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SOUS-CLASSE

CHAETOPODA :. CHÉTOPODES Vers annelés Hire, 1e À à faisceaux de soies AU implantés (ou, dans de d tincle, de tentacules et de cirres.

Les Chétopodes, à quelques exceptions près, mènent tous une dante, les uns sur terre, les autres dans l’eau, surtout dans la mer.

respondent aux sbeubnts des organes internes, et sont,

N2 NZ tion dela région céphalique, sensiblement sem SRé —. Des ventouses analogues à celles des Hirudinées À “es existe en 2 révillhits s les segments des ru

ments de pieds (para podes, r * m de soies, qui se la ti nee: 6

ré mr ram ee

Fig. 555. — Grubea Fig. 536. — Parapode dorsal (DP) et parapode fusifera (d’après ventral (VP) avec des faisceaux de soies d’une Quatrefages). — Nereis (d’après Quatrefages). — Ac, acicules; Ph, pharynx; D, Bec, cirre dorsal; Bec, cirre ventral. canal digestif, €, cirres; F, antennes.

variée et fournissent de bons caractères pour la distinction des f ini genres. Elles sont filiformes, recourbées, aplaties, en forme de faux, FAUDER AZ du

1 Delle Chiaje, PARU UR sulla sloria e notomia degla animal senza didbns 1829- “ Id., Descrizione e notomia degli animali senza vertebre della Sicilia Citeriore, 1851A841. .- Savigny, Système des Annélides. Description de l'Égypte. Nol. XXI, 1896. — N. Audoui M. Milne Edwards, Classification des Annélides et description des espèces quivhabitent L de France, Ann. sc. nat., % sér., vol. XXVII-XXX, 1832-1835. — H., Milne, Edwards: Art nelida. Todd's Cyclopædia of Anatomy, vol. I, 1835. — Lamark, Histoire naturelle s. sans vertèbres, 2 édit., vol. IV et V, Paris, 1855. — Oerstedt, Grünlands Annulata chiata. K. Danske Selsk Skrifter, vol. X, 1843. — Quatrefages, Études sur les types in] de l'embranchement des Annelés. Ann. sc. nat., 3° sér., vol. X-XIV et XVIII; 4° sér., vol. 1854. — Quatrefages, Histoire naturelle des Annelés, t. X et IT. 1865. — Ed. Grube, Die der Anneliden. Archiv für Naturg., 1850 et 1851. — Id., Beschreibung neuer wenig ge

tantôt sur les faces dorsale et ventrale. Dans ce cas,

leur nombre est très restreint (Oligochètes). Cependant, d'autre part il peut augmenter au point que la peau soit recouverte sur les côtés de longs poils et de soies, et qu'un épais feutrage de poils à aspect métallique

et brillant s'étale sur

toute la face dorsale (4phrodite). Les appendices des pieds présentent une variété de formes

CHÉTOPODES.

de flèche, ete (fig. 537). Les piéds peuvent manquer et les soies sont alors directement implantées dans des cryptes de la peau, tantôt sur la face latéro-ventrale,

Œ «<N — gars

a IG d e f Fig. 537. — Soies de différentes Polychètes (d’après Malmgren et Claparède). — a, soie en crochet de Sabella crassicornis; b, soie

en crochet de Terebella Danielsseni; c, soie avec une saillie spiroïde de Sthenelais; d, soie lancéolée de Phyllochaelopterus; e, soie lancéolée de Sabella crassicornis; f, soie lancéolée de Sabella pavonis ; g, soie falciforme composée de Nereis cultrifera.

aussi grande et diffèrent parfois dans les diverses parties du corps du même animal: ce sont d’abord des filaments tentaculiformes simples ou articulés, les

| cirres, que l’on distingue en cirres ventraux, dorsaux et anaux. Ils sont filiformes, articulés ou non, ou co- niques et munis alors d'un article basilaire spécial. Dans d’autres cas … les cirres s'accroissent en largeur et se transforment en écailles, élytres, qui recouvrent le dos et lui consti- tuent une véritable cuirasse (fig. 538).

À côté des cirres on trouve fréquemment des branchies filiformes, ramifiées, en touffe, en forme de peigne,

fantôt limitées à la région médiane du corps, ou étendues sur toute la face dorsale, ou seulement sur la tête et les segments antérieurs (branchies -Céphaliques). On donne le nom de

Fig. 538. — Extrémité antérieure de Polynoe extenuata, dont la première élytre gauche a été enlevée (d’après Claparède). — On voit les deux soies du segment buccal. El, élytres.

tête aux deux segments antérieurs, qui se sont soudés et forment une région

Anneliden. 5 mémoires. Ibid., 4846-1865. — Faivre, Études sur l'histologie comparée du système nerveux chez quelques Annélides. Ann. sc. nat., 4° sér., vol. Vet VI, 1556. — Williams, … Researches on the Homology of the reproductive organs of the Annelids. Phil. Trans. roy. Soc, 1858-1850. — Schmarda, Neue wirbellose Thiere. Leipzig, 1861. — W. Kerfestein, Untersuchun-

gen über niedere Seethiere, Leipzig, 1862. — E. Claparède,

Recherches anatomiques sur les

Annélides, ete., observées dans les Hébrides. Genève, 1861. —Id., Beobachtungen über Anatomie

und Entwickelung

hichte wirbelloser Thiere. Leipzig, 1863. —

Id. Glanures 300{omiques

parmi les Annélides de Port-Vendres, Genève, 1861. — E. Ehlers, Die Borstemwürmer | et II fascic. Leipzig, I864.et 1868. = Malmgren. Nordiska Hafs-Annulater. Oefvers. af K. Vet. Akad. Füvh., 1865. —0d., Annulata polychaeta. Melsingfors, 4867. — Kinberg, Annulata nova. Oet-

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segments par la forme et la disposition de leurs appendices. Le segment anté= rieur de la tête constitue un lobe céphalique qui surmonte la bouche et porte des antennes et des palpes ainsi que les yeux: le segment postérieur (segment buccal) porte les cirres tentaculaires !.

Les téguments sont composés d’une cuticule chitinisée et d'une: matrice sous-cuticulaire finement granulée ; ils atteignent une épaisseur considérable ct sont revêtus à certaines places, particulièrement sur les parois latérales des segments et même sur les appendices segmentaires, par des cils vibratiles. La cuticule est fréquemment stratifiée et parfois percée de fins canalicules, par lesquels s’échappe la sécrétion des glandes cutanées; dans beaucoup decas elle est renforcée par un tissu fibreux. Les soies doivent être, dans un certain sens, considérées comme des dépendances de la cuticule, car elles sont, comme celle-ci, sécrétées par des cellules. Implantées par leur base dans une” invagination d la peau, elles sont mises en mouvement par un appareil musculaire … spécial. La couleur des téguments est, de plus, causée par des amas de granulations pigmentaires dans la partie inférieure de la membrane chitiniséeet aussi par des cellules de pigment situées au-dessous. Les glandes cutanées Los raissent tantôt disséminées sur tout le corps, tantôt réparties par groupes en certains points (Sphaerodorum, Phyllodoce). Parfois on trouve dans la péalid petits corps en forme de bâtonnets produits dans les cellules. Les muscles eu tanés se composent d’une couche de fibres annulaires presque continue et d'une couche interne de fibres longitudinales, souvent groupées en 4 bandes, 2:dorsales, 2 ventrales ; la face interne, libre, de ces muscles, est très probablement. :

vers. of K. Vet. Akad. Fürh., 1864, 1865 et 1866. — Quatrefages, Histoire nuuralle fes 4 lés. Paris, 1865. — E. Claparëde, Les Annélides Chétopodes du golfe de Naples. Genève et Bal 1868. — Id., Supplément. 1870. — Id., Recherches sur la structure des Annèldes ns dé ï Genève, 1373. — Leydig, Tafeln zur vergleichenden Analomie. 1 De Quatrefages distingue ‘dans le corps des Chétopodes trois régions, h “région “céphalique, la région thoracique et la région abdominale. La région céphalique est formée de deux . parties, l’anneau cérébral ou tête proprement dite et l'anneau buccal. Chacune de ces parties porte des appendices qui ont des noms différents. Ceux qui sont situés sur la tête sont 1 antennes; ceux qui proviennent de l'anneau buccal sont des tentacules. Enfin les cirres tentaculaires sont les appendices des premiers pieds, lorsqu'ils présentent les caractères soit des t tacules, soit des antennes, et qu'ils se distinguent de leurs homologues appartenant aux pieds placés plus en arrière. Outre leur position différente, ces appendices se distinguent encore origine des nerfs qu'ils reçoivent : ainsi, les nerfs des antennes viennent du cerveau, tentacules des connectifs; ceux des cirres tentaculaires proviennent des ganglions de la chaîne ventrale. LES Il règne une grande confusion dans la nomenclature de ces appendices; pour en citer un exemple nous donnerons, d’après de Quatrefages, le tableau comparatif suivant, indiquant pour la famille des Aphroditiens les différents noms sous lesquels les auteurs ont désigné ces divers appendices. ARE

QUATREFAGES. Auvouix Er Mine Enwanps. Kneerç. Grue. Antenne médiane, Antenne impaire ou Tentacule, Tentacule impair, médiane, «fre Antennes latérales, Antennes mitoyennes, Antennes, Tentacules moyens, … Tentacules inférieurs, Antennes externes, Palpes, Tentacules latéraux, Tentacules supérieurs, Cirres tentaculaires, Cirres tentaculaires, Cirres tentaculaires.

Cirres tentaculaires. Cirres tentaculaires. Cirres buccaux£* :: 1260 RE *

CHÉTOPODES. 569

de même que la surface des organes internes, recouverte d'une membrane, comme une sorte de péritoine.

Le canal digestif s'étend, le plus souvent, en droite ligne, depuis la bouche jusqu ’à l'anus situé à l'extrémité du corps, rarement sur Le dos (fig. 539). Il se … diviseen œsophage et en intestin, dont la dernière portion ou rectum est distincte. è D rent ilse forme un pharynx musculeux, élargi, armé de papilles ou de mâchoires mobiles, et qui peut faire saillie au dehors et constituer une trompe. L'in- - festin est divisé par des étranglements réguliers en une série de chambres, qui correspondent aux segments extérieurs et peuvent s'agrandir et donner naissance à des cæcums allongés. Dans les étranglements s'insèrent des brides ou des plans fibreux (dissépiments ou cloisons), qui partagent la cavité viscérale en autant de loges placées les unes derrière les autres. Lesystème circulatoire offre un degré de développement plus élevé que chez les Hirudinées et parait être partout entièrement clos, de telle sorte que le liquide nourricier transparent, qui se trouve dans la cavité … vasculaireet qui contient, comme le sang, des éléments figurés, ne communique pas avec le sang, en général coloré, des vaisseaux. Il se compose essentiellement d'un vaisseau dorsal, qui repose sur l'intestin dans . toute.son étendue, et d’un vaisseau ventral, qui com- … muniquent l'un avec l’autre par des rameaux latéraux, aussi bien en avant et en arrière, que dans les différents segments. Le système vasculaire présente par conséquent des divisions correspondant aux segments. . La circulation du sang est produite par les contrac- tions de certaines portions des vaisseaux, particulièement du vaisseau dorsal, qui paraît être contractile .… dans toute son étendue, ou seulement dans une partie limitée située en avant (cœur). Certaines branches latérales et plus rarement le vaisseau ventral peuvent aussi présenter des pulsations. Le sang se meut dans pie. 359. canal digestif de 1'4le vaisseau dorsal d’arrière en avant et coule dans les phrodite aculeata (d'après Milne rameaux latéraux, d'où il se répand par des réseaux lt ANT ut périphériques plus ou moins compliqués dans la peau ques de l'intestin. et les parois du tube digestif, ainsi que dans les branchies. Le sang, qui revient de ces organes, arrive, après avoir traversé des anses latérales, dans le vaisseau entral et de là, dans l'extrémité postérieure du vaisseau dorsal. La présence des branchies modifie beaucoup la disposition de l'appareil vaseulaire. Elles sont, en effet, situées tantôt sur la tête, tantôt sur le dos, principalement dans la région médiane du corps. Les vaisseaux envoient dans leur intérieur des anses vasculaires dont une partie est artérielle, l’autre partie veineuse. Dans les branchies dorsales, les vaisseaux afférents proviennent du tronc dorsal, les vaisseaux eflérents se rendent dans le tronc ventral. Dans les branchies céphaliques, comme la région où les organes respiratoires sont placés est peu étendue, il s'ensuit

570 CHÉTOPODES.

que certaines portions des vaisseaux subissent des transformations considérables: Ainsi, chez les Térébelles, le vaisseau dorsal s’élargit au-dessus de l’œsophage € forme une sorte de cœur branchial, qui envoie dans les branchies des rameaux pairs, pendant que deux anastomoses transversales fonctionnent en même temps comme des cœurs. Les troncs longitudinaux peuvent aussi éprouver des modifi= cations par le grand développement des ramifications et peuvent en partie se résoudre en réseaux vasculaires. Ainsi, chez les Polyophthalmes, le vaisseau dorsal n’existe point sur la portion moyenne du tube digestif, et de même que chezMles \ Hermelles, dans ce même point le vaisseau vénitial: est représenté par deux troncs

In ‘existe point d'organes de respiration spéciaux chez les Oligochètes; la mes piration s’accomplit par toute la surface de la peau ou est principalement loca= lisée dans quelques-unes de ses parties (Lumbriculus). Dans les Vers marins, il M existe des branchies, tantôt constituant des appendices des pieds, tantôt de longs filaments issus des antennes, sur la tête. Dans le premier cas, ce sont des cirres simples qui portent des cils vibratiles sur leur mince paroi et qui contiennent 4 dans leur intérieur des anses vasculaires, des filaments très allongés (Cirratulus), ‘des tubes plus ou moins ramifiés et arborescents (4mphinome) ou en forme de * peignes (Eunice), à côté desquels peuvent se rencontrer sur les pieds des’ cirres 1 particuliers. Parfois ces cirres peuvent se séparer des pieds et naître directement sur la face dorsale. Tantôt ils sont localisés sur les anneaux du milieu'du corps (Arenicola) , tantôt on les trouve sur tous les anneaux, et alors ilstse sim | plifient à mesure qu'ils approchent de l'extrémité postérieure (Eunice, Amphinome). Chez les Tubicoles, les branchies sont situées seulement sur les deux (Pectinaria, Sabellides) ou les trois premiers anneaux (Terebella), mais alors elles sont come. plétées par de nombreux tentacules allongés et disposés en touffes. Ces derniers na renferment parfois que le liquide de la cavité viscérale (Pectinaria, Terebellæ}, « dans d’autres cas ils contiennent des vaisseaux sanguins (Siphonostoma). Chez les Sabellides, où ils atteignent le plus grand développethont: ils sont soutenus par un squelette cartilagineux et munis de branches secondaires disposées en» panache. Tantôt ces filaments forment un cercle autour de la bouche, tantôt” ils forment de chaque côté un groupe en éventail (Serpulides), dont la base. est parfois contournée en spirale. Ces organes branchiaux jouent aussi le-rôle d'organes du tact, en même temps qu ils servent à recueillir les aliments et ! même à construire des tubes et des gaines. FRET DOTE

Les organes de l’excrétion sont représentés par les organes segmentaires ; i correspondent aux organes en lacets des Hirudinées et se rencontrent parto (Williams). Le plus souvent ils sont situés par paire dans tous les segments; plus rarement, par exemple chez beaucoup de Tubicoles (Térébellides), sont localisés seulement dans certains segments. Leur orifice interne est infundib liforme, cilié et libre dans la cavité viscérale. Leurs parois sont glandulaires. HIS sont plusieurs fois repliés sur eux-mêmes et débouchent à gauche et à droite des anneaux par un pore latéral. Ces canaux glandulaires servent d’une mani générale à l'expulsion des matières de la cavité viscérale, et chez les Chétopod marins, à l’époque de la formation des éléments sexuels, ils fonctionnent € oviductes et canaux déférents et entraînent au dehors ceux de ces éléments se sont détachés et sont devenus libres dans la cavité viscérale. Dans d'autres ta

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chez les Oligochètes, les organes segmentaires sont transformés dans certains segments en réservoirs séminaux, ou bien il existe à côté des organes segmentaires des canaux vecteurs spéciaux.

Parmi les glandes proprement dites des Chétopodes, il faut citer en première . ligne les glandes eutanées des Oligochètes, qui produisent le renflement que Ton observe sur plusieurs anneaux et que l'on désigne sous le nom de ceinture. La sécrétion de ces glandes parait aider à rendre plus intime le contact de ces Vers pendant l’accouplement. Beaucoup de Serpulides possèdent sur la face dor- . sale de la partie antérieure du corps deux grosses glandes, dont le contenu sert à former les tubes dans lesquels ces animaux vivent. Chez le Siphonostomum s'ouvrent sur la tête deux glandes tubuleuses, qui renferment des concrétions blanches particulières. On rencontre aussi des formations analogues contenant une sorte de gélatine chez les Ammochares (suivant Claparède, dans #4 anneaux; dans tous les anneaux, suivant Kôlliker), et qui remplissent probablement les mêmes fonctions.

Par sa disposition le système nerveux se rapproche intimement de celui des … Hirudinées (fig. 540). Les ganglions cérébraux sont le plus souvent divisés” en lobes et sont très rapprochés les uns … desautres, rarement entièrement fusionmés (Enchytraeus). Les cordons longitu- . dinaux de la chaîne ventrale sont parfois . placés si près l’un de l’autre qu'ils sem- Fig. 540. — Cerveau et partie antérieure de la chaiblent ne former qu'un seul cordon (Oli- gr x P RDRS TE 0, An dos cho. gochètes, beauœup de Vers à mâchoi- psienne: e, e',nerfs des cirres tentaculaires et : À 5 $ e l’anneau buccal.

res). Chez les Tubicoles ils s'éloignent déjà notablement l’un de l’autre, de telle sorte que les commissures transversales des ganglions deviennent larges, surtout dans la portion antérieure de la chaîne nerveuse chez les Serpulides (fig. 41). Leydig a observé des fibres musculaires dans le névrilemme de quelques Chétopodes, comme chez les Hirudinées. Le système nerveux viscéral se compose de ganglions pairs et impairs, qui envoient des filets aux parties de la bouche et particulièrement à la trompe exsertile. On n'a point jusqu'ici découvert de nerfs gastriques analogues à ceux des Hirudinées. + Parmi les organes des sens, les plus répandus sont les yeux. On les rencontre le - plus souvent par paires à la surface du lobe céphalique, tantôt placés sur le cer- Veau, tantôt reliès avec lui par des nerfs spéciaux. Cependant il en existe aussi quelquefois à l'extrémité postérieure du corps (Fabricia) ; ils peuvent aussi être distribués régulièrement sur les côtés de tous les anneaux (Polyophthalmus). Les filaments branchiaux eux-mêmes peuvent présenter (Sabella) des taches pigmentaires munies de corps réfractant la lumière. Ils atteignent leur plus haut degrè de

572 CHÉTOPODES.

développement dans le genre Alciope*, où ils sont pourvus d'un gros cristallin d’une rétine compliquée. Les organes auditifs se rencontrent bien moins fr .quemment ; ils ont la forme de vésicules renfermant des otolithes et placées par paire sur le collier æs: phagien chez les 4renicola, les Fabricia, quelques Sa: bellines et les jeunes Térébelles. Les organes du tact sont représentés par les tentacules, les cirres et les élytres, dans lesquels on a observé chez beaucoup: d'espèces des filets nerveux qui se terminent dans. des appendices ecuticulaires cylindriques ou papilles. par de très fins poils rigides. La surface de la peau dans d’autres endroits du corps peut être aussivde siège de la sensibilité tactile, aussi bien chez les Olis gochètes, qui sont dépourvues de cirres et d'antennes, que chez les Vers marins. Dans ces points, il existe. tantôt de petits poils rigides et des soies tactiles, tantôt, … comme chez le Sphaerodorum, de pme à + entourant des terminaisons nerveuses. 0

Fig. 541. — Cerveau et partie an- Qu corps, qui, dans un certain sens, pes être. = térieure de la chaîne abdamina- * le d'une Serpula (d'après Qua- gardés comme des individualités de second ordre, on. roll Ua. candiion sousœuoe M sera pas surpris que quelques petits Chétopodes, phagien; «, commissure æso- présentent les phénomènes de la génération agame: On pasiennes € neris des Cr GIorye la scissiparité précédée du bourgeonnement.…

sur quelques parties du corps, particulièrement. à tête, et sur des séries entières de segments. Dans le premier cas (reproduction. scissipare), un certain nombre d'anneaux appartenant au corps de: lindivid mère deviennent le corps de l'individu fille, par exemple chez la Syllis prolifena.

(et Filograna), où par une simple scission transversale une série d'anneaux: Pos

térieurs remplis d'œufs se détachent, après qu'il s’est développé une tête munie

d'yeux et de tentacules. D’autres fois, plus fréquemment (reproduction gemmipare), ce n’est qu’un seul anneau, d'ordinaire le dernier, qui devient le point de départ de la formation d'un nouvel individu. C'est ce que l'on observe chez une

Syllide connue sous le nom d'Autolytus prolifer, qui présente en même temps

les phénomènes de la génération alternante et qui est la nourrice produisant p:

une série de bourgeonnements répétés suivant l’axe longitudinal les Vers sexu

connus sous les noms de Sacconereis helgolandica (femelle) et Polybostrich

Mulleri (mâle)! (fig. 542). Il se développe ici, de même que chez la Myriar

à l'extrémité caudale de la nourrice (scolex), toute une série d’anneaux qui,

mo tm mate onde de

1 Greef, Ueber das Auge der Alciopiden, etc. Marburg, 1876. — Id., Untersuchungen Alciopiden. Not. Acv. der K. Leop. Car. Akad. etc. T. XXXIX, N. 2.

2 Noy. À. Kôlliker, Kurzer Bericht über einige, etc. Vergl. anat. Mae W

sultez particulièrement A. Agassir, On alternale generation of Annelids and the enr Autolytus cornutus. Boston, Journ. nat. hist., vol. IIT, 1865.

CHÉTOPODES. 575

la formation de la région céphalique, composent un nouvel individu ; le phénomène se répétant plusieurs fois entre le dernier anneau de l'individu-souche et la tête de l'individu fille, il naît de la sorte une chaîne d'indivi- dus qui, après leur séparation, représentent des Vers sexués. Dans une Naïde habitant l'eau douce, le Chaetogaster*, il se forme aussi par bourgeonnements réguliers suivant l'axe longitudinal des chaînes qui, parfois, ne comptent pas moins de 12 à 16 individus (composés chacun de 4 anneaux). Le mode de . reproduction de la Nais proboscidea, observé déjà par O. F. Müller, est très analogue à ceux que nous venons de décrire, le dernier anneau produisant chaque fois le corps d'un nouvel individu ; seulement mère et fille sont toutes deux pourvues d'organes sexuels?. Il en est de même aussi des Protula. Chez les Chétopodes, à l'exception des Oligochètes, de quelques Néréides et de quelques Serpulides (par exemple Spirorbis . spirillum, Protula Dysteri) qui sont hermaphrodites, la séparation des sexes est la règle. Les individus mâles et femelles sont parfois, après la formation des organes des sens et du mouvement, si différents, qu'on les a considérés comme appartenant à … des espèces, voire même à des genres distincts. Outre le Sacconereis et le Polybostrichus déja mentionnés, dont l'Autolytus est le Scolex, un semblable dimorphisme sexuel a été démontré par

Fig. 542. — Autolylus cornulus avec un de ses descendants

Malmgren dans le genre Heteronereis, dans lequel mâle et femelle ont la forme générale et le nombre des anneaux différents. C'est au même zoologiste que revient le mérite d’avoir attiré l'attention sur ce fait remarquable, que l'Heteronereis fait partie du cycle de développement des Nereis. Il fut le premier à reconnaître la parenté génétique de la Nereis pelagica et de V'Heteronereis grandifolia, ainsi que de la N. Dumerilii et de l'H.

mâles (Polybostrichus) (d'après A.

Agassiz). — F, antennes et CT, cirres tentaculaires de l’individu-mère; f, antennes et ct, cirrestentaculaires de l'individu mâle, produit par bourgeonnement.

fucicola. Ehlers montra aussi que, très probablement, l'Hetero-

is représente la forme épitoke de la pleine maturité sexuelle et provient des … formes atokes des Nereis (et des Nereilepas). Quelque temps après, Claparède pu- … blia des faits nouveaux qui, sous bien des rapports, sont encore énigmatiques. Il confirma, par l'observation directe, la transformation de la Nereis Dumerilii, mais reconnut que la marche des phénomènes évolutifs n'était pas la même pour tous les individus; qu'il existe, au contraire, une génération particulière de Nereis qui arrive à maturité sexuelle et qui se distingue par sa petite taille, par le nombre des anneaux, par le mode de naissance des zoospermes et par l’analogie que les deux sortes d'individus sexués présentent dans leur forme extérieure. Il prouva, en outre, qu'il existe dans ces mêmes espèces des formes hermaphrodites,

que G. Moquin-Tandon avait déjà décrites sous le nom de Nereis massiliensis.

Enfin il découvrit que l'Heteronereis apparait sous deux formes bien distinctes,

une forme plus petite, très mobile, nageant à la surface de l'eau, et une forme

1 C. Claus, Ueber die ungeschlechtliche Fortpflanzung von Chaelogaster. Würzb., Naturw. Leitsehr., 1860.

? Max Schultze. Archiv für Naturgeschichte, 1849 et 1852.

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