LOT
6% PHYLLOPODES.
un sac branchial. Les paires de membres antérieurs et parfois tous les membres. | (Leptodora) peuvent aussi se transformer en organes cintre Prébenae et | être dépourvus d’appendices branchiaux. *|
Le système nerveux des Phyllopodes se compose d'un cerveau et d’une che 1 ventrale, dont les ganglions sont réunis entre eux par des commissures transver- + sales, et qui a par conséquent la forme d'une échelle; les ganglions sont en nombre variable suivant la longueur du corps et le nombre des membres. Le cerveau envoie des nerfs aux antennes antérieures et aux yeux. Ces derniers organes sont tantôt des yeux composés très gros, à cornée lisse, en nombre pair et mobiles sur les côtés de la tête, tantôt des taches oculaires irrégulières ou de petits points en forme d'x. Dans ce dernier cas, chaque aa n'en possède qu'un seul, placé sur le milieu de la tête. té
Le tube digestif se compose d'un œsophage étroit et musette d'un est allongé, rarement contourné, à la partie antérieure duquel sont situés deux appendices aveugles ou deux tubes hépatiques multilobés, et d'un intestin proprement dit, qui se termine en arrière par un anus.
Très généralement on observe dans ce repli cutané, que l’on doit É comme un test, un organe excréteur replié sur lui-même, appelé glande du test, qui débouche sur la mâchoire postérieure par un orifice particulier. Il ne faut pas confondre avec cette glande du test une autre glande repliée en rosette, la glande antennale, que l'on n’a jusqu'ici observée que pendant la wie larvaire. : Un autre organe commun aux Phyllopodes (souvent atrophié de bonne 84 est la glande cervicale, qui joue le rôle d’organe adhésif. PS > us
Il existe partout un appareil circulatoire, formé tantôt d'un cœur écrl anuni de trois ouvertures, deux latérales veineuses et une antérieure artérielle, tantôt d'un vaisseau dorsal divisé en chambres et pourvu de nombreuses paires d'ostioless Le sang suit toujours et d'une manière régulière le même trajet, bien qu'il n'existe 1 point de vaisseaux. La respiration est exercée par la peau, dont la surfacerse « trouve augmentée par l'existence du repli qui constitue le test, et par les rames . lamelleuses. Les appendices branchiaux de ces derniers organes, dans lesquels « du reste le sang: ne circule pas en plus grande abondance que dans l'épaisseur | du test, correspondent par leur position et aussi par leur fonction aux bran- « chies des Décapodes, tandis que les lamelles mobiles et bordées de oies, de même que les appendices homologues des membres des Ostracodes; servent à 5 régler le courant d'eau qui les baigne. Hit ÉTERNIRE
un les Phyllopodes ont les sexes séparés. Les mâles et les femelles présentent des différences extérieures très marquées, principalement dans la structure de leurs antennes antérieures, plus grandes et plus riches en filaments olfactifs, et dans celle des rames antérieures, qui dans le sexe mâle sont armées de ert chets. En général, les mâles sont plus rares et ne se montrent qu’à certaines époques de l’année. Les femelles des Daphnides peuvent pondre, sans accouplement ni fécondation préalables, des œufs, que l’on appelle œufs d'été, qui se "déx loppént et produisent de nombreuses générations, ne contenant point d' indi il mâles. Chez quelques genres de Branchiopodes la parthénogénèse est la ré par exemple chez les Artemia, Apus productus et cancriformis, dont on ne con le mäle que depuis queiques années, Les femelles portent le plus souvents
BRANCHIOPODES. 627
œufs, après la ponte, dans des appendices particuliers, ou dans une sorte de chambre incubatrice située à la face dorsale, sous le test. Les jeunes, qui viennent d'éclore, possèdent déjà la forme de l'animal adulte (Cladocères) ou subissent une métamorphose compliquée ; dans ce cas ils possèdent deux ou trois paires de . membres et sont semblables à des Nauplius.
Quelques Phyllopodes habitent la mer, mais le plus grand nombre vit dans les . eaux douces stagnantes. Les formations géologiques antérieures à l'époque actuelle 4 renferment des Crustacés, remarquables par leur grosseur, que l’on a rapportés en partie, il est vrai sans preuves suffisantes, à l'ordre des Phyllopodes.
Branchiopoda'. Branchiopodes
1 F: Phyllopodes de grande taille, à corps nellement segmenté, entourés 1 en général par une carapace, tantôt aplatie et en forme de bouclier, tan- . tôt bivalve et comprimée latéralement, munis de dix à quarante paires … de rames foliacées et d'appendices branchiaux bien développés.
Les Branchiopodes se distinguent des Cladocères par leur taille plus consi- … dérable, par leur plus grand rombre de membres et par leur organisation interne plus compliquée. La forme du corps est très diverse. Les uns (Branchi- … podides) possèdent un corps allongé presque cylindrique et sont entièrement - dépourvus d'un repli cutané dorsal, d’autres (Apusides) sont recouverts d’une … carapace large et aplatie, ayant la forme d'un bouclier, dont le bord postérieur, … profondément échancré, laisse passer l'extrémité postérieure de l'abdomen avec ses articles bifurqués et sétiformes. D'autres encore (Esthérides, Limnadides) possèdent une carapace bivalve, semblable à une coquille de Lamellibranche, "qui enveloppe le corps tout entier. Tous ont deux gros yeux composés, qui peuent être situés sur des pédoncules mobiles (Branchipus), et un œil accessoire médian, correspondant à l'œil des Cyclops, ou parfois une simple tache pigmen-
simples et articulées et portent de nombreux filaments olfactifs. Les antennes postérieures sont très grandes, excepté chezles Apusides, où elles font complètement défaut, et servent de rames. La lèvre supérieure recouvre en partie deux
4 Outre les mémoires déjà cités de Zaddach, Grube, Liévin, Claus, etc., -consultez Brongniart, Mémoire sur le Limnadia. Mém. du Mus. d’hist, nat., vol. VI. — Joly, Recherches 2001, anat., physiol. sur l'Isaura cycladoides. Ann. sc. nat., 2° sér., vol. XVIT, 1842. — A. Kozubowski, Ueber denmännlichen Apus cancriformis. Arch. für Naturg., vol. XXIIT, 1857. — Klunzinger, Peiträge ur Kenntniss der Liminadiden, Leitschr. für Wis. Zool., vol. XIV, 1864. — Lereboullet, Observx- » tions sur la génération et le développement de la Limnadie de Hermann. Ann. sc. nat., 5° sér., - vol. V, 1865. — E. Grube, Ueber die Gattungen Estheria und Limnadia und einen neuen Apus, > Archiv für Naturg:, vol. XXXI, 1865. — v. Siebold, Beiträge sur Parthenogenesis der Arthur o> … poden, Leipzig, 1875. — Brauer, Wiener Sitzungsberichte, 1873 et 1874. — C. Claus, Zur Kenntniss des Baues und der Entwicklung von Branchipus und Apus, elc. Gôltingen, 1873. É Fr. Spangenberg, Zur Kenntniss von Branchipus stagnalis. Leïtschr. für wiss. Zool., t. XXW, 1875. = WI. Schmankewitsch, Zw:Kenniniss des Einflusses der ‘aussern Lebensbedingungen auf dit
Organisation der Thriere, Ibid., t. XXIX.
taire (Esthérides). Les antennes antérieures, en général courtes, sont partout
puissantes mandibules, auxquelles font suite deux paires de mâchoires, qui sont en général de simples lamelles revêtues de soies. La paire antérieure peut porter … un petit palpe lobé. Sur la deuxième paire s'ouvre, probablement partout, la glande du test. Les pattes sont au nombre de 10 à 40 paires et portent de grands appendices branchiaux. Dans la règle elles ont une tige à cinq lobes sur la bäse | de laquelle peut se rencontrer aussi un appendice masticateur. Les pattes renferment parfois des cellules glandulaires avec un long canalicule excrétete if chipus).
Le système nerveux est remarquable par la longueur de la étiiie ve partout en forme d'échelle, et par le riche développement des nerfs sensitifs cutanés, qui aboutissent à des soies tactiles. Les ganglions mandibulaires et les # ganglions maxillaires restent dans la règle séparès et ne se fusionnent pas en « une masse ganglionnaire sous-æsophagienne commune. Les organes sensoriels M frontaux sont très développés et munis de ganglions et d'appendices cuticulaires. Le canal digestif présente deux appendices hépatiques latéraux, quelquefois courts M et simples (Branchipus), mais en général ramifiés et lobés. Le cœur est repré- : senté par un vaisseau dorsal, allongé, avec de nombreuses paires d'ouvertures latérales. Tantôt il est situé exclusivement dans la partie .antérieure du thorax, tantôt il s'étend dans toute la longueur du thorax et de l'abdomen (Branchipus). | Il existe partout des glandes du test pelotonnées et très développées. Partout « aussi on retrouve très bien conservés des restes de l'organe cervical. … |
Les organes génitaux, toujours pairs, situés sur les côtés du canal» digestif, % débouchent en général à la limite du thorax et de l'abdomen. Les orifices M sexuels, représentés chez la femelle par de simples fentes, peuvent offrir chez É le mâle des organes d'accouplement protractiles (Branchipus). Les mâles se « distinguent aussi des femelles par des caractères sexuels accessoires, princi- 4 palement par les crochets de la première ou des deux premières paires de M pattes (Esthérides), ou par la transformation des antennes postérieures en orga= « nes préhensiles (Branchipus). Fréquemment aussi la forme des antennes anté- « rieures, de la tête et de l'abdomen, présente des modifications remarquables « chez les mâles. Ces derniers sont excessivement rares, ils ne paraissent se « + montrer que, sous des conditions déterminées, dans certaines générations, qui « alternent avec des générations se développant par parthénogénèse. Le développe ment des œufs a en général lieu dans une cavité de la femelle, soit dans une 4 poche incubatrice de l’abdomen (Branchipus), soit entre les valves de la cara- M pace, sur les appendices filiformes (Esthérides) ou vésiculaires (Apusides) de certaines paires de pattes (9° à 11°). Ils y subissent une segmentation totale et : éclosent sous la forme de larves Nauplius munies de 3 paires de membres, dont l'antérieure (les futures antennes antérieures) n’est représentée chez les Exthérides que par de petits mamelons munis d’une soie, et la paire ei Ê E. les Apus est petite et rudimentaire. F
Le développement libre est une métamorphose compliquée unie à de nom breuses nues. Avant qu'on puisse encore découvrir dans le voisinage des. mâchoires l'ébauche de la glande du test, fonctionne la rosette glandu I située à la base de la deuxième paire de pattes (future deuxième paire. tennes). Pendant que, par suite de la croissance de la larve, la portion posti
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rieure du Corps devient conique à sa base, se différencient graduellement les anneaux qui font encore défaut. La région maxillaire, qui fait suite aux mandibules, reste courte, et ne montre qu'une segmentation peu marquée ; sur sa face dorsale se développe chez l'Apus et les Esthérides le repli cutané qui constitue - le test. À mesure que le développement progresse, aux côtés de l'œil frontal ‘impair se développent les yeux composés latéraux, dont les ébauches se ren- Gontrent sur la ligne médiane (Esthérides), ou restent séparës ou même peuvent Gtre supportés sur des portions latérales mobiles de la tête, qui s2 disposent en forme de pédoncule (Branchipus). L'organe cervical se montre de bonne heure sur le dos ; c'est d'abord un bourrelet scutiforme, qui chez l'animal adulte constitue un petit bouclier cervical sur la partie antérieure de la tête. Chez les Limnadia il devient très saillant en avant et forme un appareil adhésif. Pendant ce temps, la partie postérieure du corps s'est allongée, et il s’y est développé une bandelette ventrale composée d'une large bande mésodérmique et d'un renflement ectodermique médian; cette bandelette se divise, et chacun des segments primitifs ainsi formés présente l'ébauche d’une paire de membres et d’un ganglion. Sur le dos, le cœur prend naissance aux dépens d’une double ébauche qui, à gauche et à droite, sur le bourrelet marginal de la bande mésodermique, se divise transversalement au niveau des segments. Plus tard, les appendices - locomoteurs des mandibules disparaissent et les membres de la deuxième paire - revêtent une conformation différente dans les diverses familles.
Les Branchiopodes sont presque exclusivement des animaux d'eau douce, que l'on rencontre surtout dans les mares peu profondes. Quelques espèces, telles . que l'Arfemia salina, ont été trouvées dans l'eau salée. Un fait remarquable, ce - sont les changements que les variations dans le degré de salure de l’eau amènent dans les dimensions du corps et la conformation des membres. D'après Schmankiewitz!, quand le degré de salure est très élevé, l'Artemia salina présente un plus grand développement de la surface branchiale, tandis que les lobes caudaux Satrophient et que le corps devient plus petit, c’est-à-dire qu’il revêt les caractères de lArtemia Muhlhausenii. Inversement, lorsque le degré de salure est faible, il revêt les caractères des Branchipus ; en effet, le long anneau (der- nier) eaudal se divise en deux courts anneaux, et l'abdomen est ainsi formé de neuf anneaux, en même temps que la longueur des lobes caudaux et que le nombre des soies augmente. Enfin il faut mentionner aussi leur présence accidentelle dans des localités déterminées, dans lesquelles, comme c'est le cas pour les Artemia, les Apus, les Branchipus, ete., ils disparaissent pendant des années, pour reparaître brusquement après des inondations et des pluies torrentielles. Ce phénomène s'explique par la propriété que possèdent leurs œufs de résister à une sécheresse prolongée. Il en est de même pour les Cyclopides, les Cladocères, les Rotifères, etc.
Les Branchiopodes ont aussi été très répandus dans les périodes géologiques antérieures à l'ère actuelle. Si l’on connaît des espèces d’Estheria actuellement vivantes dans toutes les parties du monde, on rencontre aussi déjà à l'époque dévonienne, dans presque toutes les formations, des carapaces bivalves ayant
4 Voyez : Leitschrift für wissensch. Zoologie. Supplément au t. XXV, 1875.
appartenu à des Esthérides, par exemple à l'Estheria (?) membranacea dans le : vieux grès rouge d'Angleterre, à l'Estheria (Posydonomya) minuta dans le Keuper d'Allemagne. Se
Les Hymenocaris de l’époque paléozoïque, qui comptent parmi les plus anciens fossiles, ainsi que les genres Peltocaris, Ceratiocaris, Dictyocaris, Dithyrocaris et Arges appartenant en partie aux formations siluriennes, en partie aux formations carbonifères, sont-ils tous de véritables Phyllopodes ? c’est ce que dans l'état actuel de nos connaissances il est impossible de décider. Par leur forme, ils se rappro chent en partie des Apusides, en partie des Nebalia, que l’on a considérés à tot « comme des Phyllopodes. RE
1. Fax. Brancmponmar'. Corps allongé, dépourvu de carapace. Le plus souvent 11 paires de pattes foliacées. Abdomen allongé, cylindrique, multi-articulé, terminé par. deux lamelles bifurquées. Tète nettement distincte, portant des yeux latéraux, mobiles, longuement pédiculés. Antennes antérieures sétiformes, antennes postérieures formées par de petites lamelles recourbées vers le bas, chez le mâle par de puissants crochets destinés à saisir et à fixer la femelle. Canal digestif avec deux tubes aveugles au lieu defoie. Cœur très long, divisé en plusieurs chambres, occupant toute la longueur du corps. Dans les deux sexesles deux premiers anneaux abdominaux s’élargissent sur la face ventrale et forment un bourrelet génital, qui fait fortement saillie et qui porte les orifices sexuels. Les testicules et les ovaires constituent deux cordons céllulaires situés de chaque côté du tube digestif dans les anneaux antérieurs de l'abdomen; ils s'étendent en avant jusque dans le dernier anneau thoracique, où ils se recourbent pour se continuer avec les ca naux vecteurs. Chez la femelle, les deux oviductes se réunissent en une sorte d'utérus dans l'anneau génital renflé en forme de sac. L'utérus se continue avec un court Yagin formé par invagination, De chaque côté de l'utérus on trouve encore un cordon glandulaire brunâtre moniliforme et composé de nombreuses cellules glandulaires, globu leuses, réunies par des canaux excréteurs étroits (chacun de ceux-ci est formé par une cellule). La sécrétion de ces glandes s'écoule dans l'utérus chaque fois qu'un œuf est, pondu, et, se durcissant autour des œufs, leur constitue une coque brune: Chez le mâle les deux conduits déférents musculeux restent séparés, présentent des vésicules sémi= nales volumineuses et-débouchent dans de petites saillies génitales protractiles, que Von doit considérer comme des organes d'accouplement. Le développement, qui débute par une segmentation totale du vitellus, a lieu le plus souvent dans l'utérus. Les larves, | immédiatement après l'éclosion, ont la forme de Nauplius, sont munies de 5 paires de.
membres et subissent une métamorphose compliquée. ue LOUE
Branchipus Schäff. (Chirocephalus Prév.). Antennes préhensiles du mâle munies à la base d’un appendice en forme de tenaille et souvent d’appendices digités. Abdomen à
9 articles avec de longues lamelles terminales portant des soies sur les bords: B: pisciformis Schälf. (B. stagnalis L.) dans les mares en Allemagne avec l'Apus cancriformis. B. diaphanus Prév., France. B. Josephinae Gr., Dorpat. Arfemia Leach. Antennes pré- ë hensiles du mäle dépourvues d’appendices à la base. Abdomen avec les appendices termi= naux courts, munis de soies seulement à l'extrémité, à 8 articles; tantôt pondent des œufs à coque dure, tantôt sont vivipares. À. salina L., dans les marais salants à Trieste, Montpellier, Cagliari et Lymington. A. Mulhausenii Fisch. v. Waldh., Crimée. Polyartemia Fisch. Avec 19 paires de membres et seulement 3 ou 4 anneaux qui n’en portent pas. P. forci-. pala Fisch., dans les flaques d’eau à Tundra. |
2. Fam. APusIDAr?. Corps recouvert d’un bouclier dorsal aplati et légèrement bombé, soudé
1 Voyez: Schäffer, Grube, Leydig, Claus, Spangenberg, loc. cit. et Nitsche, Ueber die Ges-= chlechtsorgane von Branchipus Grubei. leits. für wiss. Zool. Supplément au + ES Brauer, Beiträge zur Kenntniss der Phyllopoden, Sitzungsber. der K. Akad. der Wiss. Wien, 18 É
2 Voyez Schätfer, Zaddach, Claus, v. Siebold, loc. cit. et Kosubowsky, Archiv für Naturgesch
BRANCHIOPODES. 631
avec la tête et les premiers anneaux thoraciques. Sur le bouclier sont situés les yeux composés, et en avant d’eux l'œil simple. Les antennes antérieures sont de courts filaments bi-articulés ; les postérieures, qui constituent chez la larve une forte rame à deux bran- ches, font complètement défaut. Appendices gastriques très développés. Cœur ne dépas- - sant pas la moitié antérieure du thorax. 30 à 40 paires de pattes, dont l'antérieure se termine par 3 longs fouets. La 11° paire porte chez la femelle une capsule bivalve, ovifère, formée par l'appendice branchial externe et par a rame transformés. C’est sur l'anneau qui porte cette même paire de pattes qu'est située l'ouverture sexuelle, Les anneaux postérieurs de l’abdomen, terminés par deux longs filaments caudaux, ne présentent - aucun membre. Les mâles, qui sont très rares, et qui ont été découverts par Kozubowski, - sont reconnaissables en ce que leur onzième paire de pattes est conformée normalement et, suivant Brauer, un anneau dépourvu de membres de plus que la femelle. Les larves Nauplius sont encore dépourvues de bouclier dorsal. Ils vivent avec les Branchipus dans les flaques d’eau douce; et quand celles-ci viennent à être desséchées, ils disparaissent __ pour se montrer en grandes masses après des inondations ou des pluies abondantes. Ce phénomène remarquable s'explique par la propriété que possèdent les œufs de rester très longtemps dans la vase desséchée tout en conservant la faculté de se développer. Des observations répétées ont même prouvé que les œufs ne se développent le plus souvent qu'après avoir été soumis, pendant un certain temps, à la sécheresse. Un fait intéressant est l'apparition de génération se reproduisant par parthénogénèse (thélylokie). Apus Schäff. Caractères de la famille. À cancriformis Schäff. Lame terminale de l’abdomen très courte, Allemagne. À. sudanicus Br., A. dispar Br., espèces africaines. A. (Leprdurus) productus L. Lame de l'abdomen très large, élargie vers le bout (Schäffer). A. gla- cialis Kr., Groënland. A. longicauda Le Conte, Amérique du Nord.
3. Fan. Esraermas. Corps entièrement enveloppé par une carapace chitineuses bivalve,
Tête séparée par un sillon, différente dans les deux sexes. Les yeux composés sont rap- Prochés sur la ligne médiane. Antennes antérieures multi-articulées, antennes postérieures d'ordinaire puissantes et biramées. Nombre des paires de pattes variant entre 10 et 27. La première ou les deux premières paires sont armées de crochets chez le mâle. L’abdomen “est dépourvu de pattes ; son anneau postérieur porte deux soies dorsales plumeuses, derrière lesquelles il se divise en deux lamelles verticales munies de crochets. Le cœur est situé dans la partie antérieure de la région céphalothoracique. Les larves n'ont pas encore de carapace, cependant elles peuvent présenter à sa place une sorte de bouclier dorsal (Lymnetis) et ne possèdent que deux paires de membres disposés pour nager, la uxième paire d'antennes et les mandibules, auxquelles il faut ajouter les antennes térieures, sous la forme de mamelons surmontés chacun d’une soie. , Limnetis Lovén (Hedessa Liévin). Carapace ovale, plus ou moins sphérique ; antennes antérieures courtes, en massue, bi-articulés. Deuxième paire de mâchoires absente. 10 à 12 paires de membres, la première munie de crochets chez le mâle, 9° et 10° paires portant les œufs chez la femelle. Les larves avec un bouclier large. L. brachyurus 0. Fr. Müll. (Hedessa Sieboldii Liévin), Prusse. L. Gouldii Baird., Canada. L. Wahlbergü Lovén., Port-Natal.
Limnadia Brongn. Carapace ovale, très mince, bord dorsal fortement recourbé. Tête avec un organe de fixation cupuliforme. Antennes antérieures amincies à leur extrémité, . multi-articulées. 18 à 22 (24 à 26) paires de pattes. 9° à 19° paire portant les œufs. Ab- domen non recourbé vers le bas. Larves Nauplius dépourvues de bouclier dorsal. L. Hermanni Brongn. Dans les fossés, à Fontainebleau, Strasbourg, Breslau. L. Antillurum Baird., Saint-Domingue. Limnadella Gir., L. Kilei Gir., Cincinnati.
… Estheria Rüpp. (Cyzicus Aud., Isaura Joly). Carapace à bord dorsal légèrement recourbé.
Tête avec un gros bec comprimé. Antennes antérieures filiformes, épaissies chez le mâle, dentées, formées de 12-17 articles, 2 paires de mâchoires. 24 (27 ou 28?) paires de membres. Les deux premières paires, chez le mâle, munies de crochets. 9° et 10° paires,
t. XXE, 1856. — Fr: Brauer, Beiträge;zur Kennlniss der Phyllopoden. Sitzungsber. der Akadder Wissensch. Wien, 1872 et 1874.
632 CLADOCÈRES.
chez la femelle, portant les œufs. Abdomen fortement recourbé vers le bas. E. cucladolis Joly (E. tetracera Kryn.), Toulouse, Breslau, Hongrie. E. mexicana Cls., E. hotes Rüpp. (E. gubernator Klunz.), Abyssinie. FE, Birchii Baird., Australie, etc.
se 2. SOUS-ORDRE
Cladocera'. Cladocères
Petits Phyllopodes à corps comprimé latéralement, entouré. le souvent, à l'exception de la tête, par un test où carapace bivalve, munis de grandes antennes nalatoires et de quatre à six paires de dt ‘is F.
Fig. 561. — Jeune femelle de Daphnia similis. — C, cœur avec l'orifice gauche; Dfcana di tif, L, appendice hépatique; À, anus ; G, cerveau ; 0, œil; Sd, glande du test; Br, chà incubatrice. Vin
que les formes jeunes des |[Branchiopodes à test, telles que }les larves des
. 4 Outre les ouvrages déjà cités, voyez : H. E. Strauss, Mémorre sur ti Daphnia de la classe des Crustacés. Mém. du Muséum d’hist. nat., vol. Vet VI, 1819, 1820. — Liévin, Die Branchiopoden, der Danziger Gegend. Dantzig, 1848. — Zaddach, Holopedium gibberum. Archiv für Naturg vol. XXI, 1855. — J. Lubbock, An account of the two melhods of reproduction in Daphnia and, of the structure of the cphippiun. Philos. Trans., 1857. — Leydig, Naturgeschichte der Daphn den. Tübingen, 1860. — J. E. Schôdler, Neue Beilräge zur Nalurgeschichte der Cladocer
CLADOCÈRES . 633
Esthéries, munies de six paires de pattes, aident puissamment à interpréter. Les antennes antérieures restent en général courtes, non segmentées et se terminent parune houppe de filaments olfactifs ténus; les antennes postérieures sont trans- formées en rames bifurquées et munies de nombreuses soies très longues. Les …. deux mandibules et les deux paires de mâchoires, dont la dernière n'existe le . plus souvent qu’à l'état embryonnaire et disparait plus tard complètement, sont suivies de quatre à six paires de membres, qui ne sont pas toutes des rames la- . melleuses, mais qui, dans beaucoup de cas, sont toutes (Polyphémides), ou quelques-unes seulement (Daphnides, Lyncéides) cylindriques et servent à l'animal . à marcher et à saisir ; rarement Les appendices branchiaux leur font entièrement » défaut (Polyphémides). La région maxillaire de la tête, sur laquelle le repli du . test prend son origine chez l'embryon, est suivie de quatre à six et, dans le genre Daphnia, de cinq anneaux thoraciques, peu distincts, dont les antérieurs renferment sur le dos le cœur. L'abdomen se recourbe vers le ventre; il porte sur le dos plusieurs éminences et se compose de trois anneaux et du segment terminal anal, muni de rangées de crochets. Ce dernier correspond entièrement au postabdomen des Esthérides, commence comme lui avec deux soies tactiles dorsales et se termine par deux grands appendices crochus.
L'organisation interne est assez simple. Les yeux composés se fusionnent sur la ligne médiane et constituent un grand œil frontal animé de mouvement . vibratoire ; au-dessous se rencontre, à quelques exceptions près (Leptodora), un ocelle simple et impair; ce dernier peut exister seul sans aucune trace du premier (Monospilus) On trouve également dans la région cervicale un organe sensoriel de nature indéterminée sous la forme d'un amas de cellules ganglionnaires. Le front présente encore deux petites cellules ganglionnaires (organe frontal), dont les nerfs viennent du cerveau. Le cerveau est gros et bilobé (fig. 562); la chaine ventrale, d'ordinaire en forme d'échelle, est très ramassée chez les Polyphémides. Son existence est souvent difficile à démontrer. Les ganglions des mächoires sont le plus souvent séparés du premier ganglion thoracique. Les nerfs de la seconde paire d'antennes naissent au-dessous de l’œsophage.
… L'orifice du canal digestif est situé au-dessous d'une grande lèvre supérieure renfermant des glandes salivaires unicellulaires; il donne entrée dans un œæso- - phage ascendant, très dilatable, qui fait saillie dans l'intestin gastrique. Au commencement de ce dernier se trouvent presque toujours deux cæcums simples que l'on considère comme des tubes hépatiques. Le rectum est court et peut s'élar- * gir beaucoup grâce à l’action de muscles dilatateurs, qui s'insèrent sur lui. Lecœur
… Berlin, 1865. — Id., Die Cladoceren des frischen Haffs. Archiv für Naturg., vol. XXXII, 1866. — … G. 0. Sars, Norges Ferskvandskrebsdyr, forste Afsnit. Branchiopoda. 1. Cladocera ctenopoda. Christiana, 1865. — 1d., Om en dimorph Udvikling samt generationsvexel hos Leptodora. Ni- . densk. Selsk. Forh., 1873. — Norman and Brady, À monograph of the British Entomostraca 1% belonging to the families Bosminidae, Macrothricidae, Lyncidae. Nat. hist. Trans. of Northumber- Hand and Durham. London, 1867. — Weismann, Ueber Bau und Lebenserscheinungen von Leptodora hyalina, Leipzig, 1874, — C. Claus, Die Schalendrüse der Daphnien. Leitschr. für wiss. Zoo!., vol. XXV, 1875. — Id., Zur Kenntniss der Organisation und des feinern Baues der Daphniden. Ibid., t. XXVIE, 1876. — Id., Zur Kenntniss des Baues und der Organisation der Polyphemiden. Wien, 4877.— A: Weismann, Beiträge sur Kenntniss der Daphnoideen. I-I. Leipzig, 1876 et 1877, — B. Héllich, Die Cladoceren Bühmens , Prag. 1877. — Weismann, Bei- … träge sur Nalurgeschichte der Daphnoiden, Leitschr. für wiss. Zool., t. XXXIL.
654 CLADOCÈRES.
est ovale; il présente deux orifices transversaux veineux et un vsifué antérié e artériel. Les contractions sont rhythmiques et très rapides. Les crifices vei
| aussi bien que l’orifice artériel, possèdent bc vules, dont le mécanisme dépend de la p des cellules musculaires cardiaques. Less des orifices veineux entourent le bord de la: à la manière d'un bourrelet, et la ferment-e: plètement au moment de la systole, tandis qu valvule de l'orifice antérieur est soulevée et ou ce dernier. Les cellules musculaires rubanées cœur des Daphnides sont disposées en rayon autour de deux centres tendineux, dont 1
ré era mentor
Fig. 562. — Partie antérieure du système nerveux central du Daphnia similis, vue par la face ventrale, — G0', partie supérieure impaire du ganglion optique avec les nerfs qui se rendent à la rétine; G0, partie paire du ganglion optique; NO, nerf optique; N', N', nerfs de l'organe sensoriel cervical; entre les origines de ces fou SA CEE nerfs sont situés les trois nerfs de nètre dans le test, le traverse enddatnt
locelle; N4', nerfs des antennes tac- Jranches ascendantes dorsales, et aboutit dans, tiles; K, noyau sphérique ; OK, noyau
ovale; SC, commissure œsophagienne; Sinus péricardique. La branche postérieure s ne es rames antennales nés joe sur la face ventrale le long des côtés du
du ganglion sous-æsophagien.
digestif jusque ps le post-abdomen, hrs
du tube digestif dans le sinus péricardique.
Partout il existe une glande du test pelotonnée fetéghes dur 2 si mentaire, dans la région maxillaire, et malgré de nombreuses modification détail offrant toujours la même forme fondamentale’. Elle est formée vésicule arrondie et d’un canal vecteur étroit, qui débouche, après avoir. de nombreuses a au-dessus des mâchoires, Et gets
considérable; elle a la forme d'un disque semblable à une “io à
1C. M Die Schalendrüse der Daphnien. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXV, 875.
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même on l'avait décrite comme ‘telle, la croyant de nature musculaire. En À réalité, c'est une masse aplatie de cellules glandulaires, dont la sécrétion visuse sert à fixer l'animal sur les corps étrangers. L'appareil adhésique du | crystallina est beaucoup plus compliqué; il existe en effet, outre une de praude cervicale en forme de fer à cheval, une petite paire postérieure
Les glandes sexuelles sont situées symétriquement sur les côtes de l'intestin. portion aveugle de l'ovaire sécrète les germes. Sauf chez les Sidides elle est située en arrière et renferme une grande quantité de cellules germinatives, . dont le protoplasma constitue une masse en apparence homogène autour des petits noyaux. Puis vient une partie, dans laquelle les cellules germinatives, distinctes les unes des autres, sont disposées par groupes de quatre, irrégulière- . ment placés à côté les uns des autres, et enfin une troisième partie, que l'on a comme une matrice, dans laquelle les groupes de quatre cellules s les uns à la suite des autres et comme séparés dans des chamtinctes. Suivant P. E. Müller, dont la découverte a été confirmée de js côtés, une seule cellule dans chaque chambre se transforme en œuf, ’est toujours la troisième cellule (comptée de la partie distale à la partie : ile de l'organe); toutes les autres sont des cellules vitellines qui fournis- » sent à œuf les matériaux nécessaires à son accroissement. Chez les Sida et les forme Etes la partie germinative de l'organe est située en avant, et en arrière ve la matrice avec ses chambres. Partout l'ovaire se continue directe- : l'oviduete ; celui-ci débouche à l'extrémité postérieure de la cavité e, en avant de l’appareil de fermeture. La matrice est remplie; avant s’groupes de cellules de la partie germinative de l'ovaire n'y pénètrent, | ainsi qu'après l'expulsion (dans la cavité incubatrice) des œufs mürs, d’un tissu rmé, au moins en partie, de grosses vésicules qui, suivant Weismann, est l’éï lium ovarique rempli de sang et concourt à la nutrition de l'œuf.
- Dé même que les ovaires, les testicules sont situés sur les côtés du canal digestif t se continuent avec les canaux déférents, qui viennent déboucher sur la face ventrale e, derrière la dernière paire de pattes ou à l'extrémité postérieure du TPS; | parfois sur de petites saillies, quelque peu protractiles. Dans certains cas Daphnella, Latona) ces dernières prennent la forme de véritables organes d'accouplement. Que devient le sperme dans l’accouplement , pénètre-t-il directement dans la cavité ineubatrice ou dans la portion terminale de l'oviducte? c’est ce qu'on n’a pu jusqu'ici déterminer. On ne rencontre pas de réceptacles séminaux chez la femelle.
Les mâles, plus petits, diffèrent dans leur apparence extérieure des femelles - par l'absence de cavité-ineubatrice, ainsi que par le plus grand développement des organes des sens (grosseur des yeux et des antennes antérieures) ; ils se distinguent aussi par des appendices copulateurs accessoires, espèces de crochets itués sur la paire antérieure des pattes et destinés à fixer la femelle. Au … Prifitemps et en été on ne rencontre d'ordinaire que des individus femelles,
qui donnent naissance à une série de générations par parthénogénèse (œufs … d'été} Les mâles apparaissent en général en automne ; ils peuvent aussi se monrer à toutes les époques de l’année toutes les fois, comme cela a été démontré