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CLADOCÈRES

récemment *, que, par suite de modifications du milieu ambiant, les conditio nutrition et les autres conditions biologiques deviennent défavorables. Avant Ie parition des mâles, il semble parfois apparaître des formes hermaphrodite l'organisation est moitié mâle, moitié femelle (W. Kurz). fi A l’époque où il n'existe pas de mâles, c'est-à-dire normalement au prioll et en été, les femelles produisent des œufs d'été, remplis de gouttelettes d et entourés d’une mince membrane vitelline, qui se développent rapidemen une chambre incubatrice située entre le test et la face dorsale du corps. œufs, au bout de quelques jours, donnent naissance à une génération de je Cladocères, qui quittent alors la chambre incubatrice. Le développement. bryonnaire s'accomplit par conséquent dans des conditions excessivement rables, non seulement parce que le vitellus nutritif est très abondant, maï “parce que parfois la cavité incubatrice sécrète, elle aussi, des matériaux n Le vitellus de chaque œuf est formé par le contenu d'une chambre ovaric (quatre cellules), auquel vient s'ajouter, quand l'œuf est très gros (Sida, Da nella), des groupes voisins de quaire celiuies (Weismann). L'excrétion des riaux nutritifs aux dépens du sang de l'individu mère dans la cavité ineubatrie a lieu principalement quand l'œuf, à son entrée dans cette dernière, est encore relativement petit, comme chez les Polyphémides, chez lesquelles ment la cavité incubatrice présente une fermeture hermétique et est transfo une sorte de sac semblable à un utérus, mais encore possède sur sà paroia sorte d'organe nutritif placentaire (Claus, Weisman). Chez les Daphnides, les œufs d'été possèdent déjà une taille considérable quand ils arrivent dan cavité incubatrice très incomplètement close, on n’a observé que dans qj cas (Moina) l'apport secondaire de matériaux nutritifs albuminoïdes, : l'eau laquelle nagent les œufs ou les embryons renfermant des substances albu des. Ce qui prouve péremptoirement que les œufs d'été se reproduisent par thénogénèse, c’est l’absence d'individus mâles à l’époque où se forment ces. ainsi que le fait que dans certaines circonstances (Evadne), les jeunes Clado encore contenus dans la cavité incubatrice, présentent des œufs en voie. . loppement (Claus). Tu À l'époque de l'apparition des mâles, les femelles, sous la mébt inf de conditions peu favorables de nutrition, commencent à produire, sans 1 vention des mâles, des œufs d'hiver. Il est parfaitement certain que deuxième forme d'œufs n'est capable de se développer que lorsque l'ace ment a eu lieu, c'est-à-dire après fécondation. Le nombre de ces œufs à” lations sombres et à coque düre ,que chaque femelle peut produire, est tou: relativement petit; ils se distinguent des œufs d’été par une taille plus € dérable et un vitellus nutritif plus abondant. D'après les recherches fondies de Weismann, chez le Leptodora le contenu d’une deuxième « ovarique est nécessaire pour la formation d'un œuf d'hiver; cette d chambre joue en quelque sorte, vis-à-vis l'œuf en voie de développemen rôle de chambre nutritive. C'est toujours le groupe de cellules le plus a

1 Voyez principalement W. Kurz, Ueber androgyne Missbildung bei Cladoceren. Sitza der Akad, der Wissensch. Wien, 14874. Schmankewitsch, loc. cit.

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qui se transforme en chambre nutritive. Dans d'autres cas, l'œuf exige pour se développer un nombre plus considérable de chambres nutritives ; chez les Moina, la cellule-œuf absorbe le contenu de quarante-sept cellules germinatives. Partout ce sont les cellules épithéliales, par l'intermédiaire desquelles s'effectue cette absorption; en effet, elles se gonflent fortement et s'assimilent le protoplasma pour le céder à la cellule-œuf voisine.

L'enveloppe protectrice, qui est si caractéristique des œufs qui doivent passer l'hiver, se réduit chez les Polyphémides à une membrane vitelline épaisse produite par durcissement de la couche périphérique plasmatique de l'œuf. Dans d'autres cas cette membrane reste mince et délicate, mais elle s'entoure de la membrane du test, dont l'individu mère se débarrasse (Pasithea). Très fréquemment, avant que les œufs n'arrivent dans la cavité incubatrice, la membrane dorsale subit un épaississement particulier désigné sous le nom d'ephippium, qui, en se détachant, constitue une enveloppe protectrice aux œufs d'hiver. Dans des cas rares, chaque éphippium ne renferme qu'un seul œuf (Moina rectirostris); le plus souvent il en contient deux (Daphnia), et chez certaines formes un plus grand nombre encore (Eurycercus lamellatus). Le développement parait débuter par la segmentation du vitellus et la formation d’une cavité de segmentation remplie de vitellus nutritif (Polyphemus). D'autres fois (Leptodora) on constate, comme chez les Insectes, une segmentation superficielle. Ces phénomènes évolutifs ont été bien étudiés par C. Grobben dans l'œuf du Moina rectirostris!. L'œuf . d'été, très petit, de ces Crustacés renferme un vitellus nutritif relativement peu abondant, et qui appartient pour la plus grande partie au pôle végétatif de l'œuf. Au pôle animal se trouve un corps, que l'on considère comme un corpuscule nutritif. La segmentation superficielle de l'œuf est irrégulière. Déjà, après le cinquième sillon de segmentation, on remarque sur le côté végétatif une cellule . à contenu grossièrement granulé ; elle représente l'ébauche des cellules géni- . tales. Une autre cellule située derrière la première produit probablement l’ento- . derme, dont l'ébauche se montre plus tard plus nettement. Dans le stade de . blastosphère, tous les feuillets blastodermiques sont visibles et disposés suivant » la symétrie bilatérale, et en même temps sur la face dorsale commence à s'in- - diquer la place de la plaque apicale. Alors les cellules du mésoderme (à cette époque au nombre de 12), qui entourent d'un côté les cellules génitales, com- … mencent à s'enfoncer, et par suite a lieu l’invagination de l'ébauche de l'ento- … derme. A cette phase, comparable à celle de la Gastrula, la plaque apicale est … aussi développée. Plus tard les cellules génitales s'enfoncent à leur tour. Puis . l'embryon est divisé par un étranglement, au-dessous de l'ébauche des antennes, en deux régions, dont la première représente la partie antérieure de la tête. - Au dessous de celle-ci se forme le segment mandibulaire avec la mandibule transformée en patte natatoire; c'est à ce moment seulement que les antennes anté- ….rieures commencent à apparaître. L'embryon est alors entré dans la phase de … Nauplius; cependant on n’a pas observé de mue, comme chez les autres Daphnides parvenues au même âge.

1C. Grobben, Die Embryonalentwicklung von Moina rectirostris. Arbeiten aus dem zool. vergl. anatorn. Institut., vol. IV. Wien, 1879.

DES - GLADOCÈRES.

Derrière les mandibules, se séparent du segment terminal le segment des choires ainsi que ceux du thorax avec leurs membres respectifs. Le sac ent mique devient l'intestin moyen; il se prolonge en effet jusqu'à à l'extrémi térieure du corps. L'œsophage et l'intestin terminal sont produits par l° derme. La bouche est située à la place de la bouche de la Gastrula. La pl apicale donne naissance au ganglion sus-æsophagien, ainsi qu'à la pe rétinienne de l'œil, et se continue, par l'intermédiaire de deux épaississ ectodermiques en forme de cordons, qui sont l'ébauche de la commissure phagienne, avec la chaîne abdominale produite par une invagination mé de l'ectoderme. Au-dessus du ganglion sus-æsophagien, se montre l'œil posé, d’abord pair, qui est surmonté par un repli cutané du dos. L'éba génitale, primitivement simple, se divise en deux parties, droite et gauche

Le test apparaît sous la forme d'un double repli tégumentaire dans maxillaire et revêt peu à peu le thorax et l'abdomen. Immédiatement en du point où il prend son origine, naît la glande cervicale aux dépens de derme. L'ébauche du cœur est double ; elle est fournie par le mésoderme, dem que les glandes du test, qui viennent s'ouvrir à la base de la deuxième : Les embryons quittent l'œuf, possédant déjà tous leurs membres et ay: tous les caractères (à l'exception des caractères sexuels) de l'anima n'est qu'exceptionnellement (Leptodora) que les larves éclosent sous de Nauplius, mais déjà avec les rudiments des membres sous la peau, les larves d’Apus. Il est remarquable que cette éclosion précoce ne se voil dans les générations qui proviennent d'œufs d'hiver, qui se distinguent par la persistance à l'état adulte de la tache oculaire impaire. Les Daphnides vivent en grandes masses, dans l’eau ee prineip |

tourbillons dans l'eau, à attirer les particules idirrite 1. Fax. Smmas. Tête séparée du reste du corps par un Atranclen très n. Corps mobile et entouré ainsi que les membres par une grande carapace bivals paires de pattes toutes lamelleuses munies de longues soies, disposées à la mani - dents d’un peigne, avec un appendice branchial bien développé. PRES des ant postérieures bi ou tri-articulées. :

2. Sous-Fan. Sidinae. Carapace allongée, sans enveloppe gélatineuse. es rieures dans les deux sexes avec des branches bi ou triarticulées, latérales.

cotine Str. Tête à bouclier médiocre et bec aplati. Antennes antéripos. c forme de fouet ; rameau inférieur des antennes postérieures tri-articulé, le :

bi-articulé, à article basilaire prolongé en un appendice sétigère, Le mà des appendices copulateurs à l'abdomen, mais la première paire de pattes pourvue de crochets. L. seligera O. Fr. Müll. Dans les étangs profonds phnella Baird. Tête avec ou sans bec. Antennes antérieures de la femelle, cu tronquées ; Galles du mâle très longues, en forme de fouet, Branche

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rieure des antennes postérieures tri-articulée, la supérieure bi-articulée. Première

. paire de pattes chez le mâle munie de crochets. D. brachyura Liév. D. Brandtiana … Kisch. Sida Str. Tête dépourvue de bouclier, mais avec un bec conique et un gros + appareil de fixation dorsal. Antennes de la femelle assez grandes, tronquées, celles du mâle très longues. Branche supérieure des antennes postérieures tri-articulée,

mn 11)

» branche inférieure bi-articulée. Première paire de pattes chez le mâle munie de cro-

…. chets. S. cristallina O. Fr. Müll. S. elongata De Geer. Le genre Limnosida G. O. Sars esttrès voisin. L. frondosa G. 0. Sars.

EN Fan. Daranipas. Tête libre faisant saillie latéralement à la manière d’un toit.

» Corps mobile entouré ainsi que les pattes par une grosse carapace bivalve. En général

. cinq paires de pattes, en partie seulement lamelleuses, les antérieures plus ou moins

. transformées en organes préhensiles. L'une des branches des antennes postérieures triarticulée, l'autre quadri-articutée. Intestin presque droit.

1 1. Sous-Fam. Daphninae. Antennes antérieures médiocres ou petites. La branche quadri-articulée des antennes postérieures presque toujours avec 4 soies, là branche ti-articulée avec 5 soies. Œil composé très gros. Cinq paires de pattes, la dernière très éloignée de l’avant-dernière. Estomacs avec deux cæcums. Intestin ne décrivant pas de circonvolution. Les œufs d'hiver entourés d’un éphippium. … Daphnia 0. Fr. Müll. Carapace divisée en losanges, se terminant de chaque côté en . arrière par une épine dentée. Pas de sillon entre la tête et le thorax. Antennes anté- rieurés de [a femelle très petites, immobiles, celles du mâle longues avec un fort crochet. Corps avec 3 ou 4 appendices dorsaux. Ephippium avec deux œufs. D. pulez . DeGeer. D. longispina O. Fr. Müll. (Hyalodaphnia) Kahlbergensis Schüdl. Simocepha- . lus Schüdl. Carapace taillée en biseau en arrière, sans appendice, obliquement … Striée. Tête recouverte d'un bouclier fortement saillant, prolongé en bec, séparée ‘ee par un sillon du thorax. Antennes antérieures petites, presque semblables dans les F deux sexes. Corps avec deux appendices dorsaux. Première paire de pattes chez le - male dépourvue de fouet et de crochet. Ephippium avec un seul œuf. S. vetulus O0: Fr. Müll. (D. sima Liév.). S. serrulatus Koch. D. Ceriodaphnia Dana. Carapace ovale ou arrondie, divisée en hexagones, sans appendice styliforme. Tête séparée du reste du corps par un sillon profond, sans bec. Antennes antérieures libres, assez grandes et mobiles, chez le mâle longues et munies d’un fort crochet. Corps seulement avec un appendice dorsal. Première paire de - pattes chez le mâle avec un long appendice. Ephippium avec un seul œuf, C. reticu- … lala Jur. C. quadrangula 0. Fr. Müll. C. rotunda Str. > Moïna Baird. Carapace presque prismatique, réticulée. Tête séparée du reste du corps par un léger étranglement, non saillante et non prolongée en forme de bec. Pas de tache oculaire. Antennes antérieures grandes et mobiles avec des soies très longues, chez le mâle avec de petites soies à crochet. Corps avec un petit appendice dorsal - ouen étant dépourvu. Cavité incubatrice formée par un prolongement de la cara- | pace. Anus très éloigné des crochets caudaux. Première paire de pattes chez le mâle avec des griffes puissantes et un fouet. Ephippium avec un seul œuf. M. rectirostris O. Fr. Müll. M. paradoæa Weism.

2: Sous-Fan. Bosmininae (Lyncodaphninae). Antennes antérieures très grandes, munies de rangées de soies et de dents. La branche quadri-articulée des antennes postérieu- … res porte 5, 4 ou 5 soies, la branche tri-articulée toujours 5. Lèvre supérieure avec . un prolongement médian. Appendice branchial des paires de pattes postérieures très … saillant. L'intestin ne décrit qu'exceplionnellement une circonvolution. Forme du corps semblable à celle des Lynceus. D'ordinaire pas d'Ephippium pour les œufs d'hiver. i

Macrothri® Baird. Cinq paires de membres. Bec pointu, très éloigné du bord antérieur de la carapace. Carapace à surface réticulée, munie d’épines mobiles sur le bord entral. La branche quadri-articulée des antennes postérieures avec quatre soies, la branche tri-articulée avec une très longue soie plumeuse sur le premier article,

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M. rosea Jur. M. laticorns Jur. Drepanothrix Sars. Pasithea Koch. (Lathonura Li Quatre paires de pattes. Les deux branches des antennes postérieures avec. soies plumeuses. P. rectirostris O. Fr. Müll. Bosmina Baird. Six paires de pattes dernière rudimentaire. Antennes antérieures très longues, pluri-articulées, recour: bées, chez la femelle toujours immobiles et soudées à leur base. Poils olfactifs gnés de la pointe. Antennes postérieures petites. Première paire de pattes mâle avec un long fouet et un puissant crochet. B. longir ostris O. Fr. Müll. B. nuta Jur. B. diaphana P. E. Müll. Acanthocercus Schôdl. (Acantholeberis Lillj.). paires de pattes, la dernière rudimentaire. La branche quadriarticulée des ant nes postérieures avec trois soies plumeuses sur l’article terminal. Les soies meuses sur le premier article de la branche tri-articulée très longues. Intestin vant en arrière une circonvolution. À. curvirostris O. Fr. Müll, (A. rigidus Se Dans la tourbe. L’intestin ne présente pas de circonvolution dans le sente 1 1

tus Sars. I. sordidus Liév. RAT

5. Fan. Lyncrmaz'. Tête libre faisant saillie latéralement. Corps mobile, entouré air que les membres par une grosse carapace bivalve. Cinq ou six paires de pattes, en partie seulement lamelleuses. ES antérieures plus ou moins transformées en organes préhensile et dépourvues d’appendices branchiaux. Les deux branches des antennes postérieure tri-articulées. Intestin décrivant des circonvolutions. Eurycercus. Baird. Tête séparée par un étranglement du reste du Corps. Six pa pattes, la dernière paire rudimentaire, l'antérieure chez les mâles dépourvue de croc Œil grand. Estomac présentant en avant deux cæcums. Deux canaux déférents : est situé à l'extrémité de l'abdomen gros et comprimé. E. lamellalus 0. Fe l commun dans les eaux claires. en Lynceus 0. Fr. Müll. Pas d'étranglement en arrière de la tête. Cinq paires def l’antérieure avec des crochets puissants chez les mâles. L’anus est situé près de la k l'abdomen comprimé et très allongé. Un seul canal déférent. Récemment divisé ei sieurs sous-genres. L. (Camptocercus) macrurus O.Fr. Müll., rectirostris Schüdl. L. perus Baird.) leucocephalus Koch. L. (Alona Baird.) quadrangularis 0. Fr. Müll. À. thocercoides Fisch. L. reliculatus Lillj. L. rostratus Koch. S. (Pleurozus Baird.) tru 0. Fr. Müll. L. trigonellus O. Fr. Müll. L. (Chydorus Leach.) sphaericus 0. Fr. Müll. ni bosus Baird. Monospilus G. O. Sars. Carapace composée de nombreuses couches d’acc sement. Tête séparée du reste du corps par un sillon distinct. J'as d'œil cormpogée reste comme dans le genre Lynceus. M. tenuirostris Fisch. Dans la vase. sc

4. Fan. Porypmeminar. Tête arrondie avec des veux très gros. Corps non env -par la carapace, qui sert de chambre incubatrice. Tous les pieds sont articulés et par des griffes. Appendices branchiaux rudimentaires ou absents. Mâchoires atroph immobiles.

4. Sous-Fan. Polypheminae. 4 paires de membres. L'une des branches des an lamelleuses tri-articulée, l’autre quadri-articulée. Abdomen le plus sans petit des soies caudales.

Bythotrephes Leyd. Tête séparée du corps par un étranglement. aitathe autél libres. Toutes les paires de membres avec une branche externe rudime une branche interne dentée. Appendice des soies caudales formant un long B. longimanus Leyd. Lac de Constance. Polyphemus O. Fr. Müll. Se distingue du précédent principalement par la forme lamelleuse de la branche accessoire des pates et par la forme de l’appendice caudal cylindrique, qui porte à son mité les soies caudales. P. pediculus Degeer, lacs de la Suisse, de l'Autricl Scandinavie. ne

Evadne Lovén. Une grosse glande cervicale fonctionnant comme organe de

1 W. Kurz, Dodekas neu Cladoceren nebst einer Uebersicht der Cladocerenfauna Büly Me der K. Akad. Wien, 1874.

Antennes antérieures immobiles. Tête courbée vers le bas et non distincte du reste du corps. Tous les membres avec une branche sétigère, deuxième et troisième paires avecun appendice denté. ÆE. Nordmanni Lovén, mer du Nord. Podon Lillj (Pleopis … Dana). Diffère des Evadne, en ce que la tête est distincte du reste du corps. P. inter- medius Lil. P. polyphemoïdes R. Lkt., mer du Nord.

à F 2. Sous-Fam. Leptodorinae. Six paires de pattes simples, presque cylindriques. Les deux branches des deux grandes antennes postérieures quadri-articulées. Abdomen très long et cylindrique.

Leptodora Lillj. Corps fortement allongé. Téguments de la femelle prolongés en arrière en petites valves, qui recouvrent la chambre incubatrice. Abdomen très long, eylindrique et articulé. Le post-abdomen est bifurqué. Première paire de pattes avec

“une petite branche accessoire interne, sans appendice externe. Les paires suivantes simples. Antennes antérieures très longues chez les mâles. L. hyalina Lillj., dans les lacs.

OSTRACODA!. OSTRACODES

È … Petits Entomostracés d'ordinaire comprimés latéralement avec une - carapace bivalve entourant complètement le corps, sept paires d’appendices

. seulement servant d'antennes, de mâchoires, de pieds pour nager et . ramper; des palpes mandibulaires en forme de pattes et un abdomen BE court.

- Le corps de ces petits Crustacés est entièrement renfermé dans une carapace * conchiforme bivalve, chitinisée, ou durcie souvent par des dépôts de calcaire, . et qui a beaucoup de ressemblance avec la coquille des Lamellibranches. Les deux + moitiés de la carapace, qui ne sont pas toujours complètement symétriques, sont — accolées sur la ligne médiane et réunies par un ligament élastique. Un musele . adducteur double, dont les insertions laissent sur chaque valve des impressions, … à une action opposée à celle du ligament. Le tendon commun des deux chefs - du muscle est placé, chez les Cyprides et les Cythérides, sensiblement au milieu du corps et est très caractéristique pour la disposition des organes internes, Aux deux extrémités et le long du côté ventral les bords des valves sont libres. Ils

à ue Outre les ouvrages de 0. Fr. Müller, Jurine, Dana, Milne Edwards, Baird, Lilljeborg, Reuss, — Bosquet, Jones, Baird, voyez: H. Strauss-Dürkheim, Mémoire sur les Cypris de la classe des — Crustacés: Mém. du Muséum d'hist. nat., vol. VIE, 4821. — W. Zenker, Monographie der Ostracoden. Archiv für Naturg., vol. XX, 1854. — S. Fischer, Ueber das Genus Cypris und dessen … bei Pelersburg vorkommenden Arten. Mém. prés. Acad. St.-Pétersbourg, vol. VII, 1854. — Id., …Peitrag zur Kenntniss der Ostracoden. Abh. des kônigl. bayr. Acad. der Wiss., München, xl: NII, 1855. —G. 0. Sars, Oversigt at Norges marine Ostracoder. Nid. Selsk. Forh., 1865. — —C Claus, Deber die Organisation der Cypridinen. Leitschr. für wiss. Zool. vol. XV. — Id:, Beiträge ar Kenntniss der Ostracoden. Entwickelungsgeschichte von Cypris. Marburg, 1868. = I:, Neue Beobachtungen über Cypridinen. Leïtschr. f. wiss. Zool., vol. XXII, 1868. — Id., Die Ramilie der Halocypriden. Schriften zool. Inhalts. Wien, 4874. — G. S. Brady, A Mono- Jraphy of Che recent British Ostracoda. Transact. of the Lin. Soc., vol. XVI — Fr. Müller, Bemerkungen über Cypridina. Jen. Zeitschr., vol. V, 1869. — W. Müller, Beitrag sur Kenntnisstder: Fortpflansung und der Geschlechtsverhältnisse der Ostracoden nebst Beschreibung einer neuen Species der Gattung Cypris. Leitschr. für die ges. Naturwiss., vol. LIT.

> à à» dis EEE

présentent le plus souvent des particularités, parfois ils sont épaissis et mu de soies, ou ponrus de dents, qui s’engrènent les unes dans les autres. Si valves viennent à s'ouvrir, plusieurs paires de membres font saillie au deh A: et font mouvoir l'animal.

Le corps ne présente pas de segmentation nette (fig. 563). On y dis une partie antérieure formée de la tête et du thorax et un abdomen très dirigé en bas, qui est composé de deux moitiés latérales, allongées en fo de pied et alors le plus souvent entièrement séparées, ou lamelleuses; et alors soudées dans toute leur étendue ; à leur base sont situées, comme dans le po 1e abdomen des Esthérides et des Cladocères, deux soies dorsales (Cypridina portion terminale correspondant aux anneaux de la queue est armée à postérieur d'épines et de crochets et coneonré à la locomotion par des 1

Fig. 565. — Femelle de Cypris non encore arrivée à maturité sexuelle et dont la valve droité aé vée. — A', A", antennes de la première et de la seconde paire ; 0b, lèvre supérieure; Md, m avec le palpe pédiforme; G, ganglion cérébroïde avec l'œil impair; SM, muscle du test; mâchoires de la première et de la seconde paire; F', F", première et {deuxième paires d Fu, queue (furca); M. estomac; D, intestin; L, appendice hépatique; Ge, rudiment des organes g

de la queue des Copépodes; dans ce cas le corps peut présenter tement en avant un anneau nettement distinet (Cythere viridis Fe

appendice frontal court, ou bien conique et Aie par RÉ e Cypridina et les Conchoecia. Les antennes de la deuxième paire sont Cyprides et les Cythérides transformées en pattes, et se terminent par à crochet, à l’aide desquelles ces animaux se fixent sur les corps étran les Cyprinides et les Halocyprides, exclusivement marins, cette D est biramée ffig. 564).

Autour de la bouche, au-dessous et sur les côtés d'une ra supér et développée, se trouvent deux mandibules puissantes avec un bord large |

A leur base s'élève un palpe allongé triarticulé, qui, chez les Cypridinides, fone-

tionne comme une patte mandibulaire, tandis que la branche masticatrice n'est

plus qu'un appendice

grêle. Ce n'est qu'ex-

ceptionnellement (Paradoxostoma) que les mandibules devien- nent des stylets et sont renfermées dans une sorte de trompe formée par la lèvre supérieure et la lèvre inférieure.

Aux mandibules font . suite les mâchoires in- férieures (mächoires de la première paire), Fig. 564. — Cypridina mediterranea mâle, — H, cœur; SM, muscle du partout remarquables 3 eus œil hr G, cerveau ; Sfz, organe frontal; T, tespar le’ développemen t ; P, org copulateur ; Fu, queue (furca).

* prépondérant de la portion principale et la réduction correspondante du palpe. Dans « les Cyprides et les Cythérides, l'article basilaire de la mâchoire inférieure porte une grosse lamelle pectinée, munie de soies, que l’on regarde ordinairement — comme un appendice branchial, bien qu'elle ne favorise qu'indirectement la res- — piration par ses oscillations et qu'elle ne fonctionne pas elle-même comme bran- « chie. Cette lamelle branchiale se retrouve sur les deux paires de membres suivantes 4 (cinquième et sixième paires), qui sont conformées tantôt comme des mâchoires,

que sur la paire amtérieure; chez les Cypridines, elles y sont, au contraire, très développées. L'antérieure de ces paires d'appendices (mâchoires de la leuxième paire ou mieux pattes-mâchoires) sert principalement de mâchoires chez les Cyprides, mais porte, outre l'appendice branchial rudimentaire, un palpe court, dirigé en arrière et ordinairement composé de deux articles, qui, chez quelques genres ainsi que chez les Halocyprides, devient une courte patte à trois ou même quatre articles. Et effectivement, dans le premier de ces groupes, primitivement cette paire de membres servait de pattes, et l’on doit regarder le peu de développement du palpe comme un phénomène de métamorphose régressive. Chez les Cythérides, elle ne sert exclusivement que de patte et représente la première des trois paires de pattes. Chez les Cypridinides, elle s'est entièrement transforméé en mâchoire, et possède une lamelle branchiale énor- .mément développée (fig. 565), qui a complètement disparu chez les Cytherides et . chez quelques genres de Cyprides. La paire de membres suivante (sixième paire) … présente la conformation d’une mâchoire inférieure seulement chez les Cypridi-

nes ; dans tous les autres cas, elle devient une patte allongée et multiarticulée. De même la septième paire, rudimentaire chez les Halocyprides, conserve partout la conformation de pattes ; chez les Cythérides, semblable à la paire précédente ; chez les Cyprides, recourbéé vers le haut et munie d'une griffe courte et de

soies terminales. Elle a probablement les mêmes usages que le long append filiforme, situé à la place de la septième paire presque sur le dos des Cypridi

Les Ostracodes sèdent un ganglion cé:

rébral bilobé et.

chaîne ventrale des paires de gang très rapprochés | peuvent se fusi en une masse mune. Les orge sens sont repré outre les ma ment

dian mn oi de deux moitiès quel- |

prides, Cythéri

par un petit € pair et deux

\ Se

‘4 ; Fig. 565. — Cypridina medilerranea femelle. — A! et A", première et yeux latéraux cc deuxième paires d'antennes; Mdf, palte mandibulaire; Mx', Mx", pre- *”, 4 ; * mière et deuxième paires de mâchoires ; Fu, quéue (furca) : H, cœur; Sès et mobiles 3 M, estomac; SM, muscle du test. dinides). IH € :

outre chez les Halocyprides marines et les Cypridines un appendice frontal, qui aussi être considéré comme un organe sensoriel. La bouche, fréquemment de côtes dentées (Cypris)\, conduit dans un étroit œsophage, auquel fonts gésier et un large estomac avec deux tubes hépatiques qui pénètrent dar lamelles de la carapace. L’anus débouche à la base de l'abdomen. Les Cyéh présentent une glande spéciale (glande à venin?), dont le conduit s'ouvre dans un appendice styliforme des antennes postérieures. Lesror circulatoires manquent chez les Cyprides et les Cythérides. Chez les Cypri les Conchoecia et les Halocypris, on trouve un cœur en forme de poche sur le au point où la coquille adhère à l'animal. Le sang, qui contient peu de globu y pénètre par deux fentes latérales et en ressort par une grosse ouverture rieure. La respiration est exercée par l’ensemble de l'enveloppe cutanée, de laquelle les oscillations des appendices branchiaux foliacés entretienn: courant constant. Chez beaucoup de Cypridinides (Asterope), on trouvere dant dans le voisinage de la dernière paire d’appendices, presque sur lex de chaque côté, une double rangée de tubes branchiaux, dans nee (miss du sang est active.

Les sexes sont séparés et se distinguent par des différences de: strédl marquées. Les mâles présentent sur différents membres, sur la deux tenne (Cypridina, Conchoecia) ou sur les pattes-mâchoires (Cypris), des ap spéciaux destinés à retenir la femelle, ou même offrent une paire de x entièrement transformée. Il faut ajouter 01 en outre un organe d'accoupler

int

la forme Nauplius,

‘seulement trois sont très compri- mées latéralement R et déjà enveloppées Fig. 566. — Organes génitaux et canal digestif Fig. 567. — Première phase

considérable et très compliqué, que l'on peut considérer comme une paire de membres transformés. L'appareil génital mâle, qui se compose de plusieurs tubes testiculaires allongés ou arrondis, d’une vésicule séminale et d'un organe d'accouplement, est remarquable chez les Cypris par la présence de glandes muqueuses paires, ainsi que par la grosseur et la forme des spermatozoïdes (Zen-

ker). Les femelles des Cypris possèdent deux tubes ovariens qui pénètrent dans

la carapace, deux réceptacles séminaux et deux orifices sexuels à la base de l’abdomen. Quelques Cythérides sont, dit-on, vivipares (fig. 566). Les autres Ostracodes pondent des œufs, qu’ils déposent sur les plantes aquatiques (Cypris), ou qu'ils portent jusqu'au moment de l'éclosion, comme les Cypridinides, entre les valves.

- Le développement libre est, chez les Cyprides, une métamorphose compliquée, que Claus à fait connaître d'une manière complète pour les Cypris. On observe chez ces animaux neuf phases évolutives distinetes non seulement par la forme différente du test, mais aussi par le nombre et la structure des membres, et qui sont séparées par le changement de la membrane chitinisée et de la carapace. Les larves de Cypris, SM

au sortir de l'œuf, possèdent, comme

paires de membres,

d’un Cypris femelle (d’après W. Zenker). larvaire de Cypris, « Phase

à par une mince 0e, œsophage; PV, gésier; V, estomac; de Nauplius avec trois paires carapace bivalve ?, intestin; L, foie; Ov, ovaire; R, récep- d’appendices. » — 4', A" et

tacle séminal; Vu, vulve ; Fu, queue (furca); Mf, première, deuxième et (fig. 567). Le tube SU, muscle du test : troisième paires d'appendices; digestif est présent, LEE M, estomac ; D, intestin; SM,

muscle du test.

ainsi qu'un œil

simple, pourvu de deux corps réfringents. Les trois paires de membres sont simples et disposées pour ramper ou pour nager ; les deux membres antérieurs sont semblables aux futures antennes, les postérieurs hais par des soies recourbées et possédant déjà l'ébauche du lobe masticateur. Chez les Ostracodes aussi par conséquent, la troisième paire de membres remplit primitivement les fonctions de pattes. C'est seulement dans la deuxième période du développement que les mandibules revètent leur conformation définitive, en même temps que se montre l'ébauche des mâchoires et de la paire de pattes antérieure, qui sert d'organe de fixation. Les pattes:mâchoires (mâchoires de la deuxième paire) apparaissent

. seulement dans la quatrième phase et sous la même forme que les mâchoires

avec leur extrémité pointue tournée en arrière. À cet âge, les mâchoires possèdent déjà plusieurs appendices et les lamelles branchiales. Dans la cinquième phase, les articles de la queue commencent à se montrer, les pattes-mâchoires sont transformées en pattes, destinées à ramper, multiarticulées. Les pattes-màchoires, de même que les mandibules, remplissent primitivement les fonctions de pattes. Par conséquent, des sept paires de membres, la moyenne seule, les

mâchoires proprement dites, se comporte dès l'origine comme une paire de mâ choires et conserve ce rôle dans tous les groupes d'Ostracodes. La paire postérieure n'apparaît que dans le sixième stade évolutif. Dans le septième, tous les membres ont acquis leur forme définitive, sauf quelques particularités aeces=. soires dans la disposition de leurs soies; les organes sexuels commencent à montrer et atteignent leur développement complet dans le dernier stade. C'est. seulement après le neuvième que l'animal présente d'une manière complète I forme et la structure de l’état adulte. Le mode de développement se: simplifie dans les Ostracodes marins, et la métamorphose devient insignifiante. Les Ostracodes se nourrissent de matières animales et particulièrement de vres d'animaux aquatiques. On trouve de nombreuses formes fossiles danspr que toutes les formations, malheureusement la carapace seule a laissé son em preinte. tés

4. Fam. Cyrrnidar. Bord de la carapace avec une profonde échancrure pour. laisser à passer les antennes. Antennes antérieures dans les deux sexes de taille considérable, composées de 4 à 7 articles, recourbées à l'extrémité de l’article basilaire allongé. Appen= dice frontal impair, parfois très long. Les antennes postérieures sont biramées avec une tige triangulaire très grande. Rame principale composée de 9 articles, portant 3 de longues soies ; rame accessoire petite à 2 articles, qui chez le mâle se tran 7 en un long organe préhensile à 3 articles. Partie masticatoire des mandibules faib ou entièrement atrophiée. Palpe mandibulaire à 5 articles, très allongé, recourbé. paires de mâchoires, la seconde avec une grosse lamelle branchiale à soies marginales La paire de pattes unique (7° paire de membres) représentée par un appendice annelé, cylindrique. Abdomen formé de deux larges lamelles armées de crochets au bord pos térieur. Un cœur et fréquemment des branchies ; toujours de chaque côté de r impair un œil composé, mobile, qui acquiert, surtout chez le mâle, une grosseur sidérable. Mâle avec un appareil copulateur compliqué. Développement et méta phose simple. Œufs et embryon portés entre les valves de la carapace. Tous marins:

Cypridina Edw. Antennes antérieures à 6 ou 7 articles, à article terminal co à filaments olfactifs très développés sur l’antépénultième article. Chez le mâle, deux ces filaments sont beaucoup plus longs. Rame des antennes postérieures à a basilaire très long. Mandibules représentées par un appendice couvert dé poils l’article basilaire des paties mandibulaires. Mâchoires de la deuxième paire forteme dentées. C. medilerranea Costa. (C. messinensis Cs.). C. norvègica Baird. €. GrubiE. Müll Desterro. C. stellifera Uls. Très voisin : Philomeles longicor nis Lill. :

Asterope!. Phil. Antennes antérieures ramassées, à 6 articles. Appendice. des |

mandibulaires en forme de sabre, denté. Sur le cou, de chaque côté, unes lamelles branchiales. C. Agassizii Fr. Müll. C. nitidula Fr. Müll., Desterro. C'est prob ment ici qu'il faut ranger C. oblonga Gr. Bradycinctus G. Q. Sars. Carapace g ) leuse et assez dure. Étrres antérieures à 6 articles, avec des soïes termir égales. Appendice des pattes mandibulaires fourchu, au-devant 3 épines dentées. Deuxi paire de mächoires à extrémité très développée et semblable à une mandibu eu pairs, petits, pourvus de pigment pâle. Br. globosus Lillj., Norvège. 7

2. Fam. Harocypripar. Carapace très mince, presque membraneuse, non à de calcaire, avec une échancrure antérieure pour laisser passer les antenne: -rieures. Appendice frontal très développé. Antennes antérieures petites et pe tinctement annelées chez la femelle, et munies de soies longues et de filaments

1 Hesse a publié un grand nombre de descriptions de Crustacés pour lesquels il bite ï blissement d'un nouvel Ordre, celui des Copechaetiens. Ces Crustacés soi-disant nouveaux nest pas autre chose que des formes d’Asterope mutilées ou pr af ro Ann. Sc. nat., 6° s L. VII. 1878. LPO

tifs,. Antennes postérieures avec une large lamelle basilaire triangulaire, à branche principale multiarticulée, servant de rames, et branche accessoire rudimentaire tranéformée en organe préhensile chez le mâle. Mandibules avec un gros palpe à 3 articles. Une seule paire de mâchoires à portion masticatrice bilobée et à palpe bi-articulé. 3 paires ‘de pattes, l’antérieure courte avec une lamelle portant des soies sur le bord, rap- pelant les pattes-mâchoires des Cypris, la deuxième paire très allongée également avec une lamelle portant des soies sur le bord, dissemblables dans les deux sexes, chez le mâle avec des soies recourbées puissantes. La troisième paire de pattes simple et courte avec une longue soie en fouet. Abdomen terminé par deux lamelles munies de soies. Un cœur. Appareil copulateur très développé. Marins. Conchoecia Dan. Carapace allongée, comprimée latéralement. Tentacule frontal très allongé. C. serrulata Cis., Méditerranée. Halocypris Dana. Carapace renflée à échancrure peu marquée. Tentacule frontal recourbé à angle droit. H. concha Cls., Océan. Halocypria CIs.

Nous mentionnerons ici deux familles que G. 0. Sars a établies chacune sur une seule espèce. L'une, Pozyaopipa#r, est caractérisée par la présence de 5 paires de membres et est peut-être une forme larvaire (P. orbicularis). L'autre, CYTHERELLIDAE, créée pour le genre Cytherella Bosq., se distingue par ses antennes très grandes dont les antérieures multi-articulées sont courbées à leur base, tandis que les postérieures aplaties et composées de 2 branches rappellent les membres des Copépodes. Aux man- -dibules petites et portant des palpes font suite encore 3 paires de membres, dont les deux antérieures portent chacune une lamelle à soies marginales et peuvent être considérées comme des mâchoires; la postérieure, chez les femelles, est simple; - chez les mâles, ce sont des pattes préhensiles nettement annelées. L’abdomen est “ terminé par deux petites lamelles recouvertes d’épines. Les œufs et les embryons sont . portés entre les valves de la carapace. C. abyssorum G. O. Sars, Lofoten.

3. Fam. Cyrmeripar. Carapace dure et compacte, ordinairement calcaire et à sur- É. face rugueuse. Antennes antérieures recourbées à Jeur base, composées de 5 à 7 articles, munies de courtes soies. Antennes postérieures puissantes, formées de 4 à 5 ar-

—. ticles avec 2 à 3 forts crochets à l'extrémité, jamais de faisceau de soies sur le

deuxième article, sur l’article basilaire un fouet biarticulé en faux, dans lequel aboutit ‘4 le conduit excréteur d’une glande à venin. Mandibules et mächoires comme chez les

Cyprides. Après les pièces de la bouche viennent 3 paires de pattes, car les palpes des

pattes-mâchoires sont transformés en une paire de pattes. Paire de pattes postérieure

la plus développée, non recourbée, terminée également par une griffe. Abdomen

avec deux petits articles caudaux. Yeux généralement séparés. Testicules et ovaires ne

pénétrant pas entre les lames de la carapace. Appareil sexuel mâle très développé, mais sans glande muqueuse. Tous marins. Les femelles portent souvent les œufs et les embryons entre les valves de la carapace.

Cythere O. Fr. Müll. Antennes antérieures composées de 5 articles (rarement 6). Antennes postérieures à 4 articles, dépassées ordinairement par le fouet. Nombre de paires de pattes égal dans les deux sexes. C. lutea O. Fr, Müll., mer du Nord et Méditerranée, C. viridis O, Fr, Müll., mer du Nord. C. pellucida Baird., mer du Nord et Méditerranée. Ces trois espèces sont aussi fossiles dans les dépôts diluviens de l'Écosse et de la Norvège. On pourrait distinguer les trois sous-genres Cytheropsis G. O. Sars (Eucythere Brd.), Cythereis Jones et Limnicythere Brd. Cyprideis Jones (Cytheridea Bosq.).

. Diffèrent des Cythere principalement par la transformation de la patte antérieure du mâle en griffe. C. torosa Jones. GC. Bairdii G. O. Sars (Cythere angustata Baird.), mers du Nord. Tous les deux fossiles, etc. flyobates G. O0. Sars. Loxoconcha G. 0. Sars. Bythocythere G. 0. Sars: Paradoxostoma Fisch. Trompe courte. Mandibules styliformes. Antennes antérieures composées de 6 articles, postérieures à 5 articles. Œil simple. P. variabile Baird., mer du Nord.

4. Fam. Cyprmas. Carapace mince et légère, les antennes antérieures le plus souvent composées de 7 articles et munies de longues soies; celles de la deuxième paire en forme de pattes, ordinairement à 6 articles, à articulations en genou et armées

à leur extrémité de plusieurs soies à crochets. Yeux généralement soudés ensemble Mandibules à partie masticatrice, munies de fortes dents, à palpe quadri-articulé peu développé. Mâchoires avec un palpe bi-articulé et une lamelle munie de soies sur le bord. Les mâchoires de la deuxième paire (pattes-mâchoires) portent un court. palpe qui, chez le mâle, prend la forme d’une patte et se termine par un crochet. Den paires de pattes, dont la postérieure est recourbée du côté du dos. Articles ca allongés avec des soies en crochet à l'extrémité. Testicules et ovaires entre les la melles de la carapace. Appareil génital mâle presque toujours avec des glandes queuses. La plupart marins.

Cypris O. Fr. Müll. Antennes de la première paire munies de longues soïes. P mâchoires avec un court palpe conique allongé et un petit appendice branchia faisceau de soies sur le deuxième article des antennes inférieures. €. fusca CG. pubera O0. Fr. Muil. €. fuscata Jur., etc. Le sous-genre Cypria Lenk. se distingue : cipalement par les membres plus grêles et par la “longueur plus considérable du ceau de soies des antennes postérieures. C. punclata Jur., C. vidua 0. F. Müll. C. ovum Juv., etc. Toutes dans les eaux douces d'Europe. Les genres Cypridopsis Brd. et Paracy= pris 6. 0. Sars en sont peu distincts. Notodromus Lillj. (Cyprois Zenk.). Pattés-mâçhoires sans appendice branchial, Sur le deuxième article des antennes postérieures sont situ de longues soies. Les deux yeux séparés. Les deux articles caudaux de la femelle | N. Monachus O. Fr. Müll. Candona Baird. Les antennes inférieures sans fascicule de les pattes-mâchoires sans appendice branchial. Œil simple. Rampent ordinairem fond de l’eau. C. candida O. Fr. Müll, C. reptans Baird. Pontocypris G. 0. Sars face de la carapace couverte de poils. Pattes-mâchoires avec un palpe composé de articles, mais sans appendice branchial. Antennes antérieures formées de 1 t allongées, munies de longues soies. Marins. P. serrulata G. 0. Sars, Norvège. …

COPEPODA.' COPÉPODES

plusieurs anneaux. et par be nombre constant de leurs paires - ‘de (fig. 568). Les nombreuses espèces parasites s’éloignent graduellement « de Ce qui mènent une vie indépendante, el finissent par présenter une configure he que, sans la connaissance de leur développement et. de: leur :

1 0. F. Müller, Extomastraca seu Insecta testacea, quae in aquis Daniae et No rit, descripsit. Lipsiae. 1785. — Jurine, Histoire des Monocles. Genève, 1820. — W. natural history of the British Entomostraca. London, 1850. — W. Lilljeborg ordinibus tribus : Cladocera, Ostracoda et Copepoda in Scania occurentibus. W. Zenker, System der Crustaceen. Archiv für Naturg. 1854. — C. Claus, Zur Eniwickelungsgeschichte der Copepoden. Archiv für Naturg. né — Id., er Morpl pere Würzb. naturwiss. Zeitschr. 1860. NS

dernière paire, fréquemment atrophiée,

mâchoires, quatre pattes-mâchoires, qui

“et la première paire de rames, parfois

quième paire, ainsi que l'anneau tho- complètement. L'abdomen se compose,

dépourvu de toute espèce de membres, et

pour des Arthropodes. Cependant d'ordinaire les rames natatoires caractéristiques subsistent, parfois en nombre moins considérable, sous la forme d'appendices rudimentaires; du reste, quand ils font défaut, les phénomènes évolutifs permettent toujours de reconnaitre manifestement si l'on a affaire à un Copépode.

La tête parait en général fusionnée avec le premier segment thoracique et porte alors (céphalothorax) deux paires d'antennes, deux mandibules, autant de

ne sont que les branches externes et internes d’une seule paire de membres,

modifiée. Après le céphalothorax viennent quatre anneaux thoraciques, non soudés,

portant chacun une paire de rames; la

est transformée chez les mâles en organe d’accouplement. Du reste, la cin-

racique qui Ja porte, peut disparaître

comme le thorax, de cinq anneaux, est

se termine par deux appendices formant

une petite mageoire caudale bifurquée PF Vars coronalts D PR (furca), dont l'extrémité porte plusieurs d'antennes; D. intestin; OvS, sac ovitère. soies. Dans-les femelles, les deux premiers anneaux abdominaux se réunissent en général pour constituer un double anneau génital, sur lequel se trouvent les deux orifices sexuels. Très fréquemment, principalement dans les formes parasites,

… l'abdomen se réduit considérablement.

… Les antennes antérieures sont en général allongées et pluri-articulées ; elles portent les organes des sens, particulièrement les organes tactiles et olfactifs, mais elles servent aussi, chez les formes non parasites, de rames et, chez les mâles, souvent de bras destinés à saisir et à retenir la femelle pendant l'accouplement (fig. 569). Les antennes inférieures restent toujours courtes et se bifurquent parfois; partout elles concourent à la locomotion, servent à fixer l'animal sur les objets solides, et sont pourvues de soies recourbées, et, dans les formes parasites, de crochets puissants. La lèvre supérieure surmonte deux mandibules den-

tées, portant d'ordinaire des palpes, qui servent d'organes masticateurs chez les . Copépodes libres, et chez les parasites se transforment en deux stylets. Dans ce

dernier cas, ils sont renfermés dans un tube formé par la réunion de la lèvre supérieure et de la lèvre inférieure ou même peuvent être libres quand la lèvre inférieure s’atrophie. Les mâchoires sont faibles et chez les Copépodes parasites

s'atrophient souvent et deviennent de petits mamelons tactiles ou même des

stylets sétiformes (4rgulus). Les pieds-mâchoires sont beaucoup plus développ sont employés aussi bien pour saisir les aliments que pour fixer le corps chez

Fig. 569. — Antenne de Cyclops serrulalus Fig. 570. — Pièces buccales

mâle. — Sf, poils olfactifs ; M, muscle. d'un Cyclops. — M, mandi-

bule; Mx, mâchoire; Kf',

patte-mâchoire interne et Kf”

patte-mâchoire externe (patte maxillaire).

ou qui se concentre en une masse ganglionnaire er | impair ou deux yeux pairs sont assez généralement présents, et ne ma que dans quelques Copépodes parasites à l'état adulte. Sous la forme | simple, c'est une tache pigmentaire en X, située sur le cerveau, présenta chaque côté une sphère réfringente. En outre il s'y ajoute presque tou (même chez les Gyclops) une troisième tache pigmentaire. Dans son dévell ment ultérieur, l'œil reçoit du cerveau un gros nerf et est mis en mo par des muscles spéciaux; le nombre des sphères réfringentes aug la cornée présente aussi des lentilles. Bientôt apparaissent deux yeux analogues aux yeux latéraux des Malacostracés, entre lesquels les restes impair persistent (Corycéides). Chez les Argulides, ils acquièrent une considérable et renferment, comme ceux des Phyllopodes, un grand nc cônes cristallins. Outre le sens du tact, dont le siège se trouve partieu dans les soies des antennes antérieures, et aussi dans quelques autres de la peau, le sens de l'odorat est localisé dans des filaments olfactifs, ap

sent presque to |

, modifiçations . pondant aux

parasites (fig. ST D

raciques se CC

laire biartiet de deux rames tr ticulées, munies

longues soies, larges et aplaties.

terne présente

larités de la externe et au £ de vie. see

COPÉPODES. oi

des antennes antérieures, qui existent très généralement, surtout chez les mâles. Le canal digestif se divise en un œsophage court et étroit, en un estomac large, présentant souvent deux tubes aveugles, simples ou ramifiés (4rgulides), et en un intestin qui s'ouvre sur la face dorsale du dernier segment abdomi- nal. Très fréquemment, la paroi intestinale semble avoir en outre pour fonction d'excréter des produits urinaires ; il existe cependant encore un tube glandulaire pair, analogue à la glande du test des Phyllopodes, situé sur les côtés des pieds-mâchoires, au thorax, qui élabore probablement une sécrétion analogue. Pendant la période larvaire existe aussi la glande antennale, que l'on confond souvent avec la glande du test. Les branchies font partout défaut, et la respiration est exercée par la surface tégumentaire. Chez les Argulides, l'abdomen, transformé en une lamelle, paraît en être plus spécialement chargé (Branchiura). Le cœur est placé chez ces animaux dans le dernier anneau thoracique. Les organes circulatoires peuvent manquer complètement et être remplacés par les oscillations régulières du canal digestif (Cyclops, Achtheres). Dans d’autres cas, il existe des paires de plaques animées de mouvements rhythmiques, qui poussent le sang dans une direction déterminée (Caligus) dans l'intérieur de la cavité .viscérale, ou bien il apparaît dans la partie antérieure du thorax, au-dessus de l'intestin, un cœur en forme de sac court (Calanides), qui se continue fréquem- - ment avec une artère céphalique (Calanella, fig. 78). . Les Copépodes ont tous les sexes séparés. Les organes sexuels can en général situés dans les parties latérales du céphalothorax et des anneaux thoraciques. Ils se composent d'une glande sexuelle impaire ou paire avec des conduits vecteurs, qui, sur le trajet ou à leur extrémité, communiquent avec des glandes accessoires et débouchent à droite et à gauche sur l'anneau basilaire de l'abdomen. Des différences sexuelles se manifestent dans la forme et la structure du corps et conduisent chez quelques Crustacés parasites (Chondracanthes, Lernéo- . podes) à un dimorphisme très marqué. Les mâles sont plus petits et plus mobiles, leurs antennes antérieures et les pieds de la dernière paire (plus rarement les “antennes postérieures et les pattes-mâchoires) sont transformés en organes de copulation et servent à saisir et à maintenir la femelle, et aussi à introduire les Spermatophores. Ceux-ci se forment dans des canaux déférents à l’aide d'une sécrétion muqueuse, produite par les parois de ces derniers, qui se durcit autour de la masse séminale, de manière à constituer une enveloppe solide. Les femelles, plus grosses, se meuvent avec moins d’agilité et portent leurs œufs, rarement . dans des poches incubatrices (Notodelphyides), en général dans des sacs et des … tubes à gauche et à droite de l'abdomen. Dans ce dernier cas, elles possèdent … fréquemment une glande particulière, dont le produit est expulsé en même temps … que les œufs et forme Fenveloppe de ces sacs. Pendant l’accouplement, qui, par … l'absence de. véritables organes copulateurs, se borne partout au rapprochement externe des deux sexes, le mâle fixe sur l'anneau génital de la femelle un ou plusieurs spermatophores, sur des orifices particuliers; les spermatozoïdes passent de là-dans un réceptale séminal communiquant avec les oviductes, et les œufs sont fécondés soit dans intérieur du corps de la femelle, soit pendant qu'ils entrent dans les sacs ovifères. Les œufs subissent dans l’intérieur de ces poches une … segmentation totale, partielle seulement dans un grand nombre de formes

a TA Le ire à, tt

parasites. Dans ce dernier cas, l’embryon peut présenter sur le côté ventral du blastoderme un épaississement (bandelette primitive) comme chez les Lernéo- « podes, les Caligines, et les Lernées, qui déjà offrent l'ébauche d’un re nombre de membres (sept).

breux parasites une métamorphose régressive. Les larves éclosent sous la f ormMu de Nauplius, sont ovales et possèdent un œil frontal impair et trois paires membres autour de la bouche. Elles se distinguent des larves correspondantes des. Cirripèdes principalement par l'absence d'appendices frontaux latéraux et de trompe allongée. Des organes masticateurs manquent compiètement ; quel= ques soies de la deuxième et de la troisième paire de membres, dirigées vers la bouche, servent à introduire des particules alimentaires dans la cavité buccale, recouverte en général par une grosse lèvre supérieure (fig. 574). La région postérieure du corps, dépourvue de membres, porte au pôle postérieur deux sojes terminales sur les côtés de l'anus; la région antérieure du corps correspond aux trois anneaux antérieurs de la tête, car plus: tard les trois paires de ] se transforment en antennes et en mandibules. Les gements, que les jeunes ves éprouvent dans :

croissance ultérieure, se lie à des mués de la peau et cor sistent essentiellement d l’allongement du corps dans l'apparition denouveau membres sur les anne:

nouvellement formés, qu comme dans les larves d' nélides, se séparent $

Fig. 571. — Larve Nauplius Fig. 572. — La inême larve plus sivement du segment p

de De eralatns née foement rois 5 Foire DR ENNS bandonner les enveloppes BRIE") Mr, mâchoire ; He, tive suivante (fig. 572) 20 er nt à à pre concrétions urinaires. trousé une quatri ème Lot avg ï de membres, les futures mächoires; puis, après la pendices (pattes mandibu- Suivante, apparaissent en même temps trois nou laires); O4, lèvre supérieure. Haires de membres, dont la première correspond pieds-mâchoires, tandis que les deux dernières paires représententles rames térieures. À cette période (Metanauplius, fig. 573) la larve est encore sem à une larve Nauplius et ne revêt la première forme de Cyclops qi une nouvelle mue. Elle ressemble alors déjà par la structure des ante des pièces de la bouche à l'animal adulte, quoique le nombre des me des anneaux soit moins considérable (fig. 574). Les deux dernières Pro membres sont déjà des pieds courts biramés, et en outre apparait che de la troisième et de la quatrième paire de rames sous la forme de

Ft "

ve

relets recouverts de soies. Le corps se compose d’un céphalothorax ovale, des trois anneaux thoraciques suivants et d'un article terminal allongé, qui, après les dernières mues, forme le dernier anneau thoracique et tous les anneaux de l'abdomen en se segmentant successivement ; il est déjà terminé par l'appendice fourchu. Chez les Cyclopides, les antennes postérieures ont perdu leur branche accessoire et les mandibules les rames natatoires primitives, tandis que ces DE appendices persistent plus ou moins modifiés (les derniers comme palpes mandibulaires) dans les autres familles. Du reste, beaucoup de formes de

\ Rig. 573. — Larve Metanauplius de Fig. 574. — Forme de Cyclops la Fig. 575. — Achtheres perca- - Cyclopsine. — A’, 4", antennes; plus jeune. — A’, A", antennes, rum. Femelle vue par la face . Md, mandibule; Mzx, mâchoire; Md, mandibule ; Mr, mächoire: ventrale. — Mzæf' et Mrf", pre- - M, patte-mâchoire; 0, œil; SD, Mxf, patte-mâchoire; F', F", miére et deuxième paires de . glande antennale; G, ébauche de première et deuxième pattes pattes-mächoires; D, tube di- l'organe sexuel. natatoires; G, ébauche des or- gestif; Ov, ovaire; KD, glan- PT PI VOSS : ganes génitaux; D, intestin; de cémentaire AD, rectum; 4, anus. ;

Copépodes parasites, par exemple les Lernanthropus, Chondracanthus, ne dépassent pas ce degré de développement et ne possèdent ni les rames natatoires de la troisième et de la quatrième paire, ni un cinquième anneau thoracique … distinct de l'abdomen rudimentaire; d’autres Crustacés parasites, par exemple l'Achtheres, par la perte ultérieure des deux paires de rames antérieures, offrent un degré encore plus inférieur de différenciation morphologique (fig. »75). = Tous les Copépodes libres et beaucoup de parasites passent, avec les mues . suivantes, par une série plus ou moins grande de phases évolutives, pendant lesquelles les anneaux et les membres, qui. font encore défaut, apparaissent successivement (d'avant en arrière), et les membres déjà présents acquièrent une complexité plus grande. Quelques Crustacés parasites (Lernéopodes, Lernéens) sautent les phases du développement caractérisées par la forme de Nauplius ; la

654 EUCOPÉPODES.

hé en effet, Fe après l’éclosion, mue et se présente sous la fo de Cyclops avec des antennes à crochet et des pièces buccales styliformes. Be: 1coup subissent, à partir de ce stade, uné métamorphose régressive; ils se f sur un animal; la segmentation disparaît plus ou moins : plètement, à mesure que leur corps s'accroît et devier forme; les rames, l'œil lui-même, disparaissent. Parfois rames cependant subsistent, mais alors elles sont très a phiées. Les mâles restent presque toujours nains (fig. 576), sont fixés par paire dans le voisinage des ouvertures sexuell des femelles (Lernéopodes, Chondrgcanthides). Dans d'au cas (Lernéens), les larves fixées subissent les phases évolu: Fig. 576. — Achthe- tives de Cyclops, en quelque sorte comme des Chrysalides rep e où les animaux sexués sortent entièrement développés

nain vu de côté. —

Meg et Mefs pre ménent une vie libre, puis, après l'accouplemen miere e euxiem paires de pattes- de la femelle, fixé de nouveau, s'accroît énorr

per diet transforme en une sorte de sac informe. Ce n!

s'en distingue encore par la forme de ses membres ds est. p ou différente (Branchiura). :X3040

ske Dr

Eucopepoda:. Eucopépodes

formées de deux ou de trois droles) avec des pièces buccales di pour mâcher, ou pour piquer et sucer. à

coup vivent en liberté, se nourrissent de petits animaux ainsi que de : matiè animales mortes, et possèdent des pièces buccales disposées pour mâcher, ré ment pour sucer. Quelques-uns se tiennent de temps à autre dans les ca

toires des Siphonophores et dans les cavités respiratoires des Salpes, d' habitent toute leur vie dans la cavité respiratoire des Ascidies. Souvent femelles se distinguent par des expansions informes de leur corps. Les pourvues d'organes masticateurs vivent, aussi bien dans les eaux douces

1 Outre les ouvrages déjà cités de O. Fr. Müller, Jurine, Lilljéborg , Milne Edwards, W. Baird, The natural history of the British Entomostraca, London, 1850. — Dana, The C of the United States, etc. Philadelphie, 1852 et 1853.— S. Fischer, Beiträge sur Ken Umgegend von St. Petersburg sich findenden Cyclopiden. Bull. Soc. Imp. Moscou, — C. Claus, Die be RORAOERS Leipzig. 1863. — Id., Die Copepodenfaun Marburg, 1866. F4 2 ÿ

EUCOPÉPODES. 655

d'une riche végétation que dans la haute mer. Déjà dans les lacs, par exemple les lacs des montagnes de la Bavière et dans le lac de Constance, ils forment avec les Daphnies (Cladocères) la principale nourriture de certains Poissons estinés. Parmi les formes marines il faut citer, comme servant aux mêmes usages :

Cétophilus finmarchicus, Temora longicornis, Anomalocera Patersonii, Tisbe … füurcata et Canthocamptus Stromii; ces deux dernières espèces ont été trouvées

» dans l'estomac de Harengs écossais (Diaptomus castor dans l'estomac du Hareng

des côtes de la Poméranie). Le: Cetochilus australis forme, d'après Roussel de

. Vauzème, souvent de véritables bancs dans l'océan Pacifique, qui donnent à l’eau

le nombre complet de leurs anneaux et

une ligne de démarcation bien tranchée,

de la mer une couleur rougeâtre sur une étendue de plusieurs milles. On peut ainsi comprendre comment ces petits Crus- 2} tacés peuvent servir de nourriture même aux Baleines.

Les Copépodes parasites commencent par les petites formes de Cyclops qui, par

par la configuration régulière de leurs rames, ne sont pas moins capables de nager que les Copépodes libres et se rattachent directement aux Corycéides. IL est d’autant plus- impossible de tracer entre elles

que ces formes libres, munies d'yeux très

développés, possèdent aussi des pièces

buccales disposées pour aspirer une nour- à riture liquide. po.

: n Fig. 577. — Chondracanthus gibbosus grossi

à Chez les parasites, les antennes posté environ six fois. — 1. Femelle vue de côté.

rieures et les pattes-mâchoires sont trans- — 2. Femelle vue par la face ventrale, avec

F ‘ : Are le mâle nain H, fixé sur elle. An', antennes

formées en appareils puissants de fixation. antérieures; F', F', les deux paires de pattes :

Les mandibules sont tantôt des stylets et 0v, ovisacs tubuleux. sont alors entourées d’un tube particulier, ou bien sont des sortes de lames

faleiformes, pointues, élargies à leur base, situées devant la bouche‘. Beaucoup

de parasites abandonnent pour un temps leur domicile et nagent librement;

beaucoup d’entre eux. se meuvent, il est vrai, maladroitement et lourdement, quand on les éloigne de leur lieu d'habitation, et d'autres à partir d’un certain

. degré de développement restent toujours sédentaires. Dans ce dernier cas (fig. 577), … la transformation et l'accroissement du corps sont poussés si loin, que la forme ie primitive devient complètement méconnaissable; les rames sont atrophiées, . difficiles à apercevoir (Lernéens), où même disparaissent en partie (Chondracanthides) où complètement (Lernéopodes). Les antennes antérieures restent petites, semblables à des soies, les yeux s’atrophient complètement, les traces

des anneaux s’effacent et le corps devient allongé et vermiforme, parfois con-

1 Si, à l'exemple de Sars et de Claparède, on range ces genres parasites, dont les pièces buccales sont disposées pour piquer et sont dépourvues de tube de succion (Poecilostomala Thorell),

. parmi les Copépodes normaux, il faut non seulement séparer le genre Lamproglene des Diche- … lestiïdes et le joindre aux Copépodes, mais aussi y faire rentrer les Chondracanthides.

ter dés de ÉTÉ IRRÉEERe

ve | EUCOPÉPODES.

tourné en spirale ou irrégulièrement courbé. 11 présente des dilatations laci ou des appendices en hameçons, des prolongements ramifiés, qui lui donr un aspect anormal. Partout ce sont les femelles seules qui offrent ces « mités liées à un accroissement considérable. Les mâles conservent toujour corps symétrique et annelé ainsi que l'usage des organes des sens. La cr des mâles s'arrête de bonne heure. Plus leur taille est petite par rapport. Fe des femelles, et plus leurs organes de fixation sont développés et puis Enfin les mâles deviennent nains, justement dans les grouper où les ie subissent les transformations les plus prononcées CE S (Lernéopodes, Chondracanthides, fig. 578) et peuvent encore se mouvoir librement, mais n’abandonnent presque jamais volontairement le lieu où ils se sont une fois fixés, et où ils vivent en parasites. De même que chez les Cirripèdes, avec des mâles

‘ Fig. 578. — Mâle nain du Fig. 519. — Lernaea

Chondracanthus gibbosus fortement grossi. — An’, ‘antennes antérieures ; An”, antennes recourbées en crochet; F', F", les deux paires, de pattes; À, œil; 0e, æsophage ; M, pièces de la bouche; D, intestin; T, testicule; Vd, canal déférent; Sp, spermatophore.

complémentaires on trouve parfois ici aussi ‘deux ou plusieurs mâles seule femelle. L'accouplement et la fécondation semblent précéder le « ment énorme des femelles, et avoir lieu à une époque où les deux moins dissemblables par leur taille et la forme de leur corps. Chez 1 (fig. 579), dont les femelles sont celles, parmi tous les Crustacés | À

branchialis mâle, long d'environ 2 à 3 mm.

— 0c, œil; G, cerveau; M, estomac; F'à F1", les

quatre paires de pattes :

natatoires; T, testicules Vd, canal déférent; Sp, sac des spermatophores.

Mzxf, péniche

D, intestin; F' à Fv les quatre pai es pattes natatoires;

orifice génital.

EUCOPÉPODES. 657

et la production des jeunes, est précédée d’une phase, pendant laquelle les deux sexes mènent une vie indépendante, et pendant laquelle ont lieu l'accouplement et la fécondation. Plus tard la femelle seule subit d'autres phases évolutives (fig. 581), et c'est ce qui explique comment l'on ne rencontre jamais de mâles pygméens sur le corps des Lernéens.

Pendant l’accouplement, des spermatophores sont appliqués sur l'orifice du réceptacle de la femelle, et leur contenu est poussé dans l'appareil génital femelle par l’action de l’eau. Suivant v. Siebold!, confirmé par Claus, Leydig, ete., l'extrémité terminale du spermatophore renfermerait une substance spéciale se gonflant dans l'eau, qui, suivant de nouvelles observations, correspondrait à une partie des zoospermes, qui servirait ainsi à chasser le reste dans l'intérieur de la femelle?. Très généralement les œufs pondus sont renfermés dans de petits sacs ou réunis en cordon, et jusqu'au moment de l’éclosion sont portés par l'individu-mère. La secrétion, qui constitue les enveloppes de ces petits sacs, est produite dans de nombreux cas (Parasites) par une glande spéciale, située à l'extrémité de chaque oviducte. Chez les Copépodes cette glande est représentée par la paroi de la portion terminale de l'oviducte, comme l'ont rendu très vraiserablable les observations de A. Gruber®. Jusqu'ici on avait attribuë 1 avec Claus ce rôle à la paroi des récep- 4€

tacles séminaux. Q . Le développement embryonnaire

débute par la segmentation totale ou partielle du vitellus. Dans ce dernier cas, qui se présente chez les Ler- pig. 581. — Lernaea Fig. 582. — Larve Nauplius néopodes et chez la plupart des Sipho- ?renhiats is d'Achtheres percarum. nostomes, il reste une grosse r1asse qu'elle subit aprés l'acvitelline arrondie riche en graisse, Soppement. 2 La qui joue le rôle de vitellus nutritif, féres, de grandeur na-

. : turelle.

et une petite partie seulement du protoplasma, riche en matières albuminoïdes, forme par segmentation répétée leséléments formatifs de l'embryon. Ceux-ci constituent autour de la masse vitelline une vésicule, et excrètent à leur superficie une membrane sub-cuticulaire ténue, en quelque sorte la première enveloppe embryonnaire. Sur un des côtés de cette vésicule, les cellules s'accumulent, et il se développe une bandelette primitive ventrale, et sur ses côtés apparaissent simultanément les trois (parfois deux) paires de membres caractéristiques de la forme Nauplius (fig. 582). Cette forme de Nauplius, encore renfermée dans les enveloppes de l'œuf, atteint encore un développement plus avancé, car on voit déjà au-dessous de sa mince enveloppe cuticulaire les rudiments des quatre paires de membres suivants. La larve, munie de gros yeux, aussitôt après son

1 E, v. Siebold. Beiträge sur Naturgeschichte der wirbellosen Thiere. II. Ueber das Begatlungsgeschäft des Cyclops castor. Dantzig, 1859.

? À. Gruber, Ueber zwei Süsswassercalaniden. Leipzig, 1878.

5 A. Gruber, Beiträge sur Kenniniss der Generations organe der freilebenden Copepoden. Leitschr. für Wiss. Zool.,t. XXXIT, 1879.

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éclosion, se débarrasse, de cette enveloppe de Nauplius et représente alors en sautant les phases postérieures de Nauplius, la première forme de Cyclops avec des pattes-mâchoires puissantes et des mandibules styliformes (fig. 583). La métamorphose des Lernéopodes subit de la sorte une réduction consi dérable. Sous cette forme de Cyclops, les larves de Sipho- … nostomes cherchent un endroit où elles puissent se fixer elles s'accrochent aux branchies de certains Poissons, et apr la mue suivante elles adhèrent plus intimement à leur hô Elles subissent alors, en quelque sorte, comme les chrysalides, toutes les autres phases de Cyclops (Caligides, Lernéens) ou se transforment plus tôt en animal adulte, dans le cas où le développement morphologique de la forme sexuée subit une réduction (Lernéopodes). Enfin, après la dernière mue, l'animal sexuë, muni de tous ses anneaux et dé quatre paires de rames et capable de s’accoupler, devient libre. ; PRO CAES DU PE Chez les Lernéopodes et les Chondracanthides, le dévelop- À forme de Cyclops de pement subit une réduction considérable, car le développeages À Rx. ment morphologique de l'animal sexuë n’est pas poussé aussi les deux paires de Join; les deux paires de rames postérieures ne se développent pattes-mâchoires. :

pas et même les deux antérieures (Lernéopodes) dispa=

raissent. Enfin, chez les Ergasilides, le développement ne paraît pas différer essentiellement de la métamorphose normale des Copépodes à vie indépendante. … Les Crustacés parasites vivent principalement sur les branchies ou dans le pharynx des Poissons, parfois aussi sur leurs téguments; ils se nourrissent, mucus ou du sang de leur hôte, dont ils remplissent leur tube digestif. . Bea coup n’adhèrent que légèrement aux tissus de leur hôte; d'autres (Lernéopodes) s’accrochent à la muqueuse ; d’autres encore sont situés en partie (Lernéens) « entièrement (Philichthys) dans des replis de la muqueuse, ou pénètrent RES comme l’'Haemobaphes, dans le bulbe aortique des Poissons.

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