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THORACOSTRACA:. THORACOSTRACÉS

Malacostracés avec des yeux composés, le plus souvent pédonculés, avec un bouclier dorsal qui réunit tous les anneaux thoraciques, ou au moins les antérieurs, avec la tête.

. Les Thoracostracés possèdent aussi un céphalothorax formé de treize anneaux et un abdomen formé de six anneaux et du telson; mais le corps est plus ramassé et adapté à un mode de locomotion plus parfait et à un genre d'existence plus élevé. Au lieu d’être formée par sept anneaux réellement distincts, la région médiane du corps est recouverte par une carapace qui soude intimement | la tête au thorax. Le bouclier céphalothoracique présente dans son développement de nombreuses modifications. D'ordinaire il constitue le tégument dorsal des anneaux antérieurs ou de presque tous les anneaux thoraciques et n'apparait comme un repli libre que dans ses parties latérales recourbées du côté de la face ventrale. Tandis que cette carapace ne s'étend, chez les Stomatopodes et les . Cumacés, que sur les anneaux thoraciques antérieurs, et laisse libres les anneaux postérieurs, chez la plupart des Schizopodes et des Décapodes il recouvre tous les anneaux du thorax, qui constituent dès lors avec la tête une région antérièure, résistante et solide. Quant aux paires de membres, dont treize appartiennent au céphalothorax et six à l'abdomen, elles ont des usages différents de ce que nous avons vu chez les Arthrostracés, mais qui varient suivant les groupes secondaires (fig. 611). Les yeux sont portés d'ordinaire sur deux pédoneules nobiles, que l'on à cru pouvoir considérer comme la plus antérieure des paires de membres, bien qu'en réalité ils correspondent à des parties latérales de la tête. Les deux paires d'antennes appartiennent à la partie antérieure de la tête, qui, elle-même, peut être articulée avec le céphalothorax et est mobile (Squillides). . Les antennes de Ia paire antérieure portent sur une tige commune dans la règle deux ou trois fouets, et remplissent principalement les fonctions à

À Outre les grands ouvrages de Herbst, Milne Edwards, Dana et les mémoires de M Le TA et Milne Edwards, Joly, Couch, etc., consultez: Leach, Malacostraca podophthalma Britannie. London, 1817-1821. — Y. Thompson, On the metamorphosis of Decapodous Crustacea. Lool. Journal, vol. 11, 1851, et Isis, 1834, 1856, 1858. — H. Rathke, Untersuchungen über die Bildun 7 und Entwicklung des Flusskrebses. Leipzig, 1829. — Th. Bell, À Aistory of the British stal eyed Crustacea. London, 1853. — Lereboullet, Recherches d'embryologie comparée sur le déve loppement du Brochet, de la Perche et de l'Écrevisse. Paris, 1862. — Y. Heroes ser das Gehôüror ai der Decapoden. Leipzig, 1865. dits

THORACOSTRACÉS. 715 ganes de sensibilité spéciale. A leur base sont situées, chez les Décapodes, les vésicules auditives ; sur la tige et aussi sur les fouets sont placés des filaments

Fig. 611. — Astacus fluviatilis mâle et femelle vus par la face ventrale. — Chez le mâle on a supprimé les pattes ambulatoires et les pattes abdominales du côté gauche, chez la femelle les pattes ambulatoires du côté droit, ainsi que toutes les pattes-mâchoires. — 4’, antenne interne ; A”, antenne externe avec son écaille (P1/); Md, mandibule avec son palpe; Mz', première mâchoire; Mr", deuxième mächoire; Mxf' à Mxf”, les trois pattes-mâchoires; Goe, orifice sexuel; Doe, orifice de la glande verte; F' et F", première et deuxième pattes abdominales; Ov, œufs; À, anus.

ténus et des poils qui communiquent avec des nerfs, et que l'on considère comme des organes olfactifs. Les autres antennes s’insèrent en général en de- . hors et un peu au-dessous des premières ; elles ne portent qu’un long fouet, et chez les Macroures souvent une écaille plus ou moins grande. Sur un appen- … dice tubuleux de leur article basilaire, débouche le plus souvent une glande - (glande antennale). Les trois paires d'appendices suivantes fonctionnent comme pièces de la bouche : sur les côtés de la lèvre supérieure, les mandibules cornées portant des palpes, et plus bas deux paires de mâchoires multilobées, au devant desquelles est placée, au-dessous de l'ouverture buccale, la petite lèvre inférieure bilobée. Les 8 paires d'appendices suivantes montrent, dans les diffévents groupes, une forme et des usages très variables. Dans la règle, les paires

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antérieures, transformées en organes accessoires destinés à la préhension, se rapprochent de la bouche, où elles constituent ce que l'on appelle les pattesmâchoires, et présentent une organisation qui tient de celle des mâchoires et de celle des pattes proprement dites. Chez les Cumacés, il n'y à que deux paires de ces pattes-mächoires ; chez les Décapodes, trois paires, de telle sorte qu'il ne reste plus dans le premier cas que six paires de pattes proprement dites au thorax, et dans le second cinq paires. Chez les Stomatopodes, cinq paires de pattes sont même transformées en pattes-mâchoires, et seulement trois paires de pattes natatoires naissent sur les derniers anneaux libres du thorax. Les pattes du thorax sont très souvent, au moins en partie, fourchues (l'une des branches servant d'organe natatoire); chez les Décapodes en général, elles } sont conformées pour marcher et dépourvues de branche accessoire. Elles se terminent par des griffes simples; les antérieures fréquemment aussi par de grosses pinces, cependant leurs articles terminaux peuvent aussi être de larges lamelles, et dès lors, les pattes ont une conformation qui les rend aptes à servir de nageoires. Des six paires de pattes abdominales bifides, la dernière s'élargit dans la règle et consti- Mef tue avec le dernier anneau ab- | Fig. 612. — Branchies gauches d’Asfacus fluviatilis, que dominal, qui s’est transformé en + a découvertes en rene le repli ral de us une lamelle, la nageoire caudale. | pace (d’après Huxley). K, branchies; R, rostre; ‘ ÿ

0, œil pédonculé; Mp, appendice lamelleux oscillant de Par contre, les cinq autres paires, « la deuxième mâchoire; Mxf, troisième patte-mâchoire. ou fausses pattes, qui appartiennent aux cinq anneaux antérieurs de l'abdomen, tantôt sont des pattes ma- 4 tatoires (Stomatopodes), tantôt servent à porter des sacs ovifères, où bien les antérieures remplissent un rôle dans l’accouplement (mâles). Elles peu- « vent aussi être plus ou moins rudimentaires et même disparaître en partie. ë A de rares exceptions près (Mysides), tous les Thoracostracés possèdent des branchies fasciculées ou composées de lamelles régulières lancéolées, qui ne sont un autre chose que des appendices des pattes. Les Stomatopodes les portent à labdo= men sur les fausses pattes ; les Cumacés en sont presque totalement dépourvus; x ils ne possèdent en effet qu'une seule paire de branchies sur les secondes pattes-mâchoires. Chez les Schizopodes et les Décapodes, les branchies sont placées sur les pattes-mâchoires et sur les paîtes proprement dites, mais en général renfermées chez ces derniers dans une chambre spéciale au-dessous des expansions latérales de la carapace (fig. 612). Les organes de la circulation atteignent auss chez ces animaux un développement bien supérieur à celui que présentent non seulement les autres Crustacés, mais même tous les Arthropodes. Partout on trouve un cœur et des vaisseaux. Chez les Stomatopodes, le cœur à la forme d'un canal allongé s'étendant dans le thorax et l'abdomen, possède de x breuses ouvertures paires, et, outre une aorte antérieure et une aorte po rieure, envoie à gauche et à droite plusieurs troncs artériels qui vont se rami dans les organes. Chez les Cumacés, les Schizopodes et les Décapodes, le &

pas

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é THORACOSTRACÉS. 715

- est arrondi et est situë dans la partie postérieure du céphalothorax. Il est rare, . comme c’est le cas pour les jeunes larves des Décapodes, qu'il n'existe qu'une, seule paire d'orifices et que le système artériel soit peu ramifié. Chez ces mêmes animaux arrivés à l'état adulte, le nombre des orifices s'augmente d'une paire … ventrale et de plusieurs paires dorsales, et l'appareil vasculaire se perfectionne très notablement. Une artère antérieure, l'aorte céphalique, se distribue au cer- — veau, aux antennes et aux yeux; deux paires d’artères latérales envoient leurs —. rameaux à l'estomac, au foie et aux organes génitaux; l'aorte abdominale (pos- - térieure) se divise d'ordinaire en une artère dorsale et une artère ventrale, qui . fournissent des branches, la première aux muscles de la queue, la seconde “ aux pattes abdominales et thoraciques. Des dernières ramifications capillaires, * le sang passe dans des canaux plus ou moins grands limités par du tissu con- L jonetif que l’on peut considérer comme des vaisseaux veineux, et de là dans “ de vastes sinus situés à la base des branchies. Arrivé là, il traverse les bran- chies, et, redevenu artériel, est ramené par d’autres canaux vasculaires (veines branchiales) dans un vaste réservoir qui entoure Je cœur, le sinus péricardique, d'où il pénètre enfin dans le cœur.

. Le tube digestif se compose d’un court œæsophage, d’un large estomac et d'un intestin allongé, dont l'ouvertüre terminale, ou anus, se trouve au-dessous de la lamelle médiane de la nageoire caudale. L estomac est d'ordinaire renforcé …. par une charpente de chitine, sur laquelle sont insérées plusieurs paires de “lamelles tranchantes, destinées à broyer les aliments. Chez les Décapodes, on peut encore rencontrer sous la peau deux concrétions arrondies de carbonate —…. de chaux, ce que l'on appelle vulgairement des yeux d’écrevisse. Au com- - mencement de l'intestin, dont les parois sont revêtues de cellules glandulaires, débouchent les conduits excréteurs de glandes volumineuses et multilobées, que l'on considère comme le foie. À la base des antennes externes on retrouve le tube glandulaire simple ou pelotonné ; mais il n'existe pas de glande du Le système nerveux se distingue d'abord par la grosseur de son cerveau, . d'où partent les nerfs des yeux et des antennes. La chaîne ventrale, réunie … au ganglion sus-æsophagien (cerveau) par de très longues commissures, présente un degré de concentration très variable. Cette concentration est surtout peu marquée chez les larves (Erichthus, Phyllosoma) et chez les Schizopodes, dont la chaîne ventrale (Mysis) montre dix ganglions thoraciques et six ganglions abdominaux pressés es uns contre les autres. Chez les Stomatopodes (Squilla), il existe dans le céphalothorax une grosse masse ganglionnaire … thoracique qui envoie des filets nerveux aux mâchoires et aux pattes-mâchoires ; . les trois derniers anneaux thoraciques renferment chacun un ganglion, d'où partent les nerfs de trois paires de pattes, et enfin l'abdomen en contient six. … Parmi les Décapodes, les Macroures (fig. 613) possèdent d'ordinaire douze ganglions, six dans le thorax, six dans l'abdomen; mais on rencontre aussi déjà . des exemples de coalescence de quelques ganglions thoraciques (Palaemon, Pali- . nurus), coalescence qui est bien plus marquée chez les Pagurides. Dans ces animaux, l'abdomen est très réduit, et ne contient qu’un seul ganglion. Chez les Décapodes Brachyures (fig. 614), la concentration de la chaine ventrale est à

€ ÿ4 Ge 16 ne Co 1 Ù |z ( l NS AU

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+ j f ÿ ; AE AN Ch Æ, H RE \ NN | ‘Fig. 613. — Système nerveux

du Homarus vulgaris (d’après Milne Edwards). — a, cer- ‘veau; b, nerfs optiques; €, nerfs antennulaires;-d, nerfs

antennaires; 2, cordons ner- :

veux formant le collier œsophagien; f, nerf viscéral; g ganglion sous-œæsophagien; h, écartement des cordons interganglionnaires pour livrer “passage à l'artère sternale; 7, premier ganglion abdominal:

j, cordon interganglionnaire unique; k, dernier ganglion abdominal.

Les organes Mis sont pairs, placés dans le thorax ou même ‘as

domen (Stomatopodes) ;

femelles sont composés de deux ovaires (rarement d'une glande pa

son maximum; en effet, tous les ganglions se sont fusionnés et ont “un grosse masse située dans le thorax. Le système nerveux viscéral atteint é

latérales de la tête. Entre ces veux à facettes. pédi-

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lement chez ces animaux son plus haut degré de développement. Il est constitué chez l'Écrevisse par des ganglions et des plexus, situés à la face supé-. rieure de l'estomac, et réunis par un nerf impair au bord postérieur du cerveau, par des plexus pairs, É. nés de deux nerfs issus de la commissure œsopha- à gienne, et qui innervent la lèvre supérieure, l'œsophage, l'estomac et le foie, et enfin par des nerfs intestinaux qui viennent du dernier snpHene La | l'abdomen. et 0e Les organes des sens sont surtout représentés par à | de gros yeux à facettes. À l'exception des Cumacés, chez lesquels ils sont sessiles, partout les yeux sont | portés par des pédoneules mobiles, que l'on doit | considérer morphologiquement comme des … parties ]

culés, il existe chez les’ individus jeunes un œil simple, médian, analogue à l'œil |

impair des Entomostracés. Par :

exception, on peut aussi ren- | contrer à l'état adulte des yeux:

pairs sur les membres thoraci- « ques, et des yeux impairs entre les fausses pattes (Euphausia).

Les organes auditifs manquent

chez les Cumacés et les Stomatopodes. Chez les Décapodes ce sont des vésieules renfermant des otolithes placées sur l'article basilaire des antennes internes, et chez beaucoup de Schizopodes sur les lamelles la nageoire caudale. Les fila ments ténus et les poils Le antennes internes doivent pre bablement servir d'organ l'odorat; quant au sens du to cher, il est exercé par les ante nes, les palpes. des: mâchoires et aussi par les roms “4

res et les pattes proprement di

Fig. 614. — Système nerveux du Carcinus maenas. (d’'après Milne Edwards). — a, Cerveau ; b, collier œsopha-:

gien; €, commissure postœsophagienne ; d, masse ganglionnaire commune; 2, terminaison de la chaine ventrale.

ils communiquent en général entre eux: Les 0

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impaire, Mysis), d'un même nombre d'oviductes, et parfois de réceptacles séminaux piriformes. Leurs orifices externes se° trouvent sur l'article de la hanche des pattes de la troisième paire ou sur le thorax, entre ces mêmes pattes. Les deux testicules, formés de nombreux petits sacs et tubes aveugles, ét réunis sur la ligne médiane, peuvent envoyer deux ou trois prolongements dans l'abdomen (Décapodes). Leurs deux canaux déférents, plusieurs fois contournés, débouchent sur l’article de la hanche des pattes de la cin- . quième paire, plus rarement sur le thorax, parfois sur un organe copulateur spécial (Schizopodes). La première paire de fausses pattes, ainsi que-la seconde servent d'organes accessoires d'accouplement. Les œufs arrivent dans une cavité incubatrice formée par des appendices lamelleux des pattes (Cumacés, Schixopodes), ou bien sont fixés par la femelle au moyen de la sécrétion de glandes spéciales aux fausses pattes recouvertes de poils, et y restent jusqu'au moment de l'éclosion.

Les Thoracostracés subissent presque tous une métamorphose plus ou moins compliquée. Seuls les Cumacés, ainsi que quelques Schisopodes (My- sides) et Décapodes (Astacus), pos- sèdent au sortir de l'œuf tous leurs | anneaux et toutes leurs pattes. Par

contre, toutes les larves de Stomato- podes ainsi que presque toutes les larves de Décapodes marins (ces dernières sous la forme de Zoea) ne . possèdent en naissant que sept pai- - res de membres; les six derniers anneaux thoraciques font encore + défaut, mais il existe un Es abdome (pourvu, 11 est vrai, de M, 2 286 nn Ge (he sp pm

- membres, fig. 615). Les deux ie paires de pattes fourchues, correspondant à la pred' antennes de la Zoé sont courtes et mière et à la seconde paire de pattes-mâchoires. dépourvues de fouets; les mandibules n’ont pas encore de palpes, les mâchoires sont lobées et remplissent déjà leurs fonctions, les quatre pattes-mâchoires antérieures sont des pattes fourchues et fonctionnent comme des pattes natatoires biramées ; chez les Macroures cependant, on trouve en arrière une paire de pattes natatoires, qui deviendra plus tard la troisième paire de pattes-màchoires. Les branchies font encore défaut et sont représentées par les parties latérales membraneuses de la carapace, sous lesquelles l’eau se renouelle d'arrière en avant. Le cœur existe; il est court et muni d’une ou deux paires d’orifices. Les yeux à facettes ont une taille considérable et présentent déjà un court pédoneule. Par contre, on trouve toujours entre eux un œil simple impair, un œil d'Entomostracé. Chez les Brachyures (Crabes), la Loë porte en général des aiguillons; d'ordinaire, il existe un aiguillon frontal, un long aiguillon dorsal recourbé et deux aiguillons latéraux sur la carapace.

Cépendant la forme de Zo6 n'est nullement partout la forme larvaire la plus simple. Abstraction faite de certaines larves, semblables à des -Zoës, qui sont

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dépourvues des pattes-mâchoires médianes, il y a des Podophthalmaires ( phausia) qui abandonnent l'œuf sous la forme de Nauplius. De telle sorte qu l'embryogénie établit une sorte de continuité dans la série des formes € revêtent les Entomostracés et les Malacostracés.

Les transformations de la Zoea sont progressives et très variables lis. 616). Pendant qu’elle s'accroît, apparaissent sous la carapace les 6 (5) paires de pattes qui manquaient, et sur l’abdomen les fausses pattes; les larves des Salicoques À entrent alors dans une phase où elles ressemblent à des Schizopodes, puis revêtent leur forme définitive. La Zoë des Crabes subit une mue et: affecte ; uné nouvelle forme larvaire, celle de Megalopa, qui présente déjà les caractères d’un Brachyure, et possède du reste encore un gros abdomen rephe à sur la face ventrale, mais muni de la nageoire caudale (fig. 617). à: =.

La plupart des Thoracostracés habitent la mer et se nourrissent de : me

Fig..616. — Larve Zoea d'Inachus, à une phase déjà Fig. 617. — Larve ele de oran. = ar avancée et possédant les rudiments de la troi- A sième paire de pattes-mâchoires et des cinq paires de pattes ambulatoires. — A', antennule; A’, antenne; Kf', Kf"”, Kf'", les trois paires de pattesmâchoires ; 5Bp,rudiments des cinq paires de pattes ambulatoires ; C, cœur; L, foie.

tières animales mortes, ou même d'animaux vas Bénieninl sont d'habiles nageurs; d’autres, par exemple de nombreuses espèces de Crabes, marchent et courent parfois même à reculons avec une grande agilité. Les pinces de. leurs appendices antérieurs leur constituent de puissantes armes défensives: Outre les nombreuses mues qu'ils subissent dans le jeune âge, en général à # adulte ils changent annuellement une ou plusieurs fois de peau (Décapodes) et se cachent alors dans quelque trou, tant que leurs téguments sont encore mous. Quelques Brachyures peuvent vivre longtemps loin de la mer, enfoncés en terre. Ces Crabes terrestres entreprennent à l'époque .de Ja. ponte des migrations communes vers la mer, et retournent plus tard à terre lo: leur progéniture a déjà acquis un certain développement (Gecarcinus ruricc

Les Podophthalmaires fossiles les plus anciennement connus sont des Déc podes macroures et des Schizopodes du Carbonifère (Palaeocrangon, Pa

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carabus, Pygocephalus). Les Podophthalmaires sont très abondants et représentés

un grand nombre de formes dans l’Oolithe, où se rencontrent les plus anciens Crabes (Goniodromites, Oxythyreus).L'Uronectes fimbriatus du Carbonifère forme le passage des Podophthalmaires aux Arthrostracés.

CUMACEA'. CUMACÉS

Bouclier céphalothoracique petit, quatre à cinq anneaux thoraciques libres, deux pattes-mâchoires et six paires de pattes, dont au moins les deux antérieures sont fourchues ; abdomen composé de six anneaux, allongé, portant chez le mâle, outre les appendices de lu queue, deux, trois ou cinq paires de paltes natatoires. Pas d’yeux pédonculés.

Les Cumacés, dont les affinités ont été jadis très diversement appréciées, présentent le facies des larves de Décapodes, qu'ils rappellent du reste sous plus d'un rapport dans leur organisation, tandis que par la présence d’une cavité ineubatrice et par le développement de l'embryon ils se rapprochent des Arthrostracés. Il existe toujours une carapace, qui comprend, outre les …. anneaux de la tête, les anneaux antérieurs du thorax. Les quatre ou cinq … derniers anneaux thoraciques restent libres. Des deux paires d'antennes, — les antérieures sont petites et composées d'une tige triarticulée, dont

extrémité porte, principalement chez le mâle, une touffe de poils olfac-

tifs, d'un court fouet et d'un fouet accessoire. Les antennes inférieures restent chez la femelle courtes et rudimentaires, tandis que chez le mâle elles . peuvent être aussi longues que le corps avec leur fouet multiarticulé (comme chez … les Nebalia). La lèvre supérieure est d'ordinaire petite; la lèvre inférieure, pro- … fondément fendue, est beaucoup plus grande. Les mandibules n'ont point de palpes; leur pointe est très aiguë et très forte. Les mâchoires de la première paire sont dentées et portent un fouet cylindrique dirigé en arrière; les mâchoires de la deuxième paire sont dépourvues de palpes et composées de plusieurs lamelles tranchantes, placées les unes au-dessus des autres. Les deux paires de membres suivantes sont les pattes-mâchoires. L'antérieure est à cinq articles et remarquable par l’appendice de l’article basilaire. La postérieure, également à cinq articles, est très longue, la tige est cylindrique et allongée. Toutes deux portent de grosses branchies pinnatifides et une lamelle

# Milne Edwards, Ann, se. nat., vol. XIIL. — H. Krôyer, Fire nye Arter af slaegten Cuma. Naturh. Tidsske., vol. HI, 1841. — Id., Om Cumaceernes Familie. Xbid., N. R.. vol. III, 1846. — Goodsir, Description of the genus Cuma and two new genera nearly allied to it. Edinb. new Phil. Journ., vol. XXXIV, 4845. — Spence Bate, On the British Diastylidae. Ann. and Mag. ef nat. hist., vol. XVII. — G. O. Sars, Om den aberrante Krebsdyrgruppe Cumacea, og dens nordiske Arter. Nid. Selsk. Forhandlinger, 1864. — Id., Beskrivelse af de paa Fregatten Josephines Exped. fundne Cumaceer. Stockholm, 1871. — A. Dohrn, Ueber den Bau und die Entwicklung der Cumaceen. Jen. naturw. Zeitschr., vol. V, 1878.

790 CUMACÉS.

spéciale. Parmi les six autres paires de membres thoraciques, les deux pre- à mières sont toujours conformées comme chez les Schizopodes; elles se com- | posent de six articles, dont le basilaire est très développé et lamelleux, et ; d’un appendice multiarticulé muni de longues soies. Les quatre dernières paires, |: également à six articles, sont plus courtes et portent dans beaucoup decas, « toujours à l'exception de la dernière paire, un appendice plus ou moïns … petit. L'’abdomen, très rétréci et allongé, est entièrement dépourvu chez la M femelle de pattes natatoires, mais porte sur le sixième anneau, à côté de la palette caudale, un appendice caudal bifide, longuement pédiculé; chez le mâle, on observe en outre deux, trois ou cinq paires dé pattes natatoires sur les anneaux qui le précèdent. | Les deux yeux, lorsqu'ils existent, sont réunis en un organe visuel jopiir k placé au-dessus de la base du rostre, ou sont situés côte à: côte sous la forme de » petites saillies noirâtres (Bodotria). Le tube digestif se compose de l'æsophage, d'un estomac renforcé par des lamelles et des dents, derrière lequel débouchent, de chaque côté, trois longs tubes hépatiques, et d'un long intestin étroit avec è un anus placé au-dessous de la palette caudale. Le cœur, assez long, est situé | dans les anneaux du milieu du thorax ; il en part deux artères latérales ramifiées, une aorte céphalique et une aorte postérieure. Le sang se rend en suivant un … trajet déterminé vers le bouclier dorsal où s'opère la respiration. En outre, il » existe de chaque côté, sur la deuxième patte-mâchoire, un appendice branchial spécial multifide, dont les vibrations continuelles assurent le renouvellement de l’eau à la face inférieure du bouclier. On considère comme organes d'excrétion deux tubes situés de chaque côté du cœur. ; Les deux sexes diffèrent par la forme des antennes postérieures et de l'ab- 1 domen (Krôyer). Pendant l'accouplement, le mâle se cramponne sur le dos de la femelle à l'aide de ses deux grandes paires antérieures de pattes, dont les . deux griffes s’enfoncent dans les dépressions de la carapace. Les œufs subissent wi premières phases de l’évolution dans une poche incubatrice formée par les pattes élargies. Le développement de l'embryon présente la plus grande . analogie avec celui des Isopodes. De même que chez ces animaux l'abdomen . au commencement est appliqué sur le dos, il se replie plus tard sur la face ventrale. Les Jeunes, au sortir de l'œuf, n'ont ni pattes abdominales, ? ni on F dernière patte thoracique. ë Les Cumacés vivent près du rivage dans les fonds bourbeux ou sablonneux, à HA dans de grandes profondeurs. Ils se reposent pendant le jour et page É la nuit. Mate

* Fam. Drasryzas. Caractères de l’ordre. “:

Diastylis Say (Cuma Kr.). Cinq anneaux thoraciques libres; abdomen fortement Jus palette caudale très-développée. Les deux fouets des antennes antérieures multiarticulés. Les trois dernières paires de pattes thoraciques chez la femelle dépourvues d’appendice natatoire. Fouet des mâchoires avec deux soies. Chez le mâle, la dernière paire de pattes seule dépourvue de branche accessoire ; les deux anneaux antérieurs de l'abdomen portent de grandes paires de pattes. D. Rathkii Kr. ., Mer du Nord. LE Edwdrsri Kr., etc. Leptostylis G. O, Sars.

Leucon Kr. Fouet externe des antennes ‘antérieures très court, ne Chez femelles anophthalmes, les deux dernières paires de pattes du thorax seules sont €

STOMATOPODES. J 721

vues d'appendice natatoire. Palette caudale petite. Fouet des mächoires portant une seule soie. Mâle comme les Diastylis. L. nasicus Kr., Norvège. Eudora Sp. Bate (Eudorella Norm.), également anophthalme. £. emarginala Kr. E. truncatula Sp. Bate. Lamprops G. O. Sars. Fouet externe des antennes antérieures biarticulé; fouet interne triarticulé. Les pénultième et antépénultième paires de pattes chez la femelle, avec un petit appendice biarticulé. Des yeux. Mâle avec trois grandes paires de pattes natatoires à l'abdomen. L. rosea Nordm. (Mâle décrit sous le nom de Cyrianassa elegans.), Norvège. Arès voisins sont les genres suivants, établis par G. O0. Sars: Pseudocuma, Petalopus, Cumella. Bodotria Goods. (Campylaspis G. 0. Sars.) Seulement 4 anneaux thoraciques libres. Antennes antérieures sans fouet externe. Les deux paires antérieures de pattes thoraciques seules portent un appendice natatoire entièrement développé. Palette caudale très petite. Mâle avec cinq paires de pattes natatoires à l'abdomen. C. longicaudata G. 0. Sars. Lofoden, dans de grandes profondeurs. C. Goodsiri Van Ben.

STOMATOPODA’'. STOMATOPODES

Thoracostracés de forme allongée, à carapace courte ne recouvrant pas les anneaux thoraciques, pourvus de cinq paires de pattes buccales, de trois paires de pattes fourchues et de branchies en touffes sur les palles de l'abdomen, qui est très développé.

. Les Stomatopodes, parmi lesquels on rangeait jadis les Schizopodes, le genre Lucifer et les Phyllosomes, que l'on sait être aujourd’hui des larves de Scyllarus et de Palinurus, ne comprennent actuellement qu'un petit groupe de formes nettement délimité, constituant la famille des Squillides. Ce sont des Thoracostracés de taille assez considérable et de forme allongée. L'abdomen est large et beaucoup plus développé que tout le reste du corps. Il est terminé par une nageoire vaudale très grande. Le bouclier céphalothoracique, formé de téguments mous, reste court et laisse à découvert au moins les trois grands anneaux thoraciques postérieurs, auxquels appartiennent des pattes biramées. Les anneaux courts qui portent des pattes ravisseuses ne sont pas non plus soudés au bouclier,

. La partie antérieure de la tête, qui porte les yeux et les antennes, est mobile; les anneaux suivants, recouverts par la carapace, conservent aussi une mobilité limitée (fig. 618). Les antennes antérieures ou internes portent sur un pédoneule allongé, formé de 3 articles, trois courts fouets multiarticulés; les antennes de Ja deuxième paire présentent en dehors de leur fouet une large écaille. Les mandibules, situées beaucoup plus bas, se terminent par deux branches divergentes et

à bords dentelés, et portent un palpe grêle, composé de 3 articles. Les mä-

1 Outre Dana, Milne Edwards, etc., voyez: Duvernoy, Recherches sur quelques points d'organisation des Squilles. Ann. sc. nat., 3° sér., vol. VIIL — Fr. Müller, Bruchstücke aus der Entwicklungsgeschichte der Maulfüsser. L et I. Archiv für Naturg., vol. XXVIII, 1862, et vol. XXIX, 4863. — C. Claus, Die Metamorphose der Squilliden. Abhandl. der Güttinger Societät, 1872. — C. Grobben, Die Geschlechtsorgane von Squilla mantis. Sitzangsb, dér K. Ak. der Wissench. Wien, 1876 — W, K. Brooks, The Larval stages of Squilla empusa. Chesapeake Lool. Laborator. Scientific Results. 1878.

729 ’ STOMATOPODES

choires sont routhtieit petites et faibles; celles de la première paire garnies en dedans d’un lobe conique recourbé sur lui-même et terminé en crochet; elles

Fig. 618. — Squilla mantis. — A', antennules; A", antennes; Kf', Kf", paires antérieures des pattesmâchoires insérées sur le thorax ; B', B'', B'", les trois paires ‘de pattes fourchues.

portent un rudiment de palpe. Celles de la deuxiéme paire sont iamétliee et lobées (4 à 5 lobes). Les b paires suivantes de membres sont groupées autour de la bouche et appelées pour cela pattes buccales. Toutes portent à leur base une lame discoïde, qui est très développée sur les deux premières paires. La première paire seule (l'° paire de pattes-mâchoires) est grêle, en forme de palpe, mais terminée cependant par une pelite pince; les autres paires servent à saisir la proie. Les pattes de la deuxième paire (2° paire de pattes-mâchoires) sont de beaucoup les plus développées; elles sont situées plus ou moins en dehors et constituent de puissantes pattes ravisseuses avec une main préhensile très allongée. Les trois paires suivantes ont la même forme et se terminent par une main préhensile arrondie et faible. Il ne reste donc pour la locomotion que les trois paires de membres insérées sur les derniers anneaux du thorax, non recouverts par la carapace. Les pattes natatoires de l'abdomen sont très développées, | ler lamelle externe porte Les branchies. ser Le système nerveux se distingue par la longueur des commissures a nes, qui présentent, avant leur réunion avec la chaîne ventrale, une branche de communication transversale. Le cerveau est situé en avant de l'anneau antennal, el les ganglions antérieurs du thorax, encore séparés dans la larve, sont réunis en une grosse masse sous-æsophagienne, dont les nerfs se distribuent aux pièces de la bouche et aux pattes ravisseuses. Les trois derniers ganglions thoraciques restent seuls séparés. Ils sont suivis de six gros ganglions situës dans les anneaux de la queue. Il est remarquable que jusqu'ici on n’ait pu découvrir d'organes auditifs, tandis que les poils olfactifs existent en très Sr ppt sur le court fouet des antennes internes. di L'œsophage est court, l'estomac plus simple que chez les Décapodes ; l'intestin est droit et entouré d’une masse glandulaire, qui est le foie. Le cœur présente de nombreuses paires d'orifices. Il a la forme d’un vaisseau dorsal, -situé dans le thorax et l’abdomen, et envoie dans chaque anneau une paire d' artères latérales, en avant une aorte céphalique avec des vaisseaux pour les yeux et les antennes, et en arrière une artère qui se ramifie dans la palette caudale. d Le testicule est un tube impair situé entre le vaisseau dorsal et le tube. digestif dans la. nageoire caudale. Dans le dernier anneau abdominal il se divi deux branches, qui s'avancent côte à côte en décrivant de nombreuses “a volutions jusque dans les anneaux abdominaux" are où elles se

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formient en canaux déférents. En pénétrant dans l'anneau thoracique chaque canal déférent serecourbe en dehors pour venir aboutir, avec un tube glandulaire volumineux pelotonné, au pénis dans la base de la dernière patte thoracique.

” L'ovaire est formé, sauf dans sa portion terminale située dans la nageoire … caudale, et qui est impaire, de deux moitiés lobées latéralement qui se touchent Sur la ligne médiane, et remplissent l'abdomen et les trois grands anneaux

à. thoraciques entre le tube digestif et le cœur. Dans l'antépénultième anneau tho-

racique, chaque branche de l'ovaire se continue avec l’oviducte, qui se termine par un petit orifice arrondi sur le côté d'une poche médiane fonctionnant comme un réceptacle séminal. Les deux sexes montrent peu de différences. Cependant le mâle est facile à reconnaître par la présence de deux verges, placées à la base de la dernière paire de pattes thoraciques. Les femelles ne transportent pas les œufs avec elles, mais les déposent dans les trous qu’elles habitent.

Le développement post-embryonnaire présente une métamorphose compliquée, qui ne nous est malheureusement que très imparfaitement connue. Les larves les plus jeunes que l’on ait observées jusqu'ici (2 mm. de long), rappellent déjà par leur grande carapace armée de prolongements spiniformes, qui entoure le corps commé un manteau, la forme d'Erichthus ; elles possèdent au complet les anneaux thoraciques, mais sont dépourvues d’abdomen, à l'exception de la jpa- lette caudale; elles diffèrent par conséquent beaucoup des Zoës des Décapodes. . Outre les antennes encore courtes et simples et les pièces buccales dépourvues

. dépalpes, il existe 5 paires de pattes natatoires (les futures cinq paires de pattes- … mächoires) qui sont cornformées comme les membres des Zoés, bien qu’un

… peu plus ramassées. Les trois derniers anneaux du thorax ne portent pas de

membres et sont terminés par une nageoire caudale large et simple, de telle sorte qu'il est facile de tomber dans l'erreur de les considérer comme des . anneaux de l'abdomen. Des larves un peu plus âgées présentent en avant de … la nageoïre caudale un nouvel anneau offrant les rudiments d'une paire de fausses pattes. À une période encore plus avancée du développement, on observe trois, puis cinq anneaux thoraciques avec les membres correspondants, ainsi que les rudiments des palettes latérales de la nageoire caudale. Sur le thorax, les pattes natatoires de la deuxième paire se transforment de bonne heure en grandes pattes ravisseuses, tandis que les trois pattes postérieures restent pendant longtemps sans éprouver de modifications, puis s'atrophient, perdent leur appendice et deviennent de petites pattes ravisseuses. Ce n’est que lorsque les trois paires de pattes ravisseuses ont apparu, que se montrent des pattes biramées sur les anneaux jusqu'ici dépourvus de membres. Les larves présentent alors tous les caractères essentiels de la forme Erichthus. Puis elles revêtent, peu à peu, après que les fouets des antennes se sont développés ainsi que les branchies, la forme de Squillerichthus ou la forme Squilloïde, plus allongée, et enfin, à ce qu'il semble, celle du genre Gonodactylus.

Une autre série de phases évolutives reproduit la forme des larves d’Alima (fig. 619), et conduit par quelques stades intermédiaires à celle de Squilla*.

7408 1 Ce mode de développement décrit par Claus, d’après une collection d'individus conservés dans … l'alcool, a été depuis confirmé ar Brooks sur des larves vivantes.

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Les plus jeunes de ces larves, qui probablement abandonnent sous cette forme les enveloppes de l'œuf (c'est-à-dire après la métamorphose régressive des trois paires de pattes natatoires postérieures) , possèdent, outre les antennes encore simples, dont les postérieures sont encore A" dépourvues même de fouet, et outre des | R mandibules non munies de palpes et de À mâchoires, les pattes-mâchoires Jongues, uv), V palpiformes, et les grandes pattes ravisseu- (RP) 1 ses. Puis viennent six anneaux sans traces de membres, l’abdomen avec ses pattes. natatoires biramées et la nageoire caudale encore simple, Plus tard apparaissent, der- 4 rière les grandes pattes ravisseuses, les rudiments des trois petites pattes ravisseu- 4 À ses, ainsi que sur les trois anneaux thora- … ice ciques suivants, encore recouverts par le bouclier dorsal, les rudiments de trois ke paires de pattes sous la forme de petits ma | Fig. 619. — Jeune larve Alima. — Af, pattes melons. Dans une phase plus avancée, les | abdominales (pléopodes) ; Mzf', patte-mâchoire l antérieure; af”, grande paire de pattes ravis- trO1S pattes buccales sont \déjà | reconnais- 18 seuses; A' et À”, antennes. sables, nettement articulées, quoique très courtes, et munies, comme les deux pattes-mâchoires qui les précèdent, d’une petite lamelle branchiale discoïde, tandis que les trois paires de membres placées à leur suite représentent des espèces d’utricules fourchus, non articulés, et que les branchies se développent sur les pattes de l'abdomen. Le. stade sui- 4 vant reproduit tous les caractères essentiels des Alima. Enfin les larves Li va n | une forme allongée, qui mène à la forme définitive de Squillas « Les Stomatopodes habitent exclusivement les mers chaudes; ils sont Dons | nageurs et se nourrissent d'animaux marins vivants. ECS

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