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SOUS-ORDRE Rhizocephala! (Sucetoria). Rhizocéphales

Corps non segmenté, dépourvu de membres, ayant la forme d'un sac e d'un disque lobé, avec un pédicule court et étroit, d’où partent des filamen radiciformes ramifiés. Ceux-ci traversent lé corps de l'hôte et serven aspirer les sucs, dont se nourrit le parasite. Manteau en forme de sac, pourvu de pièces calcaires, avec une ouverture étroite. Pas de bouche, d'appareil digestif. Les testicules, en général pairs, sont situés entre les ovaires et débouchent dans la cavité incubatrice. Vivent en parasites principalement sur l'abdomen des Décapodes, dont ils entourent les viscères avec. leurs filaments radiciformes.

Fam. Pezrocasrrinar. Pellogaster Rathke. Corps allongé, cylindrique, avec un orifice à l'extrémité antérieure. Pédicule tubuleux, très saillant. Testicules pairs. P. paguri Rathke, etc. Apeltes Lillj. Distinct surtout par la forme de l'extrémité postérieure, a un testicule i impair. À. paguri Lillj. Sur le Pagurus Bernhardus. Sacculina Thomps. Co forme de sac. Orifice en avant du milieu du bord postérieur. Pédicule saillant sur le milieu du bord antérieur. Testicules pairs. Œufs dans des tubes aveugles, ramifiés. S. carcini Thomps. Le genre Clistosaccus Lillj. est voisin. C. paguri Lillj. Lernacodiscus Fr. Müll. Corps transver sal, en forme de sac, avec une ouverture enfoncée dans le milieu du bord postérieur. Pédicule infundibuliforme à bord chiniteux dentelé. Enveloppe tégu= mentaire, formant de chaque côté des appendices à cinq lobes contenant des embryons: 2 testicules. L. porcellanae Fr. Müll, Brésil. Parthenopea Kossm. Pas d’appendices pale léaux lobés. P. subterranea Kossm. sur la Calianassa subterranea, Méditerranée.

MALACOSTRACA. MALACOSTRACÉS

A l’opposé des Entomostracés, les Malacostracés présentent un nombre 1 tivement constant d’anneaux et de paires de membres. La tête et le thorax qu'il n’est pas possible de délimiter d'une manière absolue par suite du nombr variable de paires antérieures de pattes transformées en appendices buccaux composent de treize anneaux et portent le même nombre de paires d'appendices et l'abdomen, partout nettement distinct, de six anneaux avec six paires de patte et d’une plaque anale (£elson) formée par la pièce terminale. Il arrive: encore assez fréquemment qu'à l'exemple des anciens auteurs on distingue un anneau oculaire, et que par suite le nombre total des anneaux et des paires d° appendices soit augmenté d'un. Mais en réalité la partie de la tête qui porte les yeux latéraux constitue d'autant moins un anneau distinct que les veux pédonculés mobiles

1 W. Lilljeborg. Les genres Liriope et Peltogaster. Nov. act. reg. Soc. scient. Upsalensis, 3 sér., vol. IT, 1860. — Fr. Müller, Die Rhizocephalen. Arch. für Naturg., 1862 et 1863. — R. Kossmann, Beiträge zur Anatomie der schmarotz:enden Rankenfüssler. Nerh. der med. phys. Geseils. Neue Folge, vol. IV. — Id., Suctoria und Lepadidae, Wurzburg, 1873.

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des Podophthalmes ne sont point des paires d'appendices apparues de bonne heure, mais sont formés, comme chez les Branchipus, secondairement par dés parties latérales de la tête qui s'accroissent et deviennent mobiles (Claus). De même la plaque anale, qui termine l'abdomen, ne peut pas être considérée comme un anneau, car elle correspond à la pièce anale des larves de Pliyllopodes avec ses appendices fourchus et n'est pas autre chose que la portion terminale non différenciée, qui reste après la segmentation continue de l'anneau précédent et qui représente une série d'anneaux non développés et réunis ensemble.

Il existe, il est vrai, parmi les Malacostracès actuellement vivants un genre qui se distingue par un plus grand nombre d’anneaux abdominaux, car aux six anneaux abdominaux portant des membres s’en ajoutent deux autres, qui en sont dépourvus, mais qui sont munis de branches fourchues allongées, analogues à celles des Phyllopodes. Ce remarquable genre Nebalia, considéré pendant longtemps comme appartenant aux Phyllopodes, qui par de nombreux caractères semble établir la transition entre les Phyllopodes et les Malacostracés, bien que par la conformation et la segmentation de la tête et du thorax il appartienne à ce dernier groupe, ne présente point encore à l’ as terminale de l’abdomen. de plaque caudale ou de telson.

La tête comprend partout derrière l'anneau mandibulaire, sur lequel deux paragnathes forment une sorte de lèvre inférieure, les anneaux de deux paires. de mächoires, dont la conformation conserve plus ou moins le caractère des pattes de Phyllopodes. Les huit paires de pattes suivantes du thorax peuvent encore être complètement semblables et présenter la forme et la segmentation des pattes de Phyllopodes (Nebalia), ou bien en différer et être divisées en deux branches multi-articulées (Schizopodes). Dans la règle au moins la paire antérieure est transformée en paire de pattes-mâchoires et offre une forme intermédiaire entre les mâchoires et les pattes thoraciques. Dans ce cas (Arthrostracés) la partie antérieure du corps tout entière, y compris l'anneau de la paire de pattesmächoires, constitue la tête, tandis que le thorax est formé de sept anneaux restés libres portant un même nombre de paires de pattes, et l’abdomen d’un nombre d'anneaux également libres portant chacun une paire de pattes (pleopodes). Dans d’autres groupes de Malacostracés la paire ou les deux paires thoraciques suivantes se transforment en outre en pattes-mâchoires, sans qu'il y ait une démarcation bien tranchée entre la tête et le thorax. Ce dernier au contraire est recouvert, au moins eu partie, par une sorte de repli cutané en forme de bouclier, qui morphologiquement correspond au test des Phyllopodes, et constitue une sorte de cuirasse plus ou moins considérable soudée avec le dos du thorax, derrière laquelle il ne reste qu'un petit nombre de segments thoraciques à découvert ou même pas du tout (Thoracostraca). Chez les Nebalia les huit anneaux du thorax sont courts, mais restent parfaitement distincts audessous du test qui est très mince. ;

L'organisation interne, bien qu’elle présente dans les différents groupes des modifications considérables, se laisse ramener à un type commun, que l'on peut faire dériver des Phyllopodes. En général elle est plus spécialisée, et plus variée par suite de la taille bien plus considérable du corps. Le cerveau est beaucoup:

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plus développé et les ganglions des yeux latéraux lui sont intimement unis. Les M ganglions des anneaux maxillaires sont fusionnés en une grosse masse sous-(SQ= phagienne, qui peut comprendre encore les ganglions des pattes-mâchoires suivantes et même les ganglions des paires de pattes. Chez les Lémodipodes et les Crabes, dont l'abdomen est si réduit, tous les ganglions abdominaux sont réunis à cette masse commune, L'œil frontal des Phyllopodes ne se retrouve plus d'ordinaire que pendant la période larvaire. Les vésicules auditives font pour la première fois leur apparition. Les appendices hépatiques du canal digestif présentent un développement beaucoup plus considérable, et on voit, apparaître à l'extrémité de l'intestin buccal une poche stomacale compliquée, « à parois plissées, dont les éminences chitineuses dentées remplissent les fonctions de mâchoires (Décapodes). Des deux paires de glandes qui existaient chez les Phyllopodes, une paire, celle des glandes du test, est atrophiée, l'autre, celle des glandes des antennes existe presque partout et forme une saillie conique sur l'article basilaire de la deuxième antenne. Cependant on re- « trouve pendant la phase larvaire chez quelques Malacostracés des restes des glandes du test (Sergestes et Euphausia, Embryons des Arthrostracés); il en est de même de l'organe cervical. Le cœur allongé et formé de plusieurs chambres se montre encore dans quelques groupes (Nebalides, Squillides); mais dans la règle cet organe est plus ramassé et présente graduellement la forme d’un court sac, situé dans le thorax (Isopodes), parfois même s'étend jusque dans l'abdomen, et est muni de paires d'orifices veineux et d'un système plus ou moins compliqué de vaisseaux artériels. Partout, même quand il existe des . vaisseaux veineux différents, certaines lacunes de la cavité viscérale fonctionnent 4 comme sinus sanguins. 4 Assez souvent de respiration est exercée encore par la lamelle inférieure du à repli qui constitue le test. D’ordinaire cependant, des appendices branchiaux se sont développés sur les pattes thoraciques ou abdominales, et en même temps « les mouvements de plaques maxillaires ou des pattes abdominales Amphentes entretiennent un courant d’eau qui sert à la respiration. Les organes génitaux, comparés à ceux des Phyllopodes, présentent se 1 structure de leurs conduits excréteurs une grande différenciation; chez 1 femelles ils s'ouvrent sur l'antépénultième anneau thoracique, et chez les mâle sur le dernier. Très fréquemment il se forme des spermatophores dans le cana déférent ; et chez la femelle apparaissent des cavités incubatrices externes, d lesquelles les œufs se transforment en embryons. Presque partout la segmentati ) du vitellus est partielle. Dans quelques cas rares (Euphausia, Penaeus), l'emb: au sortir de l'œuf a déjà la forme de Nauplius, par laquelle il passe du souvent, avant l'éclosion. Chez les Arthrostracés le développement embryonnaire libre n'offre pas de métamorphose, ou quand il en offre, elle est très limitée 3 Par contre la métamorphose est très complète chez beaucoup de Thoracostracés dont les embryons quittent la plupart les enveloppes de l'œuf sous la forme de Zoea avec un petit nombre de membres thoraciques, mais avec l'abdomen d segmenté.

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