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Ligulu ou un Caryophyllaeus, à cette différence près qu'ici le métamère (zoonite), \ plus complexe, qui par son origine représente un individu subordonné,
Fig. 526. — Jeune Polygordius (d'après Hatschek). — G, cerveau; Wa, fossette ciliée; F, tentacules ; 0, kouche; D, intestin; A, anus.
… chaîne abdominale, produite par le prolongement des deux arcs réunis sur la ligne médiane du collier œsophagien, et recouverte encore d'un revêtement continu de cellules ganglionnaires, on observe chez les Annélides supérieurs une chaine ganglionnaire divisée en segments correspondant aux métamères, dont les ganglions, à peine séparés au début par des étranglements, le sont
plus tard et peu à peu par des cordons commissuraux de plus en
plus grands.
Le cerveau et le collier œsophagien sont produits dans la région antérieure
du corps de la larve, qui n'est pas complètement homologue aux S
eg-
ments du corps, et qui se transforme en lobe frontal et en segment buccal, cor= respondant aux deux segments de la tête des Annélides. Le corps, tantôt aplati, tantôt cylindrique, se divise toujours en une série de segments ou d'an neaux, situés les uns derrière les autres. La segmentation est homonome, c’est-à-dire que, abstraction faite des segments antérieurs, non seulement tous les anneaux représentent des pièces similaires extérieurement séparées par d étranglements transversaux, mais encore ces divisions se retrouvent dans l'or ganisation interne et il existe des metamères internes. Le segment terminal, qui porte l'anus, conserve davantage dans son organisation le caractère primaire indifférent et donne continuellement naissance à de nouveaux segments. pendant le développement du Ver. Au fond l’homonomie n’est jamais com” plète; partout certains organes sont localisés dans des segments: déterminés. Les segments internes correspondent aux divisions extérieures du corps (Chéto= podes), ou bien correspondent à un nombre déterminé (3, 4, 5, etc.) d'articles externes, séparës par des sillons annulaires (Hirudinées). L'épiderme chitineux ne représente jamais une cuirasse solide, comme chez les Arthropodes, mais reste plus ou moins molle et entoure l'enveloppe musculo- Mn Mie au + de fibres annulaires et longitudinales. Na Il existe des organes locomoteurs particuliers, tantôt sous la forme de ven- a touses aux extrémités du corps (Hirudinées), tantôt sous la forme de rudiments de pieds portant des soies (parapodes), situés sur les anneaux (Chétopodes). Dans ce dernier cas, chaque anneau peut posséder de chaque côté deux pieds, Fun dorsal, l'autre ventral, qui parfois ne sont représentés que par des scies simples implantées dans un crypte de la peau. A la bouche, située sur le côté ventral, à l'extrémité antérieure du corps, fait suite un æsophage musculeux. quirenférme « souvent un appareil masticateur puissant, qui peut faire saillie au dehors ét constitue alors une trompe. L’intestin occupe la plus grande partie de la longueur À du corps; il présente des étranglements réguliers plus où moins profonds, où M des cæcums latéraux au niveau de chaque segment, et n’est que rarement si= nueux. L’anus est situé à la partie postérieure du corps, le ps SOUVENT sur côté dorsal. ra Le système nerveux se compose du ganglion sus-æsophagien ou cerveau, qui dérive de la plaque apicale rain de la larve, du collier œsophagien et de la chaîne ganglionnaire abdominale, dont les deux moitiés latérales sont plus ou moins rapprochées sur la ligne médiane. La chaîne abdominale est formée par deux cordons nerveux latéraux, qui correspondent probablement aux nerfs latéraux des Némertines. Ils se continuent avec la commissure œæsophagienne, et de même que celle-ci, sont uniformément recouverts de cellules ganglionnaires. Cette conformation du système nerveux ainsi que sa situation dans l’ectoderme peut être persistante (Archiannélides, Protodrilus, fig. 527). Chez les Annélide supérieurs, cette disposition n’est que transitoire, car à une phase évolutive pl avancée les Cordons latéraux se séparent de l’ectoderme, se rencontrent sur Ja | ligne médiane et se divisent en segments (ganglions) correspondant aux métamé du tronc. Les nerfs qui vont aux organes des sens partent du cerveau; les at nerfs partent des ganglions de la chaîne ventrale et de leurs commissures longitu nales. Presque partout il existe en outre un système nerveux viscéral (sym
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thique). Les organes des sens sont représentés par des taches oculaires munies de corps réfractant la lumière, par des yeux possédant une structure complexe sur la tête, par des vésicules auditives sur l'anneau ” æsophagien (Vers branchiaux) et par des filaments tactiles qui, chez les Chétopodes, ont la forme d'antennes sur la tête et de cirres sur les anneaux. … Quand les antennes et les cirres font défaut, la sen- ex sibilité tactile semble résider dans l'extrémité an- GS, <æ, térieure du corps et au pourtour de la bouche. I Cr peut exister aussi dans l'œsophage, des organes sensoriels spéciaux analogues aux papilles gusta- | : Fig. 527. — Coupe verticale à traa lives des Vertébrés. vers le corps du Prolodrilus (d’a- SRE ce rès Hatschek); — $, S, les deux On montre Presque partont WEP areil vaseu nat latéraux du tie vai stinct, mais à des degrés de développement veux; 6. leur revêtement ganglion-
: paire ; D, intestin; N,reins ; M,musers. Chez certaines formes il semble ne Pas, js: Ov œufs. |
à cer viscérale remplie de sang. D’erdinaire, on trouve deux troncs vascu- ‘4 ires principaux, un vaisseau dorsal et un vaisseau ventral, réunis tous les deux par des anastomoses transversales. Tantôt le vaisseau dorsal, tantôt les branches amastomotiques, tantôt le trone ventral, sont contractiles, et le sang, généralement coloré en vert ou en rouge, est mis de la sorte en mouvement. Souvent il existe en outre des vaisseaux latéraux, que l’on doit probablement, chez les Hirudinées, considérer ainsi qu'un sinus sanguin médian contractile, comme une partie de la » cavité viscérale qui s'est isolée (R. Leuckart). Les Chétopodes à respiration bran- . chiale sont les seuls Annélides qi possèdent. des organes de respiration spé- : ciaux.
Les organes durs pahsa au ira aquifère des Plathelminthes. » Ils ont la forme de canaux enroulés (organes segmentaires), qui sont situés - par paire dans chaque anneau, ont souvent un orifice infundibuliforme, cilié, . libre dans la cavité générale et s'ouvrent au dehors sur les parties latérales du corps par leur autre extrémité (fig. 98). Dans certains segments ces canaux servent, comme les organes analogues, mais très réduits en nombre des Géphyriens, “de conduits vecteurs aux glandes sexuelles. Dans le segment céphalique il se trouve aussi un organe segmentaire (rein céphalique), qui chez la larve foncnne comme rein et disparait plus tard.
Cette organisation, jusqu'à un certain point indépendante, cette individualité ordonnée des anneaux (zoonites) laisse facilement prévoir d'avance morphoquement l'existence de la reproduction asexuelle par scissiparité et bourbonnement suivant l’axe longitudinal (petits Chétopodes). De nombreuses Anné- (Oligochètes, Hirudinées) sont hermaphrodites. Chez la plupart des Chétomarins, au contraire, la séparation des sexes est la règle. Beaucoup pèces pondent leurs œufs dans des sacs particuliers et des cocons; le déve- Oppément a alors lieu directement, sans métamorphose. Les Vers marins Suissent une métamorphose plus ou moins complète. Les Annélides vivent en Dartie dans la terre, en partie dans l'eau, et se nourrissent le plus souvent aliments animaux ; plusieurs sont accidentellement parasites (Hirudinées).
| | HIRUDINÉES,