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CELLULES

pour faire place aux formations nouvelles des couches plus profondes. Des cou-

ches épaisses de cellules- plates cornées et fortement unies les unes aux autres

conduisent graduellement à ces

formations résistantes et dures

(ongles, griffes, sabots), qui, éten-

dues en larges surfaces, peuvent

se transformer en un squelette

‘externe (fig. 29). Certaines cou-

. ches de cellules se font aussi re- }f marquer par un épaississement

particulier de la membrane cel-

lulaire (fig. 30). La couche de

protoplasma, qui s'est durcie,

présente sur sa face libre un bord

épais, percé perpendiculairement

d'un grand nombre de canalicu-

les très fins, qui lui donnent l’as-

pect strié (épithélium de l’intes-

tin grêle, cellules épidermiques

du Petromyzon). Si ces bords

épaissis se soudent les uns aux

autres, de manière à constituer Ù

une couche continue, il en résulte pig. 27. — Zoospermes : a, des Méduses; b, de l'Ascaride

\ une me mbrane cuticulaire qui, ma 4 “ke ur Crabe; d, de la Torpille ; e, de la Sa-

| à membrane ondulante); /, de la Gre-

tout en restant homogène ou stra- nouille; g, d'un Cercopithèque.

tifiée (fig. 351), peut offrir aussi des reliefs de différentes sortes. Très souvent les

faces correspondantes de chaque cellule y restent indiquées par des figures

Fig. 28. — c, cellules épithéliales eylin Fig. 29. — a, Cellules pavimenteuses ; b, cellules padriques ; d, cellule vibratile; e, cellule vimenteuses surmontées de poils rigides (Méduse). flagellée à collerette (Eponge); f, cellules cylindriques avec un plateau poreux (épithélium de l'intestin grêle.) à

À polygonales, et, à côté de ces canaux très fins, on en voit apparaitre d'autres - plusgros, produits par des prolongements des cellules. Ceux-ci conduisent graduellement à ces appendices cuticulaires variés qui, sous le nom de poils,

cornes, d'écailles, etc., sortent par les canalicules poreux (fig. 32). Les membranes cuticulaires peuvent acquérir une épaisseur considérable et une dureté très grande par l'incrustation de sels calcaires (cuirasse chitineuse des Crustacés), et peuvent se transformer en tissu squelettique, qu'il est du reste malaisé de distinguer de certains tissus de la substance conjonctive.

Les formations cuticulaires sont des produits de sécrétion, qui servent de soutien à l'organisme; mais il est aussi d’autres produits liquides provenant de cellules, et qui, tout dépourvus de formes qu'ils sont, n’en ont pas moins, au point

Fig. 50. — Cuticule et hypoderme de la larve de Fig. 31. — Cuticule et hypoderme de la chenille je Corethra. de Gastropacha avec deux glandes à venin surmontées chacune d'un poil rigide. :

de vue chimique, une importance capitale. Jei le tissu épithélial devient tissu glandulaire. Dans le cas le plus simple, la glande est formée par une seule cellule qui laisse sortir les produits de sécrétion à travers la portion libre de sa membrane ou par une ouverture spéciale (fig.

93). Si plusieurs cellules entrent dans la constitution de la glande, elles se groupent autour d'un espace central dans lequel se rassemble le liquide sécrété. La glande prend alors la forme d’un cul-

Fig. 39. — Cu, cuticule-avec des. Fig. He Glande Pnineluisirense de-sac, parsuite de l’ensoies au moment de la mue; Cu’, a, cellules caliciforme de l'intestin + ë cuticule nouvelle (Branchipus). grêle des Vertébrés; b, glandes cu- foncement dans les tis-

tanées de l’Argulus munies d'un sus sous-jacents de la

long tube excréteur; c, glandes :

éutanées des Insectes, muniesd'un Surface interne où ex-

canal excréteur cuticulaire. terne du COTrps, aux dépens de laquelle elle est constituée. Les glandes plus grosses, plus compliquées

ct de formés très diverses, dérivent toujours de cette forme fondamentale,

dont les dépressions sont plus ou moins nombreuses ou régulières (fig. 34). Généralement elles sont caractérisées par la transformation de la portion commune en canal excréteur; toutefois, une pareille division du travail physiologique peut déjà apparaître sur de simples glandes tubuleuses, et mème sur des glandes unicellulaires (fig. 55).

2. Tissus de substance conjonctive. — Sous cette rubrique on comprend un grand nombre de tissus très divers, qui ont morphologiquement un caractère commun dans la présence d'une substance fondamentale plus ou moins abondante, la substance intercellulaire, interposée entre les cellules conjonetives. Ils entourent et relient les uns aux autres les différents tissus; ils remplissent ainsi le rôle de soutien et constituent le squelette. La substance intercellulaire provient des cellules par la séparation ou la transformation de la couche périphérique du protoplasma ; génétiquement elle ne peut donc être bien distincte de la membrane cellulaire et de ses différenciations, telles qu’elles nous apparaissent dans les couchescuticulaires. Les membranes cellulaires déjà produites par le protoplasma, en se soudant avec elle, peuvent aussi contribuer à son accroissement.

Si la substance intercellulaire

Fig. 34. — Glandes à pepsine : 4, en voie de for- Fig. 35. — Coupe transversale à travers mation par irvagination de l'épithélium ; les glandes de l'estomac du Chat. b, complètement formée. a, glandes à pepsine ; b, cellules centra-

les; c, coupe de vaisseaux capillaires (d'après Frey).

fondamentale est réduite au miniraum, on a alors la substance conjonctive cellulaire, qui se rencontre chez les Mollusques et les Arthropodes, moins souvent chez les Nertébrés (corde dorsale), et ne se distingue pas très nettement du tissu cartilagineux. C’est la forme la plus rapprochée du tissu conjoncetif de l'embryon, qui provient de cellules embryonnaires encore indifférentes (fig. 36).

Sous le nom de tissu muqueux ou gélatineux, dn comprend ces formes de substance conjonctive, caractérisées par la grande quantité d'eau qu'elles renferment, par l'apparence hyaline et gélatineuse de la substance fondamentale, et dont les cellules peuvent présenter d’ailleurs des aspects très divers. Souvent elles émettent des prolongements minces, parfois ramifiés, qui s'anastomosent entre eux de manière à former des réseaux. Tout à côté, la substance intermédiaire peut se différencier en faisceaux de fibres (gélatine de Wharton du cordon ombilical). Ces formes de tissus se rencontrent chez les Vertébrés, par exemple chez les Hétéropodes et les Méduses, dont l'ombelle, par suite de la diminution et de la disparition complète des cellules, se réduit à une couche de tissu homogène mou, ou solide, peu différent par son mode d'origine des formations

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