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CELLULES

atteint leur {aille définitive après résorption du reste des filaments qui les réunissaient. Pendant que ces phénomènes se passent, le protoplasma s'étrangle de plus en plus profondément suivant un sillon perpendiculaire à l'axe longitudinal du fuseau, et la division du noyau est suivie de la division du contenu cellulaire en deux masses ou cellules-filles (fig. 25).

Si ces deux masses sont inégales, de telle sorte qu'on puisse considérer la plus petite comme une production de la plus grande, on désigne ce mode de reproduction sous le nom de bourgeonnement. Enfin on donne celui de formation cellulaire endogène à la naissance de cellules dans l’intérieur d'une cellule mère. Dans ce dernier cas le protoplasma ne se divise point par étranglement en deux ou plusieurs parties, mais se différencie autour de noyaux nouvellement formés, à côté desquels subsiste parfois le premier noyau.

La cellule-œuf, qui doit être considérée comme le point de départ do développement de l'organisme, produit par ces différents modes de genèse cellulaire les éléments constitutifs des tissus. Des groupes de cellules originairement indifférentes et homogènes se séparent et revêtent une forme nouvelle. Les unités qui les composent subissent une différenciation analogue et produisent une forme particulière de tissu douée d'une fonction spéciale liée à sa structure propre. En même temps que la séparation des groupes de cellules et leur transformation en tissus différents, se prépare Ja division du tra- Fig. 25. — Différentes phases de la division d’un side du sang de Poutet. vail physiologique K, fuseau nucléaire ; Kp, plaque nucléaire ou zone d’épaississement équatoentre les organes ; riale (d’après Bütschli). ceux-ci, de même que les tissus qui les constituent, peuvent, suivant les fonctions qu'ils remplissent, être classés en organes de la vie végétative et organes de la vie animale. Les premiers sont chargés de la nutrition et de la conservation du COrpS ; les autres, au contraire, servent au mouvement, à la sensibilité et aux actes qui sont exclusivement le propre de l'animal. Pour plus de clarté, on peut séparer les tissus de la vie végétale en deux groupes : les cellules et agrégats de cellules (épithéliums) et les tissus de substance conjonctive. Quant aux tissus de la vie animale, on distingue le tissu musculaire et le tissu nerveux. Ajoutons que {cette classification n'a d'autre but que celui d'embrasser d'un coup d'œil les diverses formes de tissus, afin de pouvoir juger des rapports généraux ;.elle ne saurait prétendre à établir une ligne de démarcation bien nette entre les divers groupes.

1. Cellules et agrégats de cellules. — Les cellules se présentent tantôt libres et isolées dans un milieu liquide, tantôt accolées les unes aux autres et disposées par couches. Telles sont pour le premier cas les cellules du sang, du chyle, de la lymphe. Le sang généralement incolore des Invertébrés, aussi bien que le sang presque tuniiuré rouge des Vertébrès, se compose d'un plasma liquide, “sp en matières albuminoïdes, dans lequel sont en suspension de nombreux globules.:Ceux-ci constituent, chez les Invertébrés, des cellules irrégu-

lières, rarement fusiformes, douées de mouvements amiboïdes; chez les Verté-

‘brés on trouve dans le plasma des globules rouges (découverts par Swammerdam chez la Grenouille) en si grand nombre, qu'à l'œil le sang paraît être un liquide

rouge homogène. Ce sont de minces disques à contours ovales, pré$que elliptiques ou circulaires (Mammifères, Petromyzon), nucléés dans le premier cas, dépourvus de noyau dans le second (excepté dans la période du développement) (fig. 26). Ils renferment la substance colorante du sang, l’hémoglobine, qui joue

un grand rôle dans l'échange des gaz pendant la respiration, et ils proviennent

probablement des globules Davies) qui, à l'état normal, sontcontenus dans lesang

en bien plus petit nombre. Les globules blancs sont de véritables cellules de forme

très variable, douées de mouvements amiboïdes (diapédèse, néoplasies). Ils prennent naissance dans les ganglions lymphatiques, d'où ils sortent pour passer de là avec la lymphe dans le sang. On doit encore citer comme cellules libres, la cellule-œuf, ainsi que le spermatoblaste, après qu'ils se sont séparés du revêtement épithélial des parois de l’ovaire et du testicule, ainsi que les zoospermes, souvent mobiles, prod duits par le spermatoblaste, et dont la grandeur et la forme sont d’ailleurs très variables. Ces derniers représentent une cellule modifiée, fréquemment une très petite cellule flabelliforme pourvue d’une Fig. 96. — Éléments figurés du sang. a, globules incolores de l'Anodonte; tête (noyau et reste du b, de la chenille d’un Sphinx; c, globule rouge du Protée; d, globule rouge et d' cellule lymphatique de la Couleuvre lisse; e, globule rouge dela Gre- plasma). Dans nombre nouille ; f, globule rouge et f’ cellule lymphatique du Pigeun; g, globule de cas la tête est filirouge de l'Homme.

forme ou contournée en vrille (Oiseaux, Sélaciens). Elle peut même s’effacer complètement et le z00sperme est en forme de cheveu (Insectes). Enfin on en rencontre qui ont la forme de chapeau (Nématodes), ou de cellule étoilée (Décapodes) (fig. 27). Les épithéliums, ou tissus épithéliaux, sont formés par un assemblage de cellules qui recouvrent en couche simple ou stratifiée les surfaces du Corps, à l’intérieur aussi bien qu’à l'extérieur, ainsi que les cavités closes (endothélium). D'après la forme des cellules, on distingue l’épithélium eylindrique, l'épithélium vibratile et l’épithélium pavimenteux. Dans le premier cas, les cellules deviennent cylindriques par accroissement de l'axe longitudinal; dans le second cas, elles portent sur leur face libre des cils vibratiles, dont la substance est en contigüité avec le protoplasma vivant de la cellule (fig. 28). Enfin, dans l’épithélium pavimenteux, les cellules sont aplaties et diffèrent d'autant plus de la forme sphérique qu'elles sont plus superficielles. Tandis que les couches inférieures sont encore molles, et sont le siège d’une division et d’une multiplication très actives, les couches supérieures présentent plus de résistance, deviennent peu à peu cor: nées et finissent par se détacher en petites écailles ou en petites plaques (épidermé)

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