développant exclusivement chez certains individus, et l'appareil sexuel femelle chez certains autres (fig. 469). - Probablement l’ébauche de l'organe sexuel qui ne fonctioune pas subit une métamorphose régressive plus ou
moins profonde. Ces espèces de Distomes sont morpho-
logiquement et originairement hermaphrodites, mais en fait ont les organes séparés.
% Malheureusement la biologie complète et l'histoire du … développement ne sont suffisamment connues que pour un petit nombre d'espèces, dont on a pu suivre toutes les phases évolutives. Dans beaucoup de cas, et précisément Fig: 469. — Distomum haepour tous les Distomes qui vivent sur l’homme et les ani- (a ténelie ra Er maux domestiques, on ne connaît jusqu'ici que les indivi- &Ynécophore. S,ventouse. dus sexués, ainsi que les larves ciliées et les embryons qui viennent d’éclore.
1. Fan. Monosrompas. Corps uvale, allongé, plus ou moins arrondi, avec une seule ventouse entourant la bouche, à la partie antérieure.
1 Voyez, outre les travaux de Dujardin, Creplin, v Siebold, G. Wagener, de la Valette, Leller, etc., de nombreux mémoires de Linstow dans les Archiv für Naturgeschichte, ainsi que ceux de Villot, Leydig, Cobbold.
488 DISTOMIENS.
Monostomum Zeder. Ventouse, entourant la bouche, pharynx puissant. Ouvertures sexuelles peu éloignées du bord antérieur. M. mutabile Zeder, dans la cavité viscérale et dans l’œil de plusieurs Oiseaux aquatiques, vivipare. M. flavum Mechlis, chez les Oiseaux aquatiques, provient de la Cercaria ephemera des Planorbes. M. atlenuatum Rud., dans le tube digestif du Canard, et M. lentis v. Nordm., forme jeune, asexuée dans le cristallin. de l'Homme. Y. faba Brems., sous la peau des Oiseaux chanteurs. M. bipartilum Wedl:,” par paires dans des kystes, l’un des individus entouré par la partie postérieure lobée de l'autre. Branchies du Thon.
2. Fam. Hozosrompar. Région antérieure du corps distincte en forme de tête ou de disque, plus ou moins élargie, concave sur la face ventrale, armée outre la ventouse orale d’une deuxième ventouse médiane. Orifices sexuels à l'extrémité antérieure. Développe= … ment sans génération alternante. É
Diplosiomum v. Nordm. Partie antérieure du corps discoïde, creusée en forme de ventouse. Les organes sexuels mâles s'ouvrent sur la face ventrale. La petite fossette située devant la grande ventouse médiane est probablement un orifice sexuel. D. grande Dies. Dans le tube digestif de la grande Aigrette américaine. De nombreuses formes décrites par v. Nordmann comme des espèces de Diplostomum vivent dans le corps wilré ainsi que dans le cristallin des Poissons fluviatiles et des Poissons de mer et n’ont pas les or ganes sexuels développés. Ce sont probablement des formes jeunes de Holostomum.
Holostomum Nitzsch!. Partie antérieure du corps arrondie, renflée, creusée en forme de ventouse ; partie postérieure un peu rétrécie, cylindrique, un peu aplatie. Ouverture sexuelle femelle à l'extrémité postérieure du corps, et aussi, d’après Wedl, l'ouverture. mâle (?). Vivent dans le tube digestif des Oiseaux aquatiques, rarement des Batraciens et des Poissons. H. sphaerula Duj., dans le tube digestif de la Poule, H. variabile Nitsch., dans les viscères du Faucon pèlerin et du Héron cendré. pe
Hemistomum Dies. Extrémité antérieure distincte du reste du corps, recourbée en forme de ventouse. Ventouse médiane entourée par des prolongements des deux testicules: Ou= vertures sexuelles à l’extrémité postérieure H. cordatum Dies. Tube digestif du Chat sau= vage. H. pedatum Dies., dans le Didelphys. Æ. trilobum Dies., Cormoran. |
3. Fam. Disromipag. Corps lancéolé, souvent large, plus souvent allongé et rond: Outre la ventouse orale, une grosse ventouse sur la face ventrale. Au devant de celle-ci. deux orifices sexuels, d'ordinaire tout près l’un de l’autre.
Distomum Rud., Ventouse ventrale rapprochée de la ventouse antérieure. D. hepaticum L. 4 Douve du foie. Extrémité antérieure conique ; de nombreuses épines sur la surface du | corps large et foliacé, long d'environ 30 mm. Vit dans les conduits biliaires du Mouton. et d’autres animaux domestiques. Se rencontre aussi accidentellement chez l'Homme et pénètre même dans la veine porte et dans le système de la veine cave. L'embryon allongé se développe après un long séjour de l’œuf dans l’eau ; il porte un revêtement ciliaire. continu et une tache ocülaire en forme d’X. Quant au développement, il paraît très probable d’après les recherches de R. Leuckart, qu’il se passe dans les individus jeunes des Limnaeus pereger et truncatulus, que les embryons se transforment en Sporocystes et que ceux-ci produisent des Rédies, dans lesquelles se forment les jeunes Distomes dépourvus d’appen= dice caudal. D. crassum Busk., dans le tube digestif des Chinois, long de 1-2 pouces, large: d’un demi-pouce. Pas d’épines. Branches de l'intestin simple. D. lanceolatum Mebl. Corps Jancéolé, allongé, 8-9 mm. de long. Vit avec le D. hepaticum. L'embryon se développe d’abord dans l'eau ; ileest piriforme, cilié seulement sur sa moitié antérieure, qui porte sur un mamelon un aiguillon styliforme. D. ophthalmobium Dies., espèce douteuse, dont on connaît seulement quatre exemplaires, trouvés dans la capsule du cristallin d’un enfant de neuf mois. D. heterophyes v. Sieb. Bilh. Corps ovale acuminé en avant, long de 1-1.5 mm., dans le canal digestif de l'Homme en Egypte. D. goliath van Ben., long de 80 mm. dans le Plerobalaena. Le
Dislomum clavigerwm van Ben., dans le tube digestif de la Grenouille avec la Cercaria
1 Voyez Wed, Sitzungsberichte der K. Acad. der Wiss. Tom, XXVI.
ATOS A
POLYSTOMIENS. 489
armata dans les Planorbes. D. retusum Rud, — endolobum Duj., dans la Grenouille avec la . - Cercaria armata dans les Sporocystes des Lymnées et des Planorbes. La Cercaire s’enkyste dans les larves de Névroptères. D. cygnoides Zed., pharynx immédiatement en arrière de la ventouse buccale, dans la vessie de la Grenouille, L'embryon cilié produit “ des Sporocystes sur les branchies des Cyclas. Ceux-ci produisent la Cercaria macrocerca, qui émigre directement dans la Grenouille. D. globiporum, dans l'intestin de la Grenouille avec des Sporocystes sur les branchies du Cyclas et du Pisidium. D. militare Van Ben. — échiniferum Paludinae, dans le tube digestif du Canard et de plusieurs Oiseaux aquatiques avec la Cercaria echinifera de la Paludine. D. echinatum van Ben., dans le tube digestif du Canard, Cercaria echinata des Lymnées. D. terelicolle Zed., dans le Brochet.
Les espèces suivantes, réunies sous le nom collectif de Distomum appendiculatum, possèdent une queue rétractile : Distomum ventricosum Rud., dans le tube digestif des Clupéides; D. excisum Rud., dans le tube digestif du Scomber; D. tornatum Rud., dans le tube digestif des Coryphaena ; D. rufoviride Rud., dans le tube digestif du Congre.
Dislomum filicolle Rud. (D. Okeni Küll.). Se rencontre par paire dans les enfoncements de la muqueuse de la cavité branchiale du Brama Raji. L'un des individus est cylindrique, petit et mâle, l’autre est renflé dans la portion moyenne et postérieure du corps et … rempli d'œufs. Probablement le développement inégal des deux individus est dû à ce que … laccouplement n’est pas réciproque et qu’un seul d’entre eux est fécondé et par consé- … quent a pu seul exercer les fonctions sexuelles femelles. D. haematobium Bilh. v. Sieb.
(Bilharzia Cob., Gynaecophorus Dies., Thecosoma Moq.-Tand). Corps mince, allongé; sexes
séparés. La femelle grêle, cylindrique; le mâle muni de fortes ventouses, les bords latéraux
recourbés en gouttière, et formant un canal gynécophore dans lequel est placée la femelle. .… Vivent réunis par paire dans la veine porte, les veines de la rate, de l'intestin et de la vessie . chez l'Homme en Abyssinie. Les embryons sont, suivant Cobbold, ciliés et possèdent un sys- … Lème aquifère très développé. Les œufs, en s’accumulant en grandes masses, détermi- … nent dans les vaisseaux de la muqueuse des uretères, de la vessie et du gros intestin, des inflammations qui peuvent causer des hématuries. La moitié de la population indigène adulte de l'Egypte en est infestée.
- Rhopalophorus Dies. Deux trompes rétractiles munies d’épines près de la ventouse buccale ; les autres caractères semblables à ceux du Distomum. Rh. coronatus Dies., dans les idelphys. Amphistomum Rud. (Diplodiscus). La ventouse abdominale est rapprochée de extrémité postérieure et profondément excavée. A. subclavatum Nitsch., dans le gros “intestin de la Grenouille avec la Cercaria diplocotylea. A. conicum Rud., dans le Bœuf.
… À. Fax. Gasrerosrommar. Ventouse buccale au milieu de la face ventraie. Tube di- … gestif simple, contractile. Ventouse discoïde à l'extrémité antérieure. Pore du tronc excré- … (eur et orifices sexuels à l’extrémité postérieure. … Gasteroslomum v. Sieb. Au bord antérieur de la ventouse antérieure aplatie se trouvent … des appendices contractiles, orifices sexuels à l'extrémité postérieure. G. fimbriatum v. Sieb. … dans l'intestin du Brochet, de l'Anguille, etc., enkysté aussi chez les Cyprins, provient peut-être du Bucephalus polymorphus. D'autres espèces de Gasterostomum, dont quelquesunes sont dépourvues d’appendice à la ventouse buccale, vivent dans le canal digestif du Congre et d’autres Poissons de mer.
: 2. SOUS-ORDRE Polystomeae!. Polystomiens
Vers munis de deux petites ventouses antérieures et d'une ou plusieurs ventouses postéricures, auxquelles viennent fréquemment s'ajouter deux grands cro-
1 Voyez, outre Diesing, Van Beneden, Willemoes-Suhm, Zeller, Stieda, etc. : Zeller, Weiterer Be ïträge sur Kenntniss der Polystomeen. Leitschr. füx wiss. Zool. Tom. XXVII, 1876. — Wierzejski,
490 POLYSTOMIENS.
chets chitineux (fig. 470). Exceptionnellement, il existe aussi des rangées tra versales de soies (Tristomum coccineum). On rencontre fréquemment des. pairs. Chez quelques espèces le corps allongé présente une sorte de segmentation De même que cette armature, les organes sexuels présentent aussi de m breuses particularités dans les différents genres. Outre l'orifice de l'oviducte, dont la portion terminale peut être élargie et remplir les fonctions d'utérus, et s'ouvre le plus souvent tout près du cirre, ou même avec ce dernier dans un __ cloaque sexuel, on connaît déjà plusieurs cas (Axine, |
crocotyle, Trochopus), où il existe un orifice pour l’accou» plement suivi d’un vagin (correspondant au canal de Lau rer). Chez le Polystomum et le Calicotyle on a même décrit deux canaux copulateurs symétriques qui conduisent le sperme dans le réceptacle séminal et par celui ci indirectement dans le réservoir le plus souvent contractile de la glande coquillière (ootype), dans lequel l'œuf mûr s'entoure d'une coque. Du reste, le sperme pénètre, dans larégle, dans le canal de lo-
on mm em
ne femelle. Le ee
Fig. 470. — Polystomum inte- Fig. 471. — Polyslomum 1nlegerrimum. — gerrimum (d'après E. Zel- 41. œuf renfermant un embryon; Dk, stomiens sont le pl 6 ler). — 0, bouche; Go,ori- opercule. — 2. Larve sortie de l'œuf souvent ectoparasites, fice génital; D, canal di- (d’après E. Zeller). J gestif; W, orifices d’accou- en partie comme plement (bourrelets laté- Tirudinées, et se développent sans génération alter raux); Dg, vitelloductes ; S, ventouses ; Ov, ovaires: nante; les œufs éclosent d'ordinaire dans le ro
H, crochets. même où habite l'individu-mère.
semaines. On peut alors facilement observer l'accouplement réciproque Polystomes. Pendant la ponte, le parasite prime sa partie antérieure, -
développement embryonnaire a lieu dans l'eau et exige plusieurs semain ]
LÉ
Zur Kenntniss des Baues von Calicotyle Kroyeri. Ibid. Tom. XXIX, 1877. — Ç! die Fortpflaniungsorgane einiger ectoparasitischer mariner Trematoden. Ibid. Tom. XXX: plementband, 1878. — L. Lorenz, Ueber die Organisation der Gattungen Axine und Microc Arbeiten aus dem Zool. Institut. T. I, Wien, 1878.
POLYSTOMIENS. 491
sorte que les jeunes larves ne sortent de l'œuf que lorsque les Têtards ont déjà acquis des branchies internes. Les larves sont semblables à des Gyrodactyles; elles possèdent quatre yeux, un œsophage avec un tube digestif et un organe de fixation discoïde entouré de seize crochets. Elles portent cinq rangées transversales de cils, trois ventrales sur la moitié antérieure du corps et deux dorsales sur la moitié postérieure. Les larves émigrent dans la cavité branchiale des Tétards; elles perdent les cils vibratiles et se transforment en jeunes Polystomes par l’apparition des deux crochets médians, ainsi que des paires de ventouses sur le disque postérieur. Geux-ci, huit semaines environ après l'émigration dans la cavité branchiale, quand cette dernière commence à se flétrir, passent dans la vessie urinaire à travers l'estomac et l'intestin, et acquièrent des organes sexuels seulement au bout de trois ans ou plus tard encore. Exceptionnellement, et dans ce cas toujours lorsque les larves arrivent dans les branchies de très jeunes Têtards, elles deviennent sexuées dans la cavité branchiale de ces derniers, mais elles restent très petites, et présentent des modifications considérables dans la conformation de l'appareil sexuel (les canaux copulateurs et l’utérus ne se développent pas). Dans ce cas les Polystomes produisent des œufs et meurent sans être parvenus dans la vessie urinaire. Cette deuxième forme ne renferme qu'un seul œuf dans l'ootype.
1. Fan. Trisromipar. L’armature de l'extrémité postérieure du corps se borne à une seule gresse ventouse abdominale.
Tristomum Cuv. Ventouse postérieure, munie de rayons permanents. Tr. molae — Blanch., Tr. coccineum Cuv., sur le Xiphias gladius. Nuzschia v. Baer., ventouse postérieure très grosse, mais pas de rayons ni de crochets. N. elegans v. Baer., sur les branchies de l’Esturgeon. Epibdella Blainv. Corps foliacé avec de grosses ventouses munies de crochets à l'extrémité postérieure. £. hippoglossi van Ben. (Phylline Oken). E. sciaenae van Ben. La Phyllonella soleae van'Ben. Hesse. en est très voisine.
Calicotyle Dies. Extrémité antérieure du corps dépourvue de ventouses latérales, mais une ventouse buccale. Armature postérieure formée d’un disque en forme de roue, présentant une fossette médiane et sept fossettes périphériques, avec deux crochets. C. Kroyeri Dies., sur le cloaque et les organes d’accouplement de la Raie.
Ici se place le genre Udonella Johnst., dont van Beneden a fait une famille particu- … lière, et dont les espèces vivent sur les Caligus. Le corps est allongé, plus on moins —… cylindrique, avec une grosse ventouse postérieure inerme et deux ventouses membra- — neuses, très mobiles sur les côtés de la bouche. U. pollachii van Ben. Hesse, sur les - espèces de Caligus du Merlangus pollachius. U. triglae, lupi, merluccii, siaenaë van Ben. » ‘Hesse. Van Beneden et Hesse distinguent les genres Echinella et Pteronella, fondés sur
la présence d'une armature œæsophagienne.
2. Fam. Porysrommas. Plusieurs ventouses postérieurés, le plus souvent paires, disposées sur deux rangs et munies de crochets. Orifices sexuels généralement entourés de crochets. Beaucoup d’espèces n’ont que quelques lignes de long.
Octostoma Kuhn. (Octobothrium Nordm., Octocotyle Dies.). Ventouses non pédiculées sur l'extrémité du corps allongée. 0. scombri Kuhn. 0. alosae Herm. (0. lanceolatum Duij.), 0. harengi pilgardi van Ben. Hesse.
Axine Abildg. Corps allongé, retréci antérieurement avec deux petites ventouses rétractiles, élargi postérieurement en forme de hache et muni d’un grand nombre de petites ventouses en forme de boucles. A. belones Abildg. Microcotyle van Ben. Extrémité postérieurement symétriquement prolongée et munie de chaque côté de nombreuses ventouses. Orifice d’accouplement sur la ligne médiane sur le dos. M. labracis van Ben. Trochopus Dies.
499 POLYSTOMIENS.
Temnocephala Blanch. Extrémité antérieure avec des lobes adhésifs digitiformes, Une grosse ventouse abdominale à l'extrémité postérieure. Deux taches oculaires sur cerveau multilobé. Orifices excréteurs à gauche et à droite au niveau de l'œsophage. T.chilensis CI. Gay. Vit au Chili sur des Coralliaires d’eau douce, et aussi, d’après Se per, à Luçont.
Aspidogaster Baer. Tube digestif simple ; extrémité postérieure avec une lamelle po tant de nombreuses ventouses. 4. conchicola Baer., sur les Poissons d’eau douce. Ancy cephalus Crepl. Extrémité antérieure du corps avec quatre crochets, extrémité po rieure avec 6 ventouses sur un seul rang. A. paradoæus Crepl., sur les branchies Lucioperca sandra. Onchocotyle Dies. Extrémité postérieure divisée avec deux pores ex teurs et à quelque distance 6 ventouses. Extrémité antérieure dépourvue de ventouse: 0. appendiculata Kubn., sur les branchies des Squales. 0. boreale van Ben., sur le Sym nus glacialis. in
Diplozoon Nordm. Animal double. Deux animaux soudés de manière à constituer uw individu double en forme d’X et dont l'extrémité postérieure est munie chez chacun «
deux rangées de 4 ventouses (fig. 472). Dans le jeune âge vivent solitaires (Diporpa) et possèdent des taches oculaires, une ven! Use abdominale et une saillie dorsale. Chez l'animal double, la f . malion des œufs a à une époque déter- Fig. 472.— Diplosoon (d'après. Zeller).— Fig.413. — Œufde Diplozoon minée, au printemps 0, la bouch: renfermant un embryon Les œufs sont por (d'après E. Zeller). isolément après la fc mation de leur filament adhésif et éclosent environ deux semaines plus tard (fig: 17% L’embryon à cette époque ne se distingue des Diporpa que par la présence de deux oculaires et d’un appareil ciliaire situé :
les bords latéraux et à l'extrémité de l'abdomen (fig. 474). Lorsqu'ils trouvent l'occasion de s'établir sur les branchies des Poissons d’eau douce, ils se transforment aussitôt par la perte de leurs cils en Diporpa, :
possèdent déjà, outre l'appareil adhésit € ractéristique, un canal digestif ainsi qu deux canaux excréteurs avec leurs orifices daus le voisinage du pharynx, et sucent le « sang des branchies. La réunion de de Fig. 474. — Larve Fig. 475. — Deux jeunes Diplo- Diporpa n’a pas lieu, comme on le croy de Diplozoon au 200n (Diporpa) entrain dese jadis, simplement par la soudure des deu sortir de l'œuf souder l'un à l'autre (d'aprés ventouses abdominales, maïs par la réun rade Pain tete: et la soudure de la ventouse abdomina 4 chaque animal avec la saillie dorsale d tre (fig. 475). Les Diporpa qui restent solitaires meurent sans arriver jamais à la turité sexuelle. D. paradozum v. Nordm., sur les branchies de nombreux Poissons d douce. mé
Polystomum Zed. Corps plat, avec 4 yeux; pas de ventouses latérales à l'ext antérieure ; une ventouse orale; six ventouses, deux grands crochets médians et , petits crochets à l'extrémité postérieure. Les œufs arrivent à maturité en mars es
LS
ras rm md et émet cet mn et ra pe
1 Voyez C. Semper, Zoologischer Aphori ismen. Leitschrift für wissenschaftliche Zoologie, T. %
TURBELLARIÉS. 493
ils sont alors pondus dans l'eau, où a lieu le développement de l'embryon. Les embryons, semblables à des Gyrodactyles avec 4 taches oculaires et 16 crochets sur le disque postérieur, mais pas de ventouses, portent cinq rangées transversales de cils; ils émigrert dans la cavité branchiale des Têtards, et de là, au bout de deux ou trois mois, passent dans la vessie urinaire de la jeune Grenouille, pendant où après la métamorphose. Probablement l’Onchogaster natator de Claparède est la larve d'un Polystome marin. P. integerrimum Rud., dans la vessie urinaire de Ja Rana temporaria. P. ocellatum, dans l’arrièrebouche de l'Emys.
Ici se placent les genres Plagiopeltis Dies. (PI. thynni), Solenocotyle Dies. (S. loliginis), Diclibothrium F.S. Lkt. (D. sturionis). Erpocotyle Van Ben. Hesse. Il faut probablement y joindre aussi les deux genres Aspidocotyle Dies. et Notocotyle Dies. |
3. Fam. Gyronacryziwar. Très petits Vers hermaphrodites munis d'un disque caudal très gros qui porte des crochets très forts. Le corps renferme des générations filles, petitesfilles et arrière-petites-filles, emboîtées les unes dans les autres. De Siebold croyait avoir observé qu'un jeune Gyrodactyle s'était développé aux dépens d’une cellule germinative, et avait développé dans son intérieur des embryons pendant son évolution, et comme il m'avait pas vu l'organe qui sécrète la semence, il considérait le Gyrodactyle comme une nourrice. Mais G. Wagener a montré que la reproduction est sexuelle, et pense que les germes, qui donnent naissance aux générations emboiîtées les unes dans les autres, proviennent des restes de l'œuf fécondé qui a produit l'individu-fille. Metschnikoff a émis l'opinion que la formation des individus filles et petites-filles a lieu presque simultanément aux dépens de la masse commune des cellules embryonnaires.
Gyrodactylus Nordm. Deux expansions céphaliques et 8 aiguillons pharyngiens protractiles, au milieu du disque caudal 2 gros crochets, et sur son bord de nombreux petits crochets. G. elegans Nordm.., sur les branchies des Cyprinoïdes et des Poissons d’eau douce. Dactylogyrus Dies. Avec 4 expansions céphaliques. Le disque caudal avec deux crochets et . de nombreux petits crochets marginaux, fréquemment avec un petit disque central; ovi- … pare. D. amphibothrium G. Wag., sur les branchies de l’Acerina cernua. D. fallax G. Wag., - sur le Cyprinus rutilus. D. auriculatus Dies., sur les branchies du Phoxinus, etc. D. aequans G. Wag.. sur les branchies du Labrax, constitue pour Diesing un genre particulier, caractérisé par une différence dans la forme de l'appareil de fixation, le genre Dipleclanum, dont van Beneden a décrit une seconde espèce, D. sciaenae. Calceostoma van Ben. Extrémité antérieure élargie, lobée; disque caudal nettement distinct comme dans le genre Udonella, pourvu sur le bord de crochets en forme de pinces. C. elegans van … Ben. sur les branchies du Sciaena aquila. Tetraonchus Dies. avec quatre crochets au centre
. du disque caudal. T. monenteron G. Wag., sur les branchies du Brochet.
TURBELLARIA:. TURBELLARIÉS
Vers plats non parasites, ovales ou foliacés, à peau molle revêtue de cils vibratiles, sans crochets, ni ventouses, pourvus d'un ganglion cérébroïde, d'une bouche et d'un tube digestif, mais dépourvus d'anus.
Les Turbellariés se rapprochent par la forme de leur corps des Trématodes, avec lesquels ils présentent dans leur organisation intérieure de grandes ressem-
1 Voyez Dugès, Recherches sur l'organisation et les mœurs des Planariées. Ann. sc. nal., 1° série, vol. XV, 1828. — IG., Aperçus de quelques nouvelles observations sur les Planaires. Ibid., vol. XXI, 1830.— A. S. Œrstedt, Entwurf einer systematischen Eintheilung und speciellen
494 TERBELLARIÉS.
blances. Leur genre de vie libre dans l'eau douce ou salée, sous les pier dans la boue où même dans la terre humide, explique pourquoi ils ne possède: ni ventouses, ni organes de fixation d'aucune sorte, et sont au contraire rec verts d’un revêtement ciliaire vibratile continu!.Les téguments sont formés du couche simple de cellules, ou bien d'une couche finement granulée, parsel de noyaux, qui a pour base une membrane stratifiée et qui. porte sur tou surface, sur une couche spéciale homogène comparable à une cuticule, des. vibratiles. On rencontre fréquemment dans les téguments des corpuseul baguettes ou fusiformes qui, de même que les nématocystes des Cœlen naissent dans des cellules et que, par suite de leur situation particulière € le voisinage des ganglions et sur le trajet des troncs nerveux, on peut 0 dérer comme des organes tactiles. On a trouvé aussi parfois, à côté de ces grot de baguettes, desnématocystes à filaments protractiles (Sfenostomum Sieboldii Grf:) ou même sans qu’il existe des baguettes. Les téguments renferment encore souvent différents pigments, parmi lesquels les pigments verts, composés de vé cules d’une matière colorante identique à la chlorophylle, par exemple dans I Vortex viridis, sont particulièrement remarquables ; ils renferment aussi de glandes muqueuses piriformes. Au-dessous de la membrane stralifiée se. trouve le derme proprement dit, composé, outre une substance conjonctive formée de, cellules rondes et iAes, de l'enveloppe musculo-cutanée très dévelop Constituée par une couche de fibres circulaires et longitudinales traversée } nombreux faisceaux dorso-ventraux, cette dernière exerce une puissante influ sur la locomotion du corps par ses mouvements ondulatoires, par ses cor
Beschr eibung der Plattniirmer. Copenhague, 1844. — Quatrefages, Mémoire sur ds pl riées marines. Ann. sc. nat., 3° sér.,vol. IV, 1845. — 0. Schmidt, Die rhabdocælen Strudehwi des süssen Wassers. lena, 1848. — Id., Neue Beiträge zur Naturgeschichte der Wirmer. 1848. — Max Schulze, Beiträge zur Naturgeschichte der Turbellarien. Greifswald, 1851. Beiträge zur Kenntniss der Landplanarien. Halle, 1857. — R. Leuckart, Mesostomum E gi. Archiv. für Naturg., 1852. — Schmarda, Neue wirbellose Thiere beobachtet und gesan auf eine Reise um die Erde. Leipzig, 1859. — Leuckart und Pagenstecher, Untersuchungen niedere Secthiere. Muller’s Archiv, 1859. — E. Claparède, Études anatomiques sur Les Anné Turbellariés, etc., observés dans les Hébrides. Mém. Soc. phys. et hist. nat. de Genève, vol. 1861. — Id., Beobachtungen über Analomie und Entwickelungsgeschichte wirbelloser Leipzig, 1863. — Van Beneden, Recherches sur la faune littorale de Belgique. Turbe Mém. Acad. roy. de Belg., vol. XXXII. 1861. — Diesing, Revision der Turbellarien. Sit ber. der Wien. Acad., vol. XLIV, 1861. — W. Keferstein, Beiträge zur Entwickelungsges einiger Seeplanarien von St-Malo. Abhandl. der Künigl. Gesellschaft der Wissenschaften ! tingen, 1868. — Knappert, Bijdragen tot de ontwikkelingsgeschiedenis der Zoetwater-Pl rien. Utrecht, 1865; analysé par Van der Hœven dans les Archives Néerlandaises, vol. 4, — Id., Embryogénie des Planaires d'eau douce, communiqué par J. van der Hoeven.. Néerlandaises, etc. — Ulianin, Die Turbellarien der Bucht von Sebastopol. Berichte reins der Freunde der Naturw. zu Moskau, 1870. — A. Schneider, Untersuchungen helminthen. Giessen, 1873. — L. Graff, Zur Kenntniss der Turbellarien. Zeitsch. Zool., vol. XXIV. 1874. — Id., Neue Mittheilungen über Turbellarien. Ybid., vol. XXW. P: Hallez, Contributions à l'histoire naturelle des Turbellariés. Lille, 1879. — Selenka gische Studien. I. Zur Entwickelungsgeschichte der Seeplenarien. Leipzig, 1881. — Untersuchungen zur vergleichenden Anatomie und Histologie des Nervensystems d helminthen. Mittheil. Zoolog. Stat. Neapel. T. I. 1879.
1 Graff a observé un cercle de crochets abdominaux chez la Turbella Klostermanni
nn ation mi nr
de fixation. On rencontre aussi quelquefois des fossettes analogues à des ventouses à l' antérieure des Dendrocæles.
tés
TURBELLARIÉS. 495
tions énergiques dans la direction longitudinale et transversale. Le plus souvent il n'existe pas de cavité viscérale entre les parois du corps et le tube digestif : dans de nombreux cas cependant elle est représentée par un système de lacunes tout autour du canal digestif.
Le système nerveux est formé, comme chez les Trématodes, de deux ganglions situës dans la partie antérieure du corps, réunis par une commissure . transversale, plus ou moins longue, qui envoient dans plusieurs directions des - filaments nerveux, parmi lesquels deux troncs latéraux, dirigés en arrière, se
font remarquer par leur grosseur (fig. 476). IL peut aussi exister entre ces deux . troncs de fines anastomoses transversales à intervalles égaux. Chez beaucoup de Dendrocæles la commissure est située sur la face ventrale, et sur le dos il reste un
sillon entre les deux masses ganglionnaires, dans lequel est logée une poche stomacale (Leptoplana). Dans quelques genres de Planariées, on a démontré l'existence d'une double commissure annulaire (Polycelis,
Sphyrocephalus), et observé sur les troncs latéraux des
renflements ganglionnaires, d’où partent en rayonnant
des nerfs (Sphyrocephalus, Polycladus). Parmi les orga-
nes des sens, des taches oculaires foncées sont assez ré-
pandues chez les Turbellariés; elles sont disposées par » paires sur les ganglions cérébraux, ou reçoivent de ceux-ci des nerfs particuliers. Plus fréquemment il - existe des taches oculaires plus grosses, mais d’ordi- … naire seulement au nombre de deux, dans lesquelles un . corps réfractant la lumière, un cône cristallinien, est enfoui dans la masse de pigment. Les sacs à otolithes - semblent plus rares; on les rencontre par exemple - parmi les Rhabdocæles, chez les Monocelis, où il en existe un seul placé sur le cerveau. La peau est certainement le siège d’une sensibilité tactile très développée, et les organes qui l’exercent sont de gros poils Pig; 476 Tube digestifet sysou des soies raides, qui font saillie parmi les cils. Dans Ehrenbergii. — G, les deux quelques cas rares on trouve des fossettes ciliées sur “SE ne eular Se Les les parties latérales de l'extrémité antérieure et que … deux tronesnerveux latéraux; , . . » D, tube digestif avec la boul'on pourrait aussi considérer comme des organes des de à 1e Darren: (d'aprés sens (Voy. les Némertines). Graff).
La bouche et l'appareil digestif ne font jamais défaut, la première se porte parfois loin du bord antérieur jusqu’au milieu de la face ventrale et parfois même au delà. Cependant, suivant Metschnikoff et Ulianin, dans quelques cas, l'estomac peut manquer (Convoluta, Schixoprora) et, de même que chez les Infusoires, être «représenté par un parenchyme interne mou. La bouche conduit dans un pharynx, le plus souvent musculeux, qui souvent est protractile comme une trompe. Fréquemment aussi, des tubes glanduleux, ou glandes salivaires, débouchent dans - Le pharynx. Le canal digestif, souvent cilié sur sa face interne, tantôt est bifurqué » et alors simple ou ramifié (Dendrocæles), tantôt constitue un cærum (Rhabdo-
les sexes sont répartis sur des individus différents. Dans les formes h
- stituent le plus souvent des tubes pairs, situés de chaque côté du
496 TURBELLARIÉS.
cœles). L'anus fait toujours défaut. Quelquefois il existe dans la partie antérie du corps, au-dessus du tube digestif, un tube plus ou moins long, sinueux, | trompe, qui s'ouvre en avant de la bouche et qui peut se renverser au dehot
(Prostomum). | Le système aquifère se compose de deux troncs latéraux transparents et nombreuses branches; dont les origines sont des espèces de pavillons en ent noir ciliès et clos, qui portent de distance en distance des touffes de poils, qt font saillie dans leur intérieur (fig. 477). D'ordinaire les troncs principaux pri £ sentent plusie orifices.
La reproduc a rarement lie asexuellement scissiparité, comme par exemple chez les Derostomes (Catenula) et les Microstomes(fig. 478); d'ordinaire elle est sexuelle. A l’exception des Microstomes, tous les Tur bellariés sont her.
maphrodites. D reste il existe de passages entre formes hermaph dites et les form à sexes séparés, Ce suivant Metschni
Fig. 477. — Appareil excréteur dans la région auté- Fig. 18 — Microsto- koff, chez le P Ds rieure du corps de la Gunda segmentala (schéma). — mum lineare (d’a- "1 ; vm, branche intestinale antérieure et médiane ; w+, près Graff). — mum lineare, cellules ciliées de l'appareil excréteur; g, cerveau; Chaîne d'individus tôt Les organes ao, orifices de l’appareil excréteur; gsf, grands ca- roduits par scissinaux de l’appareil excréteur ; ov, oviducte ; h, testi- tés 0 0', bou- les sont dévelop cules ; lst, troncs nerveux longitudinaux; Aisf, cana- ches. tandis que les licules ramifiés de l'appareil excréteur (d’après A. ; ; Lang). ganes femelles
atrophiés, tantôt c'est le contraire qui a lieu. Chez l'Acmostomum dia phrodites, les organes sexuels mâles sont composés de testicules, qui,
d’une vésicule séminale, et d’un organe copulateur pouvant se renvers dehors et muni de crochets; les organes sexuels femelles sont formés d'un migène, de vitellogènes, d'un réceptacle séminal, d'un vagin et d'un. (fig. 479). L’organe copulateur et le vagin s'ouvrent souvent au dehors p orifice commun situé sur la partie ventrale. Cependant les vitellogènes et
migène peuvent être réunis comme dans le Macrostomum, car le même
1 RHABDOC(ELES. 497
produit des œufs à son extrémité et plus bas sécrète de la substance vitelline. Quand, après l'accouplement, les œufs primordiaux et la masse vitelline sont arrivés dans l’utérus et que la fécondation à eu lieu, alors se forme autour de l'œuf grossi une coque dure, le plus souvent rouge-brun. Dans ce cas les œufs pondus - ont une coque résistante, cependant parmi les Rhabdocæles, les Schizostomum et quelques Mésostomes (M. Ehrenbergi) ont des œufs transparents entourés d’enveloppes minces et incolores, qui se développent dans l'intérieur du corps de la mère. D’après Schneider, la production des œufs à membranes minces, ou œufs d'été, précède la formation des œufs à coque résistante ou œufs d'hiver, et les premiers proviennent normalement d'animaux qui se fécondent eux-mêmes.
Dans des cas rares, l'appareil génital her- maphrodite présente une segmentation qui rappelle celle des Cestodes (Alaurina compo- sita), et l'on doit d'autant mieux considérer
ces segments comme des individus d'ordre éopergn Mdanrés Gruft et Sommet férieur, comparables à des Proglottis d'une — 5, œsophage; Go, orifice génital; Ov, lonie animale, que chez les Derostomes … Givers De, viteliogenes; D, vitelloduete; Catenula) il existe des chaînes d'individus testicule; V4, canal déférent; P, pénis; - rubanées semblables à des Ténias. D RTE vins 1 Les Turbellariés d'eau douce et aussi beaucoup de formes marines présentent “un développement simple et direct, et pendant le jeune âge sont difficiles à disti aguer des Infusoires. D'autres Dendrocæles marines présentent des phases lar- vaires, caractérisées par la présence d'appendices ciliés digités.
Ut
RE
Rhabdocoela'. Rhabdocæles
? Corps rond, plus. ou moins aplati, avec un tube digestif droit, dont exlrémilé buccale forme d'ordinaire un pharynæx protractile. Le plus sout hermaphrodites.
Les Turbellariés Rhabdocæles sont les formes les plus petites et celles dont rganisation est le plus simple. Leur appareil digestif tubuleux et droit, … quelquefois cependant muni de branches latérales, ne présente point d'anus. D'après les anciens auteurs, les Microstomes posséderaient un anus, mais les
1 Voyez, outre O. Schmidt, Max Schulze, Graff, loc. cit., etc. : Metschnikoff, Zur Naturgeschichle : “ der Rabdocoelen. Arch. für Naturg. 4865. — De Mann, Ecrste Bydrage tot the Kennis der neder- . landsche soetwater Turbellarien. Tydskr. der Nederl. dierk. Vereen. Deel I.
498 RHABDOC(ELES.
zoologisies modernes qui se sont occupés de ces animaux n'ont pu en découvrir aucune trace. La position de la bouche est excessivement variable et sert dé caractère principal pour distinguer. Les familles. Parfois des glandes salivaires: déversent dans le pharynx. Les recherches d'Ulianin, confirmées depuis à plusieurs reprises, ont montré que le canal digestif peut manquer dans cers taines formes et qu'il est remplacé par une cavité centrale, représentée-par une, substance médullaire creusée de nombreuses vacuoles et parsemée de gout telettes de graisse (Convoluta, Schixoprora, Nadina). D'autre part, äl existe fréquemment chez les Rhabdocæles, qui possèdent un tube digestif, des lacunt dans le parenchyme conjonctif du corps, que l'on doit considérer comme repré= sentant une cavité viscérale. Dans d’autres cas, cette cavité viscérale forme une ” cavité continue tout autour du tube digestif et remplie d'un liquide (Prostomum). 1 L'existence d’une glande venimeuse avec un stylet pour percer la re) 1 paraît être excessivement rare (Prostomum, Hallez). À Exceptionnellement l'extrémité antérieure du corps présente des tonietiés vibratiles latérales analogues aux fossettes des Némertines, Sénostomes (Turbella), | qui doivent être considérées comme des organes des sens. Il n'existe jamais de ventouses et de crochets, analogues à ceux des Vers parasites, cependant on a observé dans quelques cas de petits mamelons à l'extrémité postérieure du mn | {Monocelis proctractilis). de | La plupart des Rhabdocæles sont hermaphrodites et. possèdent un dé E A sexuel commun (fig. 127), et ce n’est qu'exceptionnellement, comme chezles Ma= | crostomum et les Convoluta, que les orifices mâle et femelle sont séparés. IL y a cependant aussi des Rhabdocæles à sexes séparés, tels que Acmostomum. dioecum, Convoluta paradoxa, Prostomum lineare; chez ce dernier, il est vrai, on observe les restes atrophiés de l’un des appareils sexuels; ou bien la maturité” des organes génitaux a lieu à des époques différentes. De plus, tous les Micro stomes sont dioïques; on les a même, pour cette raison, et parce qu'ils” pos- | sèdent un anus, séparés, à tort selon nous, des autres Rh#bdocæles. Les Rhabdo=« cœles vivent presque tous dans l’eau douce, et dans le jeune âge ressemblent. à des Infusoires, car pendant cette période leur canal digestif est à peine mar=« qué et parfois remplacé par une masse de parenchyme doué de la faculté de digérer. Les Rhabdocæles pondent des œufs à coque résistante (œufs d'hi=« ver du Mesostomum), les uns avant que le développement de l'embryon ait commencé, les autres renfermant un embryon déjà formé. Quelques-uns 0 pourtant des œufs à membrane mince et transparente, œufs d'été, mais alors sont vivipares, les œufs se développant dans l'utérus. Les individus issus € œufs d'hiver (Mesostomum Ehrenbergii) n'ont qu'un pénis encore très péu« veloppé pendant la production de leurs œufs d'été, et se fécondent. mêmes. Les individus issus de ces œufs d'été n’engendrent que des … d'hiver (Schneider). L'évolution, autant du moins qu'elle est connue, a sans métamorphoses. La reproduction asexuelle par scissiparité s'observe r lièrement, principalement chez les Catenula, ainsi que chez le Strongylosor coerulescens. Ils se nourrissent des liquides organiques de petits Vers, de ves d'Entomostracés et d’Insectes, qu'ils enveloppent d’une sécrétion cutan mêlée de bâtonnets terminés par des fils.
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Il existe aussi, comme l'a montré de Man, des Rhabdocæles terrestres (Geocentrophora sphyrocephala).
1. Fa. Orisrmomipas. La bouche, située dans la partie postérieure du corps, conduit dans un pharynx tubuleux, qui peut se renverser en dehors, de manière à ressembler à une trompe. Monocelis Oerst. Le pharynx n’est pas fixé par des muscles, Corps cylindrique, allongé, avec une vésicule auditive impaire et parfois en avant d'elle une tache pigmentaire. M. anguilla O. S. Avec deux taches pigmentaires. W. agilis M. Sch. Pénis garni de papilles, sans parties dures. M. unipunctata, lineala Oerst., etc. Opisthomum 0. Sch. Pharynx fixé par des muscles, qui s’y insèrent latéralement. Corps plat, allongé, sans vésicule auditive, ni tache oculaire. 0. pallidum O. S. Diotis Schm., avec deux otolithes. D. megalops, Jamaïque. Allostoma Van Ben. A. pallidum. Enterostomum Clap. E. Fingalianum.
9. Fan. Derosrommar. Bouche un peu en arrière du bord antérieur. Pharynx en forme de tonneau. Derostomum Dugès. L'ouverture antérieure du pharynx est une fente étroite. D. unipunctatum Oerst. (D. Schmidtianum M. Sch.). Long de 1,5 lignes. Vortex Ehrbg. Corps cylindrique, acuminé en arrière. Orifice antérieur du pharynx circulaire. V. viridis M. Sch. (Hypostomum viride O0. S.). Corps tronqué en avant, vert avec 2 yeux noirs, long de 4 à 1,5 lignes. V. pictum O. S. Calenula lemnae Dugès. Segmenté en forme de chaine.
lei se placent encore les genres Pseudostomum 0. S., Spirocyclus 0.S. Acmostomum Schm., Catasthia Gir., ainsi que Aplonodium Schneideri Semp., parasite chez les Holothuries.
3. Fam. Mesosrommar:. Bouche à peu près ‘au milieu du corps. Pharynx orbiculaire, cylindrique, ou semblable à une ventouse. Mesoslomum Dugès. M. Ehrenbergü Oerst. Avec 2 yeux. M. obtusum M. Sch. M. variabile Oerst. (Typhloplana Oerst.). Pas d'yeux. Strongylostomum Oerst. Bouche en avant du milieu du corps. St. radiatum 0. Fr. Müll.
— Schizostomum 0. S. La bouche est une fente longitudinale placée en avant des yeux. Sur . a face ventrale, un pharynx semblable à une ventouse. Sch. productum O. S. Dans les … flaques d’eau. Probablement les genres Mesopharynx et Chonostomune ‘de Schmarda
. doivent être placés ici. ji
4. Fam. Macrosrommar®?. La bouche est une fente ventrale longitudinale ou transver-
Sale près de l’extrémité antérieure. Le plus souvent pas de pharynx musculeux. Macro-
- slomum Oerst. Corps plus ou moins cylindrique. Bouche ovale, allongée, derrière les yeux.
Mitellogène et germigène non séparés. Les deux orifices génitaux loin l’un de l’autre.
M. hystrix Oerst. (Planaria appendiculata O. Fabr.). Dans la tourbe. Les nombreux corps
en baguette donnent à la peau un aspect épineux. M. aurita M. Sch. (Planaria excavata O, Fabr.). M. Schullzii Clap., Saint Vaast. Orthostomum 0. S.
à. GonvozuriDaE (Acoela Ulianin). Pas de tube digestif. Germigène et vitellogènes non séparés. Convoluta Oerst. La bouche transversale, située sur la face ventrale derrière la xésicule auditive, conduit dans une cavité buccale infundibuliforme. Tube digestif représenté par un parenchyme mou. Pas d'yeux. Bords latéraux renversés en forme de cornet sur la face ventrale. Testicules ramifiés, vésicules séminales paires, deux ovaires. Les deux orifices sexuels séparés. C. paradoxa Oerst., mer du Nord et mer Baltique. C. infundibulum 0. S. Nadina UI. Schizoprora 0.5.
6. Fam. Prosrommas. La bouche située sur la face ventrale conduit dans un pharynx musculeux. À l'extrémité antérieure est située une trompe tactile, exsertile et munie de
! R. Leuckart, Mesostomum Ehrenbergii, Arch. für Naturg. 1852. î *E. van Beneden, Études 2001. et anat. du genre Macrostomum. Bullet. de l'Acad. roy. Bruxelles, 1870.
500 DENDROCŒLES.
papilles. Prostomum Oerst. (Gyrator Ehrbg.). Bouche sur la face ventrale, assez rapproc de l'extrémité antérieure, Pr. lineare Cerst . Au hord postérieur un aiguillon pénial, incomplètement hermaphrodite, fréquent dans l’éau douce. Pr. helgolandicum Kef., complète ment hermaphrodite. Pr. Kefersteinii Clap., Saint-Vaast. Pr. immundum 0. $., Naples, et Le Rhynchoprobolus de Schmarda forme-t-il un genre distinct? C'est ce qui a besoin. de confirmation. Rh. papillosus, New-York, dans Loin saumâtre. Orcus UL. Ludmila U]., e
Ici se place encore le genre hermaphrodite Alaurina Busch. Trompe dépourvue de | ils à l'extrémité antérieure; un pharynx développé; pas d’anus. À. composita Metschn. Her maphrodite, avec 4 mélamères, Helgoland. | ;
7. Fam. Microsromipar. Rhabdocæles à sexes séparés, dont la bouche petite, m très extensible, est située près de l'extrémité antérieure. Fossettes ciliées à l'extrémi antérieure du corps. Fréquemment segmentation et scissiparité. Microstomum Oerst M. lineare Oerst. Tube digestif prolongé en cul-de-sac jusqu’au bord antérieur. Un anus. Deux yeux. Scissiparité déjà observée par 0. F. Müller, rappelle les phénomènes de scis- « sion du Chaetogaster, mer Baltique. Stenostomum 0. $. Pas d'yeux, avec 2 vésicules audi- « tives. Sé. leucops 0. S., forme d’eau douce. Dinophylus O0. S. Pas d'Anne, ovaires pairs. Pas de scissiparité. D. vorticoides 0. $S., mer Baltique. ‘
Dendrocoela?. Dendrocæles
Corps large el aplati, bords latéraux souvent plissés et bord antérieur présentant des appendices tentaculiformes ; tube digestif ramifié ; Pharyna musculeux, d'ordinaire protractile. Le plus souvent hermaphrodites.
Par leur aspect extérieur, les Dendrocæles, en général marins, mais vivant aussi dans l'eau douce et sur la terre ferme, se rapprochent des Trématodes ; leurs grandes espèces présentent comme. celles-ci un tube digestif droit ou bifurqué, ou même trifurqué (fig. 480). Comparés aux Rhabdocæles, ils offrent une organisation plus complexe, un développement plus considérable du centre | nerveux bilobé, et des yeux en nombre variable, mais plus grands. Les vésicules auditives sont rares. Des rangées de papilles, parfois des appendices tentaculifor-« mes situés sur la partie antérieure du corps, fonctionnent comme organes du tat La bouche est située le plus souvent au milieu du corps et conduit dans : A large pharynx protractile. La peau renferme souvent de nombreuses gland dont la sécrétion, chez certains Planariés terrestres (Bipalium, yes
. Hallez, Observations sur Le Prostomum lineare. Avchiv. 2001. exper’; T° I, ‘#4, ‘en Graff, etc.
2 Voyez, outre Quatrefages, Claparède, Diesing, Keferstein, de Man, etc. : W. Stin diomus descriptionis antmalium everlebratorum, quae in expeditione ad oceanum, P septentrionalem a republica federata missa Johanne Rodgers duce observavit et. 1. Turbellaria dendrocoela. Proc. Acad. Philadelph. 1857. — 0. Schmidt, Die dendrocoel vürmer aus der Umgebung Graz. Leitschs. für wiss. Zool. Tom. X. 1860. — Id., Ueber | torva, etc. Ibid. Tom. XI. 1861. — Metschnikoff, Ueber Geodesmus bilineatus. Bull. A St. Pétersbourg, 1866. — E. Grube, Planarien der Baikalsees. Archiv. für Naturg. 1872 seley, On the Anatomy and histology of the Landplanariens of Ceylon. Phil. Transact … soc. 1874. —J. Kennel, Die in Deutschland gefundenen Landplanarien Rhynchodesmus ter und Geodesmus bilineatus, Arb. 2001. Institut Würzhurg. T. V. 1880. — A. Lang, Der Poe Gunda segmentata, Mittheil. zoolog. Station zu Neapel. T. III. 1881.
DENDROCŒLES. 501
en se desséchant constitue une sorte de tissu. Les organes sexuels sont presque toujours réunis sur le même individu, et ce n'est que par exception, comme dans la Planaria dioica Clap., qu'ils sont séparés sur des individus différents. Ils présentent dans leur configuration et particulièrement dans la formation de l'appareil copulateur une grande diversité, d'où l’on tire des caractères excellents pour la distinction des genres et des espèces. Beaucoup, principalement les formes d’eau douce, possèdent un orifice génital commun, tandis que par Fantre dans les formes marines les orifices sexuels sont d'ordinaire séparés. Il y a aussi des formes (Thysanozoon) dont l'appareil mâle est composé de deux moitiés entièrement séparées et offre deux orifices et deux organes copulateurs.
Le développement présente chez quelques espèces marines une métamorphose, comme le montrent les larves découvertes par J. Müller (que l’on croyait jadis appartenir au genre Sfylochus,
quid