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SOUS-CLASSE

HIRUDINEI, DISCOPHORI. HIRUDINÉES

ques buts l'ont rangé parmi les Vers plats.

Les anneaux sont très courts ; ils sont parfois peu distincts: et. I par disparaître. Les anneaux extérieurs ne correspondent nulleme ments internes, incomplètement séparés par des cloisons transversales ; beaucoup plus petits, et il y en a en général 3, 4 ou 5 pour un seg L'organe principal de fixation est une grosse ventousé, placée à la: rieure du corps; Dre il en existe une seconde Le pe

espèces de Chétopodes, des antennes et des cirres. |

La bouche est très rapprochée du pôle antérieur, et toujours à tôt elle est placée au fond d’une petite ventouse antérieure (Rhy tantôt elle est surmontée d'un appendice en forme de ne

© = = — [e°) © we) [er] =) œ E) ce & = © + cet : & œ =) de Le DE œ Enr.

. © > & .È Es nd S S SE ee = > 0 S = + É A rt an rare

4 Brandt und Ratzeburg, Medicinische Zoologre, 1829. — À. Moquin-Tandon, | ograpl famille des Hirudinées, 2 édit. Paris, 1846. — Fr. Leydig, Zur Anatomie von Piscicola q trica. Leitschr. für wiss. Zool. T. 1, 1849. — Gratiolet, Reclierdhee sur le système 1 Sangsues, Paris, 1860. — H. Rathke, Beilräge zur Entwickelungsgeschichte der Hiru zig, 1862. — R. Leuckart, Parasiten des Menschen, vol. 1, Leipsig, 1863. an. Hesse, Recherches sur les Bdelloïdes ow Hirudinées et les Trématodes marins, 1865 dig, Handbuch der vergleichenden Anatomie. Tübingen 1864, et Tafeln zur vergle tomie. — Dorner, Ueber Die Gattung Branchiobdella. Leitschr. für wiss. Zoologie T. X — Vaillant, Contribution à l'élude anatomique du genre Pontobdelle. Ann. science. 1 vol. XII, 4870. — E. Grube, Beschreibung einiger Egelarten. Avchiv für Naturg., Mémoire sur le développement embryogénique des Hirudinées, Paris, 1875. — C.. Zur Entwickelungsgeschichte der Clepsinen. Niederl. Archiv. 4877. — Ch. 0. Whit bryology of Clepsine. Quart. Journal of RER Science, T. XVIII, 1878.

HIRUDINÉES.

corps, tantôt est divisé par des étranglements en nombre égal aux anneaux, tantôt

présente un nombre plus ou moins considérable de cæcums pairs et aboutit

dans un rectum court, parfois également pourvu de dilatations, qui débouche au pôle postérieur près de la ventouse. Les organes d'excrétion sont représentés par les canaux en lacets, distribués par paire dans chacun des anneaux de la région moyenne du corps (fig. 529). Leur nombre est très va- … riable : ainsi la Branchiobdella astaci, qui vit en parasite sur l'Écrevisse, n'en renferme que deux paires, tandis que la Sang- sue en a dix-sept paires. Les canaux en lacets forment un sys- tème de tubes pelotonnés à parois glandulaires. [ls présentent parfois, par exemple chez les Nephelis, Clepsines et Branchiobdelles, un orifice interne en forme d’entonnoir cilié, situé, dans les deux premiers genres, dans les sinus sanguins laté- raux, dans le dernier, dans la cavité viscérale, et, après avoir décrit des circonvolutions très compliquées, se continuent dans un conduit excréteur contractile, souvent élargi en vessie, qui débouche sur les côtés de la face ventrale des anheaux, souvent à l'extrémité d'un petit mamelon. Un caractère particulier aux Hirudinées, c'est la présence d'un grand nombre de glandes unicellulaires sous la peau et dans les couches de tissu conjonctif profondes du corps (fig.530). Les premières renferment un liquide muqueux finement granuleux, qui recouvre la peau, tandis que celles qui sont situées plus profondément, au-dessous de l'enveloppe mus- culo-cutanée, sécrètént une substance claire, visqueuse, qui se solidifie rapidement hors du corps ét qui sert pendant la ponte des œufs à former les cocons. Ces glandes sont accumulées printipalement dans le voisinage des orifices sexuels,

dans cette partie du corps qu'on Fig. 528. — Sangsue médicinale. — Fig. 529. — Coupe lon-

\ a. Extrémité céphalique. La cavité

appelle la ceinture. buccale a été fendue pour mon-

On rencontre partout un sys- trer les trois mächoires. — b. Une

tè f Ë ÿ mâchoire isolée, avec ses nom-

me circulatoire, mais à des breuses denticules sur son bord degrés très divers de dévelop- ‘°*exe libre.

pement et jamais séparé de la

gitudinale de la Sangsue médicinale (d’après R. Leuckart).

— D, appareil digestif; &, cerveau ; GX, chaîne ganglionnaire abdominale : Ex, canaux en lacets.

cavité viscérale, au moins dans ces parties du système qui sont empruntées à celte cavité ef qu'on peut considérer comme un système lacunaire. C'est chez la Branchiobdella! qu'il est le plus simple. Il est clos et le système de lacunes est

1 Les Branchiobdelles ont récemment été considérées comme des Chétopodes dépourvus de

soies, mais munis d’une ventouse.

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Fig. 530. — Partie latérale d’une coupe verticale pratiquée dans la région moyenne des corps de la Clepsine complanata (d'après A. Lang). — Ke, épithélium; hd, glandes cutanées ; pz, cellules du parenchyme ; {m, fibres musculaires longitudinales; dm, fibres musculaires dorso-ven-

trales; da, branche intestinale; bg, vaisseaux

sanguins; /b, espaces sanguins lymphatiques; bbz, cellules formatives du sang de l'appareil Iymphatique. À

cas pour les Hirudo, à entourer dans la région céphalique l'anneau œsophagie sur le côté ventral la chaîne ganglionnaire. Et alors il se développe autour. canal digestif unlacis de vaisseaux. En même temps les troncs vasculaires pr tifs subissent des réductions considérables. En effet, le plus souventle we

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ventral disparaît, et même chez les Nephelis le vaisseau dorsal, de qu'il n'existe plus qu’un large sinus médian et deux troncs latéraux. part des Hirudinées munies de mâchoires, le song est rouge ; la colorati pas due aux globules du sang, mais au liquide sanguin. Il n'existe point d’

HIRUDINÉES.

encore représenté par la cavité viscérale. Il y existe un vaisseau dorsal ce tractile et un ‘vaisseau ventral réuni au premier dans la partie antérieure

Se

Fig. 531. — Appareil circulatoire, tube digestif et un des canaux en lacets, d’un jeune vidu sine marginata (d’après C. 0. Whitman). — P, pharynx; 0, œsophage; €, c, cæcum de l’esto intestin; cg, ganglions cérébraux; SEgo, canal en lacets; Ea, son orifice extérne; vf, dt, vaisseau dorsal; Pb, branche pharyngienne ; ms, sinus marginal ou latéral; ME

corps par des anses. Chez les Sangs à trompe (Clepsine, Piscicola), le vai dorsal, toujours contractile, co des valvules qui servent probablen à la production des globules du (fig. 531). Suivant R: Leuckart, | tème vasculaire compliqué de la part des Hirudinées provient de latr, formation de la cavité viscérale entr

des lacunes sanguines, de telles que des organes qui appartiennent

dans des espaces sanguins. La cavité viscérale paraît divisée en trois cavités | contractiles parallèles, comm lai les unes avec les autres par. des moses transversales. Ces cavités sont:

deux vaisseaux latéraux et le sinus médian, qui contient toujours la chaîne ganglionnaire et parfois aussi le € digestif (Clepsine, Piscicola). Le médian peut se borner, comme.

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HIRUDINEES. 561

de respiration particuliers, excepté chez le Branchellion et quelques autres Hirudinées parasites des Poissons, qui portent des appendices branchiaux foliacés. Le système nerveux présente un haut degré de développement. Il se compose d'un cerveau, d'une commissure œsophagienne avec une masse ganglionnaire sous-æsophagienne et d'une chaîne ganglionnaire abdominale. Les deux troncs Jongitudinaux, qui constituent cette dernière, sont toujours très rapprochés Fun de l’autre sur la ligne médiane et les ganglions sont réunis par pair par des commissures transversales. De chaque paire de ganglions (il en existe d'ordinaire vingt), partent à droite et à gauche, chez les Hirudinées munies de mâchoires, deux troncs nerveux. Le cerveau et le dernier ganglion, ou ganglion caudal, en émettent un plus grand nombre. Les nerfs, qui partent du cerveau, innervent les organes des sens, les musclés et la peau du disque céphalique; les nerfs de la chaine abdominale se distribuent aux segments où zoonites correspondants; ceux du ganglion ter- … minal à la ventouse abdominale. La structure du cerveau présente une disposition spéciale des cel- Jules nerveuses, que Leydig qualifie de folliculaire, D parce que la surface des renflements nerveux pré- Senté comme des paquets adhérents de follicules (fig. 552). Il en est de même des ganglions de la chaîne ventrale et principalement du ganglion sous- — æsophagien, où l'on observe souvent quatre ran- . gées longitudinales de pareils renflements follicuê aires, deux médianes sur le côté ventral, les au- … tres latérales, mais saillantes sur le côté dorsal. Un … cordon longitudinal médian (Faivre, Leydig), qui Sétend d'un ganglion à l’autre entre les moitiés dela chaîne abdominale, correspond très probäble- &, 359 __ Extrémité antérieure de ment au cordon impair, que Newport a découvert lHirudo medicinalis (d'après Leychez les Insectes. Il existe en outre un système ner- us À) Pa abperE veux viscéral découvert par Brandt, formé d’un ‘?: sympathique; 4, yeux; Sb, or- . ‘ ganes sensoriels en forme de nerf gastrique situé au-dessus et à côté de la chaîne coupe. ganglionnaire, qui vient du cerveau et se ramifie sur les cæcums gastriques. Trois petits ganglions, qui, chez la Sangsue commune, sont situés devant le cerveau et qui envoient un plexus nerveux aux mus- . cles des mâchoires et à l'œsophage, sont regardés par Leydig comme des renflements des nerfs du cerveau et président peut-être aux mouvements de déglulition. Presque toutes les Sangsues ont: des yeux, disposés en demi-cercle sur la face dorsale de l’anneau antérieur ; ce sont des taches pigmentaires munies de corps réfractant la lumière et auxquelles aboutissent des rameaux nerveux. En outre,

.! Voyez les travaux de Brandt, Leydig et Hermann, Das Céntralnervensystem von Hirudo me dicinalis. München, 1875, |

TEAÏTÉ DE ZOOLOGIE, — 2 ÉDIT, Lg

562 HIRUDINÉES.

on trouve, suivant Leydig, sur les anneaux céphaliques de la Sangsue médicinale des fossettes en forme de coupe au nombre d'environ soixante,’ qui renferment de grosses vésicules claires et communiquent avec des nerfs spéciaux terminés … par des poils très fins. Il est difficile de déterminer quel est le rôle de ces … organes sensoriels, peut-être se rapprochent-ils des organes du soi et SERVER D ils à percevoir les propriétés du milieu ambiant. sut 54 A l'exception des Histriobdellides, qui sont encore peu connues, “a Hirédiies À sont hermaphrodites (fig. 533). Les organes sexuels mâles etfemelles débouchent, … comme dans beaucoup de Planariées marines, dans la région antérieure. du corps, les uns derrière les autres sur la ligne médiane, l’orifice mâle, d' ordinaire avec un cirre saillant, en avant de l'orifice femelle. Il existe d'habitude. plu- 1 sieurs paires de testicules, chez les Hirudinées pourvues de mâchoires, de 9 à 12 dans un même nombre d'anneaux et, de chaque côté, un conduit déférent 4 dans lequel les testicules se déversent chacun par un courtcanal; : à son extrémité antérieure chacun de ces conduits déférentss'en- ! roule, et constitue un épididyme à parois glandulaires qui se termine par un canal musculeux (canal éjaculateur). Le canal éjaculateur de chaque côté se réunit avec son congénère pour former | un appareil copulateur impair, qui porte une prostate très développée et tantôt a la forme d'un sac exsertile bicorne (Rhyncho- | bdellides), tantôt d'un long tube protractile, filiforme et: recourbé 4 (Gnathobdellides). L'appareil fe- « melle est localisé dans un seul |

Fig. 535. — Appareil Fig. 554. — a. Cocon; — b. Appareil anneau et se composé, ou bien de génital de la Sang- génital femelle de l'Hirudo medi- ÿ |

sue. — T, testicu- cinalis (d’aprèsR. Leuckart). deux ovaires longuement tubuleux Dpsseldr canal défé- débouchant par un orifice com: rent;Nh,épididyme; - ; k | 1 Pr, prostate ; C,cir- . mun (Rhynchobdellides), ou de

re; Ov, ovaires avec

TRE deux ovaires arrondis pourvus de

deux oviductes, d'un canal commun allongé et sinueux, entouré d'une glande de l'albumine, et d'un vagin « très élargi (Gnathobdellides) (fig. 534). L’accouplement chez les Hirudinées est réciproque ; les organes mâles sécrètent un amas de spermatozoïdes renfermé dans une gaine commune, $permatophore, qui est introduit dans le vagin ou moins adhère fortement à l’orifice génital. Dans tous les cas, la fécondation œufs se fait toujours dans l’intérieur du corps de l'individu mère; bientôt - après a lieu la ponte, qui présente également des phénomènes particuliers. animaux cherchent une place convenable sur des pierres ou sur des plantes; ou bien quittent l’eau, et comme la Sangsue médicinale, s'enfoncent dans terre humide. Les anneaux génitaux sont à cette époque renflés, en partie la turgescence des organes sexuels, en partie par le grand développemen glandes cutanées, dont la sécrétion a une grande importance pour les

HIRUDINÉES. 563

pondus: Pendant la ponte, la Sangsue se fixe avec sa ventouse ventrale et s'enveloppe, en se tournant et se contournant dans tous les sens, d’une masse muqueuse qui entoure principalement les anneaux génitaux et se durcit de __ manière à former une ceinture solide. Les organes génitaux produisent de nombreux petits œufs et uue quantité considérable d'albumine ; l'extrémité céphalique se retire de cette enveloppe en forme de tonneau maintenant remplie, et qui, en rétrécissant ses deux ouvertures, se transforme en un cocon presque complètement clos.

Jadis on croyait faussement que les cocons étaient les œufs, tandis que, en réalité, ils ne sont que des réceptacles d'œufs, qui protègent les embryons pendant leur développement, et renferment les aliments qui leur sont nécessaires. Quelque petits que soient les œufs qui sont déposés en nombre variable, mais jamais bien considérable, dans les cocons, les jeunes Sangsues ont déjà, lorsqu'elles quittent le cocon, une taille considérable (environ 17 mill. de long . dans la Sangsue médicinale), et possèdent, dans ses traits les plus esscnéiell, … l'organisation de l'animal adulte. Les Clepsines seules éclosent de très bonne - heure et diffèrent beaucoup de l'animal sexuë, aussi bien par la forme du corps - que par l'organisation interne. Avec un tube digestif simple, et dépourvues encore de ventouse postérieure, elles restent pendant longtemps fixées à la face - ventrale de l'individu mère, et n'acquièrent que peu à peu, après avoir absorbé de nouvelles quantités d'albumine, l'organisation qui leur permettra de mener une vié indépendante.

: Le développement de l'embryon dans l'œuf est très particulier. Il a été prinnent étudié chez la Clepsine parmi les Rhynchobdellides et parmi les Gnathobdellides chez les Nephelis et les Hirudo. Dans ces deux cas la segmentation est inégale; elle est précédée par l'expuision de plusieurs slobulés polaires et par la formation du premier noyau de segmentation aux dépens du pronu- — cléus mâle et du pronueléus femelle. Après la division en quatre globes, se for- — ment'au pôle supérieur ou animal, par division de trois globes de segmentation (Robin), quatre petites cellules de “semantalion, auxquelles s'ajoutent plus tard, par division du quatrième globe, quatre autres cellules plus grandes qui. de même que les premières, se multiplient et enveloppent peu à peu les trois BE grands globes, qui restent longtemps sans subir de changements. Plus tard apparaissent à la surface de ces derniers, au moins chez la Clepsine, une quantité de noyaux, qui formeront l’entoderme ou la paroi cellulaire du tube digestif {Whitman). L'œsophage et l'intestin terminal sont produits par une invagination de lectoderme. D'après Whitman les produits de division du quatrième grand … globe, qui a contribué aussi, au préalable, à la formation des quatre petites lules au pôle supérieur, constituent deux mésoblastes au pôle postérieur (ébauche du mésoderme) et huit neuroblastes (ébauche du système nerveux) (?). … Hhndis que les produits de division des quatre petites cellules (ectoblastes) “deviennent l’ectoderme. De bonne heure la bouche apparaît au pôle antérieur ; ét après la formation du pharynx et de l'estomac l’albumine, contenue dans le cocon, est avalée grâce aux mouvements de succion du premier de ces organes. La bandelette primitive déjà mentionnée par Rathke et R. Leuckart serait simplement produite par les deux mésoblastes symétriquement disposés au pôle

564 HIRUDINÉES.

postérieur ainsi que par les huit neuroblastes adjacents (?), qui forment un épaississement médian rubané et dont les deux moitiés s’écartent en avant, de façon à décrire un anneau. Î ut

Les Sangsues vivent la plupart dans l'eau, quelques-unes aussi au moment de la formation des cocons dans la terre humide. Elles progressent, soit en rampant à l’aide de leurs ventouses, soit en nageant par les mouvements vermiformes de leur corps en général aplati. Beaucoup vivent en parasites sur Ja peau ou les branchies des animaux aquatiques, par exemple des Poissons et des Écrevisses. Presque toutes du reste sont accidentellement parasites, elles recherchent la peau des animaux à sang chaud pour se nourrir à leurs dépens. En général elles se gorgent de sucs nutritifs qui leur suffisent pour longtemps. Quelques-unes enfin sont véritablement carnassières, comme la Sangsue de cheval, Aulastomum ‘gulo, et se nourrissent de Mollusques et. de Lombries, ou, comme les Clepsines, s'attaquent aux Gastéropodes. Elles ne paraissent pas chercher leur nourriture exclusivement sur certains animaux. Il semble:que suivant leur âge elles choisissent des animaux différents. Ainsi par exemple la. Sangsue ll dnnté se nourrit dans le jeune âge du sang des Insectes; puis du sang des Grenouilles, et ce n’est que plus tard, lorsqu'elle est, devenue adulte, que le sang chaud lui devient nécessaire. RG Gfe HN HART Anh,

1. Fan. RayncnoBpezxDAr. Sangsues à trompe. Corps allongé, eylindri e ou large et aplati, avec une ventouse postérieure et une forte trompe exsertile dans la cavil 4

buccale. Deux yeux sur la ventouse antérieure. Dans le vaisseau dorsal contra til sont. placés les organes producteurs des globules du sang. URI Te

1. Sous-Fam. Ichthyobdellidae. Sangsues des Poissons. Piscicola Blain. (Jehth Bouche au fond de la ventouse antérieure, nettement distincte du corps É naire deux paires d’yeux. P. geometra L., sur les Poissons d’eau douce. "P:wrespi= rans Tr., avec des vésicules latérales qui se remplissent de sang. .P. marina“ S. Lkt sur l’Anarrhichas, P. hippoglosi Van Ben., etc. Ophibdella Van B Une très grosse ventouse céphalique. 0. labracis Yan Ben. Hesse. er

Pontobdella, Leach. Peau rugueuse et verruqueuse. Outre les vaisseaux médi: deux vaisseaux latéraux ; cavité viscérale divisée en chambres correspondant" segments. Segments formés de quatre anneaux. P. muricata L., surles. Raies. Br chellion Sav., caractérisé par ses appendices latéraux foliacés. B. torpedinis rhombi Van Ben. Ilesse. Calliobdella Van Ben. Hesse. Hemibdella Van Ben. ae

- Cystobranchus Trosch. Ozobranchus Quatref. Phyllobranchus Gir. :

2. Sous-Fau. Glepsinidae. Clepsine Sav. Corps large pouvant s’enrouler, à à orale peu séparée du reste du corps et au fond de laquelle est situés Va bou 1-4 paires d’yeux. Segments formés d'ordinaire de 3 anneaux. La face inférieure corps adhère aux pierres et forme une sorte de cavité incubatrice pour des” Les embryons éclosent de très bonne heure et restent encore fixés un | temps à la mère. Les Clepsines se nourrissent de Mollusques. Cl Une paire d’yeux. C!. complanata Say., 3 paires d’yeux et 6 paires S gè triques. CL. marginata 0. F. Müll., 2 paires d'yeux. CL. maculosa Rathk, "d'unvr de velours avec des taches marginales rouille. Cl. catenigera Moq- Land’, etc., Haementaria de Filip. Corps acuminé en avant avec une ventouse orale 2 yeux sur la face dorsale du deuxième anneau. Segments formés de neaux. La trompe longue est pointue et communique avec des glande l'homme. H. mexicana de Fil. H. officinalis de Fil. Toutes les deux dans de Mexico; la dernière est employée en médecine. H. Ghilani de Fil., des zone.

HIRUDINÉES. 565 9. Fam. Gnarmospezzmmar. Sangsues à mâchoires. Pharynx armé de 3 mâchoires

planes, souvent dentées, plissé en long. Segments composés d'ordinaire de 4 à 5 amneaux. Devant l'ouverture buccale un appendice annelé en forme de cuiller, qui con-

…. stitue une sorte de ventouse. Sang généralement rouge. Cocons à coque spongieuse. Hirudo L. Le plus souvent 95 anneaux distincts, dont 4 pour la lèvre supérieure en forme de cuiller. Les 3 premiers anneaux, le ÿ®° et le 8*° portent les cinq paires d’yeux. L'ouverture sexuelle mâle est placée entre le 24% et le 25° anneau, l'ouverture femelle “entre le 29%: et le 30°. Les 3 mâchoires finement dentées agissent comme des scies circulaires. Estomac avec 11 paires de poches latérales, dont la dernière est très longue. Les cocons sont déposés dans le sol humide. H. medicinalis L. avec une variété désignée sous le nom de X. officinalis. Possède 80 à 90 dents sur le bord libre des mâchoires, jadis répandue en Allemagne, aujourd’hui encore abondante en France et en longrie, est élevée dans des marais spéciaux et devient adulte au bout de trois ans. A. interrupta Moq.-Tand., Alger. H. mysomelas Virey., Sénégambie. HA. granulosa Sav., Bourbon. H. javanica Wahlbg., Java. H. sinica Blainv., Chine. H. quinquestriata Schm., Sydney. Toutes employées en médecine. Très voisin est le genre Bdella Sax. (Limnatis Moq.-Tand.) avec une ventouse ovale profonde et 4 paires d'yeux. Bd. nilotica Sav., Nil. Bd. aequinoc- Hialis Pet., Mozambique.

… Haemopis Sav. Corps moins aplati, non distinctement dentelé sur le bord. Mâchoires à dents plus grandes. H. vorax Moq.-Tand. Sangsues des Chevaux, avec 30 grosses dents sur … le bord des mâchoires, qui lui permettent d'entamer les membranes muqueuses. Indigène, …— en Europe et dans le nord de l'Afrique, s'attache au pharynx des Chevaux, des Bœufs et … aussi de l'Homme. Aulastomum Moq.-Tand. Corps comme l'Hæmopis. Dents des mâchoires … émoussées. Cæcums de l’estomac peu considérables. Intestin long. H. gulo Moq.-Tand., xit de Mollusques. Nephelis! Sav. (Helluo Oken). Corps mince, non denté sur le bord, — avec 4 paires d'yeux. Orifices sexuels entre le 31**et le 32° anneau, et entre le 54"° … eble 55". Au lieu des trois mâchoires, de simples plis longitudinaux sur le pharynx. Des organes ciliaires en forme de rosette sont situés dans des renflements vésiculaires des er qui réunissent les vaisseaux latéraux au tronc latéral. N. vulgaris Moq.and.

Lei se placent les genres Oxyptychus Gr., Centropygus Gr., Trochetia Dutr., Liostomum Wagler, Blennobdella Gay, Pinacobdella et Tiphlobdella Dies.

- 3. Fam. Brancmogpezzmar. Corps presque cylindrique quand il est étendu, com- posé d'un petit nombre de segments inégalement annelés; lobe céphalique divisé en deux, dépourvu d’yeux; une ventouse à l'extrémité postérieure. Pharynx sans trompe avec deux mâchoires aplaties situées l’une au-dessus de l'autre. Branchiobdella Odier (Astacobdella Vallot). Lobe céphalique avec des papilles marginales. B. parasita Henle. À la face inférieure de la queue, à la base des'antennes de l'Écrevisse. A. astaci Odier, plus petite, plus souvent sur les branchies de l'Écrevisse. À cette famille appartient encore le genre Myzobdella Leidy (M. lugubris sur le Lupea diacantha), ainsi que le genre

Temnocephala Gay, à lobe céphalique digité et muni de deux yeux (T. chilensis Gay). Ici se placent encore deux formes aberrantes, les genres Acanthobdella et Histriobdella,

pour lesquels on a créé des familles distinctes.

Acanrmospezzidas. Corps presque fusiforme, légèrement aplati, acuminé en avant, armé de chaque côté de quelques soies en crochets. En arrière une ventouse, au fond de laquelle est l'anus. Acanthobdella Gr. A. peledina Gr., Sicile.

Eisrarospezuinas. Région céphalique distincte, des organes locomoteurs spéciaux, Sem blables à des pieds à extrémité antérieure et postérieure. Sexes séparés. Œufs pédiculés, pondus isolément. Histriobdella Van Ben. Corps semblable à une larve de Diptère. Région

1 Voyez, outre Leydig, Bidder, Untersuchungen über das Blutgefässystem einiger Hirudineen. Dorpat, 1868.

566 CHÉTOPODES.

céphalique avec deux paires d’appendices et une grosse ventouse membraneuse pédi culée. Extrémité postérieure avec deux appendices articulés très mobiles, sp vent aussi de ventouses. À. homari Van Ben., sur les œufs de Homard.

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